Rues barrées
À vrai dire, ce n’est pas tout à fait du jogging.
Je revenais dimanche matin à la gare Saint-Lazare d’une réunion en province et tentais de gagner République ou Bastille. Rues barrées (ce n’était pourtant pas encore les 20 kilomètres de Paris!).
Policiers très aimables. Premier policier : "Non vous ne pouvez pas passer… Voyez trois rues plus loin".
Trois rues plus loin, deuxième policier : "Non vous ne pouvez pas passer…".
"Mais votre collègue…"
"Non, il a dû se tromper. Voyez plus loin…"
Plus loin, troisième policier (en fait une policière) : "Alors là je ne sais pas du tout par où vous pouvez passer. D’ailleurs moi-même je ne sais pas où je suis…"









6 octobre 2009 à 8:39
A quoi cela peut il bien servir ce genre de post ?
Les policiers vont là où on leur dit d’aller et font là où on leur dit de faire… Surtout ces derniers temps !
Est ce d’eux dont il faut se rire ou d’un système qui ne permet même plus aux policiers de comprendre le travail qu’ils font et même parfois, pourquoi ils le font !
Vous avez réclamé la démission de Didier Lombard (PDG de France Télécom), que demandez vous pour les 50 suicides annuels dans la police ?
S. Berthomet
Ancien Capitaine de Police
Aujourd’hui éditeur et heureux…
6 octobre 2009 à 8:54
Pas mieux que S.Berthomet.
6 octobre 2009 à 9:07
Monsieur Bianco,
Quel est le but de votre billet ?
Humour facile ?
Vous êtes co-président du Forum des territoires et responsable du Projet des socialistes pour les élections régionales de 2010 me semble t’il.
La priorité d’un tel responsable, dès lors, est-elle de relayer une anecdote pour provoquer quelques commentaires « anti-flics » ou de tenter de savoir comment fonctionne vraiment la sécurité publique au quotidien pour (enfin) d’avoir un discours cohérent dans ce domaine ?
L’indigence de discours n’allant pas au delà de blagues de potache est sans doute la raison de l’inexistence d’un débat de fond sur la sécurité.
Bien cordialement.
Marc Louboutin
Ancien Lieutenant de police.
Romancier
Consultant en sécurité intérieure (et heureux de voir le match du haut des gradins)
6 octobre 2009 à 9:40
Est ce que vous Monsieur de l’opposition, n’avez rien d’autre de mieux à faire que de raconter une telle anecdote qui frole l’ânerie?
Ne vous étonnez pas qu’on vous trouve de moins en moins crédible…
6 octobre 2009 à 9:47
je suppose qu’en fait, à travers cet anecdote, vous souhaitez dénoncer les droits privilégiés dont bénéficient les politiques parisiens en matière de sécurité policière par rapport aux autres citoyens lorsqu’ils se déplacent ainsi que les multiples manifestations au nom de liberté de s’exprimer autorisées par la préfecture et la municipalité parisienne, manifestations qui pourrissent la vie des simples travailleurs qui ne peuvent se rendre à leur boulôt ou rentrer chez eux normalement?
Bertrand Henry
Pas politique, pas flic
Simple coursier
6 octobre 2009 à 10:00
@ Marc Louboutin : Ma critique n’allait évidemment pas aux policiers dont j’ai au contraire relevé l’amabilité. Mais peut-être n’avez vous pas perçu qu’il s’agit d’une rubrique humoristique? Quant aux suicides dans la police, que proposez-vous? Amicalement
6 octobre 2009 à 10:01
Manifestement des policiers sont montés au créneau contre une anecdote qu’ils ont, bien à tort, jugée « anti-flics ». J’ai d’ailleurs noté l’amabilité des policiers. N’en déplaise aux policiers de la pensée, je continuerai à dire ce que je pense.
6 octobre 2009 à 10:12
ce n’est pas le jour où notre cher couple présidentiel achetait des meubles dans le quartier par hasard
6 octobre 2009 à 10:28
Monsieur Bianco,
« Policiers de la pensée »…C’est presque un cas de récidive flagrante dans le cas présent…(en gardant le ton de l’humour).
Quant au problème des suicides des policiers, qui sont en nombre le double de ceux, évidemment tout aussi malheureux, des salariés de France Télécom, (et qui n’édulcore bien sûr en rien ce sujet d’actualité) c’est sans doute un sujet qui ne se traite pas, évidemment, dans une rubrique « humour ».
J’ai amorcé un début de contribution sur les problèmes de sécurité intérieure, dont celui là, avec M. Urvoas, responsable des questions de sécurité au PS, que j’ai rencontré à sa permanence quimpéroise, je n’ai jamais eu de suite à ma proposition de collaboration.
Il semblerait qu’au PS les « experts universitaires » (comme à l’UMP d’ailleurs) soient plus prisés que les spécialistes du terrain pour élaborer des discours dans ce domaine.
Jugé trop à droite par les responsables politiques de gauche et inversement à droite, cela me conforte dans le constat d’être donc parfaitement à ma place en matière de sécurité publique.
« On ne peut que déplorer amèrement les époques où la police dévie de la route qui lui est naturellement tracée pour se faire l’instrument d’un parti, au lieu de rester la protectrice de tous. » (mémoire de Canler, ancien chef du service de sûreté -1797-1865)
C’est pourtant bien le travers moderne de tous les gouvernements, quel que soit le parti politique qui est au pouvoir.
Si vous voulez participer à des discussions concernant la réalité du vécu quotidien des fonctionnaires de police, je vous invite bien cordialement à rejoindre sur Facebook la page « Le Blogdepolice » que j’administre, et même participer à un débat si vous le souhaitez.
Bien à vous.
6 octobre 2009 à 11:01
@ Marc Louboutin : C’est avec plaisir que je suivrai vos débats sur Facebook. J’y suis désormais inscrit. Amicalement
6 octobre 2009 à 12:09
Monsieur le député,
C’est aussi avec un peu d’humour que je peux dire que la Police des Alpes de Haute Provence ne doit pas marcher sur la tête comme celle de Paris… quoi que!
A Paris la Police se demande elle même ce qu’elle fait, quel est son rôle, à quoi elle sert…
Voyez par votre anecdote ce que peut se demander un policier en prenant son service quand on lui donne une telle mission: il se demande à quoi il sert et ne sait pas ce qu’il doit faire!
Je suis heureux de voir que cette petite histoire peut instaurer un débat avec un député, merci!
6 octobre 2009 à 12:17
@Maxime B.
Bonjour,
Le dialogue sur la sécurité publique, avec les responsables politiques mais aussi avec le plus grand nombre des citoyens, est sans doute ce qui manque le plus dans notre société actuelle pour sortir des clichés récurrents qui ne font, finalement, que le bonheur des médias, loin de la réalité quotidienne des forces de l’ordre…
Cordialement.
6 octobre 2009 à 13:13
Restons dans l’humour, ne sont-ce pas nos propres politiques qui prônent l’usage des transports en commun ou le vélib…
15 octobre 2009 à 7:05
Surprenant de demander aux policiers eux-mêmes ce que l’on peut faire contre les suicides dans la police… Un policier visiblement mal dans sa peau me disait qu’il n’irait pas voir la psy de la police car il ne souhaitait pas être souligné en rouge dans son dossier… Tout commence là… « À mon époque » nous savions que la psy rapportait nos propos à notre patron… Pas très motivant pour aller la voir…
Comme le dit Marc Louboutin, il ne s’agit pas de débats d’énarques mais de prendre conscience de la réalité quotidienne des policiers… C’est ce quotidien qui conduit au suicide le plus souvent…
Mais le policier de base n’a plus confiance en sa hiérarchie qui, d’ailleurs, le méprise bien souvent, quand aux cadres intermédiaires, quand ils ne sont pas devenus juste obsédés par leur carrière, ils ne se font plus d’illusions sur le système… C’est triste mais c’est ainsi…