Droits de l’enfant : interdit de fesser, permis d’incarcérer

Je vous invite à lire cet article très intéressant paru sur Rue89 : c’est ici.

Extrait :

"Les évolutions et dérives de la justice des mineurs sont symptomatiques de la politique pénale actuelle : on ne juge plus les êtres pour ce qu’ils sont. Peu importe la spécificité, la personnalité de chacun. On met à la poubelle le principe de l’individualisation des peines sur lequel est fondé notre système judiciaire pénal. Les mineurs sont jugés comme des adultes, les fous comme des êtres responsables et les hommes comme des statistiques.Désormais, on est prié de laisser sa personnalité à la porte de la République. Ce n’est ni plus ni moins la disparition de l’individualisation. Et donc de l’individu. Bientôt, on devra se laisser tout entier sur le bas côté."

2 commentaires pour “Droits de l’enfant : interdit de fesser, permis d’incarcérer”

  1. AJ77 dit :

    Bonjour,

    Quand la dérive sécuritaire déshonore la justice pour mineurs elle se distingue par la production de lois dérivées. Car ces lois sont gonflées artificiellement : elles sont fondamentalement excessives ; pléthoriques elles se nourrissent de l’air du temps.
    Excessif en tout, c’est aussi le travers de Nicolas Sarkozy, le promoteur judiciaire patenté. Cette filiation est avérée depuis son passage à l’intérieur.
    Faut-il que leurs bêtises de gamins aient été scabreuses à un point tel, que lui-même et les idéologues de son pré-carré soient poussés à combiner une justice si immature ? Ce n’est pas sans raison qu’elle est mise à l’index par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies !

    L’article de Rue89 par Laure Heinich-Luijer, avocate, en juxtaposant les deux extrêmes caricaturaux émanant de cette politique infantilisante que sont l’incarcération excessive et la fessée interdite, illustre bien l’irréalisme didactique qui a sous-tendu son élaboration.
    Incompétente, la gouvernance actuelle de l’état de droit ignore l’esprit des lois. Le monde réel tel qu’il est administré se dérobe sous nos pas. Comme sa voisine, la langue de bois, la politique pavée de faux-semblants n’est qu’une divagation virtuelle faite de concepts substitués entre eux : la place qu’elle réserve à l’homme est impersonnelle, standardisée et statistique. Par lâcheté socio-économique elle s’en prend à l’intégrité de l’homme en s’attaquant au plus faible, au petit de l’homme appartement à une classe moyenne ou modeste.
    Le pouvoir actuel outrage la justice faite aux enfants de nos concitoyens, et par voie de conséquence à la société tout entière.

    Plus généralement cette politique tonitruante et médiatique, d’une logique mécanique, fabrique ses lois irréelles asservissant les gens pour libérer la voie propre à la déviance réactionnaire des produits financiers dérivés, prévus pour imposer une société duale (fort différentiel des taux de profits financiers comparés aux revenus salariaux), indispensable pour faciliter l’incrustation de l’ultralibéralisme enrobé dans le spectacle chimérique du sarkozy-isme.

    Amicalement

  2. rbella24 dit :

    C’est vrai, c’est contradictoire.
    Ils se moquent du monde.

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