Reprise: La méthode Coué
Jean-Paul Fitoussi (président de l’OFCE), Jean-Hervé Lorenzi (président du Cercle des économistes) et Dominique Strauss-Kahn (directeur général du FMI) nous l’ont rappelé : au moins 50% des actifs toxiques n’ont pas été éliminés des bilans opaques des banques…
Le 26 novembre dernier, au micro de France Inter, M. Fitoussi estimait que "nous n’étions pas sortis de l’auberge". "Les pouvoirs politiques ont été manipulés par les grandes banques" et "les conditionnabilités n’ont pas été suffisamment définies par le G20".
Il s’est ainsi longuement désolé de "la socialisation des pertes des banques et de la privatisation des profits (…) de l’absence de transparence des grandes banques", notant au passage que celles-ci continuaient d’engranger "des profits fictifs" (puisque distribués par les contribuables) et de verser d’importants bonus.
L’idée d’une sortie de crise est "au moins pour partie fausse", a rappelé Jean-Hervé Lorenzi. Il y a visiblement, comme s’est interrogé le journaliste Nicolas Demorand, "une intoxication volontaire de l’opinion publique".
Jean-Paul Fitoussi ajoutant même que "les gouvernements ont été manipulés par les grands lobbies du système financier".









27 novembre 2009 à 15:03
oui…et alors?
27 novembre 2009 à 20:46
Bonjour,
« Nous ne sommes pas sortis de l’auberge » s’est exclamé M. Fitoussi.
Bien évidemment il n’a pas tort. Nous sommes aujourd’hui prisonniers d’une architecture financière ultralibérale qui a intoxiqué le monde avec sa drogue spéculative hallucinant sur des retours sur investissement financiers infinis. Or le jeu a consisté à simuler des actifs réels avec des produits dérivés rapidement devenus toxiques (sans contrepartie suffisante en actifs) dans une émulation ambiante à l’enrichissement que personne ne voulait laisser passer. Le gouffre de la bulle était ouvert.
La prise de risque par des actionnaires inventée par les libéraux au 19ème siècle a été efficace tant que ce système contenait les anticipations de gains en les faisant reposer sur une forte assise d’actifs dans l’économie réelle. La dérive ultralibérale a consisté à laisser croire qu’il suffisait de jongler avec l’argent pour en récolter du profit, ce qui fait que les investisseurs ont trouvé avantage à trouver des gains financiers de loin plus rentables que les gains issus de l’économie réelle.
A mon avis, la bulle existante ressemblerait à la partie immergée d’un iceberg laissant la partie congrue à l’économie réelle, c’est-à-dire la part de 10% émergée.
Amicalement
28 novembre 2009 à 0:56
Si même des journalistes commencent à le dire alors on peut retrouver un espoir. Tout le monde sait que ce sont les puissances financières qui mènent le monde tout simplement parce qu’elles sont maitre du crédit et de la création monétaire. Et jusqu’à preuve du contraire sans argent on ne fait plus rien.
Il v
28 novembre 2009 à 1:00
…va falloir penser à lutter contre ce pouvoir des banques centrales et des banques privées comme celles réunies dans le FED reserv US qui font la pluie et le beau temps…je voulais dire plutôt la misère et la guerre dans le monde!
est-ce que l’on doit se réapproprier la création monétaire? Comment faire pour ne pas dépendre des banques pour édicter nos politiques? Car on le voit bien elles imposent comme dogme la stabilité de la hausse des prix donc le maintien des charges salariales donc stagnation des salaires, donc faible croissance donc sinistrose sociale donc conflits…Et pendant ce temps les nantis viennent réclamer encore plus de pognon!
Franchement on atteint la limite humaine supportable et il va falloir faire sauter ce verrou qui paralyse et déstabilise le monde.
28 novembre 2009 à 20:00
Bonjour M.Bianco
Contrairement a M.Fitoussi,personnellement je ne crois pas que M.Sarkozy se soit fait manipuler par les dirigeans des banques,je crois
surtout qu’il a ete au devant de leurs desirs..
J’en ai pour preuve le cadeau qui leur a ete consenti en ce qui concerne
le remboursement des prets consentis avec l’argent du contribuable!..
29 novembre 2009 à 8:30
D’accord avec Robert Baudet.
J’ai entendu Fitoussi, conseiller régulier de Sarkozy, soutenir sur France Inter cette thèse farfelue de la responsabilité du lobby de la finance internationale contre les pauvres États qui n’y peuvent rien. C’était lors d’un débat, et il était assez piquant d’entendre cet expert écouté (issu de l’OFCE), démontrer que la finance capte 40% des profits mondiaux en se livrant avec l’argent public, à des activités spéculatives inutiles à l’économie, au lieu de remplir le rôle qu’elles ont de financer celle-ci. L’État français n’y pouvait rien? Si bien sûr en assortissant ses prêts de contreparties impératives, et en se faisant représenter, à due concurrence des fonds alloués, dans les Conseils d’Administration des Banques.
Bizarre que Fitoussi n’aient pas pensé à ça avant, ou que s’il y a pensé, le Président ce jour là l’ait écouté d’une oreille très distraite…