Une réforme des collectivités jugée « incompréhensible » pour 76% des Français
Les trois quarts des Français jugent la réforme des collectivités lancée par le gouvernement "confuse et incompréhensible", selon un sondage réalisé par Ipsos Public Affairs pour l’Assemblée des départements de France (ADF) et présentée lundi.
A la question "d’après ce que vous savez, la réforme des collectivités locales vous paraît-elle…", 76% des Français répondent "plutôt confuse et incompréhensible". 9% estiment qu’elle est "plutôt claire et compréhensible", et 15% ne se prononcent pas.
De la même manière, 75% des Français considèrent que la réforme est "plutôt mal expliquée", contre 9% qui répondent quelle est "plutôt bien expliquée".
Ce sondage a été présenté devant quelque 2.000 des 4.220 conseillers généraux réunis au Palais des Congrès à Paris, et avant le congrès des Maires qui se tient du 17 au 19 novembre à Paris.
54% des Français estiment que la réforme est électorale (31% pas d’accord), 51% qu’elle porte atteinte aux territoires ruraux (33% pas d’accord), 49% qu’elle se traduira par une diminution de la qualité des services publics (40% pas d’accord). 23% seulement la jugent "prioritaire", contre 66% pas d’accord.
Par ailleurs, 63% des personnes interrogées estiment que les collectivités locales sont "les plus efficaces pour mettre en place des services publics répondant aux besoins de la population", contre 29% qui répondent "l’Etat", et 5% "autant l’un que l’autre".
Une grande majorité, 82%, se déclarent attachés au département, contre 18% qui n’y sont pas, et 7% ne se prononcent pas. Les élus les plus proches des préoccupations de leurs administrés sont le maire pour 77% des personnes interrogées, le conseiller général (55%), le conseiller régional (48%), le député (43%) et le conseiller communautaire (35%). 58% des gens affirment connaître leur conseiller général, contre 42% qui ne le connaissent pas.
Le Conseil général apparaît utile à 72% des personnes interrogées, contre 25% qui répondent "peu ou pas utile". 69% d’entre elles se disent satisfaites de l’action de leur Conseil général, contre 15% qui sont mécontentes.
Pour 83% des personnes interrogées, "le département est une institution qui fait partie de l’identité de la France et qu’il faut préserver". Seulement 14% sont pour sa suppression. 73% des sondés sont opposés à la suppression du département et au transfert de ses compétences à d’autres échelons territoriaux, contre 22% qui y sont favorables.
Espérons que l’État et le pouvoir central cesse de vouloir passer en force!








23 novembre 2009 à 1:33
la réforme des collectivités locales telle que prévue par la majorité actuelle, en recentralisant les pouvoirs, ne vise-t-elle pas à renforcer le pouvoir des grandes entreprises et multinationales car le nombre d’interlocuteurs se réduira considérablement et ils seront plus facile à manipuler. D’aileurs il semblerait que cette réforme a l’approbation du MEDEF. Je n’ai pas encore lu dans les commentaires cet aspect de la question. Qu’en pensez-vous?