Identité nationale: Raffarin dénonce » un manque de rigueur intellectuelle »
L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, pourtant secrétaire général adjoint de l’UMP, a déclaré aujourd’hui sur Canal+ qu’il fallait "plus de rigueur intellectuelle dans la menée du débat" sur l’identité nationale jugeant que le gouvernement devait "évoluer sur ce sujet" et ne pas en faire un enjeu des régionales.
"La question de l’identité ça ne peut pas être une réflexion de comptoir", a-t-il également déclaré en demandant "plus de rigueur intellectuelle dans la menée du débat".
"Je pense que le gouvernement doit évoluer sur le sujet. Si on veut éviter le populisme, il aurait fallu sans doute qu’on pose intellectuellement la question à un certain nombre de responsables pour avoir une réflexion préalable (…) Notre identité est métissée, il faut bien aujourd’hui l’admettre, c’est une réalité (…) Il faut donc élargir le débat aux identités au pluriel et d’autre part il ne faut pas mettre les élections régionales dans ce débat. Il faut que le débat enjambe les élections régionales et s’élargisse (…) Nous avons à l’intérieur de nous-mêmes plusieurs identités", a insisté l’ancien chef de gouvernement, citant les identités "locale, nationale, européenne".
Au regard de ses déclarations, nous pouvons l’inviter à signer l’appel de Médiapart pour refuser le débat tel qu’imposé par le pouvoir !









5 décembre 2009 à 12:04
L’identité nationale c’est le fait d’appartenir à une communauté sur un territoire donné.
Ce désir de vivre ensemble est mis à mal par toutes les injustices que vivent tous les jours les français :
La liberté pour une poignée d’individus c’est de s’enrichir en se servant du labeur d’autrui. ( la grande majorité ).
Pour cette grande majorité, ( d’entre nous ) des restrictions à la place d’une liberté jamais éprouvée du fait que les deux autres conditions, l’égalité et la fraternité pour l’atteindre ( la liberté ) ne sont pas remplies.
Prenons un produit ( ou un service ) mis sur le marché au prix de 100.
L’entreprise qui le fabrique réalise 16 en revenus redistribués.
Supposons que nous ayons besoin de 2 personnes pour réaliser ce produit.
L’un reçoit 13 des revenus distribués au titre de patron.
L’autre reçoit 3 des revenus distribués au titre de salarié.
Pour se procurer ce produit sur le marché, l’un ( le patron ) devra le produire 8 fois, alors que l’autre ( le salarié ) devra travailler 34 fois plus pour se le procurer.
Augmenter les salaires réduirait notre compétitivité ? Mon œil !
Ne pourrait-on pas envisager une plus juste répartition des revenus à l’intérieur de l’enveloppe « 16 » ?
Si l’opération était possible, le salarié augmenterait réellement son pouvoir d’achat puisque cela n’aurait aucune répercussion sur l’augmentation du prix du produit en question.
Que fait l’individu qui gagne 4 à 5 fois plus que ce que vous avez reçu ?
Il devient propriétaire de moyens de production, ce qui lui permet de vous garder sous son joug et à vous exploiter en continuant à ne vous donner que « 3 ».
Et s’il se débrouille bien il peut aussi récupérer l’obole de « 3 », ( qu’il vous a si généreusement attribuée précédemment ) en vous demandant le loyer du logement qu’il vous loue et qu’il a eu les « moyens » d’acheter à votre place.
Par les temps qui courent, il vaut mieux observer sur ces questions l’omerta ( si non les « 3 »… ) et parler d’autres choses : l’identité nationale, les immigrés, la sécurité, les minarets… Enfumage généralisé !
Déjà en 1969, De Gaulle « radotait », il commençait à parler un peu trop de participation dans l’entreprise et comme on s’aperçut que la notoriété de sa personnalité ne pouvait plus rien pour maintenir le pouvoir du fric, on le vira.
Aujourd’hui, ce n’est pas mieux, si l’on persiste, on risque d’avoir des troubles psychologiques.
5 décembre 2009 à 12:51
@ DAVID Henri
Puisque tu as l’air d’avoir une si belle théorie sur la question, on se demande vraiment ce qui t’empêche de la mettre en pratique?
Au lieu de tout attendre de ceux qui ont l’esprit d’entreprise et prennent des risques, pour leur grapiller quelques miettes de plus, deviens patron à ton tour…et tu nous raconteras, pauvre pomme.
5 décembre 2009 à 13:53
Il n’en demeure pas moins que dans les entreprises d’aujourd’hui,la tendance est a favoriser l’actionnariat (c’est la religion actuelle) au detriment des salaries sauf que, ce ne sont pas les actionnaies qui realisent la croissance ni les emplois qui vont avec!..
5 décembre 2009 à 18:14
HS
Dégotté (j’allais écrire: »dégoûté ») cette video qui devrait ravir tous les adorateurs de la Gourou du Poitou
http://www.dailymotion.com/video/xbdqp0_andre-hadjez-compagnon-de-segolene_news
8 décembre 2009 à 18:30
Il ne faut surtout pas confondre les « vrais » patrons, ( des entrepreneurs qui se battent tous les jours comme des chiens sur le terrain pour gagner, voir maintenir leurs marchés ) avec les voyous de la finance qui exigent des retours sur investissement, qui ne peuvent en l’état actuel des choses, êtres supérieurs aux capacités de l’économie réelle.
Il faut saluer tous ceux qui ont le courage de se lancer dans la grande et passionnante aventure de la liberté d’entreprendre.
Le stimulant économique que doit être en principe cette liberté d’entreprendre est contrarié en ce moment par des conditions d’environnement très difficiles en raison de la grave crise financière, économique et sociale qui sévit partout dans le monde.
De jeunes entrepreneurs sont pris en tenaille entre leurs fournisseurs et leurs clients,
Fournisseurs et clients eux-mêmes sont aux prises avec les mêmes problèmes,
Certains clients et fournisseurs sont à mettre dans le même sac, ils appartiennent en sous main à la même fosse ( au même cartel ) de requins chargés de dévorer un concurrent mal accepté par le marché.
Des dégâts collatéraux provoqués par les réactions et les comportements des acteurs économiques face à leur propre appréciations sur les événements politiques, économiques et sociaux, viennent s’y ajouter,
Une inflation d’intermédiaires parfaitement inutiles, prélèvent leur dîme au passage,
Sans oublier de citer notre charmante tête de turc habituelle, le banquier, qui vous dépouille avec des charges financières exorbitantes qui iront alimenter la « bulle financière » chargée à son tour d’assécher notre tissus économique…
Sans doute dois-je oublier ( impossible ) de citer d’autres intervenants plus ou moins sympathiques qui peuvent aussi influencer le poids des charges.
Notre société, notre économie sont bloqués par la cupidité des uns et par le manque de motivation des autres, qui n’ont plus aucun intérêt à faire des efforts, si c’est pour ne plus pouvoir gagner sa vie en travaillant mais seulement pour enrichir un autre individu déjà très riche.
Au fait, je précise que nous sommes bien toujours dans le débat sur l’identité nationale.
Notre capacité à vivre ensemble dans notre communauté nationale dépend et pour beaucoup de notre cohésion sociale.
9 décembre 2009 à 18:42
La crise économique actuelle doit-être une occasion unique pour renouveler notre logiciel économique afin d’évoluer sur les fondamentaux et d’innover dans l’offre politique que nous avons à offrir aux français.
Jusqu’ici, la liberté d’entreprendre agissait comme un stimulant efficace dans la production des richesses.
Cela pouvait parfaitement fonctionner à partir du moment où l’homme pouvait travailler seul, où sa seule intervention suffisait à satisfaire ses propres besoins.
Mais dès que l’on s’aperçut que l’homme pouvait accumuler le résultat de son travail, il devint le propriétaire légitime des biens qu’il avait produit et, par voie de conséquence il est aussi devenu propriétaire de moyens de production.
C’est ainsi que celui qui n’a que sa force de travail (intellectuelle et/ou manuelle) à offrir se mit au service de celui qui est propriétaire des moyens de production.
Pour que le propriétaire soit plus riche, il faut que la plus grosse part du résultat de l’exploitation lui revienne. Elémentaire mon Cher Watson !
Ce qui pose problème c’est de permettre à une poignée d’individus de se servir du labeur d’autrui pour s’enrichir. C’est cette état de chose qui démotive les salariés et freine à son tour le dynamisme économique.
Il faut qu’à l’intérieur de chaque entité qu’est la cellule de base de notre économie : « l’entreprise » nous ayons le soucis de s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses. Il nous faudra en trouver les modalités techniques.
Peut-être que, je cite Madame Royal : « l’apport d’une démocratie authentiquement et radicalement participative dans une perspective d’intervention des citoyens dans les décisions qui les concernent… » Cela pourrait être une solution ?
Je voudrait soumettre à votre réflexion, dans la rubrique « idées » de Marianne de cette semaine, (n° 659) le cri d’alarme du prix Nobel français d’économie « Contre les tabous indiscutés » par Maurice Allais.
Même si l’on ne partage pas avec lui toutes ses positions politiques passées, on peut néanmoins lui accorder, s’il vous plait un peu d’attention, à ses analyses.
Ne disait-il pas : « Toute ma vie d’économiste, j’ai vérifié la justesse de Lacordaire : entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et la règle qui libère ».
Raymond Aron résumait bien la position : « Convaincre des socialistes que le vrai libéral ne désir pas moins qu’eux la justice sociale, et des libéraux que l’efficacité de l’économie de marché ne suffit plus à garantir une répartition acceptable des revenus ».
Monsieur Maurice Allais pose une « question clé : Quelle est la liberté véritable des grands médiats ? Je parle de leur liberté par rapport au monde de la finance tout autant qu’aux sphères de la politique ».
Vous savez, ces grands médias où officient les charlatans du pouvoir chargés de prononcer des diagnostiques sur la santé psychologique de certaines personnalités de l’opposition.
Comme ils souhaitent que l’ordre ( le désordre ! ) économique actuel continue à fonctionner à leur avantage, il reviendra sans doute à tous ceux qui en subissent les conséquences et qui représentent une grande majorité sociale de se rassembler dans une coalition d’alternance où majorité sociale et majorité politique correspondent.