Quel avenir pour le Parti Socialiste Européen (PSE) ?

J’ai participé , dans la délégation du PS, au congrès du PSE à Prague. Disons-le franchement : Malgré des progrès récents, comme l’adoption du "manifesto" pour les élections européennes après un débat participatif par Internet, le PSE est largement un mythe.

Même si les adhérents reçoivent leur carte du PSE en même temps que celle du PS, le PSE n’a pas la vie d’un véritable parti. On l’a bien vu dans la recherche d’un candidat alternatif à José Manuel Barroso, certains pays sociaux-démocrates ont privilégié des logiques nationales à une logique européenne.

Plus grave, la vie du PSE se concentre sur des contacts entre dirigeants, certes sympathiques et utiles, mais qui n’échappe pas toujours au "café du commerce".

Alors que faire ?

D’abord, nous convaincre, au-delà des partis, que nous avons besoin dans le monde tel qu’il est d’une Europe politique forte. Ce ne sont pas les minimales pouvoirs du "président stable du Conseil européen (de l’Union européenne)" ou de la "ministre des Affaires étrangères de l’UE" qui changeront quoi que ce soit.

Je plaide pour un débat ouvert, dans tous les pays de l’Union, sur l’Europe que nous voulons. Il faut redonner du sens à l’Europe et cela ne peut se faire que si les citoyens se réapproprient l’Europe.

Il faut plus de pouvoirs au Parlement européen, au-delà de ceux qu’il a conquis par le Traité de Lisbonne.

Il faut poser la question du choix d’une Europe fédérale qui ne se mêlerait que de l’essentiel, pour que l’Union puisse vraiment peser dans un monde rude et difficile.

Il faut enfin un PSE vraiment démocratique avec des adhérents directs qui n’aient pas forcément leur carte d’un parti national, un parti capable de conduire des débats transnationaux et une campagne européenne transnationale.

Il y a du "pain sur la planche" mais c’est ce que souhaitent et veulent les jeunes "activistes" que j’ai rencontré à Prague.

2 commentaires pour “Quel avenir pour le Parti Socialiste Européen (PSE) ?”

  1. Périn-Dureau dit :

    les français en majorité dont les sympathisants socialistes eux aussi en majorité se sont prononcés contre cette construction européenne là; à avoir contourné leur décision par la procédure parlementaire, les parlementaires et gouvernants se sont désolidarisés des français dont les sympathisants socialistes : effet boomerang, les démocraties référendaire et parlementaire ne sont plus crédibles aux yeux des français dont les sympathisants socialistes. En outre la distance du PS avec les questions écologiques posées depuis 35 ans, premier choc pétrolier, explique le « désamour » des français pour le PS dont on se demande comment il peut encore se penser socialiste.

  2. patarnaud dit :

    Je suis déçu de l’aitttude des instances du PS. En effet, à Montpellier on acceptes les frasques de Frèche et ses propos indignes sous prétextes qu’il faut garder la région et à Digne-les-bains on exclu le maire pour ne pas avoir céder la place à Massette. Comprène qui pourra

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