Haïti, à l’épreuve du choc

(Article publié sur Mediapart et écrit avec Nicolas Cadène)
Ce que vient de subir Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète, est un désastre considérable qui constitue également un choc psychologique d’une extrême violence pour les Haïtiens.
Au-delà d’une gourmandise malsaine de nos médias et d’un concours des images les plus pénibles, il est essentiel d’aller plus en avant sur la situation concrète que vit et va désormais vivre ce peuple antillais, le premier à s’être émancipé des colons blancs le 1er janvier 1804.
La destruction tant matérielle qu’organisationnelle et structurelle de cet État de 10 millions d’habitants amène à cette réflexion sur l’avenir alors que les puissances occidentales organisent l’aide internationale d’une manière qui n’est pas toujours idéalement transparente.
Disons-le clairement : il y a un risque de « privatisation» , de dérégulation et de néo-colonialisme accru que pourrait subir Haïti en plus du désastre naturel dont l’ile a été victime et, surtout, à cause de ce désastre.
(…)
Je vous invite à lire cet article que j’ai écrit avec Nicolas Cadène et publié ce jour sur le site d’actualité Mediapart : c’est ici.









19 janvier 2010 à 21:32
Article très complet, Jean-Louis.
Mais, à notre niveau, que pouvons-nous faire, à part un don ( pour moi, plutôt via Croix Rouge que MSF !) ?
La « reconstruction » à Haïti risque d’être inféodée à tous les dérapages que tu cites, dans le billet avec Nicolas C.
Etant donné…la ‘ »gouvernance mondiale »…, je me sens impuissant.
Je pourrais rappeler que…tel programme politique…aurait permis de mieux faire. Mais ce serait de la récupération indécente. Donc, je suis comme le Hussard sur le toit…
Attendre et espérer. Ou attendre et désespérer ?
25 janvier 2010 à 11:15
@ Gérard : Le mieux est sans doute de faire connaître en France notre conception de l’aide à apporter refusant toute mise sous tutelle mais au contraire prévoyant de donner les moyens au Haïtiens de reconstruire eux-mêmes leur pays. En parallèle, il est en effet important, pour ceux qui le peuvent, de faire des dons à des associations et ONG que l’on sait efficaces et qui travaillent directement avec les Haïtiens.
Amicalement