Haïti (suite)

La catastrophe d’Haïti permet de mettre en lumière différents paramètres.

Tout d’abord, l’organisation par Hillary Clinton du retour des États-Unis dans le domaine de la solidarité : structuration d’un discours autour des principes qui fondent la démocratie américaine et conception de la solidarité en même temps que l’annonce d’actions d’envergure et de sommes considérables : 100 Millions de dollars pour Haïti et deux bateaux des garde-côtes, un porte-avions et 3 000 soldats prêts à partir. Unilatéralisme de l’approche mais efficacité pour Haïti et pour leur image.

La catastrophe qui a touché les Nations unies (sans doute une centaine de morts) paralyse pour l’instant son action : la coordination va être dure à construire.

La phase d’urgence va être très longue (sans doute 4 à 6 mois) et la reconstruction difficile à mettre en œuvre, une bonne partie de la classe politique ayant disparu.

Mais cette horreur peut devenir une opportunité pour Haïti. La plupart des bidonvilles et donc leurs « mafias » sont détruits. Les infrastructures devront enfin être réalisées et les structures de démocratie participative vont s’avérer indispensables. Cette terrible catastrophe devrait également créer des centaines de milliers d’emplois qualifiés et déqualifiés dans un pays dont le principal problème est le chômage, pilier de base d’une pauvreté sans fond.

La communauté internationale a une énorme responsabilité à assumer et des écueils de taille à éviter.

Un commentaire pour “Haïti (suite)”

  1. alain dit :

    à condition que les rapaces du fric et de la perpétuelle privatisation ne viennent pas s’imposer comme ils l’ont fait après le tsunami ou à la nouvelle orléan… bref, c’est pas gagné !

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