La misère ordinaire

Une demande d’aide financière au Conseil général, parmi tant d’autres…

Madame T. travaillait comme femme de ménage dans une société de nettoyage, à raison de 4 heures par jour, pour un salaire de 650 euros par mois.

À la suite de deux décès dans sa famille, elle a eu des tendances dépressives et a démissionné. Depuis, elle perçoit des ASSEDIC d’un montant de 361 euros 80 centimes, soit 12 euros 8 centimes par jour.

Avec le RSA, elle pourra obtenir 36 euros 7 centimes. Elle ne peut plus payer son loyer, ni régler ses factures d’eau et d’électricité ; elle ne peut plus payer la mutuelle.

Certes, comme je l’ai entendu, il y a "des dispositifs pour ça".

2 commentaires pour “La misère ordinaire”

  1. Made dit :

    Heureusement que vous l’avez entendue.

    Toujours la même misère et à un moment donné, il faut absolument que les personnes en détresse puissent être aidées à tous les niveaux.

    merci, Monsieur Bianco pour tout ce que vous faîtes.

  2. Fabrice dit :

    Je rencontre au travail des gens qui souvent me parlent. Une fois, un vieil homme, Mohammed, immigré en France, qui me raconte son histoire, ancien de la guerre d’Algérie, j’y prête une attention relative en continuant mon travail, je suis contrôleur à la sncf, jusqu’à revoir un jour cet homme à la télévision à une maraude locale de la croix rouge, son histoire était vraie, cet homme, vit dans une forêt voisine ! Lorsque je le recroise car il prend souvent le train, je lui explique les dispositifs mis en place par le conseil régional de Lorraine dans le cadre des transports publics pour les personnes à faibles revenus, il m’explique alors qu’il n’est pas un assisté. Cet homme qui vit dans la forêt, qui n’a bien souvent pas de quoi se payer à manger, ni de logement, paie son train au prix fort pour être en règle.

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