Nous devons être les jardiniers de la Terre
Aprés les terribles tempêtes de décembre 1999, qui ont dévasté 1 million d’hectares (trois fois la récolte annuelle de bois fauchée en quelques minutes), la vie, lentement, très lentement,r eprend ses droits dans nos forêts.
Jusque dans les années 1970 on aurait réagi à une telle catastrophe en replantant massivement quelques espèces.M ais trois facteurs ont changé : la culture des forestiers a évolué, les replantations artificielles sont beaucoup moins bien acceptées… et le manque de moyens a obligé à réfléchir !
On a donc pratiqué la régénération naturelle, ce qu’un forestier définit d’une belle formule : "faire au mieux avec ce qui se trouve sur place". Dans cette logique le forestier laisse le temps au soleil de réveiller les semences qui se trouvent sur le terrain. Il n’a recours aux plantations qu’en cas de blocage manifeste du processus.
On retrouve ainsi pour la sylviculture "douce", ce que Bertrand de Jouvenel disait il y a bien longtemps, appliqué à la planète toute entière "Nous devons être les jardiniers de la Terre".








