Questions sur un vaccin
Je ne fais pas partie de ceux qui accablent systématiquement le gouvernement sur sa gestion de l’épidémie de grippe H1N1. Sa tâche n’est pas facile. Qu’il en fasse trop peu, et il est accusé de sous-estimer la crise et de ne pas préserver la santé des Français : c’est le syndrome "canicule". Qu’il en fasse trop,et on l’accuse de semer la panique et de gaspiller l’argent public.
Mais quand même !
Dans mon département les gens s’interrogent de plus en plus :
- Était-il vraiment impossible de prévoir ?
- Fallait-il commander autant de vaccins ?
- Et pourquoi cette désorganisation, dans beaucoup de cas, pour la distribution du vaccin ?
- Pourquoi les professionnels de santé sont-ils aussi réticents à se faire vacciner ?
- Pourquoi les médecins généralistes ne sont-ils pas autorisé à vacciner ?
- Pourquoi n’ai je pas reçu de bon de vaccination, alors que ma femme et mes voisins l’ont reçu ?
Ce qui choque le plus est la revente de vaccins inutiles.
- Est-il vrai que le coût pu plan vaccination est supérieur au déficit de tous les hôpitaux français et représente trois fois le plan cancer, comme l’affirme Bernard Debré ?
Cela fait beaucoup de questions auxquelles, en effet, il serait normal qu’une mission parlementaire puisse répondre.








4 janvier 2010 à 19:50
Oui, oui et oui!
Attention justement à ce que l’on ne fasse pas le mauvais procès de la mauvaise gestion de l’argent publique vrai problème, mais on se heurtera au mur du principe de précaution inscrit dans la Constitution.
La Commission d’enquête si elle voit le jour doit examiner précisémment les conditions d’achats des vaccins et l’organisation centralisée et étatique de la campagne vaccinale qui sont les deux causes de cet échec retentissant puisque nous sommes le pays développé avec le plus faible taux de vaccination dans la population générale…
4 janvier 2010 à 22:27
Bonne Année 2010 à vous et à votre famille.
Amicalement,
4 janvier 2010 à 22:51
Au sujet de la dangerosité de la pandémie, de l’efficacité du vaccin, et même de ses effets secondaires, les avis médicaux étaient partagés !
A cause du manque de « recul », ou du fait que le virus mettant plus de temps à se laisser cultiver en labo qu’à proliférer à l’air libre risquait ainsi de battre les labos au sprint, et de n’arriver qu’en « carabinier » ?
Je ne sais pas.
Il y a eu néanmoins comme graves erreurs de gestion :
-la commande de 90 millions de doses. Si c’est une dose + rappel (ce qui avait été dit !, puis démenti…), c’était insuffisant pour les 65 millions de Français !
Mais comme ce vaccin « vaccinerait sans rappel », la commande de 90 millions de doses représente un gaspillage de 50% de deniers publics. C’es indiscutable.
(Sans oublier » l’affaire Tamiflu »)
-l’autre problème a soulevé une vague de protestation notamment en Allemagne : il y a des vaccins sécurisé (sans adjuvants), d’autres non sécurisés (avec adjuvants). Pourquoi deux catégories de vaccins ? Parce qu’il y a deux catégories de personnes ? Deux mondes, comme disait Jean-Louis dans le billet précédent ? ( C’est peut-être ce qui explique la réticence de professionnels de la santé)
- organisation d’un incompréhensible amateurisme, avec cette interdiction pour les généralistes de vacciner ! Renversant : interdire à un médecin de poser un acte médical…à un moment où l’on décrète une sorte d’état d’urgence.
5 janvier 2010 à 9:59
Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse.
Finalement, l’achat initial des 90 millions de dose n’est pas le vrai problème : compte tenu des connaissances existantes cet été, tous les spécialistes plaidaient pour 2 injections. il se trouve que l’évolution plutôt atténuée du virus a permis de s’en tenir à une. La faute de R Bachelot aurait alors été d’acheter moins de doses…
Les deux erreurs majeures du gouvernement se situent ailleurs, à mon sens :
1/ L’organisation de la vaccination, avec la mise à l’écart maladroite des médecins (rattrapéee in extremis hier soir)libéraux, les va et vient en matière de communcation, ont mêlé leurs effets pour rendre les consignes incomprehensibles et inquiéter les Français, totalement perdus. Exemple avec les fameux adjuvants : pourquoi en dispenser les femmes enceintes s’ils sont inoffensifs?
2/ Revendre des doses aux pays du Sud est en soi assez scandaleux, alors que les africains n’ont pas les vaccins. Certes, la France va finalement supprimer la moitié des marchés passés avec les labos, soit 45 millions de doses sur 90, mais, sur la seconde moitié, nous conserverons sans doute beaucoup de doses non utilisées et qui risquent de se périmer vite. Il serait sage d’en faire don aux pays les plus fragiles…
9 janvier 2010 à 23:06
Si il y avait mission d'enquête parlementaire :
-On s'étonnera d'apprendre comment ont été prises les décisions d'engagement de commande aussi paranoïaque ?
-il serait bon de tenir compte dans l'étude du mode de financement de la pandémie par l'état, du 1% supplémentaire de cotisations que les 30 millions d'assurés des mutuelles ont payé ou paieront en 2010. Je m'étonne de n'avoir encore rien vu à ce sujet!
Ma mutuelle s'est peut-être engouffrée dans cette opportunité pour compenser des non augmentations ailleurs?