Une vision norvégienne
Les réunions de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale sont loin d’être toutes passionnantes. Une exception, la semaine dernière où nous avons entendu le ministre des Affaires étrangères, Jonas Gahr Støre.
Il aime la France et parle parfaitement le français. Il est favorable à l’entrée de son pays dans l’Union européenne malgré l’échec de deux référendums à ce sujet (1972, 1994). Pourquoi les Norvégiens ont-ils voté majoritairement contre cette adhésion ? Essentiellement parce qu’ils ne voulaient pas voir réguler depuis Bruxelles leur pêche et leur agriculture.
Pourtant la Norvège adopte au fur et à mesure toute la législation européenne et a créé un fonds de soutien pour les pays nouveaux adhérents d’Europe centrale et orientale.
La Norvège est le premier pays au monde pour l’aide au développement en % du PIB (1%). Elle est aussi le pays des accords d’Oslo qui ont donné un temps l’espoir d’une paix entre Palestiniens et Israéliens. Le ministre Jonas Gahr Støre est très engagé dans les efforts pour la paix et en particulier pour qu’enfin soient réunies les conditions pour un État palestinien viable.
Enfin, il nous a parlé des énormes enjeux de l’Arctique en raison des richesses sous-marines qui pourraient être exploitées. Conséquences peut-être positives -en tout cas inattendues- du réchauffement climatique, une route maritime plus directe pourrait permettre de relier Norvège, Finlande, Russie, États-Unis, Canada, Groenland (Danemark), Islande.







