Spéculateurs toujours là
La situation de la Grèce est grave, mais pas désespérée. Son déficit est élevé, mais pas beaucoup plus que celui de l’Irlande. Sa dette n’est pas plus lourde que celle de l’Italie.
La situation de la Grèce ne menace pas la zone euro : faut-il rappeler que la Grèce représente moins de 3% du PIB de cette zone ?
Mais les spéculateurs jouent clairement l’éclatement de la zone euro. Plusieurs grandes banques d’investissement et de très importants « hedge funds » (fonds spéculatifs) sont derrière les attaques visant la Grèce, mais aussi l’Espagne et le Portugal.
Leur but ? Gagner un maximum d’argent en créant une panique qui leur permet d’exiger de la Grèce des taux d’intérêt de plus en plus élevés.
Où en est la fameuse régulation du système capitaliste ? Nulle part.
La vie des prédateurs continue comme avant, en toute quiétude.








10 février 2010 à 10:47
Les spéculateurs sont toujours là, et la fausse « refondation du capitalisme » (Europe, FMI,…) s’est bien gardée de séparer nettement opérations bancaires (dépôts, prêts) d’opérations boursières.
Autrement dit, les prédateurs financiers ont conservé le droit de spéculer avec l’argent des déposants.
Déposants qui en cas de nouveau crash paraissant inéluctable (effet « bulle » dû à la création de trop de liquidités, merci DSK et son FMI), seront pigeonnés deux fois : leurs argent en banque va s’envoler, et le montant de leurs impôts aussi, puisque ce sont les Etats qui ont réinjecté massivement dans les banques.
Quand on aura tout volé à la masse silencieuse, elle n’aura plus rien à perdre. C’est ainsi que naissent les Révolutions.