« La meilleure façon de tourner la page de la guerre froide n’est pas de faire commerce d’équipements de guerre chaude »
Que la Russie soit un partenaire stratégique pour la France, personne n’en doute. Encore faudrait-il, si l’on veut être efficace et solidaire, s’efforcer de jouer un jeu européen. Il est vrai que les autres pays font comme la France : ils jouent « perso ». C’est la meilleure manière de s’affaiblir face à la Russie qui sait, comme jadis l’URSS, diviser pour régner.
Bien entendu, il est bon de faire en sorte que les projets de l’OTAN et les projets américains ne soient plus perçus comme des menaces à l’égard de Moscou.
Mais de là à aller jusqu’à vendre des navires de guerre, il y a une limite à ne pas franchir. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que les pays baltes, qui ont été annexés pendant la seconde guerre mondiale par l’Union soviétique et qui ont subi des déportations massives de populations s’inquiètent du projet français de vendre quatre navires de guerre à la Russie.
« Je ne suis pas sur que la meilleure façon de tourner la page de la guerre froide soit de faire commerce d’équipements de guerre chaude » a dit le ministre letton des Affaires étrangères.








3 mars 2010 à 13:53
Et la vente des frégates à Taiwan, vous vous souvenez?
4 mars 2010 à 11:51
« Si vis pacem, para bellum »
Traduction : » si tu veux la paix, prépare la guerre ».
C’était parait-il le raisonnement de Jules César ( grand homme de paix bien connu ).
C’est peut-être aussi le raisonnement des pays vendeurs d’armes dont la France est au 4ème rang ( si mes renseignements sont bons ).
Malheureusement, la réalité nous montre au contraire jusqu’ici qu’il n’est pas une arme que l’homme ait inventé et dont il ne se soit pas ensuite servi pour tuer ses semblables.
Je pense, plus prosaïquement, que » l’argent n’a pas d’ôdeur « , autre adage qui peut se vérifier tous les jours sur ce lucratif marché de l’armement où, parait-il aussi, les achats se paient « cash », une aubaine dans notre société du profit à tout prix et du chômage en hausse.
Ici il n’est pas question de tourner la page, si ce n’est celle du carnet de commande.
D’aucuns appellent ça la » real politique » – traduisez » politique du suicide ».