L’Europe existe-t-elle ?
Un accord à l’arraché, fait de bouts de ficelles, a été trouvé hier soir pour venir en aide à la Grèce.
Je trouve scandaleux que l’Union européenne ne soit pas capable de régler le problème elle-même et qu’elle doive faire appel au FMI, « gendarme de la planète ».
Je suis scandalisé par l’égoïsme allemand, traduit brutalement par le titre d’un journal : « La Grèce, un escroc dans la famille européenne »…
L’Allemagne a-t-elle oublié la solidarité économique et financière de l’Europe au moment de la réunification ? Le mal est profond.
Comme le souligne Joschka Fisher, l’ancien ministre des Affaires étrangères allemand, le vrai problème réside dans le manque de confiance évident entre les deux chefs d’États français et allemand. Ce dont l’UE aurait besoin en cette période de crise, ce sont des Hommes d’État de la trempe de François Mitterrand, Helmut Kohl et Jacques Delors. Hélas, nous n’avons à faire qu’à des nationalismes égoïstes.









26 mars 2010 à 20:02
Une réponse à la hauteur de l’enjeu ?
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11682
26 mars 2010 à 23:22
Europe, FMI,…
Combien cela pèse-t-il pour l’Agence Fitch, et les autres toute puissantes » Agences de notation » ?
http://www.largeur.com/?p=3108
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fitch_Ratings
Le « gendarme de la Planète », est-ce vraiment le FMI, ou plutôt ces Agences privées qui font et défont les Etats, en attribuant les « notes » AAA+ ou DDD- ?
Hier la Grèce. Aujourd’hui le Portugal.
Demain sans doute le reste de l’Europe. Sauf peut-être la Grande Bretagne, parce que si elle n’est pas vaccinée contre H1N1, elle l’est contre l’euro. Et peut-être aussi l’Allemagne, parce qu’elle désigne habilement un « autre escroc ».
L’Europe ?
Géographiquement, c’est un tout petit continent.
Et historiquement, un truc très lourd qui n’arrive pas à mettre en place des structures saines et crédibles.
Désolé d’écrire ça après une belle victoire aux Régionales.
Mais le niveau continental reste à la dérive…
27 mars 2010 à 9:47
L’Europe n’est plus cet espace de coopération international qu’on voulu bâtir les européens d’après-guerre.
Déjà avec l’instauration du pacte de stabilité, puis Maastricht (etc.), elle remettait en cause son principe de base de développement infrastructurel et scientifique mutuel, comme avaient pu l’être la CECA ou l’Euratum, au profit d’une logique de marché.
Dans ce cadre-là, celui des critères d’austérité, de l’ouverture sauvage des marchés, pour les marchés et non pour la production, et du contrôle par des institutions non-élues comme la BCE, il n’est pas étonnant que la solidarité ait disparu.
C’est malheureux, mais peut-être que de cette crise, nous pourrons produire des changements profonds, plus que jamais nécessaires.
27 mars 2010 à 10:08
Ha ,ce monsieur Jacques Delors.
Je serais tout de meme curieux de savoir ou l’on en serait aujourd’hui si il avait souhaité acceder au poste supreme…
Si je pense que les socialistes doivent avoir un regret depuis 1995,c’est bien celui de n’avoir eu la possibilité de voter pour un homme comme lui à l’election présidentielle.
27 mars 2010 à 12:12
@ Gilles
Monsieur Delors était certainement un homme intègre. Je ne suis pas certain, en revanche, que ses idées politiques diffèrent beaucoup de celles qui nous font tant de mal aujourd’hui grâce au traité de Lisbonne et ses prédécesseurs.
Qui a voté pour Maastricht ici, sur ce site ? C’était déjà un pas majeur vers cette Europe qui nous écrase aujourd’hui. Une majorité claire de français a compris l’enjeu, et a refusé le TCE, bien qu’ensuite un gouvernement non démocratique, aidé par des parlementaires qui ont outrepassé leur mandat, ait forcé la main de tous en bafouant les règles républicaines.
Si Monsieur Delors avait été à la tête de l’État en 2008, je crains que lui aussi n’eût été obligé par les maîtres du monde d’outrepasser le choix des citoyens.
27 mars 2010 à 15:31
A quoi bon s’énerver?
Si vous êtes au pouvoir en 2012 vous ferez ce que vous voudrez…ou pourrez avec la réalité.
27 mars 2010 à 16:18
@ Babelouest,
Tu fais bien de parler de ces « maîtres du Monde ».
Il s’agit, pour ce qu’on en sait, de groupes comme Bilderberg, d’Agences comme Fitch,…
Il s’agit d’une minorité de prédateurs qui font qu’après la « gestion » de la crise financière, les traders américains ont ramassé plus de 150 milliards de dollars de bonus !
Pendant ce temps là, le fonds des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation a reçu moins de 900 millions d’euros, alors qu’un milliard de personnes sur Terre vont mourir de faim.
Quand ce milliard de déshérités, dont on a pillé avant-hier l’or ou le cuivre, hier les forêts et l’eau potable, aujourd’hui l’uranium,…, va se lever face aux salauds de la finance, je doute que ce soit « sans haine, sans violence et sans armes ».
Et il est plausible que dans les cités, le sang des tyrans se remette à couler, comme écrivait Constant Malva, qui fut mineur et écrivain, juste un peu après le temps de Zola.
27 mars 2010 à 19:17
Bonjour
L’europe actuelle n’est, à mon sens,que ce qu’on veut bien qu’elle soit : une entité dont les pouvoirs ne doivent jamais gèner les intérêts des états et des politiques carièristes qui les représentent et qui sont pieds et poings liés par l’opinion publique de leurs pays et les désirs de leurs électeurs réels et potentiels.Personnellement, je n’ai jamais eu le sentiment d’une volonté politique réelle et globale de l’expliquer et la promotionner.
Elle reste pour moi, sans nier le travail et la volonté de ceux qui la défendent et la portent aujourd’hui, une belle idée qui a bien du mal à se concrétiser face à la » réal politique » et les égoismes étatiques dans un contexte de crise et de doute face à l’avenir.
27 mars 2010 à 20:21
L’Europe était une belle idée. L’Europe des marchés l’a complètement dévoyée en dogmatisant une union idéale espérant que la coopération des échanges commerciaux feront disparaître tout risque de conflit entre les pays qui la composent. Sans que ce soit faux, c’est insuffisant. Il aurait fallu se contenter de supprimer les frontières pour les personnes, et attendre cent ans au moins pour pouvoir dépasser les autres frontières politiques, culturelles, historiques, etc. On a été trop vite et on va être obligés de revenir en arrière de façon probablement douloureuse. Dura lex sed lex.
28 mars 2010 à 21:56
Si la France avait voter OUI au TCE ont en serait pas là.
Il faut plus d’Europe politique, est dans le traité de Lisbone, il y en à moins qu’il y en avait dans le TCE.
Ceux qui ont voter NON ont lue qu’une parti du TCE.
J’amais je ne voterait pour un candidat qui à voter NON au TCE.
3 avril 2010 à 10:07
Plaignez-vous de l’Europe…!
Je vois chez Rebsamen que la BEI va encore financer la grosse moitié du métro de Dijon.Non…c’est le tram!
Après avoir fait pareil à Lyon, Bordeaux…Paris…
Ne prenons que la PAC, sur laquelle Sarkozy menace de faire péter l’Europe: quel pays en a le plus profité?Depuis des décades? D’accord, pas spécialement beaucoup d’agriculteurs…!
Voyez le dernier Canard, page intérieure: la Commission vient de recadrer Dame Lagarde car cela fait depuis plus de 10 ans que la France ne respecte pas les critères de convergence, et notamment dépasse systématiquement le déficit admissible pour une gestion minimale de l’euro.Ce qu’on a le culot d’exiger des autres!
La France veut dévaluer l’euro?Retrouver son franc?!
L’Allemagne serait plus vite prête à repasser au mark…
(J’avais placé ce post par erreur sous un article parlant des infirmières;
et j’avais pensé que non seulement celles-ci n’avaient pas plus de raisons que Merckel de faire confiance à NS, mais que Merckel pourrait bien s’avérer, un jour, l’infirmière de l’Europe!)Et je tiens à ce que ceci figure dans la bonne archive!