Tout va bien… le cac 40 a retrouvé ses 4 000 points !

Après la crise, tout continue comme avant !

Les supers-rémunérations des dirigeants, les supers bonus, la super-spéculation contre l’euro. Tout comme avant je le répète.

D’après la dernière note de conjoncture de l’Insee : 2010 sera probablement l’année d’une baisse sans précédent depuis 1996 du pouvoir d’achat.

Le pouvoir sera-t-il définitivement aveugle et sourd jusqu’en 2012 ?

2 commentaires pour “Tout va bien… le cac 40 a retrouvé ses 4 000 points !”

  1. Peretz dit :

    Ne pas se fier aux apparences. Trop de choses ont été remises en question pour que tout revienne comme avant, comme si de rien n’était. En particulier les inégalités et la libération des marchés. Patientons.

  2. AJ77 dit :

    Bonjour,

    Les institutions financières, a fortiori originaires de la profusion d’actionnaires au CAC 40, se rassasient d’un avantage réservé à elles seules : elles s’assurent sur des biens qu’elles ne détiennent pas.
    - Elles empruntent sans couverture (on parlera d’effet de levier, d’une contrepartie illiquide dans leurs comptes d’actifs) pour parier à la baisse des produits dérivés à faille (fruits de formules mathématiques alambiquées) qu’elles ont créés elles-mêmes en vue de les écouler auprès de la clientèle crédule de leurs filiales moins techniciennes dans leur argumentaire professionnel.
    - Simultanément elles se couvrent par des assurances qui leur sont spécifiques pour se prémunir contre la déconfiture programmée de leurs proies.
    Ce faisant l’effet de levier a produit une inflation du prix des actifs, la bulle financière est alimentée.

    D’une manière plus générale le système ultralibéral (néolibéralisme monétariste) s’assure toujours contre le défaut de gestion de toutes les entreprises qu’elles contribuent à financer.
    Leur système agit comme un générateur automatique, non pas selon l’idéal affiché d’autorégulation du marché mais au contraire produisant à l’échelle planétaire un artifice d’usure financière. Pour alimenter la spéculation précédente sans provoquer d’inflation monétaire, les profits sont extirpés à l’économie réelle, laquelle essuie tassement des salaires, dérégulation du marché du travail d’où baisse généralisée des salaires, licenciements, déclassements, externalisations, délocalisations, par l’implication unilatérale de leurs agents financiers que sont les actionnaires (priorité au court terme contre l’assainissement des entreprises à long terme). Il y a multiplication de mesures dites de restructuration (dont certaines, nous y venons, sont « vertueusement » appelées privatisations). Privatisation n’est pas du tout synonyme d’efficience mais sert de moyen pour réaliser de bonnes opérations ponctuelles dont l’entreprise cobaye n’est que le prétexte : illustration nous est donnée par les parachutes dorés et récompenses sans fin accordés aux dirigeants d’entreprises restructurées mais défaillantes. Avis aux socialistes qui privatisent inconsidérément !

    Alors, oui tout continue comme avant : l’ultralibéralisme financier pavoise, et la gouvernance de notre pays l’applique sans sourciller. Pour faire bonne mesure elle multiplie les protestations pour la forme mais n’en pense pas moins.

    Amicalement

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