L’application désastreuse du principe de révision des politiques publiques
Le principe de révision des politiques publiques est bon. Il est même indispensable. Nous devons sans arrêt évaluer et adapter nos politiques.
Mais l’application faite par le gouvernement en est désastreuse ! Presque toujours dictée par un souci budgétaire, avec l’obsession de la diminution du nombre des fonctionnaires. On sait pourtant que l’ensemble des suppressions de postes décidées par l’État ne « rapporte » que 4 milliards d’euros d’économies alors que le déficit budgétaire avoisine 140 milliards d’euros.
Pour une mission donnée, il faudrait d’abord s’interroger sur les besoins à satisfaire et sur la manière la plus efficiente d’y parvenir. Alors que la démarche est centrée sur le coût beaucoup plus que sur l’efficience.
Plus généralement quelles sont les missions que l’État doit remplir lui-même ? Pour plus d’efficacité, je suis partisan d’une plus grande décentralisation. On gouverne toujours mieux de près. Or, nous assistons aujourd’hui à une re-centralisation : quasi suppression de l’autonomie fiscale des collectivités locales et obligation de dépenses zéro alors que les dépenses sociales des départements augmentent d’environ 10% par an.
Les fonctions de l’État sont re-concentrées au niveau régional (ainsi avec l’autorité hiérarchique du Préfet de Région sur les Préfets de département) au lieu d’être déconcentrées au niveau du département. J’estime que l’État en région devrait avoir seulement un rôle d’orientation stratégique, conjointement avec la collectivité Région.
Dans le cadre de la réforme de l’État, il faudrait donc, hélas, tout reprendre depuis le début !
Partir, je le répète, des besoins à satisfaire et de l’efficience des services rendus. Déconcentrer. Décentraliser. Et surtout, surtout : simplifier. Je propose comme objectif pour la prochaine mandature dix fois moins de lois, règlements, arrêtés, circulaires …









9 juin 2010 à 15:16
Annoncée par Sarkozy dans sa campagne, cette suppression d’un fonctionnaire sur deux est un pas de plus vers la mort lente des services publics.
Services publics…On rabote maintenant dans l’éducation, la santé,…parce que l’eau et autres sont privatisés depuis longtemps, les transports et l’électricité sont en bonne voie de le devenir,…
On nous dit au nom du libre accès à la concurrence, et par directive mondialisto-européenne ! Mais dans un monde normal, la libre concurrence doit pouvoir faire baisser les prix. Or l’ouverture de l’électricité à la concurrence à partir du 1er juillet va au contraire permettre d’augmenter les prix ! ( Voir sur Google pour plus d’infos, ou me contacter via mon blog…).
Donc, bientôt, grâce à la libre concurrence contre la SNCF, les prix du transport ferroviaire vont augmenter aussi. Et plutôt deux fois qu’une, puisque les trains sont électriques.
Continuer à raboter les services publics est la démonstration du fait que le public est méprisé. ( On parle parfois de République du mépris…).
Dans le cadre de la mise en marche de la privatisation de EDF, des menaces pèsent maintenant sur la Compagnie générale du Rhône qui serait absorbée par GDF-Suez. Pas de nouvelles depuis la dénonciation par le PS et la CGT le 26 mai dernier de cette ènième agression d’une mutinationale contre un fleuron de notre patrimoine et notre savoir-faire.
Le vampire capitaliste a besoin de toujours plus de fric, et l’Europe libérale, avec ses plans d’austérité, va le piocher sans vergogne dans la poche des contribuables et des consommateurs. Il y a bientôt (26 et 27 juin) un sommet du G20. Comme d’habitude, ce sommet a été précédé ( 5 et 6 juin) par la réunion de la mafia Bilderberg. Ce qui n’est pas un hasard…( Plus de renseignements : Google ou mon blog)
Pour mener une politique équitable, sociale et humaniste, il faudra aussi de l’argent. Il serait temps d’aller reprendre ce qui reste là où il a été planqué.
Voici une méthode de travail qui mérite un peu d’attention :
http://centpenseespourvous.blogspot.com/2010/06/500-50-000-oucent-mille-milliards.html
( NB : je ne crois pas qu’un DSK, par exemple, préconiserait ce genre de procédé un peu…radical. J’espère que quelqu’un au PS aura la possibilité de prendre vraiment le mal à la racine. Qu’en penses-tu, Jean-Louis ?)
9 juin 2010 à 16:49
Camarade Jean-Louis, je vais plussoir Gérard
Il va quand même être temps à un moment ou un autre qu’on se pose la question de notre souveraineté monétaire non? D’autant plus qu’elle est étroitement reliée aux problèmes de financement des politiques publiques.
Pour être clair avant c’était notre banque centrale qui finançait nos politiques (0 déficit, 0dette). Maintenant ce sont des banques privées et évidemment nos dettes explosent car les banques prennent des taux d’intérêt. Et ce qu’il y a de grave c’est que cela induit incontestablement sur nos politiques! On ne pourra bientôt plus en France une politique socialiste!
Comment pourrait-on dire qu’on va réembaucher des fonctionnaires alors que nos déficits explosent! La seule solution crédible est de s’attaquer au système. Il faut envisager de sortir de l’euro qui contrairement à ce que dit la propagande social-libérale n’a rien apporté au peuples. Aux banksters oui. Il faut tout repenser comme tu le dis, Jean-Louis, et cela part d’en haut.
Il faut mettre la pression sur l’Europe car elle dérive trop vers une dictature. Bientôt on n’aura même plus besoin de voter un budget ce sera carrément Mr Barroso qui viendra nous dire la politique que nous devons faire dans notre pays. Il va être temps de mettre un stop parce que les politiques de rigueur pour les peuples ne vont pas être acceptées longtemps.
Et enfin ce sera la seule solution pour contourner la propagande libérale populiste qui déclarera ne pas augmenter les impôts. Un argument qui marche toujours. Et les victoires des libéraux qui s’annoncent ne sont pas un bon signe pour la gauche socialiste. La nôtre:
http://www.fraternite-royal.com/article-prendre-solferino-avant-la-bastille-51874224.html
9 juin 2010 à 18:05
Bonjour à tous,
L’impression faussement brouillonne que laisse la gouvernance élyséenne au travers de tout cet arsenal de textes officiels s’apparente à un exercice de diversion.
La présidence Sarkozy légifère par un usage intense de la confusion, et en lieu et place du gouvernement : c’est ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat, or tout cela n’est sans doute pas innocent.
Ne pensez-vous pas, Jean-Louis, que « les lois, règlements, arrêtés, circulaires … », dont l’impact est extrêmement médiocre, multipliés à l’envi sont autant de leviers mis au service de la dérégulation ultralibérale. Celle-ci vise à transformer la bonne efficience de l’état, l’indispensable révision des politiques publiques, en opération de sabordage par la dégradation méthodique des réalisations de l’état afin de justifier artificiellement d’un plan sous-jacent d’aménagement des politiques privatisées. Car le discours récurrent de ce pouvoir tourne toujours autour de : « Ce budget, servi par nombre des fonctionnaires, représente un coût ! », celui de l’« état qui est le problème (dixit Reagan) ».
Alors, pourquoi ne comprendrions-nous pas au bout de trois ans de ladite présidence, que l’intérêt de ce pouvoir n’est pas de décentraliser, mais bien au contraire d’organiser la centralisation pour entraîner la faillite de l’état servie sur un plateau au monde de la finance mondiale, voire euro-mondiale ?
Cette offre complète et intégrée est faite à ce monde du jeu et de la spéculation financière, aux entreprises cartellisées détentrices des capitaux flottants accumulés en lieux sûrs (de leur point de vue) ressemble à s’y méprendre à celle que l’on va trouver dans quelque île off shore exotique, vous comprenez, c’est « caïman » pareil ! Il y aura beaucoup de grain à moudre (ou à masquer) pour l’experte Christine Boutin, haute salariée en charge de la dérive de la mondialisation.
Paradoxalement, bien que n’ayant pas de grande affinité pour Martine Aubry, j’estime tout de même que le parallélisme qu’elle fit avec la méthode madovienne trouve dans ce contexte une certaine justesse : ce pouvoir centralisateur brasse l’argent de pigeons de contribuables et assurés sociaux en vue d’opérer des transferts juteux au bénéfice de la rente privée et privative.
Amicalement
10 juin 2010 à 10:12
La France préfère les révolutions violentes aux réformes pacifiques, c’est notre croix !
13 juin 2010 à 12:37
outre les effets désastreux, classiques – mais qu’on ne fait pas assez connaître – de la RGPP, il faut signaler que la politique de parité va s’en trouver encore plus abandonnée.
Les chiffres sont là ; et La Barbe a saisi l’occasion d’un colloque (sur la « modernisation » de l’État) pour les faire entendre, grâce à une intervention de l’économiste Françoise Milewski
ttp://www.youtube.com/watch?v=o035xPTTgUY