Xynthia : les premières leçons d’une catastrophe
Un rapport d’étape du Sénat a été rendu public par la mission commune d’information sur les conséquences de la tempête Xynthia, que préside Bruno Retailleau et dont Alain Anziani est le rapporteur. Ce pré-rapport établit un certain nombre de constats, évaluant les premières mesures d’urgence arrêtées par le gouvernement et identifie les pistes de réflexion pour une meilleure gestion du risque de submersion marine en France.
Pour ses auteurs, les conséquences de la catastrophe (qui a fait 53 morts) ont été aggravées par de graves défaillances dans l’anticipation du risque de submersion marine. Et ce dans toute la chaîne de gestion du risque : une prévision qui n’a pas permis d’anticiper correctement les risques à terre ; une vigilance insuffisamment opérationnelle ; une prévention insuffisante du risque de submersion marine ; une occupation des sols exposant au risque d’inondation ; une gestion des digues critiquable.
Pour les sénateurs, la France demeure peu sensible au risque d’inondation qui est pourtant le premier des risques de catastrophes naturelles : selon l’Institut français de l’environnement, il concerne en effet deux communes sur trois.
La mission devrait normalement rendre son rapport définitif début juillet.
Vous pouvez accéder à ce rapport d’étape en cliquant ici.







