Quel avenir pour l’action extérieure de la France ?

Hubert Védrine et Alain Juppé, dans une tribune qu’ils ont publié ensemble dans le Monde, ont attiré l’attention sur la grave détérioration des moyens de la politique extérieure de la France.

Bernard Kouchner a répondu par un article irrité et peu convaincant.

J’avais moi-même dénoncé ici-même le cadeau fait à certains par la gratuité des lycées français à l’étranger.

Je vous signale, dans le Monde, la réponse à Bernard Kouchner d’un syndicaliste du Quai d’Orsay dont je partage les conclusions.

Un commentaire pour “Quel avenir pour l’action extérieure de la France ?”

  1. Bernard B dit :

    Bonjour,

    Pour un peu de clarté sur la gratuité des des lycées français à l’étranger

    Lorsqu’on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï
    l’article s’éclaire d’un jour nouveau !
    C’est intéressant.
    « Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme
    géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un
    cadeau sympa, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat,
    s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont
    des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés,
    dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses
    tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York
    et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
    Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en
    place.
    A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour
    décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais
    pour Sarko, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat
    prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que
    soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le
    tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.  »
    J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la
    communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que
    vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français. » Encore merci !
    Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau
    déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million.
    Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises
    françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan,
    rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat’ si l’Etat régale ? Un coût qui
    fait boum Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de
    cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans
    les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la
    maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an !
    Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais
    pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement
    concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est
    finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la
    fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à
    couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf
    que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque
    déclaration à l’étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très
    généreuse gratuité !
    A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront. Et puisqu’il faut faire
    des économies à l’Education Nationale, je vous laisse juges. Tout va bien. Surtout pour certains.
    Il n’y a plus d’argent ???

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