l’insécurité et la manipulation du gouvernement
Deux études abondement instrumentalisées par le gouvernement laissent croire que l’action du gouvernement en matière de lutte contre la délinquance serait approuvée par les Francais…
En réalité, il s’agit de l’appréciation de projets de mesures d’exception, pas de l’appréciation par les Français de la politique de sécurité ni de la délinquance percue par les Français.
Car lorsqu’on interroge les Français sur l’action du gouvernement en matière de sécurité, les jugements sont radicalement différents :
- Entre Août 2007 et décembre 2009, la confiance dans l’action du gouvernement sur la sécurité est passée de 78% à 49%, soit -29 % (Baromètre IFOP/Ouest France).
- En juillet dernier, à l’affirmation « Vous constatez que la délinquance a augmenté », 59% des Français répondaient positivement (France Soir/Ifop) contre seulement 43% en février 2007 soit +16 points.
Des résultats très loin de la propagande du gouvernement…
Maintenant, revenons à la réalité. 5 chiffres démontrent l’échec de la droite :
1) + 22% : c’est la hausse depuis 2002 des atteintes aux personnes. Atteintes de plus en plus violentes.
2) + 40% : c’est la hausse depuis 2004 du nombre de blessés dans les forces de l’ordre.
3) – 11 000 : c’est le nombre de suppressions de policiers et de gendarmes que nous atteindrons en 2010.
4) – 20% : c’est la baisse en moyenne du budget de fonctionnement du ministère de l’Intérieur.
5) 30 000 : c’est le nombre de peines non effectuées, notamment par manque de moyens alloués au ministère de la Justice. On préviendra la récidive en condamnant les premiers actes, mais surtout en s’assurant que les peines des primo délinquants sont bien effectuées. Il n’y a quasiment aucune récidive lorsque dès la première infraction il y a condamnation et que la peine est effectuée.









10 août 2010 à 11:01
http://www.michele-delaunay.net/delaunay/index.php?post/2010/08/09/La-d%C3%A9flation-des-lois%2C-les-unes-apr%C3%A8s-les-autres#comments
Déflation, inflation…..= discrédit, des lois.
12 août 2010 à 18:15
Bonjour Jean-Louis,
j’aime ce billet. Plutôt que de chercher à expliquer pourquoi le sondage est biaisé, ne signifie pas grand chose, etc., mieux vaut en effet opposer des chiffres à d’autres chiffres. Ca ne fait pas gagner la bataille, mais cela permet le match nul.
Evidemment, ce qu’il *aurait *fallu faire, et ce qui aurait été fait aux Etats Unis dans la minute même qui aurait suivi la publication du premier
sondage, c’est de faire un contre sondage en posant ces questions:
1 à 5: reprendre les 5 questions du sondage Ifop mais formulées ainsi: « pensez vous que la proposition de N S sur (les roms, le retrait de la citoyenneté) permettra de résoudre le problème de la délinquance?
(ou, si l’on ne veut pas trop exagérer dans la contre manipulation, « sera efficace dans la lutte contre la délinquance »)
C’est une chose d’être pour le démantèlement de camp illégaux. Une autre que de penser que cela va servir à quoi que ce soit.
On rajoute une 6e question pour bien résumer le problème:
« Faites vous confiance en NS sur les questions de sécurité ».
On connaît déjà ce que pensent les Français à ce sujet.
Les questions 7 et 8 permettent de passer de la question de l’efficacité à celle de l’équité et de reprendre l’offensive:
» Trouvez vous normal que l’on traite différemment les Français d’origine étrangère et les autres? »
» Soutenez vous la position de NS qui consiste à systématiquement opposer
les Français les uns aux autres. » (bon, là, je pousse un peu, j’avoue)
24 heures plus tard, on peut titrer « Les Français ne sont pas dupes »
Coût : 10 000 euros par un institut normal. Beaucoup moins avec un système style opinion way sur le web.