« Le vilain petit canard »
Je vous invite à lire cet article de Françoise Fressoz me concernant dans l’édition du Monde de demain : c’est ici.
« (…) En attendant, on occupe le Parti socialiste à faire synthèse. Ah ! ces grand-messes conventionnelles où tout est dit mais rien n’émerge ! Même les militants ne sont pas dupes. Ils sont de moins en moins nombreux à s’y intéresser. Bianco n’en peut plus du pseudo-consensus. Il ne supporte plus les réunions où tout le monde bâille, les postures, les longs textes qui ne tranchent rien. Il sent de la colère dans le pays, parle de « situation prérévolutionnaire », s’inquiète de l’impuissance des politiques. Jean-Louis Bianco voudrait que le PS se mette à travailler pour de bon et vite afin que les Français ne se sentent pas une fois de plus floués (…) »









3 septembre 2010 Ã 19:32
» c’est parce qu’il n’est pas candidat qu’il peut oser mettre tout cela sur le tapis. » Ou peut-être, tout comme Ségolène Royal, et contrairement à tous les autres, parce qu’il n’a pas peur.
Et c’est rafraichissant!
3 septembre 2010 Ã 19:56
Bonjour Jean-Louis, bonjour à tous,
Françoise Fressoz aurait donc bien cerné dans les propos de l’entretien cette « colère contre les réflexes pavloviens du Parti socialiste » ?
- de l’unitaire qui s’affiche à l’université d’été. Mais de l’unitaire tout en apparence ?
- la colère montante dans le pays qui ne supporte plus les mines politiciennes affectées devant la catastrophe sociale, mais qui n’attendent en réalité que les plus belles places !
- l’impuissance des politiques soulignée par le zèle mis par les énarques à retarder contre toute logique l’échéance des primaires. Ils ne veulent pas avoir à prendre leurs responsabilités pour travailler à rendre au PS la force d’une véritable alternative pour 2012.
Ils ne voudraient pas de vagues ! Ils avanceraient à pas feutrés parce qu’ils ne méritent pas le pouvoir ! Mais ils voudraient, une fois n’est pas coutume, le subtiliser. Tristes sires s’il en est ainsi !
Amicalement.
3 septembre 2010 Ã 20:38
Excellent papier!
Sur le moment, excepté Libé et le Provençal, pas beaucoup d’écho dans la presse…qui semblait ne vouloir nous parler que » des candidats officiels du PS « !
3 septembre 2010 Ã 21:01
Bonsoir,
appréciant vos analyses, et n’ayant pas lu votre livre, je suis surpris quand même des commentaires du Monde ; vous semblez notamment dire en gros que la PS ne fiche rien . Naïvement, je pensais que depuis l’arrivée de Martine Aubry, le PS s’était réellement mis au travail. Mais encore une fois, ne voyant pas le PS » de près », ce que je dis c’est « vu de loin » .
Tout ça mérite d’être éclairci …
Cordialement
PG
4 septembre 2010 Ã 11:45
« S’il enrage, c’est pour une raison simple : c’est parce qu’il n’est pas candidat qu’il peut oser mettre tout cela sur le tapis. »
Françoise Fressoz me parait bien naïve .A sa place, j’aurais écrit:
« S’il enrage, c’est pour une raison simple : c’est parce qu’il a misé sur le mauvais cheval (Ségolène Royal) aujourd’hui quasiment hors course,alors qu’il espérait être son premier ministre, qu’il peut oser mettre tout cela sur le tapis… en espérant se remettre dans la course pour un maroquin prestigieux.
Simple opportunisme selon moi.
Humain, trop humain le Bianco… comme tous les autres!
Vilain petit canard? « Has been » plutôt.
4 septembre 2010 Ã 22:04
@PSchitt,
Le mépris c’est facile, si chacun faisait seulement le dixième de ce que font certains politiques pour la communauté…
Non, pas seulement humain, mais honnête, très honnête .
Quand à Ségolène Royal, ne prenez pas vos désirs pour la réalité.
4 septembre 2010 Ã 22:45
Il y a assurément au PS un créneau à prendre, et que personne d’autre que Jean-Louis Bianco n’est à même de prendre. J’irais jusqu’à dire qu’en remédiant à un certain « déficit de notoriété » peut-être, en tous cas pour le « grand public » (« déficit » imputable à la modestie naturelle de Jean-Louis Bianco, à son peu de goût pour se pousser lui-même en avant), il est tout à fait possible qu’une fois la machine enclenchée, les sondages le consacrent comme un – sinon le – candidat souhaité pour la présidentielle. Et tout bien réfléchi je n’en vois pas de meilleur à mon goût. Alliant toutes les qualités : compétence, expérience, qualités humaines, âge « ni trop jeune ni trop vieux », intégrité, etc. – un peu comme Delors en 95… Si seulement celui-ci s’était un peu « sacrifié », avait fait passer l’intérêt général avant son confort propre, peut-être… Il y a une notion de « sacrifice » là -dedans (en tous cas pour ceux qui ne sont pas obsédés par le pouvoir ou/et la mise en avant de leur propre personne (1)), il faut se faire un peu violence : dans le cas de Jean-Louis Bianco, il faudra surtout passer outre sa répugnance naturelle à se pousser soi-même du col.
(1) « Si on commençait par supprimer tous ceux qui ne peuvent respirer que sur une estrade » (Cioran, « Aveux et anathèmes »)
6 septembre 2010 Ã 20:13
La lecture de ton livre m’a beaucoup plu, notamment ton insistance sur les valeurs, l’importance de la démocratie à tous les niveaux, tes propositions concrètes contre les inégalités les plus provocantes, ta façon exigeante de faire de la politique, le souci permanent de la vérité…
Ton livre est un vrai programme de Président de la république et qui mieux que toi pourrait le mettre en oeuvre?
Je ne sais pas si tu en as très envie et si c’est « jouable »mais ce serait un vrai souffle d’air frais et responsable redonnant sûrement l’envie d’aller voter et confiance dans la politique à beaucoup de français.
Bien amicalement
Benoît
7 septembre 2010 Ã 22:42
Si J.L.Bianco y va, c’est sur que je fait campagne pour lui. Il faut le pousser. Il faut que Ségolène vle pousse.