Dialogue imaginaire entre François Mitterrand et Nicolas Sarkozy
Voici un dialogue que j’ai écris à la demande de Rue89
Nicolas Sarkozy : « Alors, François, t’es ok, on s’ tutoie ? »
François Mitterrand : « Comme vous voudrez »
NS : « Et comment tu vois … euh … comment vous voyez 2012 ? »
FM : « Le problème, ce n’est pas de changer de Premier Ministre. C’est vous qui devez changer. Pour une personne normale, c’est déjà très difficile. Et je crains que vous ne changiez jamais ».
NS, irrité : « Mais qu’est-ce que je suis supposé faire, à la fin ? »
FM : « Être Président de la République, c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi. Vous, vous faites exactement l’inverse. Au lieu de vous agiter, donnez du temps au temps. Arrêtez les formules grandiloquentes « Je serai le Président du pouvoir d’achat » ou « J’irai chercher la croissance avec les dents », formules qui sont inévitablement démenties par les faits. Une dernière chose : la jeunesse n’a pas toujours raison, mais la société qui la frappe a toujours tort. »
NS : « Mais mon coup avec les catholiques, quatre signes de croix à Saint-Pierre de Rome, c’était pas mal, non ? »
FM : « Je crois aux forces de l’esprit mais moi je n’ai jamais eu besoin d’en faire tout un plat »
NS : « Et en politique étrangère ? »
FM : « C’est très bien de mutualiser nos moyens avec les Anglais …si vous y arrivez vraiment. Mais n’oubliez pas les Allemands. Et, cela lui fera plaisir, arrêtez donc d’appeler la chancelière « Andjela » à l’anglaise. En allemand, on prononce « Anguela ».







14 novembre 2010 à 13:13
Il y a 50 ans, sur Radio-Luxembourg (ondes longues bien sûr), une petite émission du midi s’appelait « l’homme des Vœux », et permettait aux concurrents de gagner des cadeaux.
Aujourd’hui, sur toutes les chaînes de toutes les télévisions et de pas mal de radios, une séquence très fréquente se nomme « l’homme des Je Veux ». Elle n’a pas pour but de faire gagner, mais de faire perdre. Cependant, elle donne l’apparence d’être très populaire, puisqu’elle continue à ravager le PAF, ce concept audiovisuel qui met KO le français moyen au lieu de le renseigner. C’est Obélix sans la truculence joviale, c’est le bâton sans carotte, le lance-pierre (renommé flashball) en guise de négociation, l’anti-gang recyclée en anti-jeunesse, l’arrogance qui tient lieu de légitimité, l’échec érigé en victoire de la mondialisation perverse.
Passons à autre chose, vite !
14 novembre 2010 à 13:39
Tout-à fait hors de propos, j’espère que mon petit envoi ne s’est pas perdu….. (cas d’un homonyme, par exemple)
14 novembre 2010 à 16:42
Bonjour Jean-Louis, bonjour à tous,
On y reconnaît bien le trait d’esprit incisif de François Mitterrand qui fut toujours poli et équilibré dans ses réparties.
Pourtant, dans ce dialogue imaginaire, il lui a fallu garder tout sa « force tranquille » pour ne pas administrer la fessée carabinée que mérite ce titi narcissique et effronté.
Puisque le pays s’est offert le clinquant d’un tel chef d’état, une réforme majeure s’impose : réintroduire les leçons d’instruction civique à commencer par le haut de la France des bassesses en tout genre. Peut-être qu’ainsi à la fin nous y retrouverions nos valeurs authentiques.
Amicalement.
16 novembre 2010 à 5:06
très joli ce petit dialogue!
Evidemment, on se demande si c’est FM qui répond ou tout simplement JLB. Ca ferait un beau débat en mai 2012, non?