Drogues – Salles de consommation à moindres risques : contribution au débat
Je vous invite à lire le texte ci-dessous de Daniel Vaillant concernant les salles de consommation à moindres risques pour les usagers de drogue.
Intéressant !
« Monsieur le Maire de Paris,
Mesdames, Messieurs les Conseillers de Paris,
Dans ce débat sur les centres de consommation à moindres risques pour les usagers de drogue, je souhaite simplement vous livrer ce matin la position réaliste et ferme du maire d’arrondissement que je suis, un arrondissement où, chacun le sait, certains quartiers sont confrontés à l’insoutenable problème sanitaire et social que pose l’usage de drogue.
Vous le savez, en effet, plusieurs secteurs du 18ème, comme dans d’autres arrondissements du Nord Est parisien doivent faire face, au quotidien, aux dommages liés aux usagers de drogue.
Notre responsabilité d’élus est de trouver des réponses à ces problèmes sanitaires et sociaux qui sont aussi, il faut le dire, source de tension et d’insécurité dans les quartiers concernés !
Il convient, pour cela, d’inventer des dispositifs innovants, pour répondre avec pragmatisme, sans a priori, aux attentes des habitants et à la misère socio-sanitaire des usagers !
Cette proposition de centre de consommation répond selon moi à cet objectif et doit permettre de soulager les riverains, d’amener les toxicomanes vers le soin, et de renforcer pour la police la priorité de son action vers la lutte contre les trafics.
Tout d’abord ces centres permettraient de prévenir les dommages sanitaires qui frappent les usagers de drogues et constitueraient un moyen efficace d’atténuer les risques pour les toxicomanes en les accompagnant vers une prise en charge de soins, pour sortir de l’addiction et non pour s’y maintenir. Ils seraient aussi le moyen de suivre ces populations à risques.
Ces salles de consommation auraient un autre avantage qui touche, cette fois, à l’intérêt général. Elles visent en effet à répondre aux attentes des habitants excédés par les nuisances occasionnés par certains comportements, sans parler, mais cela va de soi, de la protection contre les risques, avérés ou supposés, de contamination pour les riverains.
Nous sommes toutes et tous ici, en tant qu’élus, saisis régulièrement par des habitants, un syndic de copropriété, une association sur une seringue laissée dans une cage d’escalier, dans un local à un vélo, ou sur les nuisances en tous genres générées par des poly-toxicomanes et la présence d’une scène ouverte.
Face à ces dommages le réalisme s’impose !
L’irresponsabilité que certains dénoncent ici aujourd’hui est bien dans le camp de ceux qui prônent le statu-quo et donc le laxisme!
Il faut à la fois réprimer plus sévèrement le trafic de drogue et mener une politique de réduction des risques sanitaires : un progrès a, à ce titre été accompli, à travers les distributeurs de seringues mis en place par la droite du temps de Michèle Barzach. A ce sujet, Monsieur Goujon, lorsque vous vous félicitez du succès de ces distributeurs, je ne vous fais pas, comme vous nous le faites, le procès de favoriser la consommation.
Il faut donc aujourd’hui aller plus loin. C’est le sens de l’initiative de notre municipalité au travers de ce vœu que je soutiens pleinement. Je suis donc favorable à l’expérimentation de lieux où un personnel médical qualifié conseillerait soignerait et essaierait de dissuader les consommateurs de drogues dures. L’objectif est bien de faire baisser la consommation et non de l’encourager.
Cette proposition expérimentale doit être considérée comme un outil supplémentaire pour lutter contre les drogues, diminuer les risques, orienter les usagers vers les filières de soin et soulager les riverains confrontés aux nuisances liées à la toxicomanie.
A ce titre, je souhaite personnellement l’installation de ce type de structure dans un lieu visible, plutôt une artère traversant deux ou trois arrondissements, plutôt qu’en cœur de quartier.
Et pour que cette mesure soit pleinement efficace, il faut également éviter toute forme d’amalgame et de simplification du débat.
Cela suppose, bien sur, d’exclure les consommateurs de cannabis de ces centres. Il est clair que l’usage du cannabis en France peut et doit faire l’objet d’un traitement à part et d’une politique différente.
A l’autre extrême dans l’échelle des drogues, il faut aussi, je pense, exclure du champs d’action de ces centres, la plus dure et la plus dangereuse des drogues actuelles, je veux parler du crack, pour lequel des dispositifs spécifiques doivent être trouvés.
Vous le voyez, chers collègues, c’est donc une démarche pragmatique, raisonnée, partenariale et responsable qui m’anime sur ce sujet.
Face à l’usage des drogues, nous sommes aujourd’hui, dans nos quartiers, en situation de non assistance à personne en danger, et au-delà des clivages politiques, j’en appelle à un consensus responsable et humaniste.
Je vous remercie.
Daniel Vaillant »







2 novembre 2010 à 21:11
Pas mal l’idée mais… quand est-ce que les socialos vont inventer les salles de consommation à moindres risques pour les usagers de pinard?
Moi du gratos, Je suis preneur. Tous les jours même.
Et du bon, pas du gros rouge qui tache!
Au nom de l’égalité des citoyens. Non mais!
2 novembre 2010 à 21:57
@ Jojo,
J’avais déjà répondu à ce même texte sur le blog de Najat VB il y a deux mois ou plus.
Voici donc une copie de la réponse que je t’y avais postée, et qui t’as sans doute échappé :
@ Jojo,
1) Attention, il n’a pas forcément été question de gratuité : dans les pays où de tels centres sont ouverts, les « patients » viennent avec leurs « provisions ».
( Il faudra donc examiner la légalité ou non de transporter ce genre de « provisions » sur la voie publique. Et rendre impossible tout risque de dérapage, comme revente,…
Tu vois qu’il y a du boulot, des trucs à discuter, à mettre au point,…)
2) Pour d’autres assuétudes ( alcool dont tu parles, tabac,…), tu peux toujours faire des propositions similaires, en tenant compte de cet objectif impératif :
« … nous parlons d’un système de prise en charge des toxicomanes dont l’objectif est bien le soin et le sevrage. »
3) Je comprends évidemment très bien ton « coup de gueule », parfaitement mis en valeur par ton humour de bon aloi.
Evidemment, ce genre de truc va coûter. Combien ? A calculer…
Mais il va aussi rapporter à moyenne et plus longue échéance : si cela devient vraiment efficace dans la lutte contre la toxicomanie, ça fera de sacrées économies pour la sécu ( maladie, invalidités,…)
Cet accompagnement sera-t-il « rentable » à la longue ? Des spécialistes peuvent se lancer dans les calculs.
Tu vois qu’il y a matière à discussion.
10 octobre 2011 à 17:03
Corps du messageBonjour Madame, Monsieur,
Etant d obediance socialiste je me permets de vous contacter et vous soumettre un programme politique Je mets au defi tout les economistes du Monde de demonter ma these que je vais vous soumettre dans ces grandes lignes
La crise Mondiale est une crise de la dette en suivant mes conseils la France peut devenir le premier creancier et prendre une avance qu aucun pays ne pourra rattraper
Explications:
Savez vous qu un credit immobilier coute de 200000 euros coute sur 20 ans au client au bas mot 92080 d interet avec des mensualites a 1217 euros taux du credit 4.05
Or si le client injecte 10000 euros sur le capital ces mensualites seront de 1156 le cout du credit de 87440 euros
Et ceci est capital car si le client revient a sa mensualitee initiale de 1217 euros la duree du credit sera de 18 ans
Si vous etes d accord avec ca tout ce que je vais vous dire va transformer la vision des choses
En effet en aplliquant ce mecanisme simple et reel et adaptable a chaque cas le client peut devenir en maximum 10 ans proprietaire et pour les audacieux 5 ans
Des lors tout change car les banques Francaises soit en dit en passant sont des escrocs legalises verront leurs encours de credit diminué et auront des clients d autant plus solvable que leurs premiers biens sera payee. Mieux encore ces memes clients pourront investir dans l immobilier ceci est essentiel dans mon programme d ou l encadrement des banques . Or si les clients investissent dans la pierre on creera des logements nouveaux la creation de logements creent de l emploi L emploi reduit les deficits L offre de logements etant plus grande les prix du logement ne s envoleront plus.
Attendez c est pas fini
Chaque credits aujourd hui est associes a une assurance 0.35 % en moyenne Sur un pret a 200000 euros le cout de l assurance s elevent a 50 euros par mois environ( chiifre approximatif mais c est le principe qui compte) En prenant des chiffres bien en dessous de la realitee
20 millions de credits immobiliers en France
cout moyen des credits 200000 euros cela represente avec une assurance credit obligatoire 0.35 % soit en euros pour un credit de 200000 euros 50 euros par mois.
Si on multiplie les 20 millions de credits immobiliers par 50 euros cout de l assurance On obtient accrochez vous 1 milliards d euros par mois 12 milliards par an et sachez que ces chiffres sont bien en dessous de la realitee
Deuxieme point important pour mon programme l etat Francais devrait creer sa propre assurance credit un peu plus chere pour recuperer de l argent et combler les deficits surtout avec cette argent celui de le securite sociale il me semble Par contre l assurance credit etant plus chere elle devar couvrir le citoyen a 100% des risques de la vie quotidienne chose que ne font pas les banques et assureurs aujourd hui L etat diminue ces deficits tres rapidement les banques renforcent leurs solvabilitees On peut commencer a parler d avenir
En effet moins de deficit on peut penser a diminuer les charges des entreprises ce qui peut les rendre plus competitives mieux encore les salaires peuvent augmenter
Mais attendez c est pas fini Mieux encore l assurance credit d etat va permettre d utiliser au mieux l outil que l etat possede les hopitaux ce qui pourra augmenter les actes des chirugiens qui ayant plus d intervention programmee seront augmentees mecaniquement et seront moins tenter de fuire l hopital pour aller dans le prive…
Apres j arrete
Point tres tres important pour pousser les gens a rembourser tres vite leurs credits l etat doit les inciter Comment
Il faut se servir de l impot et imposer des regles
Exemple celui qui payent 3000 euros doit rembourser sont credit en maxi 10 ans taux du credit exemple 3.75 le taux doit etre plus cher qu un credit de 20 pourquoi
Au final celui qui rembourse sur 10 ans meme avec un taux plus cher verra son cout du credit moins eleves Sympa l etat permet de faire gagner plus d argent au riche Mieux encore la personne au revenu modeste pourra investir sur 20 25 ans avec un taux inferieur a celui qui rembourse vite Justice sociale le riche devient de plus en plus riche mais permet aux pauvres d acceder a la proprietee car ils concedent de payer plus cher son taux de credit et reste gagnant car ils paiera moins cher le cout du credit C est fou car ceci est l inverse des fondements economiques d aujourdhui A savoir Madame Monsieur que je suis un homme d affaire et j ai applique ces mesures a mes salaries en dix ans ils auront entre 3 et 5 appart de payes Certains au bout de 5 ans ont deja paye 1 a deux biens
Je peux vous exposer ma theorie et la defendre devant n importe quel economiste
Mes coordonnees 0665509978
mail amar.khaznadji@yahoo.fr
Sans reponse de votre part je me permets de diffuser ma theorie aux medias via mes connexions Vous avez la primeur de ma theorie car je suis socialiste
A tres vite
Amar Khaznadji