Le nageur et Barbara
Les Jeux Olympiques sont l’occasion d’un déferlement de nationalisme et de fierté nationale. Moi, j’aime bien, si c’est bon enfant et dans le respect des autres.
J’ai aimé, dans la cérémonie d’ouverture le côté excentrique (James Bond et la reine en hélicoptère), la capacité d’auto-dérision et l’hommage rendu aux travailleurs, et pas seulement aux inventeurs, qui ont fait la Révolution industrielle.
Au moment des cocoricos sur les médailles d’or des nageurs français (le mot convenu serait bien entendu nos nageurs), j’ai appris avec beaucoup de plaisir que,dans la chambre d’attente, au lieu de se frapper les pectoraux d’un air macho et pénétré, il arrivait à Yannick Agnel de fredonner un air de Barbara…








31 juillet 2012 à 15:12
http://owni.fr/2012/07/30/jo-2012-bienvenue-en-dystopie-cyberpunk/
et cet aspect de l’olympisme qu’en pensez-vous
1 août 2012 à 1:38
« Si la photo est bo-o-ne
Qu’on m’amène ce jeune ho-o-me » !
5 août 2012 à 13:17
on ne le croirait pas…mais…dans cette torpeur olympique…il y a des gens qui travaillent:
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2012/08/michel-barnier-lunion-bancaire-sera-compl%C3%A8te-en-2013.html
Encore…un montagnard..!
5 août 2012 à 20:33
Et pendant ce temps là, il joue à quoi, Rabajoy ?
http://www.atlantico.fr/decryptage/ete-meurtrier-multiples-incertitudes-zone-euro-definitivement-affoler-marches-christian-boissieu-440397.html
Extrait :
« … Les Espagnols ont obtenu une aide européenne pour recapitaliser leurs banques, mais n’ont rien reçu en faveur de l’Etat, au contraire de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande. Car même si le spread est élevé – plus de 7% – le pays ne veut pas, pour des questions d’orgueil, faire appel à… »
L’Espagne a eu le culot d’aller braire chez l’Europe pour qu’elle « recapitalise ses banques ». Qui empruntent à 0,5 %…ce qu’elles vont lui reprêter à 7 %.
1) Les banques jouissent jusqu’en janvier 2013 (et prolongations éventuelles) d’un crédit illimité à un taux record de 0,5 % à la BCE. Je ne vois donc pas pourquoi Rabajoy emmerde les Etats quand la planche à billets tourne à la demande…sauf pour les Etats.
2) Les banques, je les emmerde. En long, en large et en travers. Elles n’ont plus de liquidités ? Et bien, qu’on les liquide. A commencer par Goldman Sachs. Et qu’on ramasse, en nationalisdant par confiscation, comme proposait Nathalie Arthaud, les morceaux encore comestibles.
6 août 2012 à 19:20
Il n’y a pas photo, évidemment, Gérard.
Tout montagnard qu’il est, Barnier….ou Rajoy…ou Sarkozy (qui reprendrait bien du8 servie, paraît-il), c’est la même eau….
Un machin de plus à bruxelles pour « contrôler » 6000 banques par des…banquiers et les garantir de toutes leurs manipulations…
Ce n’est pas cela qui va changer les souverainetés de fait….
http://www.lalibre.be/economie/entreprise-emploi/article/753639/le-geant-total-doit-beaucoup-a-la-belgique.html
http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/747977/gdf-suez-regrette-et-suspend-sa-decision.html
8 août 2012 à 13:24
Tu as bien raison, évidemment, Gérard, pour les banques…et tous les fauves qui viennent boire avec à l’oasis…
Ça y est, Bankia, – un agglomérat de banques espagnoles soit-disant fusionnés pour se retructurer mais (mis?) en faillite retentissante et repris par l’Etat il y a peu, va recevoir une petite avance de 30 milliards d’euros (sur 100 au total) pour « écarter le fantasme de son insolvabilité »….
Pendant ce temps, ou plutôt pour satisfaire les « aidants », on annonçait hier que les « sans papiers », – ils sont 150.000 en Espagne, devront payer plus de 700 euros par an pour être assurés des soins de santé…
J’espère qu’il revront un « reçu », pour ça…Cela leur fera au moins …un papier….
C’est évident que ce n’est pas de cela que je parle quand je dis que « cette fois », il faut sauver l’Espagne.
L’Espagne, en ce moment, c’est l’Europe..!
En particulier pour le peu de souveraineté qui reste aux peuples.
8 août 2012 à 15:45
Ce n’est pas l’image que j’ai du sportif de haut niveau, celle du macho qui se frappe les pectoraux d’un air pénétré.
Un sportif de haut niveau peut prétendre à des performances « hors normes », car il a des aptitudes physiques et physiologiques que les autres n’ont pas, c’est un premier critère.
Mais beaucoup plus caractéristique est son profil psychologique. Et là, pas de satisfaction de soi; si égo il y a, c’est pour céder à une surenchère toujours réévaluée de l’effort à accomplir et du résultat à obtenir. Plus que d’un égo c’est d’un surmoi tyranique qu’il s’agit. Le sportif de haut niveau, esclave d’une nécessité incoercible à « produire », à se réaliser (un peu à la manière des artistes, des créateurs), doit en permanence tenter l’exploit (cela rappelle aussi le névrosé obsessionnel toujours à la recherche d’une perfection, d’un idéal).
Un jour, j’ai entendu un conférencier, psychanalyste et sportif de haut niveau, bien placé pour souligner le plaisir particulier que provoque l’effort intense à la limite de la souffrance. C’est un autre moteur.
Ce programme n’est pas de tout repos. Le sportif de haut niveau est souvent admirable, il peut être agaçant; il faut parfois le plaindre.
Quand il s’agit de jeunes qui présentent ces qualités, il y a plus de bénéfice à les accompagner dans leur voie, en essayant de limiter les inconvénients, que de les priver d’une possible très grande satisfaction et de les laisser dans la frustration.
Le sportif de haut niveau est souvent une belle personne; il est rarement content de lui. Toujours plus, toujours plus…C’est aussi le mal du siècle.