Archive pour décembre 2010

Quelqu'un m'a ditmeilleurs voeux

mercredi 29 décembre 2010

Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir

Mahmoud Darwich

Quelqu'un m'a dit« Mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche »…

vendredi 24 décembre 2010

Article de Francis Brochet paru dans Le Progrès, à Lyon :

« La sagesse populaire le sait bien, mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche. Voyez Rama Yade, dont nul ne songe à nier l’intelligence, mais qui paraît avoir décidé de jouer sur notre scène politique le personnage de la splendide résistante, victime superbe du froid pouvoir masculin. Songez qu’elle a osé plusieurs fois se lever pour dire ‘non’ au Prince, et qu’elle en a été durement punie: reléguée à un secrétariat d’Etat, puis condamnée à travailler sous les ordres de Roselyne Bachelot, et aujourd’hui exilée sous la Tour Eiffel, dans les sombres bâtiments de l’Unesco où l’on a vu disparaître plus d’une excellence… ‘C’est énorme’, a commenté la belle rebelle, avant de faire ses valises. Souhaitons-lui une traversée du désert très rapide, pour retrouver bientôt notre Rama Yade plus séduisante que jamais, gracieuse et résiliente. »

Quelqu'un m'a ditSocialiste!Maudites Moody’s & Co.

jeudi 23 décembre 2010

Je vous recommande cet article de Martin Kettle, paru dans The Guardian :

Sur les 46 millions d’habitants que compte l’Espagne, combien seraient capables de vous parler de l’Allemande d’âge moyen qui tient aujourd’hui entre ses mains leur souveraineté démocratique, qu’ils ont acquise de haute lutte, et leur avenir économique ?

Une femme dont les avis détermineront si des millions d’Espagnols courageux pourront garder leur emploi, s’ils pourront rembourser leurs crédits immobiliers en 2011 et au-delà ? Et dont le verdict négatif sur l’économie espagnole accoucherait non seulement d’un programme de mesures d’austérité qui ferait pâlir ceux déjà imposés à la Grèce et à l’Irlande, mais qui risquerait même de sonner le glas de la zone euro elle-même ?

Bien peu, est-on en droit de supposer, puisque cette Allemande d’âge moyen qui joue à Dieu avec l’une des plus grandes nations d’Europe n’est pas Angela Merkel. La chancelière allemande occupe une position clé dans la bataille pour défendre l’Espagne, qui se livre une fois de plus aujourd’hui à l’occasion du sommet des chefs de gouvernement de l’UE à Bruxelles. Or, ce n’est pas de Merkel que va dépendre la vie des Espagnols pendant la prochaine décennie ou plus.

La femme dont les diktats plongent l’Espagne dans l’inconnu

Cet honneur revient plutôt au personnage mystérieux qu’est Kathrin Muehlbronner, polyglotte et diplômée de l’université de Tübingen qui, est-on tenté d’ajouter, exerce sur la vie de l’Espagne une influence plus réactionnaire que toute autre femme depuis que la reine Isabelle a chassé les Maures, expulsé les juifs et placé l’Inquisition au cœur de la nation, il y a de cela plus de cinq siècles.

Comment ? Muehlbronner est vice-présidente et principale analyste des risques souverains, spécialiste de l’Espagne pour l’agence de notation Moody’s. Ce qui fait d’elle la femme dont les diktats peuvent plonger l’Espagne dans l’inconnu en déclarant simplement que la cinquième économie d’Europe ne mérite plus sa note d’Aa1.

Cette semaine, Muehlbronner a manqué tirer sur le levier susceptible de faire tomber l’Espagne par la trappe d’une salle de tortures fiscale dont Torquemada en personne n’aurait pas eu à rougir. « Moody’s pense que les risques baissiers sont tels qu’il est normal de réviser éventuellement à la baisse la note de l’Espagne », a lancé Muehlbronner, la main sur le levier — à la suite de quoi et l’euro et la bourse ont flanché. Peu après, elle relâchait son emprise. « Moody’s ne pense pas que la solvabilité de l’Espagne soit menacée, » a-t-elle concédé, tandis que l’euro et les marchés se reprenaient en chancelant.

Pourquoi mettre un genou à terre devant Dame Muehlbronner ?

Moody’s pense ? Mais, dites-moi, qui a élu Moody’s ? Quels traités a signé Moody’s ? Sur quoi nous fondons-nous pour mettre genou en terre devant Dame Muehlbronner ? Je n’ai rien contre elle. En revanche, j’ai franchement quelque chose contre la prédominance et l’influence de la culture de la notation, dont elle est un porte-flambeau montant.

Car, alors que les pays de la planète se débattent pour s’extirper du krach financier mondial, Moody’s et ses deux principaux concurrents, Standard & Poor’s et Fitch, ne sont pas des acteurs neutres et objectifs qui n’auraient d’autre souci que de superviser avec intelligence les marchés.

Nous traitons les agences de notation comme s’il s’agissait d’arbitres. Elles ont même leur place dans certains des systèmes de réglementation concoctés à la hâte. Alors qu’en réalité, ce sont des acteurs, et pas seulement des acteurs, mais des spéculateurs. Ainsi, quand le crédit était en pleine expansion et bon marché dans les années 90 et 2000, quiconque émettait des obligations se voyait gratifié systématiquement de triples A.

Moody’s, a commenté le chef de la commission d’enquête fédérale sur la crise mise en place par Barack Obama, était une “usine à triples A”. Avec pour résultat que, depuis les prêts hypothécaires à risque jusqu’au marché obligataire lui-même, le système était submergé de produits financiers monstrueusement surévalués, tous garantis par ce qui était finalement des notes tout aussi dépourvues de valeur.

Le processus kafkaïen des notations personnelles

La malédiction de la culture de la notation dans l’économie personnelle n’en est encore qu’à ses débuts en Grande-Bretagne. Mais elle a gagné en puissance, continue à s’étendre et devrait être endiguée. Quiconque est familier de la culture de la notation personnelle aux Etats-Unis, qui a engendré la culture du risque souverain, sait qu’elle procède de façon kafkaïenne.

Si, aux Etats-Unis, vous faites une demande de carte de crédit sans disposer d’une bonne note d’une agence américaine, non seulement on vous refusera une carte, mais votre note en pâtira, et il vous sera donc encore plus difficile d’obtenir le crédit dont vous avez besoin. Soyez en retard de paiement pour quelque raison que ce soit, et l’agence vous considèrera comme un risque — ce qui lui vaudra d’être payée par les banques pour la peine. Comme dans toutes les activités bancaires et de prêt partout dans le monde, un système où il suffit de cocher des cases sur un ordinateur s’est substitué à l’individu.

Il en va exactement de même, mais à une tout autre échelle, dans le monde du risque souverain. Toutefois, là, les agences se prononcent sur la gestion des économies de peuples libres et souverains. Pourtant, le problème dans le monde de la dette souveraine est aussi, sous certains aspects, une version surdimensionnée du problème que connaît le monde de l’économie personnelle.

Tout comme la dette personnelle, alimentée par le crédit, est partie en vrille parce que l’on ne trouvait plus de grands banquiers qui connaissaient les gens et le coin, capables de prendre des décisions intelligentes sur des cas particuliers, le monde de la dette souveraine a aujourd’hui perdu tout sens commun et toute équité dans ses relations avec les nations.

L’assaut des marchés contre les nations et les peuples

Dans la vraie vie, l’histoire est affaire d’êtres vivants. Dans le monde illusoire des agences de notation, l’histoire est une question de chiffres. Au-dessus de la ligne : bien. En dessous : pas bien.

Quand on conçoit l’histoire comme une aventure humaine, on ne peut que partager la douleur de l’Irlande humiliée par les marchés. Mais il est scandaleux d’imaginer qu’une grande nation comme l’Espagne — pour la liberté de laquelle des amis de mes parents se sont battus et sont morts — puisse être mise à genoux par le caprice d’une poignée de directeurs trop payés devant leurs écrans d’ordinateur. Comment osent-ils ?

Les agences de notation ont pris la tête d’un assaut des marchés contre les nations et les peuples. Nous devons les faire plier sans pitié si nous le pouvons. C’est ce que prévoit entre autres le nouveau plan de l’Allemagne pour la zone euro. C’est pourquoi, quels que soient ses défauts, nous devrions à chaque fois soutenir Frau Merkel contre Frau Muehlbronner.

Les débats du blogSocialiste!Le Mediator

mercredi 22 décembre 2010

Le Mediator est-il en train de devenir un scandale sanitaire majeur ?

Cette fois encore, essayons de dégager des idées claires :

1) La vérité sur ce qui s’est réellement passé doit être établie, et vite. Quand j’étais Ministre des Affaires sociales j’ai eu la responsabilité d’essayer de comprendre, et de faire savoir, comment le scandale du sang contaminé avait pu arriver, des années plus tôt. L’Inspecteur général Lucas, que j’avais chargé de l’enquête, a pu avoir accès à tous les documents, y compris des compte-rendus de conseils des ministres, qui sont d’ordinaire tenus secrets. Ce rapport a èté très vite publié dans son intégralité. Les mesures qui devaient être prises l’ont été très vite, y compris l’indemnisation, certes imparfaite, des victimes.

2) Sans revenir sur l’enchaînement des responsabilités ni sur les jugements qui ont été prononcés dans ce drame, j’en ai tiré une conclusion, qui vaut pour toute action politique : être attentif avant tout aux voix divergentes ou isolées. Le plus souvent, cela ne sert à rien, mais dans  les quelques cas où ces avis sont justifiés, ils peuvent être décisifs pour éviter ou pour prévenir une erreur grave ou un drame.

3) Mettons à part les cas de corruption, ou de « conflits d’intérêt » comme on dit pudiquement pour signifier le poids d’intérêts personnels ou privés face à l’intérêt général. Personne ne peut dès aujourd’hui affirmer qu’il y en a eu dans le cas du  Mediator. Mais tirons-en une conséquence immédiate, puisque le risque existe évidement en matière de santé, mais dans d’autres secteurs aussi. Organisons  sans délai un débat public pour purger le plus possible de tout risque de ce type les agences ou organismes de contrôle, dans tous les domaines.

4) Regardons de près toutes les affirmations qui circulent avant de nous faire juges d’un procès qui n’est pas encore instruit. Par exemple : comment a été établi le chiffre terrible de 2.000 victimes : preuve ? présomption ? Extrapolation ? Ne condamnons pas a priori les ministres. Ils affirment qu’ils n’étaient pas au courant, cela peut surprendre, mais n’est pas impossible.

5) Il faut que toutes les parties prenantes « balaient devant leur porte » : est-il normal que des médecins, a priori en nombre, aient pu prescrire un tel produit à des patients présentant uniquement une surcharge pondéral ? Un médicament doit toujours être évalué en termes de bénéfice/risque et, bien évidemment aucun risque ne vaut d’être encouru si la pathologie à traiter est bénigne.

Les débats du blogAéroports bloqués : un manque incroyable de communication

mardi 21 décembre 2010

Ce matin, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France, déclarait : « Bien sûr on présente toutes nos excuses à tous les passagers parce qu’on ne peut pas trouver assez de chambres à Roissy. On en a trouvé 4.000, on ne peut pas en trouver plus (…) On fait le maximum. La conjonction avec un départ en vacances est extraordinairement difficile (…) Ce matin, les vols redémarrent mais si un autre épisode neigeux se présente, évidemment on aura de nouveau des difficultés (…) je ne suis pas météorologiste ».

Des dizaines de vols ont été annulés, des attentes interminables, des sites Internet inaccessibles, des centraux téléphoniques surchargés ou des listes de passagers bousculées :  les compagnies aériennes auront bien du mal à redorer leur blason après la pagaille de ces derniers jours.

Qui plus est, les deux dernières vagues de neige auraient coûté de 25 à 35 millions d’euros uniquement à Air France.

Mais une mesure qui ne coûte rien aurait été particulièrement bienvenue : la communication.

L’absence totale de communication et le manque d’informations liées à la circulation des avions est effectivement la principale critique formulée par les passagers. Les compagnies aériennes n’ont visiblement pas suffisamment assisté les voyageurs en transit ou en provenance de la province et des passagers ont été bloqué trois jours dans les aéroports parisiens.

Informer, toutes les demies-heures par exemple, les voyageurs permettrait de montrer que leur situation est suivi de près et que tout est fait pour les prendre en charge. Cela ne coûte rien et c’est une marque de respect appréciable.

Quelqu'un m'a ditVu de Haute ProvenceLes Conseils généraux sont au bord du gouffre

mardi 21 décembre 2010

« Les contribuables locaux que nous sommes ne peuvent plus payer seuls les surcoûts d’une politique nationale. A force de nous transférer des charges sans avoir en face les recettes, salve il arrive un moment où le budget ne passe plus ! »

Comme le rappelle le Canard Enchaîné, le secrétaire général de l’assemblée des départements de France (ADF) et sénateur UMP Bruno Sido a tenu un discours d’opposition quasi révolutionnaire le 9 décembre, lors de la session budgétaire du Conseil général de Haute-Marne qu’il préside.

Exemple de douloureuse, cité par le sénateur en rogne : les dépenses de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) sont passées dans son département de 9 millions d’euros en 2002 à 21 millions en 2010 …

Plus généralement, la différence entre les sommes dépensées par son conseil général et les recettes versées par l’Etat atteignent aujourd’hui 64 millions.

Étant moi-même président de Conseil général, je ne peux que confirmer que nous sommes « au bord du gouffre ».

Socialiste!À propos de WikiLeaks

lundi 20 décembre 2010

Quelle histoire ! Et quel psychodrame ! Essayons d’y voir plus clair.

1/ Est-ce qu’on apprend quelque chose dans ces « révélations » ? Oui, y compris je crois les spécialistes. Je n’imaginais pas, par exemple, la violence de la crainte suscitée chez certains dirigeants arabes par la perspective d’un Iran doté de l’arme atomique.

2/ Pour autant, si ces télégrammes sont à déguster parfois avec gourmandise, ils ne bouleversent pas notre vision du monde. Et il ne faut pas en exagérer l’importance. Ce ne sont que des compte-rendus, ou des opinions, d’ambassadeurs américains, qui ne contiennent pas à eux seuls la diplomatie américaine où celle du pays où ils sont en résidence.

3/ Est-ce une démonstration du formidable pouvoir d’internet ? Pas seulement. Pour choisir, comprendre, analyser, « contextualiser » comme on dit, il ne suffit pas d’avoir les matériaux bruts. C’est précisément là où on retrouve le rôle du journaliste, qu’il soit sur internet ou dans les media classiques.

4/ Est-ce une victoire de la transparence comme beaucoup le disent ? Oui. L’internet a bouleversé les conditions de l’information et en a ouvert l’espace. Il a réduit le champ du secret. Mais il n’est évidemment pas exempt de dangers. La manipulation ou la fausse rumeur prennent une extension planétaire. L’instantanéité de l’information accroît parfois le manque de recul et de perspective qui caractérise notre époque.

5/ Hubert Védrine a-t’il eu raison d’attirer l’attention sur les dangers pour la vie sociale et démocratique de la transparence sans limites ? Oui, sans doute. Il faut définir des garanties pour le secret personnel, familial, médical, industriel, économique …

Mais à une condition : que l’objectif global demeure bien plus de transparence et non pas moins de transparence. Pas plus que la transparence, le secret n’est une fin en soi. Et il doit être limité plutôt qu’encouragé.

Il n'y a pas que la politique!Le bonheur par des temps éloignés du bonheur

dimanche 19 décembre 2010

J’ai beaucoup aimé ce titre, d’un auteur, Wilhelm Genazino, que je ne connais pas.

N’est-ce pas tout un programme ?

Socialiste!Comment réduire le déficit commercial de la France ?

samedi 18 décembre 2010

Notre déficit commercial depuis plusieurs années est préoccupant. Il révèle une faiblesse de notre compétitivité.

Bonne nouvelle : il a diminué en octobre d’environ 1 milliard d’euros.

Pourquoi ? Parce que les grèves ont ralenti l’activité des raffineries, donc l’importation d’hydrocarbures !

Quelqu'un m'a ditSocialiste!Socialistes

vendredi 17 décembre 2010

« Nous sommes le socialisme, sick levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tout à faire, alors faisons le, nous sommes les socialistes, tous ensemble. »

Jean Jaurès