Archive pour la catégorie ‘Croire à l’Europe’

Vers un rapprochement des socialistes français et allemands en 2011

Mardi 18 janvier 2011

Vous trouverez ci-dessous la retranscription d’un article que j’ai publié dans la Revue Socialiste de l’Ours dernièrement. N’hésitez pas à le commenter.

« Même si le fil n’a jamais été rompu, nous assistons aujourd’hui à des retrouvailles entre socialistes allemands et français. Le Parti Socialiste Français (PS) et le Parti Social-Démocrate Allemand (SPD) ont toujours poursuivi les mêmes objectifs d’émancipation, de justice et de progrès social.

Mais nos différences viennent d’une longue histoire. Le souvenir de la division de la SFIO aux lendemains de la Première Guerre mondiale est fort. En 1914, un nombre important de partis de la Seconde Internationale (SPD en Allemagne, SFIO en France) soutiennent activement ou passivement leurs gouvernements respectifs engagés dans le conflit. Des minorités s’opposent alors à la guerre, comme la « ligue spartakiste » en Allemagne et le « Comité pour la reprise des relations internationales » en France. La plupart des opposants à la guerre seront progressivement exclus de la « social-démocratie » (notamment l’USPD en Allemagne). Cette scission donne naissance entre 1915 et 1921 aux partis communistes dans toute l’Europe. Dès lors, la social-démocratie devient pour certains un terme péjoratif, les communistes qualifiant les sociaux-démocrates de « social-chauvins » pour avoir accepté la guerre de 1914-1918, et de « sociaux-traîtres », car « déviationnistes » par rapport au marxisme. Le terme de social-démocratie est alors assimilé à une dérive droitière ou centriste.

Lire le reste de cet article »

« Quand l’Islande réinvente la démocratie »

Vendredi 7 janvier 2011

« Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet. »

Nous pourrions en tirer quelques leçons également !

Je vous invite à lire l’article complet sur le site CADTM.

L’ ACTA divise le Parlement européen et met en danger la protection des libertés fondamentales

Mercredi 1 décembre 2010
l' acta divise le parlement europeen, et met en danger la protection des libertes fondamentales

A quelques voix d’écart, le Parlement européen a adopté cette semaine la résolution de la droite européenne sur l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA). La résolution déposée conjointement par les députés socialistes, libéraux, verts et communistes a manqué seulement de 16 voix pour être adoptée, laissant donc le Parlement européen profondément divisé sur ce dossier crucial pour la protection des libertés fondamentales des citoyens. Le texte adopté par la droite se refuse à critiquer le processus d’élaboration de l’ACTA, et son impact potentiel sur l’environnement numérique (liberté d’expression et respect de la vie privée en ligne, innovation) et l’accès aux soins

Conçu à l’origine pour enrayer le développement de la contrefaçon à l’échelle mondiale, cet accord conclu finalement avec seulement 10 pays (et en l’absence notoire de la Chine) propose des solutions dangereuses à de nombreux égards.

Comme le rappelle Kader ARIF, porte-parole des socialistes européens sur ce dossier « la Commission européenne a négocié un accord dont elle ne maîtrise pas les conséquences, ou pire, dont elle ignore délibérément l’impact sur les citoyens et leurs libertés fondamentales : sous couvert de lutte contre la contrefaçon, elle ouvre la voie à la fouille de nos ordinateurs ou lecteurs MP3 au passage des frontières (…) De surcroît, l’accord crée l’amalgame entre médicaments contrefaits et médicaments génériques, risquant de limiter l’accès des pays en développement aux médicaments essentiels dont ils ont besoin. Enfin, sur des questions essentielles comme la reconnaissance à l’étranger des AOC pour nos produits du terroir, l’accord ne permet aucune avancée ».

On peut également craindre que l’ACTA permette la transmission des données personnelles des internautes et de leurs activités sur internet à tous les fournisseurs d’accès Internet et industriels.

Désormais il faut que les citoyens, les associations, les députés européens mais aussi les élus nationaux se mobilisent pour gagner la bataille contre l’approbation finale ultérieure de cet accord par le Parlement européen.

Pour lire le texte de la résolution déposée par le groupe des socialistes et démocrates(S&D), cliquez ici.
Pour lire le texte de la résolution commune des groupes S&D, libéral, vert et communiste, cliquez ici.

« Qu’est-ce que le développement durable? »

Dimanche 7 novembre 2010

« La croissance ne sera durable que quand les gens seront en CDI et vivront de leur salaire et pas avec une armée de salariés mal payés ». C’est ce qu’affirme  Detlef Wetzel, un des dirigeants du syndicat IG Metall en Allemagne.

La social-démocratie allemande se réveille ? Une seule nuance : il faut parler de développement et non pas de croissance pour bien montrer que nous voulons construire une autre logique, celle d’une société plus innovante, plus fraternelle, plus sobre, plus respectueuse des ressources de la planète.

Étrange Iran

Mardi 26 octobre 2010

Les récentes déclarations du Président Mahmoud Ahmadinejad au Liban prônant « l’éradication » ou « la disparition » des « sionistes» sont une provocation scandaleuse. Le silence de l’ONU après de tels propos est assourdissant.

En même temps, selon un rapport iranien récent, les sanctions internationales pourraient avoir un effet ravageur sur l’économie. Ce qui explique peut-être la reprise possible du dialogue avec l’Union européenne. Dialogue à mener sérieusement, mais sans naïveté.
C’est le même Iran, un État de vieille civilisation, où la vie familiale, amicale et sociale est si riche. Voyez par exemple la joie du Norouz, le nouvel an iranien, ou la place de la poésie.
À cet égard « Dentelles et tchador, la vie de l’Iran des mollahs » de Armin Arefi, mérite la lecture. Autre lecture intéressante : « Marche sur mes yeux. Portrait de l’Iran d’aujourd’hui » de Serge Michel et Paolo Woods paru chez Grasset. Où l’on apprend que c’est un mollah aveugle qui est chargé de la censure cinématographique !

« Ça suffit, c’est une honte ! »

Mercredi 15 septembre 2010

Vivian Reding, à propos des expulsions françaises de Roms :

« Je pensais que l’Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Deuxième Guerre mondiale »

« Ça suffit, c’est une honte ! »

« Les discriminations ethniques ou raciales n’ont pas leur place en Europe »

« Je suis convaincue que la Commission ne va pas avoir d’autre choix que de lancer une procédure d’infraction contre la France pour non respect de la législation de l’UE »

« Il est choquant qu’une partie du gouvernement français vienne à Bruxelles dire des choses et qu’une autre partie du gouvernement fasse le contraire »

L’homme du destin

Vendredi 18 juin 2010

Avant le 18 juin, Charles de Gaulle n’était presque rien : un militaire scrogneugneu, qui faisait partie des rares à avoir vu juste sur la guerre, guerre de mouvement et de blindés et non ligne Maginot.

Il rentre au gouvernement de Paul Reynaud comme sous-secrétaire d’Etat le 5 juin. Le 16 juin il propose à Paul Reynaud, de sa propre initiative, une union des gouvernements entre la France et la Grande-Bretagne, selon l’idée de Jean Monnet.

Le 18 juin il lance son appel, que presque personne n’entend. Mais l’histoire est en marche.

« Le sursaut ou le déclin, l’Europe face à son destin »

Mercredi 12 mai 2010

Je vous invite à lire cette tribune de Ségolène Royal dont je partage pleinement l’analyse : c’est ici.

Ouf ! La zone euro est sauvée…

Mardi 11 mai 2010

Trop peu trop tard.

C’est le principal reproche que l’on peut faire à l’action des gouvernements face à la crise grecque. Depuis le week-end dernier, le compte y est, semble-t-il.

La banque centrale européenne a mangé son chapeau. Elle accepte aujourd’hui ce qu’elle refusait catégoriquement hier : intervenir directement pour financer la dette publique des pays en difficulté. Tant mieux si on oublie pour un temps les dogmes monétaristes.

Reste que :

1) Pourquoi le déficit grec de 13,6% du PIB est-il inacceptable alors que les Etats-Unis sont à 10,5%, l’Espagne à 11,5%, l’Irlande à 12%, le Royaume-Uni à 14,5% ?

2) Il faut de toute manière que les pays résorbent leurs déficits et réalisent une croissance suffisante pour ne plus être étranglés par la spirale infernale du remboursement des intérêts de la dette.

3) Pour sortir des déséquilibres, n’y a t-il vraiment aucune alternative aux plans d’austérité qui font payer aux peuples la facture des fautes des banques et des gouvernements ?

4) Sommes-nous prêts à être sérieux quand nous parlons de gouvernement économique de l’Union européenne (zone €uro), c’est à dire accepter un pilotage fédéral des budgets nationaux ?

Faut-il revenir au franc ?

Jeudi 6 mai 2010

1) L’euro est-il condamné ?

C’est la crainte exprimée par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Pour ceux qui ont toujours combattu la monnaie unique, c’est même un souhait. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain ! L’euro, complété par un gouvernement économique, est un facteur de force pour l’Europe face aux Etats-Unis, à la Chine ….

2) Selon un sondage IFOP, 38% de Français sont favorables au retour  au franc. Seulement 13% des professions libérales, mais 59 % des ouvriers et 58 % des employés.

Cela en dit long sur la déception causée par l’Europe dans les milieux populaires. Nous avons à bâtir une autre Europe.

3) Dans l’immédiat, que peut-on faire ?

Selon Jean Pisani-Ferry :

1°/ L’Europe a raté la possibilité de circonscrire la crise grecque. Elle a fait trop peu, trop tard. N’oublions pas que les taux d’intérêt sur la dette grecque étaient très calmes en début d’année.

2°/ Y aura-t-il restructuration de la dette grecque, c’est-à-dire report des échéances ou renégociation ? Cette interrogation nourrit la spéculation.

3°/ Sortir de la zone euro serait très coûteux pour un pays, parce que cela provoquerait des sorties de capitaux massives. Par un jeu de dominos, chaque pays pourrait ensuite  être mis en cause sur les risque des prêts qui lui ont été consentis.

4°/ Alors que faut-il faire ?

- Dans l’immédiat, avoir de vrais audits sur la situation réelle d’un pays en difficulté – ce qu’on aurait pu et du faire pour la Grèce.

- Mettre en place un dispositif opérationnel et rapide de gestion de crise.

- Modifier les traités pour que, à l’avenir, l’Union puisse directement emprunter pour prêter à un pays en difficulté.


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