Archive pour la catégorie ‘Il n’y a pas que la politique!’

Il n'y a pas que la politique!Il n’écrit pas que des romans policiers

Lundi 13 mai 2013

Henning Mankell est célèbre pour ses romans policiers , avec le personnage du commissaire Wallander .

Mais dans une interview récente il a aussi dit cette très belle phrase :  » Nous parlons tant et écoutons si peu « 

Il n'y a pas que la politique!La femme de nos vies

Dimanche 28 avril 2013

Si vous aimez Didier van Cauwelaert,lisez son dernier roman La femme de nos vies .

D’une certaine manière , il écrit depuis quelques années toujours le même roman , celui d’un amour entre présent et passé . Mais ce n’est jamais la même histoire . Celle-ci est éblouissante de délicatesse et d’humanité , avec des incursions remarquables et compréhensibles pourtant dans des domaines pointus de la physique , une description savoureuse d’Hitler et de son entourage , mais aussi un portrait inattendu d’Albert Einstein… Le tout sur fond d’une très belle histoire sur l’identité , l’amour et la force d’une vie …

Il n'y a pas que la politique!La Provence : Trois images de 18 ans de la mandature départementale

Lundi 17 septembre 2012

Il n'y a pas que la politique!Nouvelle vie

Jeudi 13 septembre 2012

Je renonce à mon mandat de Conseiller général
et à ma fonction de Président du Conseil général !

Une décision mûrement réfléchie

Je vous fais part d’une décision que j’ai mûrie pendant ces derniers mois.
J’ai décidé de renoncer, à compter du 1er octobre, à mon mandat de Conseiller général et à ma fonction de Président du Conseil général.

Durant vingt années j’ai eu la chance et l’honneur de servir les Alpes de Haute-Provence et leurs habitants. Sauf la première, j’ai remporté toutes les élections auxquelles je me suis présenté. Je veux donc d’abord remercier les citoyens qui tout au long de ces vingt années m’ont accordé leur confiance.

Je veux remercier aussi du fond du cœur toutes celles et tous ceux avec qui j’ai travaillé, qui m’ont conseillé, aidé et soutenu. J’adresse un salut amical à mes collègues Conseillères et Conseillers généraux, d’hier et d’aujourd’hui.

Ces vingt années ont été l’occasion de belles rencontres humaines qui restent gravées dans mon cœur. Les liens d’estime et d’amitié demeureront, au-delà du moment présent.

La vie politique est faite d’espérances et de déceptions, de moments de joie et de moments de peine. Mais quoiqu’il arrive, on ne peut pas « faire de la politique », comme on dit, si on n’aime pas les gens. Les citoyens savent d’ailleurs très bien distinguer la poignée de main distraite du regard sincère.

C’est vrai, il y a des jours décourageants, où l’on est confronté à des difficultés, des détresses, des désespoirs humains auxquels il est impossible d’apporter une réponse, si ce n’est une écoute bienveillante. C’est vrai, il existe des quémandeurs « pénibles », des petites manœuvres politicardes et trop souvent l’absence de reconnaissance pour le travail accompli. Ainsi va la vie, ainsi va la nature humaine.
Mais ce qui l’emporte, c’est la chaleur des rencontres, la convivialité, la fraternité, l’amour partagé d’un territoire et d’une manière de vivre.

Je ne veux pas faire le bilan du travail qui a été le mien. Je sais le chemin qui reste à accomplir. Je suis fier du chemin parcouru.

Si je ne devais retenir que quelques actions emblématiques, je commencerais par la lutte pour l’emploi. Tout au long de ces années, l’emploi a été, et reste, la préoccupation majeure de nos concitoyens. Avec les pactes pour l’emploi (depuis 2001) puis les forums pour l’emploi (depuis 2006), nous avons contribué à maintenir ou à créer entre 2500 et 3000 emplois par an, soit plus de 33 000 emplois en 12 ans.

La deuxième réalisation dont je suis fier, c’est la création de l’IUT. Je me rappelle le scepticisme que nous avons rencontré quand j’ai lancé le projet comme Maire de Digne les bains dès 1996. Aujourd’hui, l’IUT c’est plus de 300 étudiants, des formations pointues et reconnues, des étudiants qui souvent prolongent leurs études et sinon trouvent facilement un emploi.

La troisième réalisation, c’est la volonté, partagée avec tous les élus, de mettre les services du Conseil général au plus près de la population, c’est de garder partout une présence humaine plutôt qu’une voix enregistrée.

Enfin, je veux mentionner la réalisation du complexe nautique et du complexe cinéma à Digne les Bains. C’est le signe concret d’une volonté partagée de faire vivre Digne et son centre-ville.

J’aurai bientôt 70 ans. Je suis engagé dans l’action militante depuis mon plus jeune âge, dans la vie politique depuis plus de trente ans. Il faut savoir passer la main. À d’autres désormais de reprendre le flambeau. Je souhaite pouvoir consacrer plus de temps à ma famille, à ma femme, à mes enfants, à mon petit-fils.

J’ai confiance dans l’avenir des Alpes de Haute-Provence comme j’ai confiance dans l’avenir de notre pays. Mettre fin à l’injustice, donner à chacun part à la décision, libérer les forces créatrices, nous rassembler là où il en va de l’intérêt national. Voilà les enjeux de l’avenir.

Je souhaite bonne chance à ceux qui me succéderont et à chacune et chacun d’entre vous.

Il n'y a pas que la politique!Le nageur et Barbara

Mardi 31 juillet 2012

Les Jeux Olympiques sont l’occasion d’un déferlement de nationalisme et de fierté nationale. Moi, j’aime bien, si c’est bon enfant et dans le respect des autres.

J’ai aimé, dans la cérémonie d’ouverture le côté excentrique (James Bond et la reine en hélicoptère), la capacité d’auto-dérision et l’hommage rendu aux travailleurs, et pas seulement aux inventeurs, qui ont fait la Révolution industrielle.

Au moment des cocoricos sur les médailles d’or des nageurs français (le mot convenu serait bien entendu nos nageurs), j’ai appris avec beaucoup de plaisir que,dans la chambre d’attente, au lieu de se frapper les pectoraux d’un air macho et pénétré, il arrivait à Yannick Agnel de fredonner un air de Barbara…

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Il n'y a pas que la politique!Ray Bradbury

Samedi 9 juin 2012

L’auteur de « Fahrenheit 451 » et de « Chroniques martiennes » est mort mardi à l’âge de 91 ans.

« Fahrenheit 451 » c’est la température où brûlent les livres. Et Ray Bradbury disait en2002 : « Fahrenheit est bien réel – les livres qui brûlent, la stupidité des gens – car la science-fictionpart toujours de la réalité ».

« Chroniques martiennes » raconte comment des Terriens ayant colonisé Mars deviennent peu àpeu comme les anciens martiens disparus jusqu’à avoir « la peau brune et les yeux dorés »: « J’aime l’idée d’avoir chanté l’odyssée martienne comme Homère a chanté celle d’Ulysse » disait encore Bradbury.

C’est qu’il s’agit de poésie et de mythe beaucoup plus que de science.

Si vous le connaissez relisez-le. Si vous ne le connaissez pas, allez faire un tour dans son œuvre.

Il n'y a pas que la politique!Socialiste!Danielle Mitterrand

Mercredi 23 novembre 2011

Je me rappelle de Danielle Mitterrand qui, infatigable, militait avec le sourire. C’est une leçon. Lorsque François Mitterrand était président de la République, elle veillait à ne pas être une femme d’influence ni un ministre des Affaires étrangères bis, mais ne lâchait rien. Sa façon de répondre aux courriers à l’Élysée était la preuve de sa conviction : elle écrivait scrupuleusement et refusé les formules toutes faites.

Entre Danielle et François Mitterrand, il y avait un grand respect, une grande affection, elle l’accompagnait peu dans les voyages officiels car elle détestait le protocole, mais entre elle et lui il y avait quelque chose que je n’hésite pas à appeler de l’amour.

Danielle Mitterrand s’était aussi prise d’affection pour Mazarine, la fille du président et d’Anne Pingeot, au point d’insister pour qu’elle intègre le conseil d’administration de l’Institut François Mitterrand.

Vous pouvez également visionner ma réaction sur iTELE en cliquant ici.

Il n'y a pas que la politique!Pierre Quinon

Mercredi 24 août 2011

Ce nom ne dira rien à la plupart d’entre vous.Pierre Quinon a été champion olympique du saut à la perche en 1984 à Los Angeles. Il s’est donné la mort la semaine dernière en se défenestrant, chez lui, à Hyères. Il peignait et s’intéressait à la peinture, Nicolas de Staël en particulier, lui aussi suicidé. Il s’était reconverti dans le commerce. Il est champion olympique à 22 ans, et voici la fin. De lui un autre grand perchiste, lui aussi champion olympique, Jean Galfione, a dit : « Quand il gagne son titre, il était gamin, il respirait la fraîcheur, la jeunesse, le rêve. Sur les photos, il était comme un ange ».

Il n'y a pas que la politique!« Avant d’aller dormir »

Samedi 13 août 2011

C’est le titre d’un incroyable premier roman de S.J. Watson, publié chez Sonatine Éditions.

À la suite d’un accident survenu une vingtaine d’années plus tôt, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin elle se réveille en croyant être une jeune étudiante célibataire ayant la vie devant elle alors qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis plus de vingt ans.

Chaque jour elle écrit son journal, en essayant de se rappeler le lendemain où elle l’a mis la veille. Elle découvre d’étranges incohérences entre ce que lui dit son mari, ce qu’elle a écrit dans son journal et ses rares souvenirs…

Il n'y a pas que la politique!La taillanderie

Mardi 2 août 2011

Dans le tout petit village de Nans-sous-Sainte-Anne, dans le Doubs, j’ai visité une ancienne taillanderie transformée en musée.

Vous savez ce qu’est une taillanderie ? J’avoue que je l’ignorais jusqu’à cette visite. Il s’agit d’une petite usine où l’on fabriquait depuis 1828 pour toute la France, et même au-delà, des faux.

Ce qui frappe d’abord c’est le charme triste de ce lieu reculé et abandonné. En même temps, je suis une fois de plus impressionné par l’aptitude humaine à tirer parti des ressources naturelles pour en faire une industrie et donc des emplois : en l’occurrence le débit d’eau, abondant et régulier, de la rivière l’Arcange, pour la force motrice, et le bois, tout aussi abondant, pour le feu des fours.

L’usine a fermé en 1969 ,face à la concurrence chinoise (déjà!) et surtout à cause de  la disparition des clients, provoquée par la
mécanisation agricole. C’est incroyable la diversité des faux qui ont été inventées pour répondre à des usages précis. Ce que nous appelons, au musée départemental de Salagon, dans les Alpes de Haute Provence, l’invention rurale.

L’eau fait tourner de grandes roues en bois qui, par un système d’engrenages, toujours en bois, actionnent des martinets, c’est à dire des  masses qui, pour fabriquer la faux, frappent à la cadence de plus de cent coups à la minute le métal en fusion.

Un petit film magnifique fait parler d’anciens ouvriers. Comme dans les mines, comme dans la sidérurgie, on retrouve cette formidable compétence, et donc cette formidable fierté ouvrière, aujourd’hui presque disparue.

Les conditions de travail étaient èpouvantablement dures : le feu du four devant, le froid du dehors dans le dos. Et surtout le bruit infernal des martinets, qui rendait les ouvriers quasi-sourds au bout de quelques années. Il fallait quinze ans pour former un platineur, le métier le plus noble, de celui qui procédait à la finition de la faux suivant des formes et des courbures précises.

Ne perdons pas la mémoire de ces temps déjà lointains.