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Danielle Mitterrand
Mercredi 23 novembre 2011
Je me rappelle de Danielle Mitterrand qui, infatigable, militait avec le sourire. C’est une leçon. Lorsque François Mitterrand était président de la République, elle veillait à ne pas être une femme d’influence ni un ministre des Affaires étrangères bis, mais ne lâchait rien. Sa façon de répondre aux courriers à l’Élysée était la preuve de sa conviction : elle écrivait scrupuleusement et refusé les formules toutes faites.
Entre Danielle et François Mitterrand, il y avait un grand respect, une grande affection, elle l’accompagnait peu dans les voyages officiels car elle détestait le protocole, mais entre elle et lui il y avait quelque chose que je n’hésite pas à appeler de l’amour.
Danielle Mitterrand s’était aussi prise d’affection pour Mazarine, la fille du président et d’Anne Pingeot, au point d’insister pour qu’elle intègre le conseil d’administration de l’Institut François Mitterrand.
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