Athènes a été profondément transformée par les Jeux Olympiques de 2004. Le métro est ultra-moderne, avec de grands espaces qui limitent l’impression d’entassement. La ville est propre et aérée. Mais elle demeure toujours aussi polluée. Quand je suis monté tôt le matin à l’Acropole, l’horizon était bouché dans le ciel bleu par un nuage gris-orange.
C’est pourquoi les Athéniens quittent dès qu’ils le peuvent la « ville de ciment » (tsimendoupoli).
Impression du voyageur sans bagage que je suis : les Athéniens nous ressemblent de plus en plus dans les apparences : vêtements, centres d’intérêts, images urbaines… C’est le « nivellement européen » ou la convergence ? Mais ils restent en même temps, profondément grecs – et heureusement !
En marchant dans les rues, dans des quartiers très différents, j’ai l’impression d’une immense dignité. Nombreux sont ceux qui portent costume et cravate. C’est vrai qu’il ne fait pas encore trop chaud.
A côté des images urbaines convergentes, une image différente : des petites constructions en bois, du style des boutiques chez nous pour les marchés de Noël, abritent des conteneurs pour les différents types de déchets. Ce n’est pas mal. À vrai dire, j’aime moins la grosse vache stylisée chargée de bouteilles, canettes etc. qui est censée donner envie d’un comportement écologiquement correct.
Le soir, au pied de l’Acropole, personne, ou presque. De larges avenues piétonnes. Quelques immeubles Art Déco de quatre étages. Des enfants jouent au ballon. Un saxo sonne inlassablement une mélodie très dansante… Comme un autre saxo, sur un pont, le soir, à Rome.