Archive pour la catégorie ‘Les débats du blog’

Les débats du blogLe sondage qui ne change rien

Mardi 7 février 2012

Le JDD a fait la Une du week-end avec le titre Le sondage qui change tout.

L’Ifop a affirmé qu’en l’absence de Marine Le Pen, François Hollande et Nicolas Sarkozy seraient à 33-33%. Le journal se garde bien de donner les résultats de second tour, pourtant consultables sur Internet et qui montre qu’en réalité rien ne change : François Hollande reste largement en tête (56% contre 44%).

C’est sans doute l’absence des petits candidats qui permet ce score d’égalité au candidat sortant. D’ailleurs, un autre sondage, de l’Ipsos cette fois-ci, retire Marine Le Pen sans retirer ces « petits candidats » et… donne François Hollande bien devant Nicolas Sarkozy au premier tour.

Ne soyons pas paranoïaques… mais rappelons un fait amusant : Laurence Parisot est l’actionnaire majoritaire de l’Ifop et le Journal du Dimanche appartient à Arnaud Lagardère, deux proches de Nicolas Sarkozy.

Les débats du blogDeuxième génération

Samedi 19 novembre 2011

On sait les très grandes difficultés que rencontrent les oppositions en Russie: pourtant des hommes et des femmes se battent, élus, militants des droits de l’Homme ou de l’écologie, chanteurs, écrivains…

C’est l’occasion de voir deux destins croisés, celui de deux « héritières ».

D’un côté Maria Gaïdar, arrière petite file de l’écrivain Arkadi Gaïdar et fille de l’économiste libéral qui a théorisé le passage brutal à l’économie de marché et aux privatisations, Egor Gaïdar. Elle fait partie de l’Union des forces de droite, lutte contre la corruption, la montée des violences xénopobes, pour la liberté d’expression. Elle est aujourd’hui vice-gouverneur d’opposition de la région de Kirov.

De l’autre côté, Xenia Sobtchak, fille de l’ancien maire de Leningrad, Anatoli Sobtchak, grande figure des années Eltsine, incarnant, au début (…), la démocratie et la liberté. Mais c’est lui qui a formé, entre autres, Poutine et Medvedev. Xenia Sobtchak est « jet-setteuse », une sorte de Paris Hilton russe…

Les débats du blogSocialiste!Ce qui change dans la diplomatie internationale

Lundi 14 novembre 2011

1) On se rappelle que l’intervention aérienne décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU en Libye n’a été possible que parce que la Russie et la Chine n’ont pas fait usage de leur droit de veto, ce qui a constitué une surprise. Surprise d’autant plus grande que le texte de la résolution s’appuyait sur une sorte de droit d’ingérence quand un régime fait tirer sur son propre peuple, construction sympathique mais pas évidente. Or la Russie et la Chine détestent tout ce qui peut ressembler à de l’ingérence, c’est à dire à une « atteinte à la souveraineté ». Leur abstention s’explique sans doute par leur souci de jouer un rôle positif dans le nouvel ordre international qui s’esquisse (il y avait d’ailleurs eu initialement deux positions contradictoires entre Poutine et Medvedev).

2) Une nouvelle étape aussi  inattendue vient d’être franchie par la Ligue arabe, qui suspend la Syrie de l’organisation. La Ligue arabe avait tendance depuis très longtemps à se contenter de communiqués prudents et insipides. Ce résultat est dû à l’action du Qatar, dont la diplomatie est très active depuis quelques années, en dépit de sa toute petite taille. Le secrétaire général de la Ligue, qui a été pendant les derniers mois ministre des Affaires étrangères d’Égypte après la chute de Moubarak a aussi joué un rôle important.

Pourquoi rapprocher ces deux évènements ? Parce qu’ils sont l’un et l’autre inespérés et témoignent d’une évolution intéressante des postures et des rapports de force. Mais il reste un long chemin à parcourir pour que la « communauté internationale » mérite vraiment son nom.

Les débats du blogLa Tunisie : les lendemains qui déchantent ?

Jeudi 30 juin 2011

Faut-il basculer directement dans la démocratie ou chercher à l’instaurer par étapes ? C’est la question classique qui se pose à la sortie d’une dictature. La Tunisie semble s’orienter vers la seconde option, c’est pourquoi le Premier ministre par intérim a décidé de repousser la date des élections au 23 octobre 2011 afin de s’assurer de leur caractère démocratique. Cependant, cette prolongation du gouvernement de transition entraîne une période de trouble politique qui freine la reprise du tourisme, pilier de l’économie tunisienne. Les Tunisiens commencent à réaliser que l’on ne peut obtenir, en l’espace de quelques mois, des institutions démocratique, une reprise de la croissance, une baisse du chômage, le procès de tous les corrompus… Et ce constat est douloureux.

L’émancipation des médias est un enjeu de taille de cette transition démocratique. Dans un pays où le verrouillage de l’information était total, tout est à apprendre depuis le 14 janvier. Dans l’ancien régime, la moitié du JT de 20h était consacré aux activités des époux Ben Ali! La fuite de l’ancien président a laissé place à un grand vide médiatique : par quoi remplacer les anciens programmes ? Des journalistes qui étaient, il y a quelques mois encore, de grands spécialistes en matière de propagande, se livrent désormais à une critique farouche de l’ancien dictateur et de ses partisans. À l’approche des élections, il est devenu primordial de restaurer un fonctionnement normal de l’information et des médias.

La justice tunisienne, complètement inféodée à l’exécutif sous l’ancien régime, vit également une transition démocratique difficile. Elle souffre d’un déficit de confiance, d’un blocage institutionnel et d’un manque de moyens. La nouvelle Constitution, qui sera rédigée par une Assemblée constituante élue démocratiquement lors des élections d’octobre, sera décisive dans la réforme de la justice.

Mais c’est surtout la situation économique qui est au coeur de toutes les préoccupations. Habituée ces dernières années à un taux de croissance de 5%, la Tunisie se trouve désormais dans une situation économique très précaire. Ainsi, selon l’INS, le PIB tunisien aurait réculé de 7,8% au premier trimestre 2011 par rapport aux trois derniers mois de 2010. Quant au chômage, le gouvernement d’intérim a annoncé qu’il pourrait atteindre 20% de la population active en 2011, contre 13% en 2010. Depuis janvier, les investissements étrangers et le tourisme se sont effondrés. Le tourisme, qui représente 7% du PIB tunisien et 400 000 emplois, a vu son activité baisser de moitié, soit une perte de 280 millions d’euros. Les émeutes, les grèves à répétitions, le couvre-feu, les spéculations sur l’infiltration d’Al-Qaïda sur le territoire, les problèmes d’immigration à la frontière avec la Libye : nombreux sont les facteurs qui expliquent cette crise du secteur touristique. Malgré les campagnes de publicité tentant de relancer le tourisme en Tunis et les promesses du G8 à Deauville, le climat économique, social et sécuritaire rend le futur très incertain.

Enfin, plusieurs événements récents sont préoccupants et témoignent de la menace d’Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la région. Fusils et munitions ont été interceptés aux frontières, plusieurs personnes suspectées d’appartenir à Aqmi ont été arrêtées et deux membres de l’armée tunisienne ont été assassinés dans le sud du pays. Les partis politiques, très préoccupés par la situation économique et politique, négligent peut-être la menace terroriste.

Marine Bonnaire et Jean-Louis Bianco

Les débats du blogQuelqu'un m'a ditLa laïcité, ce « précieux acquis »

Mercredi 30 mars 2011

Dans une très belle tribune commune, les représentants des six grandes religions de France désapprouvent la tenue du débat sur la laïcité tel qu’il est proposé par l’UMP.

Catholiques (Mgr André Vingt-Trois), musulmans (le président du CFCM, Mohammed Moussaoui), protestants (le pasteur Claude Baty), juifs (le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim), bouddhistes (le révérend Olivier Wang-Genh) et orthodoxes (le métropolite Emmanuel) appellent d’une même voix à veiller « à ne pas dilapider ce précieux acquis » (la laïcité), et « pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation ». « Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. (…) Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? ».

Les représentants des six religions réclament de ne pas ajouter « de la confusion dans la période trouble que nous traversons », et affirment que, déjà, les religieux de France militent « ensemble pour une laïcité de bonne intelligence ».

« Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d’opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès. »

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette tribune sur le site Internet de La Croix.

Les débats du blogQuelqu'un m'a ditDes propositions utiles pour l’emploi des jeunes

Mardi 1 mars 2011

En 2006, la JOC présentait 11 propositions (adoptées par ces 1.200 délégués) pour l’emploi des jeunes. 5 ans après, rien de concret n’a été fait et le chômage des moins de 25 ans est en constante hausse.

Je retranscris ici les propositions de cette association de jeunes de quartiers populaires (plus de 10.000 entre 15 et 30 ans), toujours d’actualité et qui ont le mérite d’être concrètes sans nécessiter d’importants financements.

Pour certaines, elles se rapprochent de celles formulées par le MJS.

Proposition 1 / Emploi : Donner plus de moyens à l’inspection du travail
Augmenter le nombre d’inspecteurs du travail, faire appliquer le droit et exécuter les sanctions.

Proposition 2 / Emploi : Faire connaître les droits
Disposer d’une formation pour connaître les dispositifs existants, en terme de droit à la formation professionnelle, et les développer.

Proposition 3 / Emploi : Développer la représentation et l’implication dans l’entreprise
Les syndicats doivent plus s’ouvrir aux préoccupations des jeunes. Les entreprises doivent dévelop- per la participation des employés dans l’élaboration et la mise en place de leurs projets.

Proposition 4 / Insertion : Développer l’accompagnement
Permettre l’accès à une formation professionnelle et qualifiante pour tous les chômeurs. Assurer une plus grande cohésion des dispositifs et services d’aide au retour à l’emploi. Cet accompagnement ne doit pas cesser à l’obtention d’un emploi, notamment s’il ne correspond pas à un emploi choisi.

Proposition 5 / Insertion : Sécuriser les parcours
Sécurisation des parcours : Nous souhaitons que les droits attachés au salarié soient aujourd’hui attachés à la personne. Nous ne pouvons pas recommencer à zéro à chaque changement de travail. Il est nécessaire de sécuriser les parcours dans la mobilité.

Proposition 6 / Insertion : Privilégier l’emploi stable
Nous souhaitons que les contrats aidés, lorsque leur recours est nécessaire, soient obligatoirement en lien avec le projet professionnel des jeunes et suivis d’une concertation entre jeune, employeur et organismes publics en vue d’une prolongation de contrat. Ces contrats doivent être un tremplin pour les jeunes vers l’emploi stable.

Proposition 7 / Insertion : Faire vivre la charte de la diversité localement
Les listes pourraient être visibles à l’ANPE. Cette charte doit aller plus loin, elle doit comprendre un volet contre les discriminations au sein même de l’entreprise. Ce n’est pas parce que l’entreprise est à  » l’image de la société  » qu’elle ne comprend plus de ségrégations dans sa hiérarchie ou sa structure.

Proposition 8 / Formation : Améliorer l’orientation
La mise en place d’un passeport de l’orientation, où le jeune peut écrire, répertorier les différentes expériences qu’il vit et élaborer avec l’aide des conseillers son projet de vie, grâce au retour sur soi que ce passeport peut permettre, est une nécessité. Le premier contact avec l’orientation doit arri- ver plus tôt dès la 6e même si le but doit être de repérer à ce moment les intérêts de connaissance qu’ils portent et doivent développer.

Proposition 9 / Formation : Se former aux droits du travail
Une formation aux bases du droit du travail doit être proposée au lycée pour chaque jeune. Cette for- mation doit également permettre d’apprendre à connaître les services disponibles en terme d’emploi (missions locales, ANPE…) de formation (CIF, DIF et VAE…) et de santé (mutuelles, sécurité sociale).

Proposition 10 / Formation : Développer l’accès aux concours
Bloquer le prix des concours dans les écoles à 30 euros maximum. Diminuer le coût des déplace- ments des jeunes qui s’y présentent en tenant compte des autres dépenses de déplacement (héber- gement…).

Proposition 11 / Formation : Encourager les stages et l’apprentissage
Une rémunération pour tous les stages supérieurs à 1 mois. Améliorer le contrôle et pénaliser les entreprises qui abusent des stages où n’offrent pas de bonnes conditions d’apprentissage.

Les débats du blogDémocratie participative, démocratie inclusive

Dimanche 13 février 2011

Les 3 et 4 février 2011, j’ai participé à Delhi en Inde à un colloque consacré aux limites de la démocratie représentative et à une réflexion autour des concepts de démocratie participative et de démocratie inclusive. Les organisateurs étaient la Fondation Jean-Jaurès et l’Association pour le socialisme démocratique.

Voici un résumé de ce qui s’y est dit, dans la vidéo ci-dessous :

Les débats du blogRévision des lois bioéthiques

Mercredi 9 février 2011

Cette semaine, l’Assemblée nationale reprend le débat sur la révision des lois bioéthiques. Je souhaite ici lancer un débat sur ces questions essentielles :

1/ Faut-il ou non autoriser plus largement les recherches sur les embryons et les cellules souches ?

La recherche sur les embryons, porteuse d’immenses espoirs, soulève plusieurs questions relatives en particulier à l’usage des embryons surnuméraires et à la question du clonage d’embryons. Est posée la question d’un élargissement ou non des deux conditions strictes encadrant aujourd’hui les recherches : qu’elles soient susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et qu’elles ne puissent être poursuivies par une autre méthode d’efficacité comparable en l’état des connaissances scientifiques. Il convient de trancher entre le maintien d’une interdiction de principe ou l’autorisation explicite de la recherche sur l’embryon.

Pour ma part je suis favorable à cette dernière. L’hypocrisie ne doit plus être de mise : aujourd’hui la recherche sur les embryons français est interdite, mais il est permis d’en importer… Mais effectivement il faut un régime d’autorisation encadré dont le critère est l’utilité scientifique et médicale. Encadrer ces recherches par des règles éthiques, c’est garantir les meilleures conditions pour que la recherche puisse faire progresser l’état des connaissances et la médecine, au service de tous et toutes.

2/ Concernant le diagnostic prénatal et le diagnostic préimplantatoire :

Comme le Conseil d’État, je considère que les limitations assorties à ces deux procédés permettent de se prémunir contre l’eugénisme. En effet, le premier est limité la recherche d’une affection d’une particulière gravité, tandis que le second est limité à la recherche d’une maladie génétique incurable d’une particulière gravité déjà présente chez l’un des parents. En revanche, avec le perfectionnement des techniques, il paraît souhaitable de mieux informer la femme enceinte de la portée des résultats quand ils surviennent dans le délai de recours à l’avortement.

3/ Faut-il autoriser la gestation pour autrui :

Après une longue réflexion, j’y suis finalement favorable, en l’assortissant de conditions fortes et d’en faire un mode accessoire d’accès à la parentalité, les autres, voies devant avoir été explorées vainement avant de pouvoir y recourir. Aujourd’hui, elle se pratique dans des conditions douteuses et mercantiles

4/ Enfin, sur l’anonymat du don de gamètes :

À mon avis, il faut permettre, dans les mêmes conditions que pour les accouchements sous X, l’accès aux donneurs de gamètes. À deux conditions : qu’ils donnent leur accord au moment du don et que cet accord soit confirmé lorsque se manifeste une demande concrète.

Et vous, quel est votre opinion sur ces questions ?

Les débats du blogSocialiste!Le Mediator

Mercredi 22 décembre 2010

Le Mediator est-il en train de devenir un scandale sanitaire majeur ?

Cette fois encore, essayons de dégager des idées claires :

1) La vérité sur ce qui s’est réellement passé doit être établie, et vite. Quand j’étais Ministre des Affaires sociales j’ai eu la responsabilité d’essayer de comprendre, et de faire savoir, comment le scandale du sang contaminé avait pu arriver, des années plus tôt. L’Inspecteur général Lucas, que j’avais chargé de l’enquête, a pu avoir accès à tous les documents, y compris des compte-rendus de conseils des ministres, qui sont d’ordinaire tenus secrets. Ce rapport a èté très vite publié dans son intégralité. Les mesures qui devaient être prises l’ont été très vite, y compris l’indemnisation, certes imparfaite, des victimes.

2) Sans revenir sur l’enchaînement des responsabilités ni sur les jugements qui ont été prononcés dans ce drame, j’en ai tiré une conclusion, qui vaut pour toute action politique : être attentif avant tout aux voix divergentes ou isolées. Le plus souvent, cela ne sert à rien, mais dans  les quelques cas où ces avis sont justifiés, ils peuvent être décisifs pour éviter ou pour prévenir une erreur grave ou un drame.

3) Mettons à part les cas de corruption, ou de « conflits d’intérêt » comme on dit pudiquement pour signifier le poids d’intérêts personnels ou privés face à l’intérêt général. Personne ne peut dès aujourd’hui affirmer qu’il y en a eu dans le cas du  Mediator. Mais tirons-en une conséquence immédiate, puisque le risque existe évidement en matière de santé, mais dans d’autres secteurs aussi. Organisons  sans délai un débat public pour purger le plus possible de tout risque de ce type les agences ou organismes de contrôle, dans tous les domaines.

4) Regardons de près toutes les affirmations qui circulent avant de nous faire juges d’un procès qui n’est pas encore instruit. Par exemple : comment a été établi le chiffre terrible de 2.000 victimes : preuve ? présomption ? Extrapolation ? Ne condamnons pas a priori les ministres. Ils affirment qu’ils n’étaient pas au courant, cela peut surprendre, mais n’est pas impossible.

5) Il faut que toutes les parties prenantes « balaient devant leur porte » : est-il normal que des médecins, a priori en nombre, aient pu prescrire un tel produit à des patients présentant uniquement une surcharge pondéral ? Un médicament doit toujours être évalué en termes de bénéfice/risque et, bien évidemment aucun risque ne vaut d’être encouru si la pathologie à traiter est bénigne.

Les débats du blogAéroports bloqués : un manque incroyable de communication

Mardi 21 décembre 2010

Ce matin, Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France, déclarait : « Bien sûr on présente toutes nos excuses à tous les passagers parce qu’on ne peut pas trouver assez de chambres à Roissy. On en a trouvé 4.000, on ne peut pas en trouver plus (…) On fait le maximum. La conjonction avec un départ en vacances est extraordinairement difficile (…) Ce matin, les vols redémarrent mais si un autre épisode neigeux se présente, évidemment on aura de nouveau des difficultés (…) je ne suis pas météorologiste ».

Des dizaines de vols ont été annulés, des attentes interminables, des sites Internet inaccessibles, des centraux téléphoniques surchargés ou des listes de passagers bousculées :  les compagnies aériennes auront bien du mal à redorer leur blason après la pagaille de ces derniers jours.

Qui plus est, les deux dernières vagues de neige auraient coûté de 25 à 35 millions d’euros uniquement à Air France.

Mais une mesure qui ne coûte rien aurait été particulièrement bienvenue : la communication.

L’absence totale de communication et le manque d’informations liées à la circulation des avions est effectivement la principale critique formulée par les passagers. Les compagnies aériennes n’ont visiblement pas suffisamment assisté les voyageurs en transit ou en provenance de la province et des passagers ont été bloqué trois jours dans les aéroports parisiens.

Informer, toutes les demies-heures par exemple, les voyageurs permettrait de montrer que leur situation est suivi de près et que tout est fait pour les prendre en charge. Cela ne coûte rien et c’est une marque de respect appréciable.

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