« Sixty seconds of salary »
Samedi 27 avril 2013
Impressionnant :
Impressionnant :
Cinq bonnes nouvelles, cinq paroles réconfortantes, sur fond d’inquiétude, d’exaspération et de récupération dans une société française « mal dans sa peau ».
1) À la suite du film L’innocence des musulmans et des caricatures de Charlie Hebdo, le Conseil français du culte musulman a eu la sagesse de demander aux fidèles de ne pas manifester. Dans ce contexte, Marwan Muhammad, porte-parole du collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a estimé qu’il fallait distinguer « la lutte contre l’islamophobie, qui concerne les atteintes contre les personnes ou les institutions » et le « combat contre le blasphème » qui lui paraît « inopérant ».
2) Dans son excellent discours à l’occasion de l’inauguration de la grande mosquée de Strasbourg, Manuel Valls a salué « l’attachement aux valeurs de la République » dont a fait preuve l’islam de France.
3) Dans un article du Monde (29 septembre), Dominique Eddé, écrivaine libanaise, a fait remarquer le « remplacement, désormais naturel,entériné par un nombre impressionnant de médias, du singulier par le pluriel. Deux américains = les américains. Trois coptes = les coptes. Des musulmans = les musulmans. Des juifs = les juifs ».
4) Dans un article publié par L’Express (26 septembre), l’imam de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, explique, dans un article très profond, que chez « beaucoup de musulmans, pour ne pas dire la plupart, la confusion règne entre l’ordre spirituel et l’ordre culturel identitaire. D’où une nécessaire et urgente sécularisation, dans le sens d’une distinction claire entre ces deux ordres ».
5) Comme relevé par Maurice Szafran dans Marianne de cette semaine, deux mères musulmanes, celle d’Imad, soldat de l’armée française assassiné par Mohamed Merah et celle de Kevin, étudiant en management, tué par les barbares d’Echirolles ont su parler de la France et de la République en des termes bouleversants.
Mais presque tout reste à faire pour que vive en ces temps troublés, la laïcité, bien précieux du vivre-ensemble.
Sur ce dossier difficile, qui suscite beaucoup d’interrogations et de
critiques, je vous recommande de lire l’excellent éditorial de Laurent
Joffrin dans le dernier numéro du Nouvel Observateur : « la gauche, la loi
et les Roms ».
(Ceci est sans rapport avec mon post précédent concernant aussi le
Nouvel Obs : n’y voyez pas une compensation !)
Je suis choqué et scandalisé par la campagne de l’Eglise contre le
mariage homosexuel.
N’y at’il pas d’autres causes beaucoup plus importantes à défendre ?
Mais surtout : je croyais que l’enseignement du Christ était
amour.
Messieurs les évêques, seul doit compter l’amour, homosexuel ou
pas.
J’ignore quel est le nom du journaliste du Nouvel Obs qui dénonce dans
le numéro de cette semaine ce qu’il appelle le « ségolénisme
alimentaire ».
De quoi s’agit-il ? Du recrutement, parfaitement légal, par
Guillaume Garot à son cabinet de trois collaborateurs ou anciens
collaborateurs de Ségolène Royal.
Ce sont trois personnes dont la
compétence est partout reconnue. En quoi cela serait-il alimentaire ? En
quoi ces recrutements auraient quelque chose à voir avec des abus
choquants que l’on a connu surtout à droite ?
Je dis à ce courageux anonyme : « pauvre type ».
Nicolas Sarkozy avait dit aux journalistes en janvier 2012 en Guyane :
« Vous n’entendrez plus parler de moi si je suis battu ! »…
C’est le titre d’une étude réalisée par Christophe Piar pour le compte de Sciences Po et du CEVIPOF.
Qu’en retenir ?
1 – Malgré l’essor d’Internet, c’est encore la télévision qui a l’impact le plus important. Il en résulte que les « évènements » de campagne sont de plus en plus organisés pour correspondre aux logiques de la télévision.
2 – Les JT s’intéressent beaucoup plus aux évènements de campagne, aux attaques personnelles, aux analyses des journalistes, aux sondages, aux affaires politico-financières qu’aux programmes des candidats et au bilan du président sortant. La durée moyenne des extraits de discours des candidats était de 44,5secondes en 1981, elle est passée à 13,8 secondes en 2007. Ce qui renforce encore la « nécessité » de la petite phrase.
3 – Contrairement à la pensée jusqu’ici dominante dans la communauté universitaire, les médias ont une influence sur le vote, d’autant plus que l’appartenance sociale est moins déterminantequ’auparavant et que les choix électoraux sont de plus en plus individuels.
On dit, comme pour l’élection présidentielle, que la campagne n’intéresse personne.
C’est peut-être vrai. Peut-être y a t’il une lassitude ? Mais la manière de traiter l’information y contribue surement.
Ce matin, quels sont les sujets des éditos sur les différentes radios ?
- Le plus fréquent, la photo du Président de la République.
- Les nouveaux bureaux de Nicolas Sarkozy (avec 7 personnes payées par le contribuable !)
- Bilan d’un mois de présidence : « il n’y a pas eu d’erreur de com »
- Interview de Marine Le Pen : « Qu’est ce que vous pensez des propos de Jean-LucMélenchon ? Qu’est ce que vous pensez du nombre de circonscriptions où le FN pourrase maintenir ? Qu’est ce que vous pensez de la rencontre de Jean-Marc Ayrault avec lespartenaires sociaux … »
Bref, aucun, absolument aucun élément de fond.
On réduit la politique à un commentaire de courses de chevaux ou à l’anecdote superficielle.
Ne trouvez vous pas que ça mérite réflexion ?
En déplacement à Abidjan à la rencontre de la communauté française, j’ai a transmis au président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, un message de François Hollande.
J’ai confirmé le souhait de François Hollande de poursuivre les coopérations culturelles et économiques entre la Côte d’Ivoire et la France.
Souhaitant que le processus de réconciliation aille à son terme, nous avons abordé la situation au Mali et plus largement celle de la stabilité et du développement économique de la sous-région.
La France encouragera tous les efforts engagés pour défendre les Etats démocratiques, favoriser les processus d’intégration économique régionale et lutter, dans le cadre du droit international, contre le terrorisme.
Avec Pouria Amirshahi, nous avons réitéré l’engagement d’une coopération renouvelée, fondée sur la réciprocité et le partenariat permettant, au-delà de nos deux pays, à l’Afrique et à l’Europe de construire des relations politiques stables, durables et tournées vers le progrès.
(lu dans le Canard Enchaîné du mercredi 4 avril)
À l’heure où il revient au Frères musulmans de rédiger la Constitution égyptienne, un polémiste fait un tabac sur les scènes cairotes, en se moquant ouvertement du fondamentalisme religieux. Endossant les habits du chef de l’État, il s’amuse:
» J’ai rencontré le conseiller général des Frères musulmans. Il m’a dit : « Il faut que tu imposes le voile en Égypte. Que tu ordonnes à chaque femme qui sort de dans la rue de se voiler. À chaque femme dans rue ? Mais qu’il le porte lui-même ! » La salle applaudit en riant. » Et moi je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait. Moi, à mon avis, chacun est libre de ses choix. » Applaudissements. » Il m’a répondu: ‘Non ! C’est à toi de décider, en tant que gouverneur responsable.’’
Le couragueux polémiste regarde la salle, ménage son effet.
‘’ Je lui ai répondu: ‘Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine. Pourquoi vous ne l’obligez pas à le porter ? Si vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une seule jeune fille, et la vôtre, qui plus est, comment voulez-vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes égyptiennes ?’ ‘’ Délire dans la salle, entre rires et vivats.
Ne rêvons pas. Cette scène se passe en 1953. Devant une salle comble. Et c’est un certain Gamal Abdel Nasser, le raïs égyptien, qui assure le show.
Ça date…
By AlHow To Get Rid Of Acne Scars