Archive pour la catégorie ‘Quelqu’un m’a dit’

« Halte à la germanophobie »

Lundi 5 décembre 2011

Alain Juppé et François Fillon ont raison : halte a la germanophobie.

Il y a un responsable politique français et un seul qui a fait preuve d’une scandaleuse germanphobie.

C’est celui qui a declaré : « La France n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité ni de génocide ».

C’était Nicolas Sarkozy dans son discours du 17 avril 2007.

Qu’attendez vous, MM. Fillon et Juppé pour l’appeller à démissionner ?

« Le crachat et le rêve français »

Dimanche 4 décembre 2011

Je vous invite à lire la très belle (et triste) tribune parue dans Libération de Amine El Khatmi :

« Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n’a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l’abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d’origine ne s’éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d’elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d’elle est le Trésor public qui vous confirmera qu’elle s’acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu’il n’en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l’idée de participer à la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l’autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n’aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l’article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme – j’y ajoute toute femme - né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis,tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e)enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis(e) à l’exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et hommes que l’on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n’est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d’individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l’avez transformé en cauchemar.

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de l’assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre. »

Qu’est-ce qu’un « islam modéré » ?

Lundi 28 novembre 2011

Je vous invite à lire ce très intéressant article de Joseph Confavreux sur le site Mediapart : c’est ici.

Extrait : « Plutôt que de chercher un label de «modération», le vrai critère serait de se demander, explique Stéphane Lacroix, professeur à Sciences-Po et spécialiste de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, «si ces partis reconnaissent toute la légitimité du système démocratique et sont prêts à jouer le jeu politique sans avoir l’intention d’en changer les règles. En Tunisie, Ennahda me semble avoir été très clair, là-dessus, sauf à leur faire un procès d’intention. Les écrits de Ghannouchi à ce sujet remontent à de nombreuses années, il ne s’est pas converti à la démocratie après la révolution. Les Frères musulmans, en Egypte, sont plus tiraillés et ne disposent pas d’un tel travail idéologique. Mais ils s’opposent aux salafistes, pour qui la démocratie est une impiété, et affirment que le système démocratique est celui qui s’approche le plus de l’Islam. Par rapport à Ennahda, ils cultivent l’ambiguïté, peut-être pour ratisser plus large. Mais je pense qu’ils ne pourront échapper au mouvement de l’histoire».« 

(…) « En Iran, un parti se revendiquant de l’islam avait fait, en 1979, alliance avec des forces progressistes et marquées à gauche. Avant de les liquider deux ans plus tard. La référence est-elle encore pertinente, si l’on regarde l’alliance qui dirige la nouvelle Tunisie ? «Pas du tout, juge Olivier Roy. La route est cahoteuse, mais nous sommes face à un processus historique irréversible. La culture du « guide » est finie. Tout le monde veut des élections et le pluripartisme. Avant les élections en Tunisie, tous les journaux français nous expliquaient que les gens n’iraient pas voter, alors que le taux de participation a été nettement supérieur à ce qu’il est dans les pays occidentaux ! C’est toujours cette vieille idée que la démocratie n’est pas faite pour ces gens-là. Mais il y a un changement de génération qui modifie en profondeur la société, comme l’avaient déjà montré des démographes comme Philippe Fargues ou Emmanuel Todd. En quelques années, les trois grands paradigmes que sont la culture politique, la dimension socio-démographique et la pratique religieuse ont été bouleversés. On ne peut donc plus penser avec les cadres de pensée d’il y a trente ans.»« 

« Ahmad Harara, héros tragique de la révolution égyptienne »

Jeudi 24 novembre 2011

Je vous invite à lire cet intéressant article sur le blog de la journaliste Hélène Sallon, du Monde : c’est ici.

Marine Le Pen…

Lundi 21 novembre 2011

Je vous invite à lire le décryptage du programme de Marine Le Pen réalisé sur le site de rue89. On le sait, le FN surfe sur « l’insécurisation » physique, économique et sociale et sur le « diktat du marché ».
Mais les réponses de la candidate frontiste sont évidemment dangereuses : en plus d’être xénophobes et liberticides, elles sont ravageuses pour les classes populaires et moyennes pourtant ciblées.
La gauche doit donc répondre efficacement à la fois à la demande de protections et à la question démocratique (je vous renvoie vers mon essai à la fondation Jean Jaurès, « 2012, la démocratie jusqu’au bout« ).

Pour lire l’article de rue89, cliquez ici.

Et pour aller plus loin, vous pouvez lire l’article de Médiapart sur le FN et les classes populaires en cliquant ici.

« Viva la revolucion » ?

Samedi 12 novembre 2011

Soutien remarqué au terroriste Carlos de la part d’Hugo Chavez :

« Indépendamment de ce pourquoi il est accusé, Illich a été  le digne héritier des plus grandes luttes menées pour la cause des peuples ».

Nicolas Sarkozy : « ce n’est pas mon genre de dire que c’est la faute des autres »

Vendredi 28 octobre 2011

Et bien, si, justement.

Reprenons ses propos d’hier soir :

- La situation d’aujourd’hui, c’est la faute à « François Mitterrand qui a fixé la retraite à 60 ans ».
- La situation d’aujourd’hui, c’est la faute à « Lionel Jospin et son gouvernement qui ont mis en place les 35 heures ».

Une première, l’actuel président remet même la faute sur son possible successeur (!), François Hollande, et l’accuse de vouloir vider les caisses de l’État avec sa proposition de « recréer 60 000 postes d’enseignants »…

Bien sûr, le chef de l’État n’a pas dit un mot sur les cadeaux fiscaux, sur l’absence de contrôle des banques, sur les propositions du PS pour sortir de la crise et sur les politiques d’austérité imposées toujours aux mêmes.

En réalité, Nicolas Sarkozy semble oublier que la droite est au pouvoir depuis 10 ans.

Après le printemps, l’automne

Mardi 25 octobre 2011

Pour les « révolutions » arabes, le temps de l’illusion lyrique est fini. Les difficultés économiques et sociales sont plus présentes que jamais.

En Libye, le président du Conseil National de Transition a annoncé brutalement (sans transition ! ni vote) que la législation serait fondée sur la charia (qui, selon son interprétation, autorise notamment la polygamie).

En Tunisie, le succès annoncé du parti islamiste Ennahda suscite des interrogations et fait peur. Que faut-il en penser ?

1/ D’abord la formidable participation aux élections tunisiennes est une très bonne nouvelle démocratique. Le succès d’Ennahda est sans doute dû au fait que c’était la seule formation ancienne et structurée, identifiée comme la principale victime de l’oppression du régime Ben Ali.

2/ Les dirigeants d’Ennahada ont multiplié les déclarations rassurantes sur la démocratie et la place des femmes. Sont-ils sincères ? Beaucoup en doutent. Mais Ennahda est un parti pluriel, comme d’ailleurs les frères musulmans en Égypte. Et il ne peut pas confisquer la démocratie. Il devra composer avec d’autres forces. Il devra tenir compte de la réalité de la société tunisienne, qui n’est pas intégriste.

3/ Il y a plusieurs demeures dans la maison du Seigneur, et il y a plusieurs manières d’interpréter la charia. Elle est inscrite dans la Constitution de beaucoup de pays musulmans. Tantôt elle est la source principale du droit, tantôt elle est mentionnée comme « l’une des sources du droit ». En Turquie, le parti islamo-conservateur au pouvoir n’a pas l’intention d’inscrire la charia dans la Constitution.

4/ La construction de la démocratie et de la laïcité en Occident ne s’est pas faite en un jour mais en deux siècles. Et elle est loin d’être achevée partout. Dans les pays arabes comme ailleurs, elle se fera au travers de combats, d’avancées et de reculs.

5/ Mais soyons vigilants, prêts, sans trop d’ingérence – ce qui est délicat – à appuyer les forces démocratiques et laïques (y compris au sein des partis islamistes) en nous appuyant sur les valeurs universelles des Nations Unies.

« Mimi »

Vendredi 21 octobre 2011

Vu sur Internet

« Michel Sardou, éternel soutien de Nicolas Sarkozy, avait montré quelques signes de détachement il y a quelques semaines dans la presse, peu convaincu par la politique menée par le Chef de l’Etat. Une déclaration qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Aussitôt publiée, aussitôt convoqué. »J’en ai pris pein la gueule explique-t-il dans Le Parisien/Aujourd’hui en France ce matin. J’ai même été convoqué à l’Elysée un lundi de Pentecôte ». Par qui ? Le président Nicolas Sarkozy himself !

« Mon Mimi, qu’est-ce que t’es allé dire ? »

« J’ai mis mon constume, ma cravate, ma légion d’honneur et l’huissier m’a conduit dans le jardin où m’attendait le président détaille Michel Sardou. Et là, j’ai vu Nicolas Sarkozy en short, en chemisette avec un jus d’orange à la main et m’a tout de suite dit ‘Mon Mimi, qu’est-ce que t’es allé dire ?’. On s’est expliqués et je lui ai redit que j’attendais autre chose de lui, de sa politique » . Mais ce petit entretien n’a visiblement pas réchauffé leur relation ! « Je suis reparti et il me fait toujours la gueule » grogne Sardou qui assure « vouloir entendre tout le monde » avant de savoir pour qui voter à la prochaine présidentielle. Un vote à gauche est-il envisageable ? « Pourquoi pas ! » ose Sardou. Après Michel Drucker qui vote à la primaire PS, tout fout le camp. »

Reniement

Jeudi 20 octobre 2011

« Le PS remet en cause la liberté individuelle et le respect des opinions politiques de chacun » (Jean-François Copé, le 19 juin 2011, interrogé dans le JDD sur les primaires qu’il qualifie également de « parodie d’élections »).

« Je n’ai jamais condamné le principe des primaires, jamais » (Jean-François Copé, le 17 octobre 2011 sur BFM TV).


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