Archive pour la catégorie ‘Socialiste!’

Quelle politique de sécurité ?

Samedi 28 août 2010

Nicolas Sarkozy a échoué.

Depuis 2002, les atteintes aux personnes ont augmenté de 22%, le nombre de blessés dans les forces de l’ordre de 40%.

Alors, quelles solutions ?

Premièrement, prévenir : le premier combat doit être celui mené sur le front de l’emploi et de la qualité de vie : c’est d’abord l’insécurité sociale qui produit de la violence.

Deuxièmement, redéployer les effectifs de police et de gendarmerie en fonction des besoins réels : il y a moins de policiers à Saint-Denis que dans le 5ème arrondissement de Paris.

Troisièmement, recréer la police de proximité : il faut plusieurs années pour qu’une relation de confiance puisse s’établir à nouveau.

Quatrièmement, des sanctions rapides et efficaces, en particulier par les travaux d’intérêt général.

Enfin, un combat sans merci contre les trafics de drogue et pour éliminer les armes à feu.

« Si j’étais président »

Jeudi 26 août 2010

Je publie le 2 septembre prochain chez Albin Michel un livre intitulé « Si j’étais président ».

À cette occasion, je vous propose d’ouvrir dès la semaine prochaine sur ce blog un débat sur les différentes propositions que je présente.

Ils vivent dans un autre monde

Jeudi 26 août 2010

L’autorité des marchés financiers (AMF) vient de révéler qu’à la fin août, Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas, grâce à l’achat et à la revente d’actions de son groupe, a réalisé en seulement deux jours un gain de 729 680 euros… Baudouin Prot, administrateur directeur général du même groupe, n’a réalisé « qu’un modeste gain » de 470 600 euros…

À ce stade, la meilleure performance connue est celle de Nicolas Bazire, également ami de Nicolas Sarkozy (il est le témoin de mariage du chef de l’État avec Carla Bruni) : 2 100 000 euros à la fin juillet.

Ségolène Royal : «La politique de Sarkozy produit de la violence»

Lundi 23 août 2010

Je vous invite à lire l’interview de Ségolène Royal paru dans Le Parisien. Voici quelques extraits ci-dessous :

Que répondez-vous à Brice Hortefeux qui, dans «Le Monde», s’en est pris à la «gauche milliardaire» ?

Ségolène Royal : De qui se moque-t-il ? Je rappelle qu’il y a actuellement un clan au pouvoir qui utilise l’Etat à des fins personnelles et au profit d’un groupe de milliardaires bénéficiant du bouclier fiscal et des distributions de légions d’honneur. Tout accrédite la suspicion d’un trafic d’influence au profit des milliardaires financiers de l’UMP régulièrement réunis par Nicolas Sarkozy, Eric Woerth et Brice Hortefeux. Sur ces malversions, il n’y a toujours pas d’enquête ni de juge d’instruction, ce qui serait inimaginable dans n’importe quelle autre démocratie.
Vous pensez que les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la sécurité visaient à faire oublier ces affaires ?
Il fallait en effet d’urgence faire diversion ! Concernant les Roms,  je rappelle que Nicolas Sarkozy avait déjà promis lors d’une déclaration à l’Assemblée nationale le 10 juillet 2002 de supprimer tous les campements illégaux.  Ceux installés depuis cette date relèvent donc de sa responsabilité ! La mise en scène des migrations de la misère vise à camoufler l’échec économique et sécuritaire du pouvoir. Je ne tomberai pas dans le piège d’une polémique sur le sujet car c’est tout l’objectif recherché. Chaque fois que la gauche dénonce  la «politique sécuritaire» de Sarkozy, ce dernier marque des points. J’affirme que sa politique n’est en rien sécuritaire. Au contraire, elle produit de la violence. La preuve : les agressions sur les personnes ont massivement augmenté depuis huit ans.
Les propositions du PS ne tardent-elles pas à venir ?
Oui. C’est parce qu’il y a, admettons-le, plusieurs lignes au sein du PS J’avais fait des propositions très claires lors de la campagne présidentielle sur la sécurité durable et l’ordre juste.  J’évoquais notamment la nécessité de prévention, avec l’encadrement scolaire des jeunes, l’importance de donner des moyens à la police et la justice pour agir contre le grand banditisme et enfin le besoin d’une alternative à la prison pour les mineurs délinquants.  Je souhaite que le PS reprenne mes idées, les approfondisse et que ce ne soit pas la ligne laxiste qui l’emporte.
Votre proposition d’encadrement militaire des jeunes délinquants avait naguère fait polémique au PS…
Ce qui se passe aujourd’hui prouve pourtant que j’avais raison. Les Français ont besoin de sécurité, notamment au moment où ils sont durement frappés par la précarité économique. Le PS doit reprendre mes propositions. C’est une nécessité car les jeunes qui sont mis en prison ressortent plus enragés que quand ils s’y sont rentrés. Il y a eu en trois ans plus 50 000 condamnations par les tribunaux qui n’ont pas pu être appliquées, faute de structures adaptées. Au lieu de fermer les régiments comme le gouvernement le fait actuellement, il faut repenser l’utilisation de ces lieux d’éducation et d’encadrement pour permettre aux jeunes de se remettre sur les rails.
Pourquoi dites-vous que les propos du président desservent les entreprises françaises ?
Pourquoi le contrat Mistral pourtant annoncé par Nicolas Sarkozy a-t-il été annulé par les Russes (NDLR :  Le président s’était félicité d’ un accord avec Moscou pour la vente de deux navires de guerre construits en partie aux chantiers navals de Saint-Nazaire) ? Je ne vois plus un seul chef d’Etat ou de gouvernement qui défende l’action et les déclarations du président de la République française. S’il continue, cela va finir par se retourner violemment contre les Français et les entreprises françaises. Jusqu’alors, elles étaient bien positionnées dans les pays émergents à forte croissance, mais la méfiance est en train de monter. Il est urgent que la France retrouve sa dignité et son rayonnement international gravement mis en cause aujourd’hui par le comportement  immoral de l’actuel président de la République.
Vos relations sont-elles désormais apaisées avec Martine Aubry ?
Oui car j’ai le sens des responsabilités, malgré la gravité de ce qui s’est passé au Congrès de Reims.  La gauche peut gagner en 2012 si elle est unie et si elle est capable de construire un projet qui redonne une espérance et qui tire la France vers le haut.
(La suite à lire dans le Parisien)

Quand Tintin répond à Brice Hortefeux

Dimanche 22 août 2010

Enfin, le gouvernement s’attaque au bouclier fiscal ! (…)

Vendredi 20 août 2010

Ne tombez pas de votre transat, rassurez-vous, ce n’est pas en France que ça se passe.

C’est Tim Geithner, le secrétaire d’État américain au Trésor, qui veut supprimer les avantages fiscaux dont bénéficient les plus hauts revenus aux États-Unis.

« Emprunter pour financer des allégements d’impôts pour les 2% les plus riches revient à commettre une erreur à 700 milliard de dollars ».

Notre Ministre, Christine Lagarde, qui parle parfaitement anglais, pourrait traduire en France?

La crise : pas pour tout le monde !

Jeudi 19 août 2010

Les dirigeants du Plaza Athénée ont sabré le champagne.

En juillet le revenu moyen dégagé par une chambre d’hôtel a dépassé les 1 000 euros, record historique. La suite royale à 20 000 euros la nuit a été occupée en permanence.

Dites, Messieurs, vous ne croyez pas que cela va durer éternellement sans que le peuple se révolte. Nous sommes en 1788…

Baisse des effectifs dans la police : la sécurité des Français gravement compromise par N. Sarkozy

Mardi 17 août 2010

Les révélations du journal Le Monde sur la préparation du budget 2011 du ministère de l’Intérieur confirment les analyses et les critiques que le Parti socialiste adresse au gouvernement depuis des mois.

Non content d’avoir déjà supprimé 9121 postes de policiers et de gendarmes depuis 2007, N. Sarkozy et son gouvernement envisagent de supprimer encore 3500 postes de policiers dans les trois années à venir.

Cette politique conduit à vider les commissariats que ne sont plus à même de remplir leurs missions. Il n’est pas étonnant que la sécurité des Français se dégrade au quotidien.

Cette réalité confirme aussi que les discours va-t-en guerre de N. Sarkozy et de ses ministres ne sont qu’une agitation stérile et une vaine tentative de masquer leurs échecs par de la surenchère verbale, alors que la réalité de la politique conduite met en danger les biens et les personnes par un véritable abandon des territoires.

Jamais il n’y a eu autant de distance entre les paroles et les actes d’un gouvernement. Et contrairement à ce que voudrait faire croire N. Sarkozy et ses amis, si le Parti socialiste critique le gouvernement, ce n’est pas parce qu’il en ferait trop sur le sécurité. C’est au contraire parce qu’il n’agit pas réellement. Derrière les mots de N. Sarkozy, il y a une réalité qui est celle de l’affaiblissement de l’Etat et de l’autorité, faute d’une puissance publique capable de faire respecter la loi et d’assurer la tranquillité publique.

« L’insécurité, c’est la faute aux autres… »

Lundi 16 août 2010

Ce gouvernement a décidément un talent exceptionnel pour rejeter sur les autres la responsabilité de ses échecs.

Christian Estrosi dans le Journal du dimanche accuse les maires, en particulier Michel Destot, maire de Grenoble et Martine Aubry, maire de Lille…

Faut-il rappeler qu’à Grenoble par exemple les effectifs de la police municipale ont augmenté quand ceux de la police nationale, comme presque partout, diminuaient ?

Faut-il rappeler que les caméras de surveillance existent à Lille, mais que ce n’est pas la panacée ?

Faut-il rappeler que les atteintes aux personnes, de plus en plus violentes, ont augmenté de 22% depuis 2002 ?

Qu’il y a 40% de blessés en plus dans les forces de l’ordre depuis 2004 ?

Même Marc Laffineur, vice-président UMP de l’Assemblée nationale, regrette que « des membres du gouvernement puissent stigmatiser les élus locaux ou les maires, il y a 500 000 élus locaux en France, tous soucieux de la sécurité. Je n’en connais pas qui ne le soient pas ».

Retour sur la grippe H1N1

Dimanche 15 août 2010

J’avais été modéré dans mes critiques au gouvernement car il faut reconnaître qu’il est en pareille situation difficile de doser entre le trop et le trop peu.

Le Sénat vient de publier un rapport très critique sur plusieurs points. Il reproche à l’État d’avoir « manqué de vigilance » dans la conclusion des contrats avec les firmes pharmaceutiques qui fournissent les vaccins, contrats « caractérisés par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses ».

Les laboratoires ont imposé à l’État des commandes fermes et non révisables, »tout en évitant, quant à eux, de prendre aucun engagement contraignant ».

Le gouvernement aurait interprété de façon excessive les recommandations des experts, de sorte que la France s’est trouvée avec une quantité de vaccins plus importante que dans d’autres pays.

Le rapport met aussi en cause le manque de transparence quant aux conflits d’intérêts (ça ne vous rappelle rien ?) au sein de l’OMS et des experts qu’elle consulte.

Conclusion : en cette matière, comme pour les risques liés au travail (amiante), comme pour le nucléaire,  avoir des experts vraiment indépendants et incontestables…

Nous n’y sommes absolument pas !


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