Archive pour la catégorie ‘Socialiste!’

« La notation est un art, pas une science » selon Standard and Poor’s

Vendredi 7 octobre 2011

L’agence, traînée devant les tribunaux australiens par des municipalités qui lui réclament des millions de dollars d’investissements engloutis dans des produits toxiques mais bien notés par l’agence, se défend : « La notation n’est pas une science exacte » (merci,on s’en était aperçu !).

« Un triple A ne signifie pas l’absence d’un risque de défaut. Nul ne peut faire ce genre de prédictions à propos de l’avenir ».

En effet, il vaut mieux prédire le passé, qui est plus facile à expliquer que l’avenir, comme le prouvent chaque jour un grand nombre d’économistes.

Borloo débranché

Mardi 4 octobre 2011

Après d’innombrables déclarations toutes dans le même sens, Jean-Louis Borloo avait affirmé le 7 septembre : « Je suis pratiquement prêt ».

Et puis patatras, brusquement, sans prévenir ses amis, il jette l’éponge. Des conseillers de l’Élysée disent : « ça y est, on l’a débranché, maintenant on va débrancher Villepin. »

On imagine facilement les pressions (pas de circonscription pour les députés qui suivraient Borloo), les menaces et les promesses : « tu sais toi, mon Jean-Louis, que tu ferais un excellent premier Ministre ! »

Borloo n’avait pas la force de caractère et la ténacité qui permettent d’aller jusqu’au bout… à la différence de Ségolène Royal !

« Ségolène Royal gagnera la primaire citoyenne »

Lundi 3 octobre 2011

J’ai été interviewé aujourd’hui par le Talk Orange Le Figaro.

Voici la vidéo, en cliquant ici.

J’ai notamment rappelé que les sondages, étaient des balivernes, des fariboles. Sur le terrain, Ségolène Royal a un monde fou, sur les radios et les télés, elle fait les plus fortes audiences, tout cela se traduira dans les urnes. Ségolène Royal une envie extraordinaire d’être candidate à la présidentielle. Elle sera au second tour de la primaire citoyenne et l’emportera.

Ségolène Royal au cœur du débat

Jeudi 29 septembre 2011

Le débat d’hier soir s’est fait en permanence autour des propositions de Ségolène Royal :

- Contrôle des banques
- Interdiction des licenciements boursiers
- Blocage des prix
- Inéligibilité à vie des élus condamnés pour des actes relevant de peines privatives de liberté
– Encadrement militaire éducatif des primo-délinquants

Elle a été celle qui le plus souvent été approuvée par les autres candidats tout en ayant les positions les plus claires, les plus précises et les plus cohérentes.

Ségolène Royal a montré une fois de plus qu’elle a la stature présidentielle.

L’argent fou

Lundi 26 septembre 2011

Christian Sautter nous rappelle que  les 500 plus grandes entreprises américaines ont consacré au deuxième trimestre 109 milliards de dollars à racheter leurs propres actions. Comme il le dit, en dehors du chien qui court après sa queue, il est difficile d’imaginer un comportement plus stupide, alors qu’il y a une telle urgence à investir pour créer des emplois. Pourquoi le font-ils ? Tout simplement pour financer les programmes de stock options des principaux dirigeants et pour permettre le versement de dividendes. En France, Bouygues s’apprêterait à racheter ses propres actions à hauteur de 1 milliard d’euros. C’est bien pourquoi je préconise la suppression immédiate des » retraites chapeau, » et autres stock- options (sauf pour le démarrage d’entreprises innovantes).

« Mettre le peuple au centre »

Samedi 24 septembre 2011

Voici une magnifique tribune d’Ariane Mnouchkine qui s’engage en faveur de Ségolène Royal :

On ne défend pas son champion ou son équipe parce qu’ils sont sûrs de remporter la victoire, mais parce qu’ils en sont dignes. Je défends Ségolène Royal parce qu’elle est digne de gouverner. Je défends Ségolène Royal parce que j’admire son courage.

Je défends Ségolène Royal parce qu’elle est la seule à s’engager à mettre en oeuvre la démocratie participative et que je pense qu’au XXIe siècle il n’y aura de démocratie que participative. Ceux qui se gaussent de ce concept sont tout simplement réactionnaires. Qu’ils soient de droite ou se prétendent socialistes ne change rien à l’affaire. Ils tremblent devant le peuple tous les cinq ans mais ils le méprisent et ne veulent rien entendre de lui.

Je défends Ségolène Royal parce que, lors de tous ces inqualifiables procès en incompétence qu’on lui a intentés, c’est à ses défenseurs qu’on s’attaquait et donc à moi aussi.

En vérité, c’est tout le peuple français qui fut accusé d’incompétence. Car ce qu’on reproche à Ségolène Royal, c’est bien cela. Faire de la participation des citoyens à la gouvernance de notre pays un des fondements de la politique qu’elle entendinspirer à son gouvernement. Un gouvernement capable à la fois de se donner le temps nécessaire à une écoute respectueuse et à une pédagogie audacieuse, sans renoncer, le temps venu, au courage d’arbitrer.

C’est exactement cela qui hérisse le poil de ces professionnels de la politique. Que cette femme vienne affirmer que l’on peut, que l’on doit, maintenant, gouverner avec le peuple et pour lui. Il n’y a plus d’autres voies que la justice et l’égalité pour que les Français retrouvent le goût de vivre ensemble et que redevienne respirable notre air où règne aujourd’hui une inquiétante odeur de guerre civile.

La vraie raison de leur détestation, ils ne peuvent pas l’admettre. Voyez-vous un tel ou une telle venir nous confier :

- Vous savez pourquoi je dis, et fais dire partout et colporter par mes snipers sur Internet ou dans la presse, que Ségolène est folle, ou idiote, alors que je sais très bien qu’elle n’est ni folle ni idiote ? C’est parce qu’elle croit à l’intelligence d’un peuple bien informé. Elle croit à son inventivité. Pire, elle croit à sa sagesse, et même, à sa générosité ! Ciel ! Penser que le peuple pense ! Quelle démagogie ! Vous rendez-vous compte du danger que ses idées nous font courir ?

Tout cela est inavouable, alors on ricane, on cancane, on persifle : elle s’habille mal, ce qui parfois est vrai. Elle parle sans respirer, et veut tout dire d’une phrase avant qu’on ne l’interrompe, ce qui n’est pas faux et parfois me désole. Elle fait, dans ses discours, quelques fautes de français. Mais qui parmi les femmes et les hommes politiques, qui parmi nos « discoureurs » de télévision, bref qui, parmi tous les grands ignorants qui occupent la plupart des tribunes, peut prétendre donner des leçons de français à qui que ce soit ? Sans parler de celui pour qui ils ont voté, ou pire, qu’ils ont laissé élire, et dont le parler est une perpétuelle insulte à notre langue. Qui est Victor Hugo aujourd’hui ? Qui est Lamartine, Jaurès, Blum ? A part peut-être Arnaud Montebourg, ils parlent tous mal le français. C’est triste mais c’est comme ça. Les citoyens le savent et, hélas, s’y résignent.

Je défends Ségolène Royal parce qu’elle veut faire « de l’éducation nationale une priorité avec comme objectif de faire réussir tous les enfants dans des voies diversifiées, à égales dignités ».

Oui, je la défends parce qu’elle ose évoquer la revalorisation du travail manuel qui, souvent, peut confiner au génie. Je sais, je le rencontre tous les jours, cet irremplaçable génie manuel, sans lequel rien, absolument rien, de ce qui est conçu ne verrait concrètement le jour.

Oui, je défends Ségolène Royal parce qu’elle a l’honnêteté de préférer pour nos enfants égarés l’apprentissage de la discipline collective, fût-elle militaire, à la cellule immonde où ils sont jetés en pâture aux pires embrigadements. Intoxiqués par les pires propagandes.

Je la défends parce que, dans le contrat qu’elle propose à la nation, elle s’engage pour « un Parlement renforcé… revivifié par le non-cumul des mandats ».

Parce qu’elle a fait de sa région un des territoires écologiquement les plus avancés d’Europe, je défends Ségolène Royal parce qu’elle fut la première à s’indigner que l’on renfloue les banques sans que l’Etat, si généreux à leur égard, n’en prenne, au moins en partie, le contrôle. Parce qu’elle s’engage à remettre la finance au service de l’économie et à consulter les Français par référendum sur la réforme fiscale indispensable non seulement à notre économie mais à la justice sociale. Justice sociale sans l’avènement de laquelle nous verrons bientôt se lever des révoltes furieuses dont la légitimité n’atténuera pas la violence et ses cruelles conséquences.

Je défends Ségolène Royal parce que je la sais sincère, et je signe son contrat.

Ariane Mnouchkine, metteuse en scène

Article publié dans Le Monde

« Ces sondages qui donnent Ségolène Royal en tête »

Jeudi 22 septembre 2011

Je vous invite à lire cet article d’un blogueur concernant les sondages des instituts classiques et ceux parus sur Internet :

« En tête. Première. Oui, il y a des sondages, plusieurs sondages, qui désignent Ségolène Royal comme celle qui a plus convaincu lors du premier débat des primaires. Des résultats cohérents, corrélés d’un support à l’autre car il s’agit en effet de « sondages en ligne », des enquêtes réalisées par les sites de presse en laissant leurs lecteurs internautes libres ou non d’y participer.
Ces enquêtes n’ont pas la prétention d’être des sondages scientifiquement concoctés par les instituts mais la myopie actuelle des sondages, qui utilisent des échantillons de taille très faible entre 200 et 400 personnes, rend ces enquêtes en ligne particulièrement intéressantes.

Voici celles publiés par le NouvelObs, 20Minutes et le JDD.fr :

Sondage 20 Minutes

Votants : 19196

Quel candidat vous a le plus convaincu?

Ségolène Royal         31%

François Hollande     25%

Jean-Michel Baylet      5%

Manuel Valls              15%

Martine Aubry           14%

Arnaud Montebourg  11%

 

Sondage NouvelObs

Votants : 16037

Primaire : qui a remporté le 1er débat ?

Ségolène Royal          36.0%

François Hollande       31.8%

Martine Aubry             15.6%

Arnaud Montebourg      6.7%

Manuel Valls                  6.0%

Jean-Michel Baylet        4.0%

 

Sondage JDD.fr

Votants : 4113

Qui a été, selon vous, le candidat le plus convaincant?

Ségolène Royal        42%

Martine Aubry           24%

François Hollande     19%

Manuel Valls                9%

Arnaud Montebourg    6%

Jean-Michel Baylet      1%

Ces sondages en ligne sont aussi cohérents avec ce que j’ai pu entendre ci et là à propos de ce premier débat. Beaucoup d’amis découvrant et appréciant la liberté de ton et l’aisance d’Arnaud Montebourg et de Manuel Valls, sur lesquels pesait forcément moins de tension. Et qui beaucoup de non-militants séduits par l’interview et le concret des explications de Ségolène Royal sur son projet.

Mais voilà qui contraste fortement avec ces sondages que l’on nous a servis hier sur ce premier débat. Pourtant avec 19000 votants et 16000 votants, on est loin des 200 à 400 personnes des sondeurs officiels. Et aussi ces enquêtes en ligne sont quelque part plus spontanées que les sondages qui sont réalisés après que les commentateurs patentés des médias aient introduit leur propre subjectivité. Ainsi ayant suivi l’évolution de quelques uns des sondages, il est étonnant de constater que dès le vendredi matin ils donnaient peu ou prou leur résultat final sans grande évolution et sans que les invitations des équipes de campagne à venir massivement voter aient changé quoi que ce soit aux résultats.

Ce qu’il y a d’intéressant c’est aussi de voir que ces enquêtes en ligne reflètent souvent la sociologie des lecteurs du journal qui les publie. Ainsi contre-exemple à ceux qui donnent Ségolène Royal en tête, les lecteurs du site d’Europe1 donne Manuel Valls et François Hollande premiers ex-æquo. Reflet d’une radio longtemps perçue comme le navire amiral de la droite sur les ondes ?

Le lectorat plus jeune, plus urbain et plus inséré dans la vie active du site 20 Minutes (lecture dans le métro) a lui choisi et de loin de désigner Ségolène Royal comme la plus convaincante. Cette jeunesse urbaine sera-t-elle au rendez-vous de la primaire ouverte les 9 et 16 octobre prochains ? Une grande partie de l’enjeu de la primaire est là avec le vote des quartiers populaires et des zones rurales.

Ces sondages ne sont bien surs pas des intentions de vote. Mais ces personnes qui choisissent de voter en ligne se rapprochent le plus d’un vrai scrutin pour lequel c’est le citoyen qui décide volontairement de mettre son bulletin dans l’urne et n’attend pas le coup de fil d’un sondeur pour ce décider

Nous verrons bientôt si ces résultats en ligne sont finalement plus fidèles que les sondages commandés à prix d’or à des instituts de sondages qui pour des raisons plus ou moins obscures sont finalement assez myopes.

Voilà en tout cas qui promet quelques surprises à venir. »

Patricia, Romain, Nabila et les autres

Jeudi 22 septembre 2011

Je vous invite à lire ce livre que publie François Chérèque chez Albin Michel. Au fil des rencontres de salariés de secteurs variés (Pôle emploi, France Télécom, hôpital, aciérie, jeunes précaires, service des cartes de séjour en préfecture, abattoir, autobus, auxiliaires de vie sociale, centrale nucléaire, enseignants, employés du commerce, agent de maintenance, etc.), se forment les visages du travail dans la France d’aujourd’hui.

François Chérèque dépeint une réalité que je connais en partie, dont je me doutais pour d’autres cas, mais qui est pire encore que je ne le pensais. Malgré des conditions de travail dégradées, malgré l’obsession de la « rentabilité » comptable, malgré le manque de respect, on découvre des hommes et des femmes qui se battent courageusement pour vivre (ou survivre) et qui gardent l’amour de leur métier.

Cela pourrait être un formidable levier, à condition de modifier en profondeur le fonctionnement de l’entreprise, d’associer enfin progrès social et performance économique.
Ce sera un sujet majeur pour 2 012. Le combat est loin d’être gagné !

Pour l’admission de la Palestine aux Nations unies

Mardi 20 septembre 2011

Je vous invite à lire cette tribune parue dans Libération, que j’ai cosignée :

Cette semaine, le président Mahmoud Abbas présentera la demande d’adhésion de l’Etat palestinien aux Nations unies. La Palestine deviendrait alors le 194e Etat membre de l’ONU.

Nous, élus de la République, appelons le gouvernement français à s’engager fermement en faveur de l’admission de l’Etat palestinien au sein des Nations unies, selon les paramètres internationalement reconnus et en application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, c’est-à-dire dans les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem-Est.

Alors que les négociations ont abouti à une impasse et que le gouvernement israélien, refusant tout dialogue, mène une politique de colonisation illégale pour imposer une situation de fait accompli, cette échéance représente une fenêtre d’opportunité cruciale pour la population palestinienne mais aussi israélienne.

Les Palestiniens ont réussi à préparer les outils de leur souveraineté. L’ONU, la Banque mondiale et le FMI ont récemment indiqué que l’Autorité palestinienne a mis en place les institutions nécessaires à la création d’un Etat viable. Une admission à l’ONU permettrait enfin l’existence de deux Etats disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs, et donnerait ainsi une chance à la relance des négociations de paix, sous les auspices des Nations unies dont c’est la mission, et ceci sur la base du droit international.

En reconnaissant pleinement la souveraineté et les frontières de la Palestine, la France fera preuve de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient. A l’heure de l’émancipation des peuples arabes et tandis que plus de 125 pays se sont prononcés pour l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU, le gouvernement français ne peut rester muet sur cette question. Il doit prendre ses responsabilités et, constatant qu’il n’y a aucune autre voie praticable aujourd’hui pour avancer vers une paix basée sur le droit, voter pour l’admission de la Palestine à l’ONU et entraîner ses partenaires européens sur cette même voie.

Parmi les signataires : François Alfonsi député européen EELV, Jean-Paul Besset député européen EELV, Jean-Louis Bianco député PS, Didier Boulaud sénateur PS, José Bové député européen EELV, Marie-Christine Blandin sénatrice EELV, Marie-George Buffet députée PCF, Monique Cerisier-ben Guiga sénatrice PS, Yves Cochet député EELV, Daniel Cohn-Bendit député européen EELV, Jean-Pierre Decool député apparenté UMP, Karima Delli députée européenne EELV, Michelle Demessine sénatrice PCF, Jean Desessard sénateur EELV, Marc Dolez député PG, Christian Eckert député PS, Hervé Féron député PS, Hélène Flautre députée européenne EELV, Pierre Gosnat député PCF, Catherine Grèze députée européenne EELV, Françoise Hostalier députée UMP, Yannick Jadot député européen EELV, Claude Jeannerot sénateur PS, Eva Joly députée européenne EELV, Nicole Kill-Nielsen députée européenne EELV, Yves Krattinger sénateur PS, Jean-Paul Lecoq député PCF, Didier Mathus député PS, Noël Mamère député EELV, Bertrand Pancher député UMP, Bernard Piras sénateur PS, Dominique Voynet sénatrice EELV…

www.france-palestine.org

« Il est question du destin de la France »

Lundi 19 septembre 2011

Voici ci-dessous une contribution militante sur le débat entre les candidats à la primaire citoyenne (à laquelle tous les Français peuvent voter), que j’ai trouvée très intéressante :

« Après le premier débat télévisé entre candidats socialistes à l’investiture présidentielle, inutile de s’attarder sur la prose des commentateurs habituels. Leur horizon se limite aux petites phrases, aux tenues vestimentaires et aux pronostics sondagiers. Sur la politique, rien ou tellement peu que cela serait navrant si ce n’était juste désespérément répétitif…

Pourtant il est question du destin de la France. Il est question de décider à qui confier la tâche immense de battre Nicolas Sarkozy, puis de remettre debout un pays qui dérive dans l’angoisse et la peur, de redonner une espérance aux classes moyennes et populaires, de surmonter l’une des plus graves crises du capitalisme… Excusez du peu !

Oui, il est question de confier le pays à un leader solide, à la pensée juste, à la main ferme, à la détermination inébranlable.
Il est question que ce leader soit capable de mettre en mouvement les forces vives de la nation : la jeunesse, les quartiers populaires, les petits entrepreneurs, les enseignants, le personnel de santé, les policiers, les seniors délaissés.

Il est question de bâtir une nouvelle frontière, celle de la croissance verte, pour que le pays soit plus sûr, plus propre, plus indépendant, plus souriant, plus riche.

Il est question d’une grande mutation de civilisation, accomplie dans le respect réciproque et
dans la confiance mutuelle retrouvée.

Il est question d’exemple venu d’en haut, de mettre fin aux liaisons incestueuses entre la
politique et les affaires, de participation des citoyens à la vie de la cité.

Il est question de dire ce qu’on fait et de faire ce qu’on dit.

Pour tout cela, il faut que les citoyens sachent sur quels leviers chaque leader veut s’appuyer pour réussir une telle transformation.

Tous évidemment se réclament d’une bonne gestion (bien qu’une seule l’ait abondamment prouvé dans sa Région).

Tous évidemment se réclament de la croissance verte (mais une seule l’a entreprise).

Tous se prétendent dévoués (mais une seule s’est appliquée à elle-même le non-cumul des mandats).

Bref, on pourrait multiplier les exemples, mais il y a bien plus important.

Une seule a compris que le nœud du problème est l’asservissement des Etats à la logique financière internationale, cette Guerre de Trente Ans conduite depuis Thatcher et Reagan à l’échelle mondiale par les puissances de l’argent pour vider les Etats de leurs ressources, donc pour priver les peuples de la protection de la solidarité collective.

Une seule est capable de s’attaquer avec fermeté au cancer de la puissance financière qui asservit nos pays, désindustrialise nos contrées et mène au déclin et au désespoir.

Ségolène Royal est celle-là.

C’est pourquoi elle ne se disperse pas dans les petites phrases et dans l’arrogance, mais est toute entière concentrée à expliquer ce combat décisif pour mobiliser demain toutes les forces de la Nation afin de le mener et de le gagner.

Carlo Gnecchi »


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