Archive pour la catégorie ‘Vu de Haute Provence’

Devoir de réserve

Jeudi 11 mars 2010

Mardi dernier, manifestation des retraités à Digne, comme dans toute la France. Les syndicats demandent à être reçus par le Préfet. Réponse « Non,  pas possible devoir de réserve en raison des élections régionales » « Et un collaborateur technique?  Non, devoir de réserve ».

Jeudi, réunion technique au Conseil général pour discuter avec les maires, la Région et l’État, du remplacement d’un pont. Pas de Préfet, ni de membre du corps préfectoral. Devoir de réserve, vous dis-je!

Vendredi, à Sisteron, visite des ateliers de formation descollégiens à la sécurité routière, avec les pompiers. Le pompier, à la presse : «  S’il vous plait, pas de photo, devoir de réserve ».

Pourtant la pratique constante est simplement que les fonctionnaires de l’Etat doivent s’abstenir de prendre part à toute cérémonie publique.

Avec cette nouvelle conception du devoir de réserve, l’État n’a plus qu’à mettre la clé sous la porte en période de campagne électorale !

Dans le département, des formations sur la sécurité routière au collège

Mercredi 10 mars 2010

Avec mon vice-président du Conseil général en charge des transports, Jean-Yves Roux, nous avons suivi au collège Paul-Arène le déroulement des ateliers pour une journée de partenariat avec la gendarmerie, les pompiers, la prévention routière, la maison départementale de la sécurité routière, la mutuelle Maif, la Sncf et l’Anatcep.

Grâce à ces partenariats, le département propose chaque année scolaire des animations qui portent sur des évacuations de cars, le permis piéton, l’attestation de sécurité routière, les comportements à risque, les gestes des premiers secours et les comportements dans les transports en communs (les trains notamment).

Outre l’information et la formation, nous souhaitons jouer avec le Conseil généralement la carte de la prévoyance avec des remises de gilets de sécurité fluorescents aux enfants.

Ces efforts, pour une part moins visible, portent aussi sur l’équipement des transports en commun. Nous sommes d’ailleurs allés au-delà des obligations légales (seuls les cars construits après 1999 devant être équipés) en décidant que 100% des véhicules de transports scolaires auraient des ceintures de sécurité avant la fin du troisième trimestre. D’ores et déjà, 99% des cars en sont équipés depuis fin janvier 2010. Ainsi, ce sont 169 véhicules de transport qui circulent chaque jour.

Dans un département rural où les transports sont aussi importants, l’importance de ces formations prend tout son sens.

(Voir également l’article complet qu’en a fait La Provence en cliquant ici)

« Big brother » est partout ?

Samedi 6 mars 2010

Voici un e-mail qui circule beaucoup sur le net et qui traduit une surveillance de plus en plus généralisée, du moins, pour certaines situations.

« Un vieil Arabe vit depuis plus de 40 ans dans les montagnes des Alpes de Haute Provence. Il aimerait bien planter des pommes de terre dans son jardin, mais il est tout seul, vieux et faible. Il a eu la chance de participer à des séances d’initiation à l’informatique.
Il envoie alors un courriel à son fils qui étudie à Paris pour lui faire part de son problème.
‘Cher Ahmed, je suis très triste car je ne peux pas planter des pommes de terre dans mon jardin.Je suis sûr que si tu étais ici avec moi, tu aurais pu m’aider à retourner la terre. Ton père qui t’aime. Jamil.’
Le lendemain, le vieil homme reçoit ce courriel :
‘Cher Père, s’il te plaît, ne touche surtout pas au jardin! J’y ai caché ce que tu sais. Moi aussi je t’aime. Ton fils Ahmed.’
À 4 heures du matin arrivent chez le vieillard,   la Brigade Anti-terroriste , le GIGN, les RG, le FBI, la CIA  et même TF1, France 2, France 3 Marseille. Ils fouillent tout le jardin, millimètre par millimètre, et repartent bredouilles.
Quelques heures plus tard, le vieil homme reçoit un nouveau courriel de son fils : ‘Cher Père, je suis certain que la terre de tout le jardin est désormais retournée et que tu peux planter tes pommes de terre. Je ne pouvais pas faire mieux. Ton fils qui t’aime, Ahmed’. »

Trois entreprises

Lundi 22 février 2010

Je viens de rendre visite à trois entreprises de mon département, aussi différentes que possible.

D’abord Terre d’Oc, née dans le sillage de l’Occitane. Terre d’Oc, ce sont des parfums d’ambiance, des cosmétiques mais aussi un travail avec des producteurs d’argan au Maroc, de noix de coco de Bali, de grenades de l’Inde, d’encens au Vietnam, dans le cadre du commerce équitable. C’est aussi la première entreprise à avoir été certifiée bio pour une ligne de produits de maquillage.

Ensuite Flodim, qui ausculte au moyen de sondes de mesure (sonars) les cavités souterraines pour les mesurer, déterminer leur stabilité, réaliser des forages. Leur technologie de pointe s’applique aussi bien au stockage de sel, à la recherche de pétrole ou de gaz qu’à l’étude de la stabilité du sous-sol d’anciennes mines.

Enfin Eolewater, incroyable invention d’une éolienne qui extrait par condensation la vapeur d’eau contenue dans l’air pour « fabriquer » de l’eau potable. Une machine à faire de l’eau avec de l’air !

Une première éolienne à eau va être installée prochainement dans le Parc National de Camargue.

Comme à  chaque visite de ce type, je suis reparti émerveillé par la créativité  et l’enthousiasme, malgré toutes les difficultés, de ces jeunes chefs d’entreprise.

Les Bas-Alpins acteurs de leur environnement !

Samedi 20 février 2010

Dernièrement, j’ai eu l’honneur de présenter les lauréats d’un appel à projet inédit en faveur du développement durable pour la mise en place d’un Agenda 21.

Suite à un diagnostic du territoire et à une réflexion en son sein, le Conseil général a souhaité impliquer les habitants dans cette démarche en lançant un appel à projets dès septembre 2009.

21 actions ont été sélectionnées. Elles se conjugueront aux 19  prioritaires établies par ailleurs par le département dans des domaines aussi variés que l’économie locale, la solidarité, la santé, l’énergie, les déplacements, les déchets, l’agriculture, l’eau et l’urbanisme. Toutes ensembles, ces actions constitueront l’Agenda 21 des Alpes de Haute-Provence pour les 5 ans à venir.

Au total, nous allons consacrer avec le Conseil général 1,3 millions d’euros à l’ensemble de ces engagements. La gestion sera répartie entre le Conseil Général et les lauréats qui seront au cœur de l’action environnementale pour le département.

La naissance de l’alphabet

Lundi 8 février 2010

Si vous passez par le Musée de Préhistoire de Quinson, dans les gorges du Verdon, je vous invite à venir voir avant le 30 avril l’exposition qui retrace la naissance des alphabets sur les rives de la Méditerranée.

Il existe 6 000 langues dans le monde, mais seulement 400 possèdent une écriture. L’histoire commence avec l’écriture, apprend-on à l’école primaire.

Où vous découvrirez le formidable processus d’invention qui a fait passer l’humanité des signes aux sons, des sons aux lettres. Où vous verrez que le tout début vient sans doute d’Egypte, à côté des hiéroglyphes, et non de Mésopotamie (sans oublier naturellement l’Inde ni la Chine). Où vous apprendrez que les lettres de l’alphabet ont fait l’objet d’un incroyable tissage et métissage, que notre « A » vient du signe d’une tête de boeuf, qu’il nous est arrivé des Cananéens en passant par les Grecs et les  Romains, qu’une autre branche du « A » a donné naissance à l’aleph hébreu, qui lui-même, par un long chemin, aurait abouti à l’alif arabe. L’arabe aurait en partie la même origine que l’hébreu …

« Est-il possible que le monde soit moins affreux ? »

Vendredi 29 janvier 2010

Je me suis rendu dans une classe de CM2 qui a été choisie pour désigner un député junior qui siégera à ma place le 13 juin prochain pour adopter une proposition de loi élaborée par les jeunes.

Cette formule des députés juniors a été inventée par Philippe Séguin alors président de l’Assemblée nationale et c’est une bonne manière de faire une pédagogie de la citoyenneté.

Dans la classe j’ai eu droit aux questions les plus diverses et parfois inattendues : « Comme les routes sont glissantes dans notre département, pourquoi ne mettons-nous pas des barrières de sécurité tout le long pour éviter que les voitures tombent dans les ravins ? ».

Plus grave, la question « Est-il possible que le monde soit moins affreux ? » J’ai été un moment désarçonné par ce que la question révélait de noir pessimisme. Puis j’ai répondu sur ce que je faisais, ce que faisaient des citoyens, ce que faisaient les forces de progrès partout dans le monde. Et j’ai dis à mes interlocuteurs : « Cela va dépendre aussi de vous que ce monde soit moins affreux ».

Le soutien des Alpes de Haute Provence à Haïti

Dimanche 17 janvier 2010

Je viens d’annoncer une aide de 10 000 euros du Département pour soutenir les populations d’Haïti à la suite du séisme qui a ébranlé le pays.

Ce don sera versé au fonds de concours mis en place par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères afin d’éviter la dispersion des moyens et permettre la coordination des initiatives.

La misère ordinaire

Mercredi 6 janvier 2010

Une demande d’aide financière au Conseil général, parmi tant d’autres…

Madame T. travaillait comme femme de ménage dans une société de nettoyage, à raison de 4 heures par jour, pour un salaire de 650 euros par mois.

À la suite de deux décès dans sa famille, elle a eu des tendances dépressives et a démissionné. Depuis, elle perçoit des ASSEDIC d’un montant de 361 euros 80 centimes, soit 12 euros 8 centimes par jour.

Avec le RSA, elle pourra obtenir 36 euros 7 centimes. Elle ne peut plus payer son loyer, ni régler ses factures d’eau et d’électricité ; elle ne peut plus payer la mutuelle.

Certes, comme je l’ai entendu, il y a "des dispositifs pour ça".

Questions sur un vaccin

Lundi 4 janvier 2010

Je ne fais pas partie de ceux qui accablent systématiquement le gouvernement sur sa gestion de l’épidémie de grippe H1N1. Sa tâche n’est pas facile. Qu’il en fasse trop peu, et il est accusé de sous-estimer la crise et de ne pas préserver la santé des Français : c’est le syndrome "canicule". Qu’il en fasse trop,et on l’accuse de semer la panique et de gaspiller l’argent public.

Mais quand même !

Dans mon département les gens s’interrogent de plus en plus :

- Était-il vraiment impossible de prévoir ?

- Fallait-il commander autant de vaccins ?

- Et pourquoi cette désorganisation, dans beaucoup de cas, pour la distribution du vaccin ?

- Pourquoi les professionnels de santé sont-ils aussi réticents à se faire vacciner ?

- Pourquoi les médecins généralistes ne sont-ils pas autorisé à vacciner ?

- Pourquoi n’ai je pas reçu de bon de vaccination, alors que ma femme et  mes voisins l’ont reçu ?

Ce qui choque le plus est la revente de vaccins inutiles.

- Est-il vrai que le coût pu plan vaccination est supérieur au déficit de tous les hôpitaux français et représente trois fois le plan cancer, comme l’affirme Bernard Debré ?

Cela fait beaucoup de questions auxquelles, en effet, il serait normal qu’une mission parlementaire puisse répondre.