2012 – Ouvrons le débat
En septembre 2010, je publiais mon livre intitulé « Si j’étais président… ».
Dans une première partie, je reviens sur mes expériences passées (en particulier mes neufs années au côté de François Mitterrand), sur mon action d’élu local, de ministre ou de député et sur mes engagements de simple citoyen.
Cela me permet, dans une seconde partie, de traiter de propositions à mettre en œuvre dès 2012. Des actions concrètes et nouvelles qui ont pour fil conducteur « la démocratie jusqu’au bout » : démocratie sociale, institutionnelle et participative, liberté de la presse et libertés individuelles.
Ici, je souhaite soumettre à débat les propositions que je développe dans mon livre mais aussi connaître votre avis sur ce qu’il faudrait faire en 2012.
Vos commentaires me sont précieux !









21 octobre 2011 à 16:07
Belle synthèse, merci!
Comme me le disait récemmment un ami iranien, opposant au régime : « il faut pousser la République islamique à se réformer, c’est-à-dire à se suicider… »
8 novembre 2011 à 0:52
« L’Euro, c’est le cœur de l’Europe » affirmait récemment Nicolas Sarkozy. Nous y sommes, car c’est bien là le problème : Le cœur de l’Europe, ce devrait être un projet de société voulu par les peuples, et pas une monnaie. On a créé l’Euro mais on a « oublié » l’harmonisation sociale, on a imposé une libéralisation en « oubliant » de consulter les peuples, on a « oublié » de s’accorder sur des politiques fiscales homogènes.
Certes les créateurs de l’Euro avaient pensé à tout cela, mais la volonté politique n’a pas été à la hauteur et l’Euro est resté orphelin, se transformant en bombe à retardement.
Car réunir sous la bannière d’une monnaie unique des pays aux pratiques budgétaires aussi opposées que l’Allemagne et la Grèce sans se donner les moyens de contraindre au respect des critères pourtant approuvés à Maastricht (sans compter les tricheries de l’état grec), c’était la promesse d’une explosion à terme.
La Grèce, endettée, dépourvue de la variable d’ajustement / soupape de sécurité que représente la dévaluation, n’a d’autre solution que la rigueur extrême ou la sortie de la zone Euro.
La voilà une proie appétissante pour les prédateurs de la finance, spéculateurs de tous poils sans foi ni loi, à l’affût de toutes les opportunités avec l’argent comme seul maître. En attendant l’Italie, l’Espagne, et d’autres encore…
L’Europe craint pour sa croissance économique. L’Europe redoute la contagion. Elle viendra. Le fruit est mûr. Il finira par tomber.
La vérité, c’est que l’Europe a mis la charrue avant les bœufs, et que les bœufs n’ont pas suivi !
Alors quelle solution ? Un état fédéral ? Oui, dans un état fédéral l’équilibrage des budgets entre les régions riches et les régions pauvres s’effectue par l’intermédiaire du budget de l’état. Mais les peuples d’Europe y sont-ils prêts ? Les Allemands sont-ils prêts à subventionner les grecs ? Il faudrait leur poser la question mais je ne le crois pas.
On a fait l’Euro et on a oublié tout le reste. Il est trop tard. Il faut imaginer une autre Europe. Il faut repartir d’un projet dans lequel les peuples européens se reconnaîtront, faire les choses dans l’ordre, en plaçant les citoyens au cœur du projet.