Vœux

13 janvier 2012

Mesdames, Messieurs,

Pour beaucoup de nos compatriotes la vie est dure. Je voudrais que la vie soit belle. À chacune et chacun d’entre-vous je souhaite que sur la grande balance du temps les joies l’emportent sur les peines. Je vous souhaite bonheur et santé.

D’abord, notre département. Nous l’aimons. Nous le savons beau. Nous le voulons fort. C’est pourquoi nous nous battrons pour un développement équilibré du territoire, où aucune commune, aucun canton ne sera oublié, où le développement du Val de Durance sera accompagné par celui du reste du département, et en particulier, du bassin dignois, tout simplement parce que nous croyons en l’avenir de notre ville préfecture.

Nous continuerons à nous battre pour le désenclavement de Digne les Bains et du département. Que de temps perdu ! Il faut désormais que l’État dise vite, et précisément, ce à quoi il s’engage financièrement.

Nous continuerons à nous battre pour la défense des salariés d’Arkema. Le traumatisme subi depuis quelques années par le carrefour Durance – Bléone et par ses habitants est terrible. Le repreneur qu’on nous annonce ne présente aucune garantie sur les emplois ni sur l’investissement à long terme.

En dépit de toutes les difficultés, nous continuerons à réaliser de grands investissements sur nos routes et dans nos collèges. Mais aussi le bâtiment François Cuzin, (9,4 millions d’euros), qui rassemblera en un même lieu d’ici la fin du mois de mars le centre médico-social, la maison départementale des personnes handicapées et la direction de l’éducation, de la jeunesse, de la culture et des sports. Nous lançons les travaux pour le pont du Chaffaut (6,4 millions d’euros), qui sera mis en service fin 2013. Je proposerai également à mes collègues de construire une nouvelle médiathèque départementale, si possible dans le centre de Digne.

Je souhaite qu’en 2012 soit abrogée l’actuelle loi sur les collectivités locales, que nous gardions donc nos trente conseillers généraux, que la nécessaire révision de l’intercommunalité se poursuive, en respectant les choix et les volontés des élus, et en prenant le temps nécessaire. Bien sur, il faudra une nouvelle étape de la décentralisation, au bénéfice des départements et des régions. Songez que le budget de l’ensemble des régions françaises représente seulement 30 milliards d’euros, moins qu’un seul Land allemand comme le Bade-Würtemberg qui « pèse » 40 milliards d’euros !

Ensuite, la France. Dans les discours politiques, trop de mots sont usés à force d’être répétés. Il faut reconquérir la confiance des citoyens. Développer la démocratie à tous les étages : démocratie participative, démocratie locale, démocratie sociale, démocratie parlementaire. Respecter les citoyens.

Mais la question centrale, c’est celle du chômage et du pouvoir d’achat.

Jean-Paul Delevoye, ancien ministre UMP, Président du Conseil économique, social et environnemental le dit : « 12 à 15 millions de personnes ont des fins de mois extrêmement difficiles ». Douze à quinze millions de personnes !

Par contre les dividendes des entreprises du CAC 40 vont bien, merci : les grandes entreprises vont verser 37 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Les grands patrons vont bien, merci. Leurs revenus ont été multipliés par trois en dix ans. Ils ont : le salaire fixe, plus le salaire variable, plus les stocks options, plus les actions gratuites, plus les avantages en nature, plus les jetons de présence, plus les parachutes dorés, plus les retraites chapeau…

Ça ne peut plus durer !

Je souhaite que le politique reprenne la main sur la finance, et je propose que soient nommés dans chaque banque des représentants de la Nation, chargés, sans se mêler de tout, de vérifier que l’argent va aux familles et aux entreprises, en particulier aux petites entreprises, et non à la spéculation. Je souhaite la construction d’une Europe plus démocratique, capable de se protéger face aux concurrences inégales, capable de s’unir politiquement sans remettre en cause la souveraineté des Nations.

Alors, oui, nous pourrons faire renaître l’espoir !

« Je souhaite que vous continuiez à croire en la vie et à croire en vous »

C’est de Moncef Marzouki – Président de la République Tunisienne.

Merci

Je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives

12 janvier 2012

Le changement, c’est maintenant !

J’ai décidé d’appliquer sans attendre la règle du Parti Socialiste sur le non-cumul des mandats qui doit intervenir en septembre 2012.

C’est pourquoi je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives.

Je soutiendrai la candidature de Gilbert Sauvan, mon suppléant et Premier secrétaire de la fédération du Parti Socialiste des Alpes de Haute-Provence.

Je termine mon mandat de député avec la satisfaction du devoir accompli au service de la démocratie parlementaire, au service de mon pays, et bien sûr à celui des électeurs de ma circonscription, que je remercie pour leur confiance et leur fidélité tout au long de ces trois mandatures.

Je vais me consacrer plus que jamais à mon département. Chacun connaît mon attachement au mandat d’élu local.

Agir concrètement au quotidien pour améliorer la vie de mes concitoyens est pour moi l’aspect le plus exaltant de l’action politique.

Je participerai activement à la campagne de François Hollande, en particulier dans le cadre des missions qu’il m’a confiées sur les dossiers internationaux.

La France, « roue de secours de l’Allemagne »

9 janvier 2012

« Je me demande pourquoi la France a cessé d’être le ciment de l’Europe. Son devoir est de recomposer l’unité européenne, pas de servir de roue de secours à l’Allemagne. »

Romano Prodi l’ex-président du Conseil italien et de la Commission européenne, hier, dans le Corriere della Sera

La droite désinforme et s’acharne… pour rien

5 janvier 2012

Nadine Morano a perdu une occasion de se taire. Comme beaucoup de responsables de l’UMP, elle a jugé un peu vite François Hollande alors même que, contrairement à ce qu’a annoncé Le Parisien, il n’a jamais insulté Nicolas Sarkozy (cf. les déclarations de tous les autres journalistes présents).

Mais rappelons donc aux responsables UMP, qui aujourd’hui se scandalisent, certaines de leurs récentes déclarations :

- « François Hollande est faible et indécis » (sous un pseudonyme découvert sur Twitter) : François Fillon.

- François Hollande est « irresponsable » : Claude Guéant.

- « François Hollande fait le jeu de la spéculation » : Bruno Le Maire.

- « Hollande adopte le crédo de Mme Le Pen » : Olivier Carré.

- François Hollande, c’est « la grande imposture » : Jean-François Copé.

- François Hollande incarne « la couardise en politique » : Jean-François Copé.

- François Hollande a atteint « le degré zéro de la politique » : Sébastien Huyghe.

- « François Hollande est un morceau de sucre soluble dans l’eau » : Nicolas Sarkozy (en privé).

La démocratie est-elle moins défendable que la finance ?

4 janvier 2012

Avec la Hongrie de Viktor Orban, l’Union européenne fait face à un problème qu’elle a déjà connu (dans une moindre mesure) avec Silvio Berlusconi ou Jörg Haider (en 1999-2000).

Face à la nouvelle constitution hongroise qui en plusieurs points contrevient directement aux libertés fondamentales, les responsables européens devraient réagir (très) fermement. La Charte des droits fondamentaux en vigueur depuis fin 2009 donne d’ailleurs de nouveaux arguments.
 

Mais pour l’instant Hillary Clinton et l’ONU se sont faits plus entendre que le président de la Commission européenne, Manuel Barroso. Ce dernier s’est contenté d’une lettre critiquant le pouvoir hongrois… à propos des projets législatifs sur la Banque nationale et la stabilité financière !
On constate le « deux poids deux mesures » quand il s’agit de la finance ou de la démocratie. Si des intérêts financiers sont en jeu, la réaction des institutions européennes est forte. Mais quand il s’agit de démocratie, la prudence est de mise.
Pourtant, l’Union européenne peut (certes, de façon très encadrée) suspendre de ses droits tout pays membre portant atteinte aux valeurs fondamentales européennes (article 7 du Traité sur l’Union européenne). Une mesure dont Bruxelles n’a encore jamais usé à ce jour et qu’elle pourrait utilement brandir face aux inacceptables dérives du pouvoir de Viktor Orban.
Rappel de certaines des dernières réformes en Hongrie :
 

- Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison.
- Radio-télévision et agence de presse MTI sont regroupés en une seule entité supervisée par un Conseil des médias dirigé par une proche du Premier ministre.
- L’unique radio d’opposition Klubradio s’est vu retirer sa fréquence.
- Création d’un Conseil budgétaire de trois membres nommés par le Premier ministre, qui aura le pouvoir d’opposer son veto au projet de budget.

- Le mandat des titulaires de postes importants de l’appareil d’Etat : économie, justice, police et armée, est porté à neuf ou douze ans. Un futur gouvernement d’une autre couleur politique sera en conséquence confronté à un appareil d’Etat hostile, aux mains de fidèles de Viktor Orban.

- La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, excluant les mariages homosexuels.

- La Constitution décrète que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse.- Introduction d’une référence explicite à « Dieu » dans la Constitution : « Dieu bénisse les Hongrois ».

- La Constitution rend rétroactivement « responsables des crimes communistes » commis jusqu’en 1989 les dirigeants de l’actuel Parti socialiste (ex-communiste).

Soudain, Nicolas Sarkozy découvrit le chômage et fut pris de pitié…

3 janvier 2012

Nicolas Sarkozy nous appelle donc à traiter avec plus de « considération » les demandeurs d’emplois.

On croit rêver.

- Le chômage n’a cessé d’augmenter depuis qu’il est aux responsabilités : plus d’un million de Français ont perdu leur emploi depuis 2007.
- L’an dernier, les crédits de la politique de l’emploi ont été réduits de 15% et le nombre de contrats aidés a chuté.
- La création de « Pôle Emploi » sans moyens suffisants a été désastreuse en terme d’efficacité.
- La défiscalisation de heures supplémentaires a couté près de 20 milliards d’euros en 5 ans, soit l’équivalent de 450.000 emplois !

Formidable avancée des droits de l’Homme en Iran…

3 janvier 2012

La peine de mort par lapidation de Sakineh Mohammadi Ashtiani pourrait être transformée… en pendaison ! …

Anne Sinclair femme de l’année

24 décembre 2011

Ce n’est pas oublier le courage d’Anne Sinclair dans les épreuves qu’elle a traversées que de s’interroger sur ce choix. N’ y-a-t-il aucune femme, en France ou dans le monde, qui ait contribué à la solidarité, à l’innovation, à la fraternité ?

Finalement c’est un choix très typique de la société d’ »information » dans laquelle nous vivons, un choix très « people ». Comme dit mon beau-frère Jean-Paul, Anne Sinclair est la femme du fait divers de l’année…

L’ancien chancelier Gerhard Schröder vole au secours de Nicolas Sarkozy

23 décembre 2011

Gerhard Schröder aurait déclaré, à l’occasion d’un échange téléphonique avec Nicolas Sarkozy, que les réformes entreprises par celui-ci allaient dans le bon sens.
Sans doute n’a-il pas lu les textes communs PS/SPD,ou ceux du Parti socialiste européen, qui disent exactement le contraire. Sans doute n’a t-il pas lu non plus la déclaration conjointe que viennent d’adopter les syndicats français et allemands, qui portent sur l’action de Schröder le jugement suivant : « les réformes du marché du travail ont conduit au développement d’un secteur de plus en plus large de bas salaires, favorisé par la diminution du taux de couverture des conventions collectives et l’absence d’un salaire minimum ».
Après sa magnifique « retraite-chapeau » comme employé de la société russe Gazprom, sans doute juge-t-il aussi que la politique de son ami Poutine « va dans le bon sens ».

Le scandale des étudiants étrangers expulsés (suite)

22 décembre 2011
Où en est-on de la scandaleuse circulaire du 31 mai ? Co-signée par MM. Guéant et Bertrand, elle prévoit de limiter les possibilités de rester en France pour les étudiants étrangers alors même qu’ils sont titulaires d’un diplôme et d’un contrat de travail.

Désormais, même le Medef estime que la mise en oeuvre de cette circulaire risque de menacer « la compétitivité de la France », « son rayon­ne­ment à l’étranger » et « l’attractivité des entreprises ».

Près de 1.000 étudiants se sont vus refuser un visa leur per­met­tant de travailler en France. Pourtant, de par leurs diplômes, la connaissance des marchés de leur pays et les langues qu’ils parlent, ils ne sont même pas en concurrence sur des postes avec des chômeurs français.
Exemple typique : Eric Decalf, Pdg de la société Additeam, explique avoir essuyé en octobre un refus pour un « ingénieur en informatique de gestion tunisien » qu’il souhaitait recruter : « On va perdre un marché », s’est-il désolé.

Les étudiants étran­gers ont défilé dimanche dernier avec les sans-papiers pour pro­tes­ter contre la poli­tique d’immigration de Claude Guéant, lors d’une mani­fes­ta­tion pari­sienne qui a réuni plusieurs milliers de personnes.
« Etudiants étrangers indignés = diplômés, recrutés, expulsés » ou encore « Etudiants du monde entier, Vous n’êtes plus les bienvenus » était-il écrit sur leur banderole.
Dernièrement, les sénateurs socialistes ont déposé la résolution suivante :

« Vu les débats afférents à la discussion dudit article à l’Assemblée nationale et au Sénat en première lecture, [le Sénat] :
- Considère que l’accueil d’étudiants étrangers renforce l’attractivité de notre culture et de notre modèle universitaire tout en participant du dynamisme économique de notre pays,
- Estime qu’il demeure essentiel pour la République française de favoriser l’emploi de ces mêmes étudiants étrangers sur son territoire tout en facilitant leur circulation fréquente avec leurs pays d’origine, organisant ainsi l’émergence d’un modèle séduisant auprès des étudiants étrangers qui sont chaque année plus nombreux à quitter leurs pays d’origine pour aller suivre un cursus universitaire dans les pays anglo-saxons,
- Souhaite que le gouvernement prenne en compte, pour mener sa politique migratoire, les nécessités du rayonnement international de la France ainsi que l’importance des étudiants étrangers dans la croissance future de l’économie française, dans la diffusion de la culture française ainsi que dans la vitalité de la recherche de la France,
- Invite le Gouvernement à respecter la lettre et l’esprit de l’article 311-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit 

d’asile. »


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