Je refuse la dictature des marchés imposée par les agences de notations

21 décembre 2011

Dans un courrier adressé à l’agence Fitch, j’ai refusé l’offre de notation du département des Alpes de Haute-Provence, m’opposant ainsi à la mise sous tutelle de la collectivité par les marchés.

J’y souligne le manque de légitimité de ces agences qui font prévaloir l’intérêt des marchés sur l’intérêt général et y dénonce la place exorbitante qui leur est faite par les marchés et par certains responsables politiques.

Je m’y interroge sur leur indépendance et leurs compétences, rappelant les appréciations erronées ou manipulations autour de la situation de la Grèce, recommandée aux investisseurs jusqu’en 2009, ou de Lehman Brothers, dont la note n’a jamais été dégradée jusqu’à sa faillite.

Je demande donc que des décisions soient prises le plus rapidement possible, pour interdire à ces agences de noter les Etats et les collectivités nationales. C’est une mesure de salut public car on ne peut tolérer plus longtemps que quelques officines portent atteinte à la souveraineté des Etats et alimentent des mouvements spéculatifs dont les citoyens sont en définitive des victimes.

Vous pouvez également retrouver mon intervention sur France Info en cliquant ici.

Gestion de la crise européenne : le jugement de VGE

20 décembre 2011

Devant  les  étudiants  de  l’Institut  Catholique  de  Paris,  Valéry  Giscard  d’Estaing  s’est  lâché.

Il juge  « comiques » les  gesticulations  de  Nicolas  Sarkozy  et  Angela  Merkel  pour  faire adopter un nouveau traité. « Chimère », que de vouloir parvenir à un accord d’ici à mars 2012. Très critique sur la règle d’or : « Comment voulez-vous qu’une Cour de Justice décrète des sanctions … à la première récession venue, la règle d’or explosera en vol car il faudra une relance budgétaire pour stimuler les investissements … ».

À méditer pour le sauveur de la France, de l’Europe et de la planète … Nicolas Sarkozy.

La mort d’un juste

19 décembre 2011

Vaclav Havel vient de mourir …

Je me souviens de sa lettre de 1975 au dirigeant communiste Gustav Husak, où il dénonçait « le règne de la peur, du mensonge et de la corruption ».

Je me souviens de sa venue à l’ambassade de France le 9 décembre 1988 lors de la visite de François Mitterrand à Prague, alors que le régime n’était pas encore tombé. Il nous avait dit, avec son humour si caractéristique : « J’ai emporté une petite valise avec ma brosse à dents et mon pyjama, parce que je ne sais pas si je ne vais pas être arrêté en sortant d’ici ».

Je me souviens de son installation au Hradcin, le palais présidentiel, où il était comme un enfant découvrant les longs couloirs, les nombreuses salles, et où il se déplaçait … en trottinette ! Pour égayer le lieu, il avait accroché des tableaux modernes peints par ses amis.

Je me souviens de conseillers en jeans et à queue de cheval.

Je me souviens de son premier discours de Président, le 1er janvier 1990, ou il disait :

« Chers concitoyens,
« Depuis quarante ans, vous avez toujours entendu le premier jour de l’année, de la bouche de mes prédécesseurs, le même discours, avec seulement quelques variantes : comment notre pays fleurissait, combien nous avions fabriqué de nouveaux millions de tonnes d’acier, combien noussomme tous heureux, combien nous avons confiance en notre gouvernement et quelles belles perspectives s’ouvrent devant nous !
« Je suppose que vous ne m’avez pas proposé à ce poste pour je vous mente à mon tour. Notre pays ne fleurit pas. Le grand potentiel créateur et spirituel de nos nations n’est pas utilisé commeil se doit. Des branches entières de l’industrie produisent des choses qui n’intéressent personne, tandis que ce dont nous avons besoin nous manque toujours. L’Etat, qui s’appelle Etat des ouvriers, humilie et exploite les ouvriers. Notre économie arriérée gaspille une énergie rare. Le pays qui pouvait être fier, autrefois, de l’érudition de son peuple dépense tellement peu pour l’enseignement qu’il se trouve aujourd’hui à la soixante-douxième place mondiale dans ce domaine.
« Mais cela n’est pas encore l’essentiel. Le pire est que nous vivons dans un milieu moral pourri. Nous sommes malades moralement parce que nous sommes habitués à dire blanc et à penser noir. Nous avons appris à ne rien croire, à ne pas prêter attention l’un à l’autre, à ne nous occuper que de nous-mêmes. Des expressions comme l’amour, l’amitié, la pitié, l’humilité ou le pardon ont perdu leur profondeur et leur dimension et ne signifient, pour nombre d’entre nous, qu’une sorte de particularité psychologique aussi désuète que des salutations oubliées du temps passé, un peurisibles à l’heure des ordinateurs et des fusées cosmiques ».

Face à tous les totalitarismes, face à toutes les lâchetés, n’oublions pas la leçon de Vaclav Havel.

Sarko-girouette

18 décembre 2011

Je vous invite à lire l’article d’Hélène Bekmezian, paru dans Le Monde et qui retrace l’évolution du discours de Nicolas Sarkozy et du gouvernement concernant le « triple A »… Intéressant !

C’est ici.

« Triple A : du catastrophisme à la résignation

En l’espace de six mois, le gouvernement français a changé de discours sur le risque d’une dégradation de la note de la France. Désormais, l’abaissement de la note du pays semble acté, au moins en paroles, dix jours après la mise sous surveillance, par Standard & Poor’s, des pays de la zone euro.
A la fin du mois de juin, alors que la menace d’une dégradation plane sur les Etats-Unis, la majorité choisit d’attaquer le Parti socialiste sur le thème de l’ »irresponsabilité économique ». Voulant défendre son bilan, au moment où les candidats socialistes se lancent dans la primaire, Nicolas Sarkozy insiste sur son devoir de mener des réformes économiques.

« Je n’ai pas été élu pour que la France connaisse un jour les problèmes de la Grèce, de l’Irlande ou du Portugal », dit-il alors, faisant référence aux graves crises budgétaires que traversent ces pays. De son côté, le conseiller de l’Elysée, Franck Louvrier, commente : « Avec les socialistes, on aurait perdu notre note AAA. »

« LA NOTE AAA EST DEVENUE NOTRE TRÉSOR COLLECTIF »

Début août, le gouvernement français se crispe encore un peu plus quand l’agence Standard & Poor’s passe des mots aux actes et abaisse la note de la dette publique des Etats-Unis, qui se retrouvent alors privés de leur AAA pour la première fois depuis la création de cette agence en 1941.

Deux jours plus tard, le 10 août, l’économiste Jacques Attali joue les Cassandre en indiquant que, « contrairement à ce que tout le monde dit », la France a été « explicitement désignée » par Standard & Poor’s comme pays pouvant perdre son AAA. L’entourage du ministre de l’économie, François Baroin, se précipite alors pour démentir : « Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences, Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s ont confirmé qu’il n’y avait pas de risque de dégradation. »

« [Nicolas Sarkozy] ne peut plus changer de ligne : préserver la note AAA de la France coûte que coûte. Celle-ci est devenue notre trésor collectif », estime le surlendemain l’essayiste Alain Minc, proche du président. Puis, le 19 août, le premier ministre, François Fillon, dans une tribune publiée dans Le Figaro, présente à nouveau l’éventuelle perte de la note suprême comme un véritable danger : « Certains préconisent la création d’obligations européennes, les ‘eurobonds’, qu’ils présentent comme une panacée. Mais ils oublient de dire que cela renchérirait le coût de la dette française et pourrait même remettre en cause sa notation », écrit-il alors, tout en assurant que seule la « règle d’or » budgétaire pourra sauver les finances publiques.

« UN ACQUIS EXTRÊMEMENT PRÉCIEUX »

Début octobre, c’est cette fois pour plaider en faveur de la refonte du Fonds européen de solidarité financière (FESF) que la perte du triple A est présentée comme un vrai péril. Une source proche de l’Elysée explique alors au Monde qu’ »il y a quelques semaines, en pleine campagne contre les banques françaises, notre triple A aurait été en danger si nous avions recapitalisé tout seuls ». Mais « en cas de plan européen, l’effort sera conjoint, et la situation est différente. »

Puis, le 17 octobre, nouveau coup de semonce de l’agence Moody’s : « Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note de la France], au regard des progrès effectués par le gouvernement. » Le lendemain, François Fillon affirme que la note française « est un acquis extrêmement précieux qu’il ne faut en aucun cas fragiliser et c’est un acquis […] qui n’est pas intangible ».

De son côté, François Baroin assure également que la France mettrait « tout en œuvre » pour conserver sa note. « Nous serons là pour conserver ce triple A. C’est une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, dit-il alors. Nous prendrons toutes les mesures, donc il n’y a pas d’inquiétude. Tout est mis en œuvre depuis trois ans pour ne pas être dégradés. »

SARKOZY : « SI NOUS PERDONS LE TRIPLE A, JE SUIS MORT »

Le 17 octobre, la majorité relance la charge contre François Hollande. Il « n’a pas la carrure », accuse le ministre de l’intérieur, Claude Guéant. « Avec Hollande, c’est le concours Lépine de la dépense, des impôts et des déficits », ironise-t-il. « Notre objectif, c’est la crédibilité, la responsabilité », assure la ministre du budget, Valérie Pécresse, qui reproche aux socialistes de refuser de voter la règle d’or et d’inquiéter les agences de notation par un projet trop dispendieux.

Si le programme du PS était mis en œuvre, cela « vaudrait à la France de voir sa note dégradée en deux minutes », affirme même François Baroin, le 19 octobre, lors de la convention « riposte » de l’UMP, consacrée au « décorticage » du projet « irréaliste » du PS.

Le 23, selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait même dit : « Si nous perdons le triple A, je suis mort. »

Puis, début décembre, le climat se détend, quand l’Allemagne, jusqu’alors unanimement considérée comme un havre de paix au milieu des turbulences de la zone euro, se retrouve à son tour menacée de dégradation de sa note AAA par Standard & Poor’s.

« LE TRIPLE A, CE N’EST PAS UN TOTEM »

Le premier acte officiel du changement de discours est joué le 6 décembre par François Fillon, invité au journal télévisé de France 2. « Les agences de notation, c’est très important, mais ce n’est pas le seul élément qui doit conduire le gouvernement dans ses choix », dit-il alors. « Le triple A, c’est une façon de payer moins cher la dette, ce n’est pas un totem », explicite alors l’entourage du premier ministre.

Dans un entretien accordé au Monde, le chef de l’Etat assure lui aussi que la perte du triple A ne serait « pas insurmontable ».

Le 14 décembre, c’est au tour du ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, de monter au front, expliquant dans un entretien aux Echos que la dégradation de la note française « ne serait pas une bonne nouvelle, bien sûr, mais ce ne serait pas non plus un cataclysme ». « Les Etats-Unis, qui ont perdu leur triple A, continuent d’emprunter sur les marchés à de bonnes conditions », argumente-t-il.

Enfin, le lendemain, M. Fillon, lors d’une visite officielle au Brésil, minore encore plus l’impact d’une dégradation : « Les marchés et les agences de notation ont leur logique. Ils sont dans l’immédiat, dans l’instantané. Mais ce qui importe, ce n’est pas leur jugement d’un jour, c’est la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l’Europe, que la France ont décidé d’adopter. »

Hélène Bekmezian »

« Évaluations »… (Le Monde)

16 décembre 2011

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel « n’ont rien de neuf à proposer »

7 décembre 2011

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel « n’ont rien de neuf à proposer » et leur accord se limite à des « mesures symboliques » a déploré le président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) au Parlement européen, l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt.

Il a ajouté : « le moteur franco-allemand d’intégration européenne a des ratés. Je redoute une panne fatale (…) L’unité de façade entre les dirigeants français et allemand masque mal leurs divergences profondes et persistantes (…) Leur accord est le plus petit dénominateur commun mais en aucun cas en plan global vers l’Union économique, fiscale et budgétaire (…) Le rejet pur et simple de tout mécanisme de mutualisation des dettes relève de l’aveuglement et du court-termisme ».

« Halte à la germanophobie »

5 décembre 2011

Alain Juppé et François Fillon ont raison : halte a la germanophobie.

Il y a un responsable politique français et un seul qui a fait preuve d’une scandaleuse germanphobie.

C’est celui qui a declaré : « La France n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité ni de génocide ».

C’était Nicolas Sarkozy dans son discours du 17 avril 2007.

Qu’attendez vous, MM. Fillon et Juppé pour l’appeller à démissionner ?

« Le crachat et le rêve français »

4 décembre 2011

Je vous invite à lire la très belle (et triste) tribune parue dans Libération de Amine El Khatmi :

« Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n’a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l’abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d’origine ne s’éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d’elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d’elle est le Trésor public qui vous confirmera qu’elle s’acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu’il n’en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l’idée de participer à la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l’autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n’aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l’article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme – j’y ajoute toute femme - né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis,tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e)enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis(e) à l’exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et hommes que l’on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n’est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d’individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l’avez transformé en cauchemar.

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de l’assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre. »

Les dépenses de campagne du candidat – président

30 novembre 2011

La loi dit que toute dépense engagée ou effectuée par le candidat ou pour son compte en vue de l’élection est une dépense électorale qui doit figurer au compte de campagne du candidat et ce un an avant la date du 1er tour de l’élection en cause (depuis le 1er avril 2011 pour l’élection présidentielle).

A cette obligation s’ajoute celle de ne pas utiliser les moyens de la collectivité publique à des fins d’élection sous peine là aussi de graves sanctions.

Avec Nicolas Sarkozy rien ne se passe normalement et il fait tout ce qu’un candidat « ordinaire » ne peut pas faire. Il dépense sans compter – la moyenne du coût d’un déplacement présidentiel est de l’ordre de 100 000 euros en France métropolitaine – et il utilise les moyens de l’Etat avec force voitures, fonctionnaires, communicants…

La mise en scène de toutes ses sorties est extrêmement coûteuse avec parfois la location d’un chapiteau, la construction d’un escalier particulier ou l’aménagement d’une voie d’accès ! rien que ça !

Qui paie quoi lorsque la visite se poursuit par un meeting rassemblant des milliers de militants et sympathisants UMP ?  On nous dit qu’il n’est pas officiellement candidat mais personne ne s’y trompe, il est chaque jour plus candidat que président.

Le scandale des étudiants étrangers expulsés

29 novembre 2011

J’ai reçu hier le collectif du 31 mai. Pourquoi le 31 mai ? Parce que c’est la date d’une circulaire scélérate co-signée par MM. Guéant et Bertrand. Que prévoit cette circulaire ? Limiter les possibilités de rester en France pour les étudiants étrangers alors même qu’ils sont titulaires d’un diplôme et d’un contrat de travail. C’est d’abord inhumain : comment interrompre brutalement une vie, une carrière professionnelle. C’est ensuite stupide : c’est priver la France de personnes qui seront des relais entre notre pays et leur pays d’origine, des ambassadeurs du rayonnement de la France. Et pourtant, Nicolas Sarkozy avait dit le 9 juillet 2007 : «  Nous voulons que la France devienne un pays qui attirent les meilleurs étudiants du monde entier. Pour cela, elle doit changer ses modalités d’accueil ». C’est réussi !

Devant ce scandale, le Président de la Conférence des grandes écoles a déclaré : « C’est un coup porté à la réputation du pays ». Les présidents d’université, les entreprises protestent également. Mais M. Guéant ne bouge pas. Àcourir derrière le Front National, la droite ne sera jamais gagnante.


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