Archive pour la catégorie ‘Socialiste!’

Socialiste!Ségolène Royal au service d’un grand projet énergétique d’avenir

vendredi 1 août 2014

logo_transition_energetiqueSégolène Royal a fait un travail considérable pour rapprocher des points de vue apparemment irréconciliables au service d’un grand projet énergétique d’avenir.

Son énergie et son expérience, ainsi que la réalisation concrète de projets d’excellence environnementale dans sa région lui ont donné des savoir-faire qui viennent de prouver, associés à une grande capacité d’écoute, leur efficacité.

Socialiste!Un nouveau modèle énergétique français pour changer d’ère!

mercredi 18 juin 2014

Ségolène Royal a présenté ce matin, en Conseil des ministres, le projet de loi sur la transition énergétique​​, l’un des textes les plus importants du quinquennat de François Hollande.

Les objectifs sont clairs : réduire les émissions de gaz à effet de serre françaises pour contribuer à l’objectif européende baisse de 40% de ces émissions en 2030 (par rapport à la référence 1990), diminuer de 30% en 2030 notre consommation d’énergies fossiles, ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025, porter en 2030 la part des énergies renouvelables à 32% de notre consommation énergétique finale (soit 40% de l’électricité produite, 38% de la chaleur consommée et 15% des carburants utilisés) et diviser par deux notre consommation finale d’énergie d’ici 2050.

La majeure partie de l’énergie que nous consommons aujourd’hui est polluante, coûteuse et provient de ressources fossiles qui diminuent. La transition énergétique vise à préparer l’après pétrole.

Ce nouveau modèle énergétique français permettra :

– de combattre le chômage par la croissance verte,

– de diminuer les importations d’énergie de la France qui s’élèvent à 65 milliards d’euros,

– de diminuer la facture énergétique des Français grâce aux économies d’énergie dans le bâtiment et dans les transports,

– et, bien sûr, de lutter contre le dérèglement climatique.

Pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments, un allégement fiscal sera mis en place à hauteur de 30% des travaux, dans la limite de 8000 euros pour une personne seule et de 16.000 euros pour un couple. Le chèque énergie aidera les ménages les plus modestes à rénover leur logement, améliorera dès maintenant ler pouvoir d’achat en les accompagnant pour réduire leur consommation d’énergie. Des sociétés régionales de tiers financement pourront faire l’avance des travaux aux particuliers.

Il faut aussi développer les transports propres pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé des Français. Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique sera majoré lorsqu’il s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule diesel. Les nouveaux espaces de stationnement seront équipés en bornes de recharge.

Pour relancer les énergies renouvelables, le texte prévoit le développement de la production et la distribution de chaleur issue de sources renouvelables grâce au doublement du « fonds chaleur » et le lancement de 1500 projets de méthaniseurs dans les territoires ruraux pour produire de l’énergie à partir de déchets agricoles. La France disposera également en 2020 de 3000 MW de puissance électrique fournie par les nouveaux parcs éoliens en mer (soit l’équivalent de 4 réacteurs nucléaires), accélérera la réalisation de fermes pilotes hydroliennes en mer et modernisera la gestion des centrales hydroélectriques. Il soutient l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments qui demandent beaucoup d’électricité (centres commerciaux, usines, entrepôts, etc.).

Comme vient de le dire Nicolas Hulot, cette loi représente « un beau moment d’espoir qui permet à la France de se mettre en position pour rentrer dans l’économie du futur ».

Socialiste!Sur la laïcité, un débat législatif risque d’être très dangereux

mercredi 18 juin 2014

Retrouvez ci-dessous mon interview paru lundi dans Libération :

INTERVIEW

Pour Jean-Louis Bianco, click président de l’Observatoire de la laïcité, une nouvelle loi n’est pas nécessaire, alors que la Cour de cassation doit se prononcer dans l’affaire Baby Loup.

L’an dernier, un arrêt de la Cour de cassation créait la polémique en donnant raison à une salariée licenciée parce qu’elle portait un voile islamique contre son employeur, la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, sortait de son rôle en critiquant ouvertement la décision de justice. Et le président de la République posait la question de la nécessité de légiférer sur la laïcité en entreprise. En avril 2013, il mettait en place un Observatoire de la laïcité. Un an plus tard, et alors que s’ouvre ce lundi devant la Cour de cassation un nouvel épisode dans l’affaire de la crèche Baby Loup, Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité, répond à nos questions.

Après l’arrêt de la Cour de cassation, François Hollande avait laissé entendre qu’une loi pourrait régler ce genre de problème. Dans l’avis que vous avez rendu, vous dites que ce n’est pas nécessaire. Pourquoi ?

Il y a selon nous deux solutions : la première s’appuie sur le règlement intérieur. Il n’est pas du tout impossible dans une activité comme celle-ci d’apporter par un règlement intérieur des limites à l’expression religieuse. Simplement, il faut le justifier précisément. Deuxième solution, plus sûre sur le plan juridique, c’est la délégation de service public. La crèche Baby Loup est financée à 80% par fonds publics, il y a donc une logique à être conventionné. Or, lorsqu’on est en délégation de service public, on est, comme dans le service public, soumis aux obligations de neutralité. La question du foulard ne se pose donc plus, tout signe religieux étant alors interdit. La crèche Baby Loup n’a pas voulu de cette solution. Mais elle existe. Nous estimons donc qu’une loi n’est pas nécessaire.

L’affaire Baby Loup était-elle le bon angle pour poser un débat sur la laïcité ?

Je ne suis pas sûr. C’est devenu très emblématique, avec des positions très engagées d’un côté comme de l’autre. Et on en a fait l’emblème d’un combat pour la laïcité alors que la réalité de l’histoire est plus complexe. C’était un terrain hyper-conflictuel, hyper-médiatisé, hyper-symbolisé avec une émotion particulière et légitime liée au travail exceptionnel que fait cette crèche. L’affaire Baby Loup est très particulière. Car, dans la jurisprudence des tribunaux prud’homaux, dans celle des tribunaux administratifs, du Conseil d’Etat, il n’y a pas ces contradictions… Les réponses y sont, au contraire, convergentes et très précises.

Le plus fervent défenseur d’une loi était le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Il est aujourd’hui Premier ministre, est-ce que cela ne vous met pas dans une position difficile ?

Nous n’en avons pas parlé depuis qu’il est Premier ministre. On verra bien, mais nous avons toujours eu des conversations très libres. Et je note aussi qu’il avait dit que ce serait une erreur grave de considérer la laïcité comme une citadelle assiégée. Le gouvernement et le Parlement prendront les décisions qu’ils voudront. Mais s’ils estiment une loi nécessaire, nous recommanderons que l’on prenne le temps. Notre pays est terriblement tendu, il y a de l’agressivité, du désespoir, de la haine. Nous pensons qu’un débat législatif risque d’être très dangereux.

Dans votre premier rapport annuel, vous dites qu’il n’y a pas beaucoup de problèmes, mais on constate l’émergence de difficultés très localisées et issues de franges radicalisées…

Il n’y a pas autant de soucis que cela autour de la laïcité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes nouveaux. Il y a des demandes de type nourriture, congés, soins… Certaines faites de bonne foi, d’autres constituant une offensive délibérée contre la République. C’est là qu’il faut dire non. Ce que l’on constate, c’est un développement du communautarisme.

A partir de quand est-il attentatoire à la liberté d’autrui ou à l’ordre public ?

Ce n’est pas parce qu’une femme porte le foulard qu’elle est intégriste, radicale, antilaïque ou antirépublicaine. D’une manière générale, il faut que l’on comprenne mieux le phénomène. Et la réponse n’est pas forcément la laïcité. Il y a des problèmes de ségrégation, de discrimination, de racisme, d’intégration… Le texte qui fonde le principe de laïcité en France date de 1905, une époque où le catholicisme était ultramajoritaire.

Ce texte est-il adapté à la société actuelle ?

La loi a évolué dans le temps, même si l’on reste dans les principes de 1905. La réponse de l’Observatoire est que les principes qu’exprime la loi – liberté de croire ou de ne pas croire, neutralité absolue du service public, séparation des Églises et de l’Etat – nous paraissent être les bons principes. Plus que jamais dans une société compliquée, diversifiée, fragmentée. Simplement, il faut faire vivre ces principes, et faire un gigantesque effort d’information, de formation et de promotion de la laïcité.

Recueilli par Alice Géraud

Les débats du blogSocialiste!La France a de l’avenir

dimanche 19 janvier 2014

Tribune de Vincent Feltesse et moi-même parue aujourd’hui dans le JDD :

Si de nombreux commentateurs dissertent depuis la conférence de presse de mardi sur un prétendu tournant dans la politique économique de François Hollande, nous y avons davantage vu une nouvelle invitation au dialogue, une main tendue aux entreprises. Point de tournant car depuis mai 2012, toutes les grandes réformes structurantes pour l’avenir de notre pays, celles des retraites, du marché du travail et de la sécurisation de l’emploi ou plus récemment de la formation professionnelle, tirent leur réussite d’un compromis entre les partenaires sociaux, fruit d’un dialogue social riche encouragé par un État qui leur fait confiance.

La confiance, voilà ce qui permettra à la France de se redresser, de se réinventer et de s’écrire un avenir. Car, non, la France n’est pas condamnée à s’effacer peu à peu des écrans radar de la planète. Non, elle n’est pas condamnée au déclin, au repli sur soi et aux tensions. Loin de nous l’idée de nier la réalité, la crise a bel et bien ébranlé le monde et l’espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants, en laissant place au doute. Mais il existe partout en France, dans ses villes et ses campagnes, dans les collectivités locales, les entreprises ou les associations, un formidable esprit d’entreprendre, un désir de proposer de nouvelles réponses pour inventer pas à pas un nouveau modèle de développement plus durable.

Cette France-là, invisible pour de nombreux responsables politiques et certains médias dont l’attention est d’abord attirée par ce qui ne va pas et par l’anecdote, c’est celle des Françaises et des Français qui font toujours plus d’enfants que partout ailleurs en Europe, c’est celle qui produit quatre des huit objets « les plus cool » recensés au Salon de l’électronique de Las Vegas, c’est celle plébiscitée par 90% des étudiants étrangers, c’est celle des travailleurs parmi les plus productifs au monde.

Les Françaises et les Français sont souvent les plus sévères vis-à-vis d’eux-mêmes et pourtant ils sont pleins de ressources, maîtres dans l’art de se réinventer, de s’adapter sans se renier. Nous ne manquons pas d’atouts, nous manquons de confiance. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel à toutes celles et ceux qui veulent combattre cet incroyable pessimisme ambiant : rejoignez MAI !

MAI, ce n’est pas un parti politique, encore moins un courant. Nous sommes de gauche et fiers de l’être mais notre appel va au-delà de la gauche.

MAI, c’est un mouvement qui vous invite au débat d’idées et à l’action partout en France, à Mobiliser, Animer et Imaginer.

MAI, c’est un rassemblement de femmes et d’hommes de toutes les générations qui partagent les mêmes valeurs.

MAI, c’est l’alliance entre l’exigence intellectuelle et la convivialité, le physique et le numérique.

MAI, c’est une invitation au dialogue pour retrouver confiance dans notre avenir commun, celui de la France.

Socialiste!L’accord avec l’Iran

lundi 25 novembre 2013

Comme député, j’ai présidé deux commissions d’enquêtes de l’Assemblée nationale sur l’Iran. Nous avons acquis très vite la conviction, qui n’était pas complètement partagée à l’époque, que l’Iran conduisait un programme à finalité militaire.

En treize ans de négociations, avec quelques avancées, des reculs et beaucoup de dissimulations de sites nucléaires, l’Iran a surtout « acheté du temps ».

Il est clair pour moi que les sanctions économiques ont été décisives pour le changement de position de l’Iran. C’est triste, parce que le peuple iranien en a souffert plus que les dirigeants.

Cet accord est-il viable ? Oui, parce qu’il comporte des engagements précis de l’Iran sur tous les sujets nécessaires et que l’allègement des sanctions est « limité, temporaire, ciblé » et « pourra être annulé » si l’Iran ne remplit pas ses obligations.

C’est un accord intérimaire. L’accord final reste à négocier.

L’Iran est un grand pays, avec une longue histoire, une belle civilisation, un haut niveau d’éducation. Les forces démocratiques sont opprimées mais continuent à exister notamment sur Internet.

L’enjeu, c’est que l’Iran rentre dans le concert des Nations en contribuant à la paix dans une région du monde très dangereuse. C’est maintenant possible.

 

Socialiste!Réaction au rapport de la commission « Mobilité 21 »

jeudi 27 juin 2013

Philippe Duron, cialis président de la commission « Mobilité 21 », sickness remet aujourd’hui son rapport sur les grandes infrastructures de transports des 25 prochaines années. Il confirme ce que j’avais dit dans mon rapport au Gouvernement sur la réforme du système ferroviaire.    

Sortons du monde imaginaire où l’on pourrait financer des TGV partout. L’addition des projets en cours est pharaonique : 245 milliards d’euros. On est arrivé à un stade où il faudrait proclamer une sorte de droit au TGV pour toutes les villes, où ce serait à la fois un symbole de dignité et la seule solution pour le désenclavement.    

La sagesse, comme je le préconisais, est de développer des trains à 200 km/h avec un haut niveau de confort utilisant le plus possible les voies existantes.    

La question que doivent se poser les élus est : voulons-nous un hypothétique, coûteux et nécessairement contesté projet de TGV à 15 ans, ou une amélioration significative pour un coût raisonnable qui puisse vraiment se réaliser dans les 5 ans ?    

Bien entendu, cela ne doit pas remettre en cause les projets de TGV déjà lancés. Il faut de toute manière investir beaucoup plus dans le rail. En accordant la priorité aux trains de la vie quotidienne, comme par exemple les RER qui sont utilisés par des millions de voyageurs. En donnant lapriorité à la modernisation et à la rénovation du réseau existant et en desserrant les nœuds ferroviaires à Lyon, Marseille et Paris. En constituant un meilleur réseau pour le fret de façon à éviter le développement du transport par camions et à valoriser le potentiel que représentent nos ports.   

Socialiste!Vive l’impôt !

mardi 4 juin 2013

A l’occasion de la réforme du quotient familial, l’idée se répand dans la presse bien-pensante -et à nouveau dans la tête de nos concitoyens- que le Gouvernement pratique le matraquage fiscal.

Je veux rappeler quatre vérités :

1) Sans impôts, pas de services publics, pas d’éducation, pas de solidarité, pas de sécurité.

2) La question centrale n’est pas celle de l’impôt en soi. Elle est celle de la justice de l’impôt. Et il reste à faire !

3) La question centrale n’est pas celle du niveau des prélèvements. Elle est que les prélèvements ne doivent pas reposer excessivement sur les salaires -mais sur la rente- ni empêcher l’esprit d’entreprise.

4) La question centrale n’est pas celle de l’impôt, mais de l’efficacité de la dépense publique. Et, là encore, il y a beaucoup à faire.

Socialiste!Interview suite à la remise du rapport sur la réforme ferroviaire

mercredi 24 avril 2013

Pour parler de mon rapport au Premier ministre sur la réforme ferroviaire, j’ai été interrogé par Guillaume Durand dans son émission du 23 avril sur Radio Classique.
Vous pouvez retrouver cette interview en cliquant ici.

 

Socialiste!Interview du Oui/Non sur LCI

lundi 22 avril 2013

J’ai été interviewé lundi soir sur LCI, rx dans l’émission de Michel Field, seek le Oui/Non.




Socialiste!

lundi 25 mars 2013

Vous retrouverez ci-dessous (en anglais) mon intervention au « Moscow Economic Forum ».

 

What kinds of political mechanisms (new social democracy) are adequate for the economic development in modern society ?

I. The state of the world

  1. Globalization through mobility of capital and reduction of transport costs (containers): a double revolution.

  1. Overlap in the value chain : implies for every country to re-think its development strategy and its comparative advantages. As stated by Pascal Lamy, cheap a majority of goods produced on our planet is from now on “made in the world”. 60% of trade in manufacture today is “parts and components”.

  1. Let’s briefly review the net results of globalization:

  • New sources of growth with the emergence on the world scene of new countries : the BRIC’s, pill Brazil, Russia, India, China and consequently the development of a new middle class with purchase power and new lifestyle expectation.

  • BUT : growing inequalities within most countries and between countries.

  • BUT : quest for competitiveness leads to neglecting the long term problems : sustainable development, climate change, population migrations.

 

II. What is to be done ? (to quote Comrade Lenin)

  1. The pure liberal market mechanism is leading to a dead end, precisely because of the two “BUT” I just mentioned.

  1. Capitalism and market tend to be worldwide. For this reason, we need a worldwide political regulation, which has been attempted, with a limited success, through G8 and G20. It may well seem idealistic, unrealistic. Yet, we desperately need to build up a world government.

  1. Everyone weighs how difficult it is to do so and how long it will take, probably several generations.

  1. Now, going back to the question raised at the beginning, refering this time to the national level : what kind of political mechanisms are adequate for the economic development in modern society ?

  • First, balance between economic power and political power, which implies a degree of independence of the political power from the economic power, and a strong political will.

  • Second, balance between state and nation, state and people. Nowadays – and I find this fascinating – there are less and less countries in the world, even non-democratic ones, where decision can be made without considering people’s judgment and possibly convincing them. It is obviously very difficult on account of the well-known saying : not in my backyard.

  • Third, balance – which means real possibilities of a democratic choice – between economic efficiency and social justice. Contrary to the dominant view, they often go hand in hand. I mean that, in the long term, social justice ought to be a condition – and not a constraint – of economic growth. But the compatibility of the two is not always obvious and automatic.

  • Fourth, balance of powers inside the economy, particularly inside a company between the different kinds of stakeholders : owners (shareholders) and lenders, , management, workers, consumers, local communities. This is what I call social democracy.

And finally :

Does all this mean new social democracy ? Possibly. Even if the historical context of social democracy is different, as you know, Social democracy usually goes along with strong trade unions and a cultural and personal connection between the trade union and the social-democratic party. It’s mainly the Swedish (or North European model) and to a certain extent, the German model. But nowadays, unions and political parties landscape is everywhere more complicated. Which party is a true social democratic party ? There is a battle of name and content, that we testify every day inside the Socialist International.

Inside Western Europe, social democracy is confronted with the very difficult problem of keeping and adapting a social model of garanties and justice, of right and duties in an opened world of competition.

To a certain extent, it is the same in central and eastern Europe, with two additional difficulties there: how do we free ourselves from the mirage of the communist society ? And at the same time, how do we build a social model (social security, health, pensions, unemployment, family) in a liberal economy ?

All this raises more questions than it brings answers.

Nevertheless, I like very much the idea of a new social democracy. It gives a name, an horizon, a meaning to our efforts, wishes and hopes.

Jean-Louis BIANCO

 ————

 

The crisis of world economy – Lessons to draw – New economic strategies

I. The nature of the crisis

  1. In many countries of the world, it is first of all a crisis of confidence, of a vision of the future. As pointed by the economist Daniel Cohen, happiness is regressing in many rich countries, whatever the way it is measured.

  1. The situation is quite different in emerging countries. In fact, there seems to be a correlation between rate of growth and confidence.

  1. Nevertheless, the world crisis does exist. This crisis is first of all a crisis of regulation – in fact, a lack of regulation. The financial movements are less and less connected to real economy. Their huge amount (“the shadow banking” is estimated about 67 000 milliards of dollars) and their incredible speed create shocks and unbalances.

  1. The world crisis is also a crisis of sustainable development. Rich countries, which have been a counter example in the past by neglecting these issues, are now aware of the problem and trying to do their best, Europe more than the United States. Developing countries or intermediate countries argue that they need to do what rich countries have been doing for decades. And poor countries have in any case no money to organise their development on a sustainable basis.

  1. And the world crisis is a moral crisis, where the value of individual competition, the darwinian “struggle for life” is overwhelming the values of cooperation which a lot of searchers consider however as the key factor of human evolution in future.

 

II. What should be done ?

  1. We should use growth criteria different from the usual GNP. Some economists, like Stiglitz, and some international organizations have worked on this and made some proposals. The problem is to find a simple indicator (or, at least, not too many), understandable, taking into account the use of natural resources, and some welfare and social criteria like level of inequality, education and health. We are far from the goal but we have to keep on going with research and debate.

  1. We should control the banking system as tried by the European Union and some countries including France, to separate the regular financing of the economy and the speculative activities.

  1. We should promote new forms of development, including energetic efficiency, green economy and circular economy (that is to say making a global balance sheet of the energy spent and the CO2 emitted to produce and by producing any kind of objects.)