Archive pour septembre 2008

Socialiste!Afghanistan (re-suite)

mardi 30 septembre 2008

À la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, nous avons auditionné plusieurs responsables civils et militaires. Je regrette d’ailleurs que ces auditions n’aient pas eu toutes un caractère public.

Mon premier constat : il apparaît clairement que la mission de nos forces a évolué avec le temps sans que cela fasse l’objet d’un débat dans notre pays .

D’une guerre contre le terrorisme, visant à démanteler Al-Qaïda, nous sommes passés à une guerre de contre-insurrection. Le vocabulaire employé par les militaires le révèle clairement : ils parlent d’insurgés et non plus de terroristes.

Deuxième constat : Il apparaît aussi que la stratégie militaire doit être revue , comme je l’ai dit depuis le début de l’engagement supplémentaire de forces françaises décidé au mois d’avril par Nicolas Sarkozy. Le général Petraeus, nouveau commandant en chef de la coalition, qui vient d’Irak, a déclaré publiquement que la stratégie employée ne marchait pas et qu’il comptait bien la remettre à plat.

Troisième constat : Les « insurgés » semblent de plus en plus tolérés par la population, par échec du maintien de l’ordre, par peur, ou par mécontentement des « dommages collatéraux » lors des actions de la coalition. « Civilians by day, terrorists by night ». Il est, je le répète, extrêmement difficile de gagner par la seule action militaire une guerre – car c’en est une – de contre-guérilla. Tout cela rappelle tragiquement le Vietnam et l’Algérie, même si le contexte est différent.

Quatrième constat : la conséquence de ce qui précède, on commence seulement à la comprendre en France, cette guerre est aussi une guerre psychologique et une guerre de communication. Un site taliban Al-Massood suit de très près, par exemple la presse française et les déclarations des responsables politiques. J’a appris que j’avais "l’honneur" d’y être cité. Cela ne doit pas inciter à l’auto-censure, mais cela renforce la nécessité d’un débat et si possible d’un consensus assez large sur ce que la France fait et devrait faire en Afghanistan.

 

Voir aussi l’article : "War on Taliban can not be won, says army chief"

Quelqu'un m'a ditCela ne s’invente pas…

mardi 30 septembre 2008

 

 

Quelqu'un m'a dit17 000 $ de l’heure…

mardi 30 septembre 2008

Christian Sautter signale, dans sa "Lettre à tous mes amis", au demeurant toujours passionnante, que le patron de Lehmann Brothers gagnait 17 000 dollars de l’heure

Oui, de l’heure !

Les débats du blogFace à la crise financière, que faire ?

lundi 29 septembre 2008

1. D’abord, ne pas se tromper de diagnostic : Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ont longtemps nié l’évidence… "Les mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de notre économie qui est robuste" (Nicolas Sarkozy) et "Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous" (Christine Lagarde, le 20 août 2008). Le chef de l’État a fini par reconnaître la gravité de la crise à Toulon. Oui, la crise est grave, sans doute la plus grave depuis celle de 1929 comme le reconnaît Alan Greenspan, l’ancien président de la Réserve fédérale américaine. Oui, l’Union européenne et la France ne sont pas à l’abri, contrairement à ce que l’on a voulu nous faire croire. La crise financière, comme le nuage de Tchernobyl, ne s’est pas arrêtée à nos frontières. L’effet domino a déjà touché la banque Fortis du Benelux, sixième banque européenne.

2. Quelles sont les racines du mal ? Elles sont profondes et durables. On le sait depuis longtemps : l’exigence par les fonds de placement de taux de rendement de 15 à 20% qui n’ont le plus souvent rien à voir avec la réalité économique, risque de mener à la catastrophe. Chacun peut comprendre qu’il faut, comme on le dit, "se couvrir" contre les risque de change ou la fluctuation des cours des matières premières, donc qu’il faut pour cela des produits financiers adaptés. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7% des transactions monétaires de la planète est un monde de fou.

À cela s’ajoute l’incapacité des produits financiers de plus en plus sophistiqués, la titrisation, c’est-à-dire en fait, de la possibilité de masquer les actifs médiocres dans les titres mis en circulation, sans que personne ne sache exactement ce qu’il y a dans ces titres. C’est l’origine de la crise dite des "subprimes", où ont été masqués les crédits immobiliers accordés à des clients américains insolvables.

La vente à découvert, qui permet de vendre des biens que l’on ne possède pas, dans un but purement spéculatif.

3. Alors que faire ? D’abord et surtout, ne pas faire confiance à ceux par qui le malheur arrive. Ne pas croire à l’auto-discipline ni à l’auto-régulation des opérateurs bancaires ou financiers. Pour une bonne raison, cela fait des années qu’on nous le promet et cela n’a pas été fait sérieusement.

4. Que pouvons-nous faire en France ?

Proposition n°1 : Un budget de relance, développant la croissance "verte", c’est-à-dire les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Cela ferait travailler les petites et moyennes entreprises françaises (PME), non délocalisables. C’est exactement le contraire de ce que fait le gouvernement en diminuant les crédits de logement et des transports collectifs.

Proposition n°2 : Soutenir d’urgence les PME, qui vont être les plus touchés par la crise, en leur réservant des règles et critères spécifiques et en mettant en place, comme le propose Ségolène Royal,  une banque qui leur serait consacrée, adossée à la Caisse des dépôts et consignations.

Proposition n°3 : Baisser l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis.

5. Que pouvons-nous faire au niveau européen ?

Proposition n°4 : Convoquer immédiatement (et pas dans une semaine) un sommet extraordinaire au niveau des chefs d’États et de gouvernements. Prévoir, au niveau des ministres des Finances, les moyens d’anticiper une cascade de faillites bancaires.

Proposition n°5 : Mettre en place au niveau de la Zone €uro une régulation financière : obligation de transparence des "hedges funds", suspension des ventes à terme, lutte (enfin !) contre les paradis fiscaux où sont localisés les 2/3 des "hedges funds".

Proposition n°6 : Convoquer très vite une réunion du Parti Socialiste Européen pour élaborer ensemble des propositions communes, en particulier celle de Poul Nyrup Rasmussen d’encadrer les fonds spéculatifs.

6. Que pouvons-nous faire au niveau mondial ?

Proposition n°7 : Essayer d’obtenir une suspension des ventes à terme.

Proposition n°8 : Essayer de faire partager la proposition de la transparence sur les "hedge funds" et les mouvements de capitaux.

Proposition n°9 : Mettre en place, comme le proposait René Ricol, qui n’est pas un "dangereux gauchiste", un Interpol financier à l’échelon mondial, pour enquêter sur les abus de marché et la fraude financière.

Proposition n°10 : Faire payer les responsables et pas les contribuables, mais c’est plus facile à dire qu’à faire !

Le 13 juin 1971, au Congrès d’Épinay, François Mitterrand déclarait : "Le véritable ennemi, j’allais dire le seul, parce que tout passe par chez lui,  le véritable ennemi si l’on est bien sur le terrain de la rupture initiale,  des structures économiques, c’est celui qui tient les clés… c’est celui qui est installé sur ce terrain là, c’est celui qu’il faut déloger… c’est le Monopole ! Terme extensif pour signifier toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des Hommes !"

 

Voir aussi l’article de Jérôme Batout 

Et celui de Raphaël Anglade

Socialiste!Le JDD et Dominique Strauss-Kahn : l’imposture

dimanche 28 septembre 2008

Le Journal du Dimanche de ce jour titre : "DSK, mon plan pour l’économie mondiale". J’ai lu et relu cet article et je ne vois pas où il y a un plan. Dominique n’est peut-être pas responsable du titre mais il a eu tort de le laisser passer.

Qu’apprend-on ?

1. "Cela fait des mois que je savais à quel point le système financier était fragile". On est ravi de l’apprendre.

2. À la question "Qu’avez-vous fait à l’époque ?"… : "J’ai publié les chiffres". C’est vraiment formidable !

3. À la question "Et qui va mener la réforme au niveau mondial ?"  : "Le Fonds monétaire international peut le faire". Comment croire que le FMI va pouvoir changer si facilement de nature ? Comment croire qu’il est, comme le dit Dominique, "une sorte de service public mondial" ?

Le plan pour sauver l’économie mondiale dont il est question se résume à : "Le FMI doit être le lieu de la discussion, de la décision ensuite (…) Transparence, supervision des agences de notation…"

Demain, je proposerai à votre débat des pistes plus concrètes.

 

PS : Les médias en parlent peu, mais le "Rassemblement de la Fraternité" d’hier soir était un vrai succès. Ségolène Royal incarne le mouvement, le renouveau. La dynamique est de ce côté-là.

Quelqu'un m'a dit« Aucune armée étrangère n’a réussi dans un pays qui n’était pas le sien »

lundi 22 septembre 2008

"Il était certainement utile qu’on envoie nos soldats dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes française dans cet endroit du monde [Afghanistan] ne me semble pas décisive (…) Jacques Chirac a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d’éléments, c’est une politique que je poursuivrai.

De toute manière si vous regardez l’histoire du monde, aucune armée étrangère n’a réussi dans un pays qui n’était pas le sien (…) Aucune. Quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu."

Ce sont les propos tenus par Nicolas Sarkozy… en avril 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle…

 

Socialiste!Afghanistan (suite)

jeudi 18 septembre 2008

Je connais bien un certain nombre d’ONG qui travaillent en Afghanistan depuis longtemps. J’en ai rencontré certaines sur le terrain voici quelques années. 

Ces ONG se sont réunies récemment à Paris et ont publié des éléments de réflexion ô combien éclairants sur la situation en Afghanistan. Voici ce que j’en retiens : 

1. Une stratégie nouvelle de la communauté internationale est indispensable en vue de restaurer l’espoir parmi les Afghans. 

2. Malgré le montant considérable de l’aide internationale, pills sans cesse rappelé, prostate la majorité des programmes engagés le sont sous la forme de projets pilotes restreints. 

3. Il y a quand même  des avancées : santé, rx routes, éducation … 

4. Mais on ne doit jamais oublier que les dépenses consacrées à l’aide civile représentent un effort 25 fois moindre que celui dévolu aux opérations militaires.  

5. L’action des forces de la coalition devient pour les populations une source de crainte dans la mesure où les "dommages collatéraux" font un nombre croissant de victimes. 

Alors, que faire ? 

1. Accroître l’aide civile.

2. Un hiver particulièrement rigoureux et l’aggravation de la sècheresse nécessitent une aide d’urgence pour l’accès à la nourriture et à l’eau. On estime que 60% du budget des familles passe dans l’achat du pain ! 

3. Refuser de mettre en place l’aide internationale lorsqu’elle est gaspillée ou détournée. Il faut apporter une aide technique aux ministères afghans pour qu’ils utilisent mieux et plus vite l’aide internationale. 

4. Donner une responsabilité réelle aux Conseils délibératifs, qui ont une tradition ancienne (Djirgah ou Shoura). 

5. Désarmer les chefs locaux, démanteler les milices privées. 

C’est pourquoi la France doit prendre l’initiative d’un débat avec ses alliés sur cinq points majeurs :

– Une meilleure répartition des responsabilités au sein de la coalition grâce à la création d’un directoire de la coalition, compétent tant politiquement que militairement et rendant compte régulièrement de l’impact de notre présence 

– La relance d’un dialogue politique entre Afghans qui ait pour effet d’élargir la coalition au pouvoir autour du président Karzaï et de diviser les insurgés ;

– L’élargissement de la coalition à d’autres pays afin d’éviter de donner le sentiment d’une guerre opposant le seul Occident aux rebelles afghans et de construire un partenariat commun le plus large possible face au terrorisme.

– Une clarification avec le Pakistan, impliqué dans la situation interne de l’Afghanistan.

– L’établissement d’un calendrier sur les nouveaux objectifs de la coalition assorti d’un échéancier sur notre présence en Afghanistan.

 

Voir aussi :

ONG Solidarités

ONG Madera

Quelqu'un m'a dit« Victime de son nègre »…

jeudi 18 septembre 2008

Le tristement célèbre discours de Dakar de Nicolas Sarkozy prononcé en juillet 2007 avait suscité une vive émotion à l’occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant notamment "le drame de l’Afrique (qui est) que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire"

Nous savons que c’est Henri Guaino qui en est l’auteur, et comme le dit le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, "il arrive qu’un président soit victime de son nègre"

Socialiste!Face à la crise financière, que faire ?

mercredi 17 septembre 2008

Si l’on écoute notre gouvernement et nos banques la crise financière internationale va épargner la France. C’est d’ailleurs ce qu’ils avaient prophétisé.

– "Je suis convaincu que ces mouvements de marché ne sauraient affecter durablement la croissance de notre économie"
, Nicolas Sarkozy, le 16 août 2007.

"La crise de l’immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine", Christine Lagarde, Europe 1, le 5 novembre 2007.

"Le crédit continue à progresser en France : près de 12 % en juin, notamment pour les entreprises. C’est le signe de la vitalité de notre appareil productif ; c’est le signe qu’il n’y a pas de credit-crunch",  François Fillon le 18 août 2008.

– "Je pense qu’on a le gros de la crise derrière nous", Christine Lagarde, BFM, le 20 août 2008.

N’oublions surtout pas que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à nos frontières ! …

Et pourtant Mediapart titre : "Un mardi à 223 milliards de dollars". Oui, le capitalisme perd la tête.

Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit maximale à court terme et l’absence de toute régulation sérieuse.

Chacun réclame une régulation. Mais quelle régulation exactement ? Quelles sont les propositions des 2 candidats à l’élection américaine ? Des ministres des Finances de l’union européenne qui viennent de se réunir ? Du FMI et de Dominique Strauss-Khan ?

Ouvrons le débat. Dites moi votre avis. J’y reviendrai très prochainement.

 

Voir ce qu’en dit Jacques Attali lors d’un interview du 17 septembre.

Les débats du blogSynthèse du débat sur les départements

mercredi 17 septembre 2008

Le 2 septembre dernier, j’ai lancé ici même un débat sur les départements. Dans mon introduction, je faisais part de ma préférence non pour la suppression des départements mais pour la simplification de l’administration territoriale, la clarification des compétences entre les collectivités locales, et la spécialisation de l’impôt par échelon administratif.

En effet, alors que les services publics disparaissent peu à peu, que la proximité avec les citoyens se délite (nous parlons désormais de la suppression éventuelle des sous-préfectures) et que l’échelon départemental me semble un des plus pertinents, je m’interrogeais sur d’autres aménagements possibles comme la fusion du département de la Seine avec la ville de Paris, celle des départements d’outre-mer avec les régions d’outre-mer géographiquement identiques, ou encore celle des deux départements avec la collectivité territoriale de Corse.

Plus largement enfin, je souhaitais susciter un autre débat sur le découpage régional. Les régions sont-elles bien découpées et assez grandes à l’échelle européenne ?

Vos commentaires ont été très riches et ont lancé des pistes de réflexion utiles, tout en soutenant pour la quasi-totalité d’entre eux le maintien des départements.

Pour "Didier" et "Prince Emmanuèle", "les départements sont incontournables en ce qu’ils offrent un équilibre cohérent (…) entre “force de l’assise” (financière) et proximité". Mais il ajoute aussi qu’ils ont plus de sens lorsqu’ils sont à "dominante rurale" et se demande s’il ne faut pas "une proximité des villes et une proximité des champs". Revenant sur l’actualité, il constate que pour certains, "l’échelon de trop, c’est l’état !".

"Cochise" constate également cette volonté de supprimer tout service public de proximité et rappelle que "les citoyens ont impérativement besoin de services locaux (kmkm<200), et de services nationaux pour diriger le pays".

"Fanny" soutient toutes ces pistes et va plus loin en évoquant de possibles "régions inter-étatiques" pour "développer très nettement le sentiment européen de ses habitants" tout en soulignant alors le risque d’un délitement de l’échelle étatique au niveau européen.

"Nono03", sans écarter une possible suppression des départements, soutient a minima la mise en commun des moyens "afin notamment d’aider à la structuration de l’offre".

Pour "Robert", une réorganisation des échelons suppose, à l’heure du pétrole cher, de la lutte contre la pollution, de la protection de l’environnement, un renforcement du local et notamment des départements, mais aussi un "contrôle plus sérieux des communautés d’agglomérations, des grosses métropoles" : "les budgets y sont colossaux et la démocratie n’y est qu’indirecte alors même que les échelons directs (mairies) en dépendent". Sur ce point, il est rejoint notamment par "Nono03". "Robert" juge par ailleurs la région "un peu obsolète dans son modèle et sa taille".

"Asse42" et "Mous" plaident aussi pour "un regroupement en ensembles régionaux de taille européenne" ("sept en France") dont lesquels subsisteraient des "départements ou pays" et en-dessous des communautés urbaines.

"Marcel" pense de son côté qu’"il faut dissocier les territoires administratifs et ceux democratiques". "Vega" va dans le même sens et souhaite que l’on optimise le service public avec les "moyens modernes".

"Magali" rappelle l’attachement que l’on peut avoir aux "numéros de département sur les plaques d’immatriculation" et s’oppose donc à la suppresion de cet échelon qui "permet de s’identifier à une culture et un mode de vie".

Ainsi, on constate de grandes proximités dans vos réflexions. Il en ressort le plus souvent un soucis de clarification des compétences par échelon ; une volonté de maintenir voire d’augmenter les services de proximité à l’heure du pétrole cher et de la protection de l’environnement ; parfois une éventuelle distinction à faire entre politique et administratif ; un redécoupage régional de taille européenne ; une demande démocratique au niveau des communautés de communes. Je me retrouve tout à fait dans la plupart de ces idées.

Plus que jamais il est désormais nécessaire que le débat soit porté au niveau national sur la présence de l’État et des administrations décentralisées sur le territoire.