Archive pour avril 2009

Vu de Haute ProvenceA Saint-Étienne les Orgues, une station d’épuration biologique

mercredi 29 avril 2009

Saint-Etienne les Orgues est un beau village de 1000 habitants posé au pied de la montagne de Lure, dans un environnement de forêts, de garrigues et  de plantes aromatiques… La montagne de Lure, qui culmine à 1800 mètres, c’est notre Ventoux à nous. Avec un sommet de rocher blanc, dénudé, aux arêtes tranchées. Dans ce territoire  l’on ramassait autrefois les simples, c’est à dire les plantes médicinales. 

Station d’épuration, pourquoi ? 

Avec la mise en place du « tout à l’égout » dans les années 50, la pollution de notre réseau a fait prendre conscience que le processus naturel d’auto-épuration n’était plus suffisant. 

C’est de là que sont nées les stations d’épuration. 

Aujourd’hui nous avons inauguré une station d’épuration biologique, composée de bassins plantés de roseaux. Les roseaux apportent de l’oxygène à des bactéries aérobies qui « digèrent » la matière organique pour la transformer en matière minérale. Pas d’odeur, peu d’entretien, une eau propre à la sortie, qui revient à la nappe phréatique, des boues à retirer tous les 20 ans. Dans le département des Alpes de Haute Provence, nous développons cette nouvelle forme de station d’épuration qui coûte moins cher et qui donne d’excellents résultats.

Vu de Haute Provence« Jean-Louis, j’ai 32 ans, je suis handicapée et j’en suis fière »

mardi 28 avril 2009

Revest-du-Bion est un petit village situé au bout du département des Alpes de Haute Provence, tout près du Vaucluse,au coeur du  plateau d’Albion. L’air y est léger, sec et vif. On y rencontre de vastes étendues de terres à céréales et à lavandes, de grosses fermes, des grands bois de chênes blancs propices aux champignons et au gibier, mais aussi des landes à genèvriers et à genêts. 

D’où vient ce nom :  Revest du Bion ? 

Un revest est un territoire remis en culture après une période de désertification. Et du Bion équivaut à d’Albion. 

C’est dans ce village que s’est développé depuis plus de vingt ans un centre d’aide par le travail pour les handicapés ou plutôt, selon la terminologie nouvelle, un ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail).

Ce centre comporte une menuiserie, une fromagerie et un atelier de conditionnement de produits de Haute-Provence, lavande et parfums. En inaugurant cet atelier, un petit bout de femme nous a montré, avec fierté, comment elle ensachait les brins de lavande. Et les poings sur les hanches, me regardant droit dans les yeux, elle a eu cette phrase incroyable : « Jean-Louis, j’ai 32 ans, je suis handicapée et j’en suis fière ».

Socialiste!Travail du dimanche…

lundi 27 avril 2009

"Les Français ne demandent pas du travail le dimanche, see ils veulent avoir du travail dans la semaine" (Alain Vidalies, député PS des Landes)

Quelqu'un m'a ditCrise (suite)

vendredi 24 avril 2009

Finalement le FMI est plus pessimiste que Dominique Strauss-Kahn qui pronostiquait un rebond possible de la croissance mondiale à mi-2010.

Que dit le FMI aujourd’hui ?

– "Il s’agit de la plus grave récession depuis 1945".
– "Il n’y aura pas de reprise réelle l’an prochain".
– "On rentre dans l’ère naissante des hyper-déficits. Prévision pour 2010 : États-Unis = 13.5% du PIB ; Royaume-Uni = 12% ; France = 6.2%".

En France, comme à son habitude, le gouvernement patauge dans ses prévisions pour 2009, ce qui n’est évidemment pas de nature à rétablir la confiance : recul de la croissance de 1.5% selon le ministère des Finances, de 2.5% selon le Premier ministre, et de 3% selon le FMI !

Les débats du blogAntennes –relais, téléphones mobiles = ondes dangereuses ?

jeudi 23 avril 2009

1. De quoi parle-t-on ?

viagra sale helvetica, buy sans-serif; text-align: justify; »>Les champs électromagnétiques sont partout dans la nature, ampoule à commencer par ceux produits par les organismes puissants ou par le rayonnement solaire. Avec la société moderne, d’autres ondes électromagnétiques se promènent partout dans la maison : lampes, téléphones, radios, fours à micro-ondes, plaques à induction, etc. Leur premier effet est de chauffer : c’est bien ce dont on se sert pour les fours à micro-ondes ou les plaques à induction. 

Une exposition à un champ magnétique intense (on mesure l’intensité en volts/mètre) ou prolongé (on pense aux téléphones portables) peut-elle avoir des effets nocifs pour la santé humaine ? Tel est le débat. 

2. Les antennes-relais

Les antennes-relais sont au nombre d’environ 50 000, installées sur les toits ou sur des pylônes. Comme leur nom l’indique, elles servent de relais aux téléphones mobiles. 

Selon l’Académie de médecine « les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100 000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que le fait de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes. On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. L’OMS et le Scenihr (comité d’experts de la Commission européenne) se sont prononcés unanimement sur l’absence de risque de ces antennes ». 

Cependant ces avis sont contestés par certains experts. «Jean François Viel, chercheur au CNRS, souligne le 30 mars sur le site de la revue « Occupational and environmental medecin », qu’il ne suffit pas de s’éloigner de l’antenne pour être hors de sa portée. Le taux d’exposition aux ondes serait plus fort à environ 280 mètres de distance en zone urbaine et à un kilomètre en zone périurbaine, que lorsque l’on est situé en dessous.

Selon le docteur Pierre Souvet, président de l’association santé – environnement de Provence (ASEP), de nombreuses études ont établi des effets biologiques des ondes sur les protéines de stress, le système immunitaire, les marqueurs d’inflammation et sur la mélatonine, une hormone impliquée dans le cycle veille/sommeil. 
 
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fixé, en 1998, des normes limitant les émissions de champs électromagnétiques. Pour la téléphonie mobile, ce seuil d’exposition sanitaire se situe entre 41 et 61 volts par mètre. 

La France a adopté une norme de 41 volts par mètre. Quelques pays ont choisi d’aller plus loin, comme la Russie et la Chine, où les seuils sont inférieurs (10 et 14 V/m). Plus stricte encore, la Pologne limite à 6,14 V/m les émissions provenant des radios, télévisions et de la téléphonie mobile tandis que l’Italie, la Bulgarie et la Suisse ont fixé à 6 V/m le seuil d’émission des antennes – relais installées près des habitations. La Grèce a adopté la même approche en fixant des seuils réduits à proximité des écoles, des crèches ou des hôpitaux. Seuls le Luxembourg et la région de Bruxelles capitale ont fait mieux avec une limitation à 3 V/m. 

Un certain nombre d’experts et d’associations réclament, pour la France, un abaissement de la norme de 41 V/m à quelques volts/mètres voir même 0,6 V/m (Agir pour l’environnement). 

Enfin, deux décisions de justice récentes ont ordonné le démontage d’antennes – relais, au motif du « trouble anormal de voisinage » ou du « principe de précaution ». Des dizaines de procédures sont en cours.

3. Les téléphones mobiles

Si une majorité d’organismes officiels et d’experts exonèrent les antennes-relais de tout danger, ils sont beaucoup plus divisés sur les effets des portables. On parle en particulier d’effets possibles sur le cerveau des enfants exposés au téléphone mobile pendant une durée importante. 

Le Ministère de la Santé a eu cette formule délicieusement balancée : «  Il n’existe pas de preuve scientifique que les téléphones mobiles présentent un risque » mais « cette hypothèse ne peut être définitivement exclue » ! 

Une enquête internationale est en cours dans 13 pays pour comparer l’intensité d’utilisation du téléphone portable chez plus de 6000 malades atteints de cancer (cerveau, oreille, parotide) et chez des témoins indemnes de la maladie. Les résultats sont difficiles à interpréter car contradictoires d’un pays à l’autre. Ainsi, pour la France, le risque de gliome (cancer du cerveau) n’apparaît pas augmenté, sauf pour des durées d’utilisation de plus de dix ans où il est multiplié par deux. En Suède ou en Norvège, ce risque n’a pas été retrouvé. L’an dernier, une enquête américaine exonérait le portable de tout risque de cancer du cerveau, mais avec une zone d’incertitudes pour les utilisations de plus de dix ans. 
 
4. Le débat

Une table ronde, qualifiée de « Grenelle des antennes-relais et de la téléphonie mobile » vient de s’ouvrir. Bizarrement, les scientifiques ne sont pas invités.
Pour ouvrir le débat sur ce blog, je vous propose trois questions, évidemment non limitatives
 

1) Pourquoi cette peur? Parce que les ondes sont invisibles? Et pourquoi maintenant? Parce qu’on se méfie plus du progrès techniques? À cause du scandale de l’amiante (qui est pourtant de nature différente) ? 
 
2) Le principe de précaution (qui a été inscrit dans la Constitution…). Comment l’utiliser, entre incertitude et inaction?
 
 
3) Enfin, que proposez-vous pour les antennes-relais et la téléphonie mobile?
 

Débat à suivre …

Quelqu'un m'a ditJargon, quand tu nous tiens

jeudi 23 avril 2009
nurse helvetica, price sans-serif; »>

De Marcel Sengebi, Président du Tribunal de Commerce de Lyon, à propos des procédures de sauvegarde : « Une respiration calendaire adaptée à la crise ».

Les débats du blogQuand et comment la crise va t-elle finir ? (5ème chronique)

mercredi 22 avril 2009

Depuis des mois, les pronostics les plus divers circulent. La vérité, c’est que personne n’en sait rien, même si souffle aujourd’hui un léger vent d’optimisme. Vent d’optimisme réel ou fabriqué pour inspirer la confiance ?

Dominique Strauss-Kahn a parlé d’un rebond possible au milieu de l’année 2010. A quoi Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, ajoute qu’il faudrait de 3 à 5 ans pour retrouver un niveau normal de production.

Du côté des banquiers, même s’il ne faut pas forcément croire tout ce que dit Crésus, ancien banquier, on a le sentiment que nous ne sommes pas au bout de nos peines ni de nos surprises.

D’autant que le FMI dénonce le peu d’empressement des gouvernements pour assainir le bilan de leurs banques engluées dans des créances à risque. Tant que les problèmes des banques ne sont pas réglés, l’argent dépensé pour la relance ne peut pas produire son plein effet. La facture de la crise financière s’élève à  4 054 milliards de dollars selon le FMI. Et les banques de la zone euro devront trouver 725 milliards de fonds propres.

Les divers plans de relance n’ont pas vraiment convaincu et ne sont pas suffisants. Sur un programme de relance américain affiché à 800 milliards de dollars, seulement 200 milliards de dollars seront dépensés en 2009.

Il y a aura donc très probablement  un ou des nouveaux plans de relance. Cela suffira-t’il ? Face aux difficultés actuelles et à venir, les ménages et les entreprises cherchent à se protéger. Le comportement de fourmi l’emporte sur  celui de cigale.

Et la crise prend partout une dimension sociale grave : accroissement du chômage et de la précarité, multiplication des fermetures d’usine et des plans sociaux, expulsion des ménages de leur logement aux États-Unis (plus de 10 000 chaque jour !).

Le risque majeur est que s’enclenchent des effets de second tour : nouvelle dépréciation d’actifs des banques, risque d’effondrements industriels par effet domino, risque d’inflation monétaire. Les billets en circulation dans l’ensemble des pays de la zone euro s’élèvent à 762 milliards d’euros, un record historique.

Il faut bien comprendre ce qu’est la planche à billets. C’est en partie un mythe, dans la mesure où l’émission de papier monnaie a une contrepartie : biens du clergé pour les assignats de la Révolution française, réserves en or et en argent pour le système de Law. Comme l’explique très bien Jean-Pierre Robin, lorsque la BCE ou la FED émettent des billets, ils figurent au passif de leur bilan, ce qui signifie que les détenteurs de dollars ou d’euros ont une créance sur la banque centrale.

Mais maintenant la FED finance directement des entreprises et l’État fédéral américain, et la BCE va peut être franchir le pas. C’est ce que les banquiers centraux désignent pudiquement par « politiques monétaires non conventionnelles ».

Pour en revenir à la « reprise », toute la question porte sur la réalité et la durabilité des éclaircies annoncées.

Quelques économistes veulent croire à une reprise dite en V, aussi rapide que la récession. D’autres, plutôt en Europe, la croient en U, lente à venir. Les plus pessimistes craignent un L, c’est à dire une activité qui ne repart pas. C’est l’avis de l’OFCE (Observatoire français des conjectures économiques), qui prévoit une crise « longue et dure », le temps nécessaire à la digestion par les banques, les ménages et les entreprises du choc économique subi. D’autres enfin prévoient un W, c’est à dire un nouveau plongeon après une fausse reprise.

Quels seront les moteurs de la reprise ? Certainement la confiance. Certainement l’argent injecté, s’il est suffisant. La consommation américaine ? C’est douteux. Les pays émergents, Chine et autres ? Cela ne suffira pas.

Bref, la prévision est difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir ! (Pierre Dac)

Socialiste!Durban or not Durban ?

mardi 21 avril 2009

Fallait-il aller à la conférence de l’ONU sur le racisme, dite Durban II, qui s’est ouverte à Genève ? 

Fallait-il accepter d’offrir une tribune au Président iranien M. Ahmadinejad? 

Comme le dit le journaliste américain Paul Schneidereit : « It’s like having a butcher open a vegan conférence » (c’est comme si un boucher ouvrait une conférence végétarienne ). Pour Navy Pillay, Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, « la meilleure riposte était de rétorquer et de corriger, pas de se retirer de la conférence ». 

Sur la présence à Genève, avant même le discours d’Ahmadinejad, les Européens se sont hélas, une fois de plus, divisés. La France a choisi d’y aller parce qu’elle estimait avoir obtenu des garanties suffisantes sur le document final. Mais ni l’Allemagne, ni les Pays-Bas n’ont accepté d’y participer. 

Le Sénégalais Sidiki Kaba, ancien Président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, estime qu’il y a  « une bonne déclaration », qui écarte la question de la réparation de l’esclavage et ne fait plus mention d’Israël. 

Hubert Védrine pointe le fond du problème. Même si nous ne devons pas céder sur le principe d’une conception universelle des droits de l’homme, le prosélytisme occidental est de plus en plus mis en difficulté, en raison de l’affaiblissement relatif de l’Europe et des Etats Unis, et parce qu’il y a quand même la question de la colonisation (comme Ségolène Royal l’a justement relevé dans son discours de Dakar). 

Tout doit être fait pour éviter la réalité ou même l’apparence de « choc des civilisations ». Cela suppose de ne rien céder sur les principes, d’avoir sur ces positions une unité de l’Europe mais en même temps de faire bouger les lignes par une politique étrangère active pour un règlement de paix équitable au Proche-Orient et ouverte, sans naïveté, dans les négociations avec l’Iran.

Vu de Haute Provence« Loin des miasmes de la politique nationale… »

lundi 20 avril 2009

Voici quelques jours j’ai rendu visite à mon ami Marcel Clément dans sa commune de la Motte du Caire. 

La Motte du Caire est un petit village de 500 habitants situé entre Sisteron et la vallée de l’Ubaye. C’est un pays d’élevage, de pommiers … et de vol à voile.  Y sont passés, comme dans toute la Haute-Provence, des républicains espagnols chassés par le régime de Franco et des italiens chassés de Lorraine par les nazis. Aujourd’hui, des allemands s’installent pour le vol à voile. 

Nous avons travaillé sur un projet de d’investissement médico-social. Les porteurs du projet étaient partis sur l’idée d’une maison de retraite classique. Mais les besoins sont beaucoup plus évidents pour des malades d’Alzheimer et surtout pour ceux qui sont atteints de la sclérose en plaques ou qui ont été victimes d’un accident vasculaire cérébral. 

Marcel Clément a aussi installé depuis de nombreuses années, bien avant qu’on en parle pour lutter contre la désertification médicale des zones rurales, une maison de santé qui associe généraliste, dentiste, infirmière et pharmacien. L’installation de la pharmacie a été conquise de haute lutte face à la résistance traditionnelle de l’ordre des pharmaciens contre toute implantation nouvelle. 

Nous avons aussi parlé de la récolte des pommes Golden, qui représentent une richesse économique dans le secteur de la Motte du Caire comme dans la vallée de la Durance. J’avais appris il y a quelques années que certains producteurs (pas chez nous bien sur !) passaient du cirage sur les pommes pour les rendre plus brillantes. Cette fois-ci nous avons discuté de la difficulté de trouver du personnel saisonnier, même quand les conditions de travail et le salaire sont corrects. 

Au collège Marcel Massot, petit collège à taille humaine, nous avons travaillé avec la principale et l’Inspecteur d’Académie pour relancer l’internat à travers des classes scientifiques, qui utiliseraient à la fois la proximité de l’usine pharmaceutique Sanofi et un partenariat avec l’observatoire astronomique de Saint-Michel. 

Nous avons déjeuné au collège. La cantine est maintenant de la responsabilité du conseil général après avoir été celle de l’Etat. Comme dans tous les collèges du département, j’ai rencontré des cuisiniers et des serveurs heureux, attentifs à être les pédagogues d’une alimentation saine … et qui nous ont offert un magnifique gâteau au chocolat !

J’éprouve chaque fois le même bonheur, loin des miasmes de la politique nationale, à rencontrer des élus, des entrepreneurs, des fonctionnaires, passionnés de ce qu’ils font et dotés d’un solide esprit d’entreprise.

Quelqu'un m'a dit« Le politiquement correct a encore frappé »

dimanche 19 avril 2009