Archive pour février 2010

Socialiste!Avis du HCF sur la réforme du congé parental

dimanche 28 février 2010

Cette semaine, le Haut Conseil à la Famille (HCF) a rendu un avis sur la réforme du congé parental.

Cela confirme la pertinence de maintenir la durée de 3 ans du congé parental. Pour améliorer le dispositif, comme le préconise l’UNAF, je pense utile de soutenir la proposition du HCF de coupler un congé parental de 3 ans avec un congé parental plus court et mieux rémunéré dès le deuxième enfant.

Je suis par ailleurs favorable à l’attribution de 2 mois complémentaires qui pourraient être pris par les pères.

Ces propositions permettront ainsi d’élargir l’éventail de choix offerts aux familles. Comme l’UNAF, nous devons encourager les pouvoirs publics à poursuivre leurs efforts pour développer les modes de garde et inciter les employeurs à mieux tenir compte de la situation de parents. Les familles doivent véritablement disposer d’un libre choix.

Rappelons que, contrairement à une idée reçu, le congé parental d’éducation est suivi d’un excellent retour à l’emploi : 81% des parents de 2 enfants qui s’arrêtent de travailler dans le cadre du congé parental retrouvent un emploi. Le congé parental n’est donc pas une « trappe à inactivité ».

Quelqu'un m'a ditSocialiste!Pour que Nicolas Sarkozy s’exprime avec un langage « digne de sa fonction »

samedi 27 février 2010

Mon camarade François Loncle, député PS de l’Eure, a publié au Journal Officiel une question au ministre de l’Éducation à qui il demande de « prendre toutes les dispositions nécessaires » pour permettre au Président de la République de s’exprimer avec un niveau de langue « digne de sa fonction« …

Il reproche entre autres choses à Nicolas Sarkozy ses fréquentes fautes de langage, sa syntaxe approximative, les insuffisances de son vocabulaire, son ignorance des accords, son indifférence pour les négations et son mépris pour la concordance des temps, quand il ne « s’aventure pas à employer en public des termes vulgaires« .

Quelqu'un m'a ditLa destruction totale des acquis sociaux toujours au programme ?

vendredi 26 février 2010

Cette semaine, Marylise Lebranchu rappelle cette phrase qu’avait prononcé peu de temps après l’élection de Nicolas Sarkozy, Denis Kessler, ancien n°2 du Medef :

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer et le gouvernement s’y emploie… Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! »

Quelqu'un m'a dit« 8 millions de personnes pauvres en France… et ce n’est pas fini »

jeudi 25 février 2010

Hausse du chômage, situation aggravée pour les plus pauvres… Un tableau noir dressé par l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion, dans son rapport sur ses dix ans d’activité, publié ce jeudi.

Libération rappelle les principaux enseignements (inquiétants) de ce rapport : c’est ici.

Extrait : « Le taux de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté (moins de 60% du revenu médian, soit 908 euros par mois) n’a guère évolué, passant de 13,6% à 13,4% de la population entre 1998 et 2007, ce qui représente plus de huit millions de personnes en 2007. La proportion de la population subsistant avec 40% du revenu médian (soit 602 euros) a, quant à elle, augmenté de 2,1% en 2002 à 3,1% en 2007. Ils étaient 1,8 million dans ce cas il y a trois ans. »

Rappelons également que :

– Environ 15% des salariés français occupent un emploi précaire (CDD, intérims, contrats aidés), soit 3 millions de personnes.

– Si on ajoute les temps partiels subis (6%), nous atteignons environ 21% de salariés ayant un « emploi précaire » soit 4.5 millions de personnes.

– Le seuil de pauvreté est d’environ 900 euros mensuels pour une personne seule (le SMIC est 1 056 euros net par mois). Environ 1.9 millions de travailleurs (soit près de 9% des actifs) sont en-dessous de ce seuil.

– Mais environ 4 millions de travailleurs – soit près de 18% des actifs – disposent de revenus individuels d’activité (on ne tient pas compte là des revenus du ménage) inférieurs à 60% du revenu médian (environ 1 550 euros) et peuvent donc être considérés comme pauvres.

– Une bonne partie de la pauvreté au travail résulte du temps partiel. Au total, près de 40% des actifs en temps partiel disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté à 60%.

Quelqu'un m'a dit« Le scandale des heures sup’ « 

mercredi 24 février 2010

Je vous invite à lire cette très intéressante chronique du rédacteur en chef d’Alternatives Économiques, Guillaume Duval :

« L’Acoss c’est un « machin » qui est chargé de récolter les cotisations sociales. Elle vient de publier une note sur le nombre des heures supplémentaires déclarées par les entreprises en 2009. Vous vous souvenez certainement de la loi TEPA, la loi en faveur du travail de l’emploi et du pouvoir d’achat, qui, quelques semaines seulement après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, entendait concrétiser le slogan : « Travailler plus, pour gagner plus ». Une de ses mesures phares était l’exonération de charges sociales et d’impôt sur les heures supplémentaires. Il s’agissait de tuer les 35 heures sans les supprimer officiellement.

Et ça avait très bien marché. En 2008 l’Acoss avait enregistré 727 millions  , soit l’équivalent de 466 000 emplois à temps plein. Un sacré succès. Mais cela s’est fait aux dépens de l’emploi si on dit que la moitié de ces heures sup soit l’équivalent de 233 000 emplois auraient pu être effectuées par des jeunes qui arrivaient sur le marché de l’emploi ou des chômeurs. En 2008 cela n’était pas trop grave entre le papy boom et la croissance qui était encore là. Ceci dit entre décembre 2007 et décembre 2008 le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi avait quand même déjà augmenté de 151 000 personnes. Sans les subventions aux heures supplémentaires on aurait probablement pu éviter cette remontée du chômage.

En 2009, qu’est-ce que ça a donné avec la crise ? Comme on pouvait s’y attendre, le nombre des heures sup déclarées a reculé. Mais pas tant que ça finalement. L’Acoss en a encore enregistré 676 millions soit l’équivalent de 434 000 emplois. Mais cette fois le nombre des inscrits à Pôle emploi s’est accru dans le même temps de 588 000 personnes. Ces heures supplémentaires ont coûté à la protection sociale 2,7 milliards d’euros d’exonérations, à quoi il faut encore rajouter à peu près 1,3 milliards du fait des exonérations d’impôts sur le revenu. Quand on sait qu’un emploi salarié coûte en moyenne 41 000 euros en France, y compris les cotisations sociales, cela veut dire qu’avec ces 4 milliards d’euros l’Etat aurait pu financer entièrement 98 000 emplois supplémentaires. En 2007 on pouvait peut–être se dire qu’avec le papy boom de toutes façons la question du chômage allait se régler toute seule mais aujourd’hui ce n’est plus possible et cette histoire d’heures supplémentaires relève désormais de l’aveuglement idéologique pur et simple.

Mais les Français ne peuvent pas continuer à travailler moins longtemps que les autres. Mais qu’est ce qui fait croire que les Français travaillent vraiment moins que les autres ? Chaque trimestre Eurostat interroge des milliers de salariés dans chaque pays d’Europe et leur demande combien de temps ils ont travaillé telle semaine. Au dernier trimestre 2008, les français avaient répondu en moyenne 36,5 heures. Et vous savez combien les allemands travaillaient ? 36 heures. Et les anglais ? 35,5 heures. Les vrais champions de la RTT en Europe ce sont les néerlandais : ils ne bossent en moyenne que 31,9 heures par semaine. Si on s’intéresse à la richesse produite par ceux qui occupent un emploi, il n’y a pas photo non plus : en 2009 un Français a produit 77 000 euros de richesses tandis qu’un allemand n’en a craché que 60 000 et un anglais 54 000 selon les chiffres de la Commission européenne. Notre problème, ce qui fait que nous avons plutôt plus de chômage que les autres ce n’est pas du tout que ceux qui ont un emploi ne travaillent pas assez mais plutôt que, malgré les 35 heures, ils travaillent encore trop. C’est pour cela que cette histoire d’heures sup lourdement subventionnées est, aujourd’hui encore beaucoup plus qu’en 2007, une histoire de fous et qu’il y a urgence à arrêter les frais. »

Vu de Haute ProvenceTrois entreprises

lundi 22 février 2010

Je viens de rendre visite à trois entreprises de mon département, aussi différentes que possible.

D’abord Terre d’Oc, née dans le sillage de l’Occitane. Terre d’Oc, ce sont des parfums d’ambiance, des cosmétiques mais aussi un travail avec des producteurs d’argan au Maroc, de noix de coco de Bali, de grenades de l’Inde, d’encens au Vietnam, dans le cadre du commerce équitable. C’est aussi la première entreprise à avoir été certifiée bio pour une ligne de produits de maquillage.

Ensuite Flodim, qui ausculte au moyen de sondes de mesure (sonars) les cavités souterraines pour les mesurer, déterminer leur stabilité, réaliser des forages. Leur technologie de pointe s’applique aussi bien au stockage de sel, à la recherche de pétrole ou de gaz qu’à l’étude de la stabilité du sous-sol d’anciennes mines.

Enfin Eolewater, incroyable invention d’une éolienne qui extrait par condensation la vapeur d’eau contenue dans l’air pour « fabriquer » de l’eau potable. Une machine à faire de l’eau avec de l’air !

Une première éolienne à eau va être installée prochainement dans le Parc National de Camargue.

Comme à  chaque visite de ce type, je suis reparti émerveillé par la créativité  et l’enthousiasme, malgré toutes les difficultés, de ces jeunes chefs d’entreprise.

Vu de Haute ProvenceLes Bas-Alpins acteurs de leur environnement !

samedi 20 février 2010

Dernièrement, j’ai eu l’honneur de présenter les lauréats d’un appel à projet inédit en faveur du développement durable pour la mise en place d’un Agenda 21.

Suite à un diagnostic du territoire et à une réflexion en son sein, le Conseil général a souhaité impliquer les habitants dans cette démarche en lançant un appel à projets dès septembre 2009.

21 actions ont été sélectionnées. Elles se conjugueront aux 19  prioritaires établies par ailleurs par le département dans des domaines aussi variés que l’économie locale, la solidarité, la santé, l’énergie, les déplacements, les déchets, l’agriculture, l’eau et l’urbanisme. Toutes ensembles, ces actions constitueront l’Agenda 21 des Alpes de Haute-Provence pour les 5 ans à venir.

Au total, nous allons consacrer avec le Conseil général 1,3 millions d’euros à l’ensemble de ces engagements. La gestion sera répartie entre le Conseil Général et les lauréats qui seront au cœur de l’action environnementale pour le département.

Quelqu'un m'a ditSur la garde à vue

vendredi 19 février 2010

Je vous invite à lire cet article de Libération paru cette semaine : c’est ici.

Extrait : « Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, qui a été placé en garde à vue de façon «inutile» il y a quelques années, estime que ce régime doit être «profondément modifié». «J’ai déjà été en garde à vue une fois, je sais ce que c’est», a-t-il déclaré sur France 5. «J’avais dénoncé un certain nombre de dysfonctionnements» à la pharmacie centrale des hôpitaux, affaire où «des gens ont été condamnés». «Pour m’entendre, on m’a expliqué qu’il fallait me mettre en garde à vue. On s’est excusé douze fois et puis, quand [les enquêteurs] sont partis déjeuner, ils ont dit : « […] on va vous faire les trois heures sans lacets, sans cravate. »» Evoquant la récente garde à vue d’une collégienne en pyjama après une bagarre, il a ajouté : «Alors sur un gamin de 14 ans…» Son propre cas était, selon le haut-commissaire, une «garde à vue inutile». «Il faut mettre un peu la pédale douce là-dessus», a conclu Martin Hirsch ».

Quelqu'un m'a dit« France 2 : le jeu de la mort »

vendredi 19 février 2010

Voici un extrait d’un article inquiétant du Point sur une émission programmée ce soir :

« En 1963, le professeur de psycho-sociologie Stanley Milgram inventait une expérience démontrant à quel point un individu pouvait obéir à un ordre contraire à ses valeurs en infligeant des décharges électriques de plus en plus fortes à un prétendu cobaye (un acteur qu’on entend sans le voir). 62% des personnes obéissaient jusqu’au bout. Dans ‘le jeu de la mort’, documentaire de Christophe Nick prochainement diffusé en prime time, France 2 a cherché à transposer cette expérience dans le cadre d’un faux jeu télévisé. Les résultats sont affolants : 80% des candidats (80 volontaires) infligent la décharge maximale en obéissant aux injonctions d’une animatrice télé (Tania Young) ! À 80 volts, devant la douleur (feinte) de l’électrocuté, le rire est la première réaction de décompression. Il relaxe et permet au cobaye de poursuivre. À 180 volts, les cris de l’acteur sont plus vifs : un premier groupe se rebelle, quand 17% des questionneurs décident alors de tricher en appuyant de la voix les bonnes réponses au QCM. À 320 volts, l’acteur supplie d’arrêter le jeu, mais l’animatrice presse le questionneur : ‘Ne vous laissez pas impressionner, continuez…’ Comment poursuivre la torture ? 70% de ceux qui persistent nient la victime en parlant pendant qu’il crie. À 380 volts, l’acteur ne réagit plus. Le silence fait croire que la décharge l’a fait s’évanouir. Et malgré cela, 8 sur 1à vont au bout de l’horreur… Désobéir ? Visiblement, c’est difficile pour un individu isolé, soumis à la pression, même d’une simple animatrice. Emmanuel Berretta »

Quelqu'un m'a ditDevedjian et Madelin, condamnés pour vol en 1965?

vendredi 19 février 2010

C’est assez « cocasse » et c’est ce que laisse entendre le journal Nice Matin dans un article de décembre dernier (ici) et qui est passé assez inaperçu.

Il circule en effet sur le net une ancienne coupure du « Petit Varois » (photo) de 1965 où il est indiqué que les deux actuel et ancien ministres UMP auraient « siphonner de l’essence« , « voler une Simca1000 » et « un moteur de bateau », et « détenu illégalement des papiers d’identité et même un pistolet » !