Archive pour mai 2010

Socialiste!Education : pour réduire les déficits, le gouvernement veut sacrifier la réussite scolaire

lundi 31 mai 2010
Le gouvernement envisage de rajouter un élève par classe, cialis pour pouvoir fermer des classes et diminuer le nombre d’enseignants.
Ce qu’il faudrait au contraire, for sale c’est réduire le nombre d’élèves par classe, capsule en particulier dans les Zones d’Education Prioritaire.
Certes la France doit réduire les déficits que la politique de ce gouvernement a creusés.
Mais au moment où l’on constate que l’Elysée a multiplié par 2 ses frais de déplacement et augmenté ses dépenses de 2,5%, faire des économies sur l’avenir de nos enfants est proprement scandaleux.

Socialiste!« Ce qui la préoccupe, c’est de ne pas se relancer dans une guerre des chefs »

dimanche 30 mai 2010

Je vous invite à lire mon entretien accordé à France Soir suite à l’émission de Ségolène Royal sur France 5 dimanche dernier.

C’est ici.

Quelqu'un m'a dit« Le premier homme contaminé par un virus informatique »

vendredi 28 mai 2010

Je vous invite à lire un intéressant article qui relate l’expérience d’un informaticien britannique : en parvenant à inoculer un virus à son propre implant électronique sous la peau, il souhaite mettre en garde la communauté scientifique contre les dangers potentiels que recouvre cette technologie.

C’est ici.

Socialiste!Intervention sur la réforme des collectivités territoriales

jeudi 27 mai 2010

Hier soir, Je suis intervenu dans le débat sur le projet de loi de la réforme des collectivités territoriales :

Pourquoi avez-vous voulu cette réforme ? Pour simplifier, dites-vous.

Alors pourquoi rajouter deux couches au millefeuille territorial que vous dénoncez, en créant des métropoles et des pôles métropolitains, sur lesquels le rapporteur a d’ailleurs exprimé son scepticisme ?

Une vraie réforme aurait dû se faire avec l’accord des collectivités, et non contre elles. C’est cela, la vraie manière de réformer. Toutes les informations, consultations et concertations n’y changeront rien. Vous auriez dû co-produire la réforme, si vous aviez voulu qu’elle soit intelligente, efficace et acceptée.

Avec une constance qui mérite d’être soulignée, vous n’avez cessé de prendre les problèmes à l’envers, comme vous l’ont fait d’ailleurs remarquer deux anciens Premiers Ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin.

Vous supprimez la taxe professionnelle … et pour son remplacement on verra ensuite.

Vous garantissez la compensation des ressources pour 2010 … et après on ne sait pas.

Vous créez le conseiller territorial … mais on verra plus tard pour les compétences qu’il aura à exercer. Nous avons d’ailleurs compris qu’il n’y aurait pas de loi générale sur le partage des compétences.

Simplification, dites-vous. Mais la vraie spécificité française ce n’est pas d’avoir trois niveaux d’administration : communes et intercommunalités, départements et régions. C’est un schéma qui se retrouve dans les pays d’Europe voisins.

La vraie spécificité française, c’est 36 000 communes, c’est à dire 500 000 conseillers municipaux, adjoints et maires, qui pour la plupart ne perçoivent aucune indemnité, qui réussissent chaque jour le miracle républicain de maintenir un lien social alors que les services publics s’affaiblissent ou s’éloignent.

Passer de 6000 conseillers généraux et régionaux à 3000 conseillers territoriaux sera une fausse économie. Comme le dit très justement Philippe Adnot, président (de droite) du conseil général de l’Aube « le conseiller territorial est le fruit d’esprits tordus parisiens ».Sauf si votre véritable intention, et Jean-François Copé ne s’en cache pas, est de supprimer les départements. Tout ça pour «économiser » en thérorie 0,1 % des dépenses de fonctionnement.

Vous venez (enfin !) de nous communiquer un tableau sur le nombre de conseillers territoriaux par département et par région. Le nombre de conseillers siégeant à la Région Provence – Alpes-Côte d’Azur passerait ainsi de 123 à 224.

Il va falloir pousser les murs des hôtels de Région ! Avec des indemnités, des frais de secrétariat et de déplacements qui feront que votre réforme ne va pas économiser mais au contraire coûter au contribuable.

En réalité, pour la première fois depuis les lois Defferre de 1982, vous ne proposez pas une décentralisation, vous opérez une re-centralisation.

Re-centralisation à travers les pouvoirs des Préfets pour imposer en fin de compte une intercommunalité forcée. Re-centralisation à travers la perte de liberté pour les élus de fixer les taux d’imposition. Re-centralisation à travers les normes de dépense que vous voulez imposer aux collectivités locales alors que vous avez été incapables de vous les appliquer à vous-mêmes. Le déficit de 140 milliards d’euros du budget de l’Etat, ce n’est pas nous, c’est vous ! La dette de 1500 milliards d’euros, ce n’est pas nous, c’est vous !

Je vous rappelle que les collectivités locales réalisent 73 % des investissements publics. En les étranglant de trois manières : par la perte de liberté fiscale, par la diminution des dotations de l’Etat et par la contrainte sur les dépenses, c’est l’investissement public que vous allez mettre en péril. Un million d’emplois directement liés aux investissements réalisés par les collectivités locales sont menacés, en particulier dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics. L’emploi dans les collectivités locales et les services publics locaux va lui aussi être atteint.

En imposant une austérité forcée, ne vous y trompez pas, vous serez peut-être applaudis par le FMI, mais vous allez casser la fragile reprise de notre économie.

En portant atteinte à la libre administration des collectivités locales, vous vouliez supprimer la clause de compétence générale qui permet aux départements et aux régions d’intervenir selon les besoins de leurs habitants et de leurs territoires. Devant les protestations qui se sont multipliées à droite comme à gauche, vous semblez faire machine arrière, mais en limitant cette compétence à la création artistique, au patrimoine et au sport, vous compliquez les choses et vous ouvrez la porte à des conflits interminables. Dans la énième version de l’article 35, vous enfermez la clause de compétence générale dans des restrictions considérables et compliquées. Vous renvoyez à une loi qui pourrait, à titre exceptionnel, prévoir qu’une compétence est partagée … mais cette loi sur les compétences n’est plus inscrite dans votre calendrier.

L’Etat veut donc limiter la compétence des départements et des régions. Mais il n’hésite pas, dans les domaines de sa compétence, à faire les poches des collectivités locales, qu’il s’agisse des lignes de train à grande vitesse, des autoroutes ou des routes nationales.

Pourquoi mettre à mal la décentralisation, alors que 78 % des Français sont satisfaits des actions de leur conseil général, et 73 % sont opposés à un transfert de compétences à d’autres échelons territoriaux ?

Pourquoi vous obstiner alors que 75 % des Français jugent votre réforme « mal expliquée » et 76 % « incompréhensible ».

En tout cas, si nous accédons au pouvoir en 2012, soyez-en assurés, nous reviendrons sur votre réforme et nous accroîtrons la décentralisation.

Socialiste!Sarkozy défend(ait) la retraite à 60 ans…

mercredi 26 mai 2010

Le président de la République n’avait-il pas déclaré avoir voté pour la retraite à 60 ans ? Si, même si en réalité il n’était pas député (en 1982) à l’époque du vote (!)

Lors de la campagne présidentielle de 2007, il avait également déclaré être favorable à la retraite à 60 ans. Il confirma un an plus tard… pour, une fois encore, faire volte-face en 2010.

Les débats du blogCroissance et actifs publics

mardi 25 mai 2010

Ici, je voudrais répondre à plusieurs interventions d’internautes s’interrogeant sur la décroissance et sur d’éventuelles renationalisations, suite à mes propositions sur les retraites.

Si notre modèle de croissance a effectivement montré toutes ses limites dans la dernière période, je ne crois pas du tout que notre salut viendra dune quelconque décroissance, car pour mieux partager les richesses mieux vaut continuer d’en produire, surtout si nous envisageons notre absolu devoir de solidarité envers les pays du Sud qui aspirent, bien légitimement, à sortir de leur misère.

Pour ce qui de possibles renationalisations, le débat est en effet à ouvrir mais il est malheureusement souvent trop tard. Car comment l’État peut-il racheter aujourd’hui ce qu’il a vendu ? Sans doute en s’endettant et en élevant les impôts, donc en engageant un nouveau cercle vicieux.

Nous avions, dans les années 90, imaginé justement d’affecter les actifs publics à une garantie des retraites. Mais la droite a largement privatisé et, vingt ans après, la France se trouve démunie de ce moyen de bon sens consistant à affecter le patrimoine du pays à la retraite de nos concitoyens.

Comme ces derniers ne peuvent pas payer deux fois, il va bien faloir trouver des voies plus justes et plus efficaces.

Il n'y a pas que la politique!Albert Camus

vendredi 21 mai 2010

Je suis tombé par hasard sur La mort heureuse (Folio-Gallimard) premier roman d’Albert Camus, qu’il a écrit de 1936 à 1938 et qu’il a abandonné pour rédiger l’Étranger. Le héros de La mort heureuse s’appelle Patrice Mersault : il deviendra Meursault « l’Étranger« .

Il y a sans doute de nombreux défauts dans ce texte qu’il n’ pas publié. Mais j’aime ses visions éblouissantes d’Alger et de Tipasa, ce bonheur immédiat devant un monde goûté par tous les sens. Dans l’Algérie de Camus, il y a par moment, une parenté avec la Haute Provence.

Socialiste!Nicolas Sarkozy annonce le gel des dotations de l’État

jeudi 20 mai 2010

C’est l’hôpital qui se moque de la charité !

C’est incroyable que le responsable des plus graves déficits qu’ait connu la France de la cinquième République vienne donner des leçons aux collectivités locales !

Ce n’est hélas pas un hasard si la crise grecque peut déboucher sur une crise espagnole, puis portugaise, puis française.

Je rappelle que les collectivités locales font plus de 75% des investissements publics, qu’elles n’ont pas le droit d’être en déficit et qu’elles sont faiblement endettées.

Le déficit c’est l’État, l’investissement c’est nous !

Tout cela procède de l’étranglement de la décentralisation puisque les collectivités seront privées à partir de 2011 de la maîtrise du levier fiscal.

Socialiste!Réponse à François Fillon

jeudi 20 mai 2010

Suite à la réponse du Premier ministre, j’aimerais apporter quelques éléments qui récusent directement ses propos.

Dire que nos propositions touchent avant tout les classes moyennes est tout simplement un mensonge.

Les bonus et les stocks options, ce sont des salaires différés qui concernent d’abord les plus aisés et il n’y a aucune raison qu’ils ne donnent pas lieu à des cotisations. La participation à l’intéressement doit également être concernée, en accord avec les organisations syndicales.

Par ailleurs, François Fillon semble refuser toute taxation sur les profits des banques alors même qu’il juge normal de voir baisser les retraites de 20% et de voir un pouvoir d’achat stagner ou diminuer. Demander 3 milliards d’euros à des établissements aidés par la collectivité à hauteur de 20 milliards et qui ont fait des bénéfices colossaux malgré des pratiques douteuses en partie à l’origine de la crise ne paraît pas choquant.

Nos propositions de financement visent à taxer les revenus du capital et à faire participer à la solidarité nationale les banques et les grandes groupes. Les PME et les classes moyennes ne sont pas touchées.

Socialiste!Question sur les retraites

mercredi 19 mai 2010

Aujourd’hui, lors de la séance des questions au gouvernement, j’ai posé la question suivante au Premier ministre. J’écrirai ensuite la réponse à sa réponse.

« Monsieur Le Premier Ministre,
Ma question porte sur la réforme des retraites. C’est un sujet important et c’est un sujet difficile.

Je souhaiterais qu’il soit abordé ici, par le gouvernement et par la majorité, dans le respect de l’opposition.

Quel est le but à atteindre ? Mettre en place une réforme juste, efficace, durable et négociée avec trois objectifs :

1/ Conforter le niveau des pensions, en faisant un effort prioritaire pour la revalorisation des petites retraites et des retraites des femmes.

2/ Faire une réforme juste, c’est à dire qui mette à contribution tous les revenus, y compris le capital. Cela passe par le maintien de l’âge légal à 60 ans car c’est une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation et c’est une protection pour les salariés usés par le travail et qui souhaitent partir.

3/ Permettre, dans le cadre de garanties collectives, davantage de choix individuels.
En 2025, quel sera le besoin de financement ? Le Conseil d’Orientation des Retraites prévoit un déficit de 45 milliards d’euros.

Si nous étions capables d’obtenir à partir de 2013 une croissance supplémentaire de 0,5 %, donc moins de chômage, donc plus de cotisations, cela permettrait de couvrir la moitié du besoin de financement prévu pour 2025.
Nous proposons :

1/ La mise à contribution des revenus du capital à hauteur de 19 milliards d’euros.

2/ Une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales à partir de 2012.

3/ L’abondement du fonds de réserve des retraites, en lui affectant un prélèvement sur les banques.

Nous proposons des mesures simples et précises pour permettre le retour progressif à l’emploi de 800 000 seniors en 10 ans.

Une réforme juste suppose aussi, bien sur, une majoration des annuités ouvrant droit à la retraite pour le travail pénible. A 60 ans, un cadre a une espérance de vie de 7 ans supérieure à celle d’un ouvrier.
Monsieur le Premier Ministre, allez-vous discuter sérieusement de ces propositions ? Ou préférez-vous, comme d’habitude, traiter l’opposition par le mépris ? »