Archive pour janvier 2011

Vu de Haute ProvenceLe département poursuit sa conquête des énergies de demain !

dimanche 30 janvier 2011

D’ici 2030, nous produirons dans le département des Alpes de haute Provence 1 900 mégawatts d’énergie électrique par an, soit l’équivalent de deux centrales nucléaires.

Ce chiffre résulte principalement de l’augmentation de la production du photovoltaïque et des aménagements entrepris sur le complexe hydraulique de la Durance et du Verdon,  axes majeurs du Schéma départemental des Énergies renouvelables que j’ai mis en place avec le Conseil général.

Ce schéma est une véritable feuille de route pour la production d’énergies renouvelables nouvelles, l’évacuation de la production électrique et le développement d’une filière industrielle associée.
Au moment où le gouvernement s’apprête à tuer l’industrie photovoltaïque, nous poursuivons dans les Alpes de Haute-Provence notre effort en faveur du développement des industries de ce nouveau siècle, propres, innovantes, et respectueuses de l’environnement.

Quelqu'un m'a dit« Si tout le monde avait leur humour.. »

vendredi 28 janvier 2011

Nous voyons à nouveau « circuler » sur Internet deux lettres assez amusantes de 2004 (et visiblement authentiques !).

L’une a été écrite par Soeur M., moniale visitandine à Nantes. L’autre, la réponse, est signée par Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT :

Lettre adressée par Soeur M. à la C.G.T. :

« Madame, Monsieur,

Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin,pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l’esprit bonenfant qui y régnait. D’autant qu’un jeune membre de votre syndicat m’y a fait participer ! En effet, àmon insu, il a collé par derrière, sur mon voile, l’autocollant CGT après m’avoir fait signe par unelégère tape dans le dos pour m’indiquer le chemin. C’est donc en faisant de la publicité pour votremanifestation que j’ai effectué mon trajet.La plaisanterie ne me fut révélée qu’à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nousavons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi).Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous. Au revoir, peut-être, à l’occasion d’une autre manifestation.

Soeur M. »

Réponse du secrétaire général de la C.G.T. :

« Ma soeur,

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vosyeux l’humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.Sans nul doute il s’est agi d’un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d’humour  » bonenfant  » serait vécue comme l’expression d’une complicité éphémère et pourtant profonde.Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, carnous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT »

Quelqu'un m'a dit« Tunisie : la France savait »

jeudi 27 janvier 2011

Je vous invite à lire l’article très intéressant de Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur de France en Tunisie de 2002 à 2005, paru aujourd’hui dans Libération.

Que dit-il ?

Que l’ambassade et le Quai d’Orsay « soulignaient régulièrement la dégradation des libertés publiques et la répression qui touchait les associations et les organisations non gouvernementales telle que la Ligue tunisienne des droits de l’homme, la première dans le monde arabe. Les rapports diplomatiques mettaient aussi l’accent sur l’exaspération et le mal-être de la jeunesse tunisienne, liés certes au problème de l’emploi mais aussi à l’absence d’espace et d’expression politiques. Enfin la prévarication et le développement d’un système de prédation du secteur privé de l’économie par le clan Trabelsi étaient perçus comme l’un des risques pesant sur la stabilité du pays. L’antienne de Ben Ali, présentant son régime comme un rempart contre la menace islamiste, relayée avec complaisance par nombre de politiques en France, était considérée dans les notes diplomatiques comme le fonds de commerce du régime et le prétexte pour s’abstenir de toute ouverture politique jugée destabilisante. L’analyse diplomatique privilégiait le risque de mouvements sociaux à la menace islamiste ».

Quelqu'un m'a ditLe poète de Gaza

mercredi 26 janvier 2011

Je viens de terminer ce magnifique roman de Yishaï Sarid, paru aux éditions Actes Sud. C’est le récit d’un agent des services secrets israéliens spécialisé dans la mise en échec des attentats suicides, on imagine par quel type de méthode.

Mais il se trouve qu’il était aussi militant du mouvement « La paix maintenant ». A travers ses contacts et ses rencontres avec son supérieur, juif orthodoxe, avec une israélienne mariée à un palestinien, avec un palestinien poète, on éprouve de l’intérieur le drame tel qu’il doit être vécu par les hommes et les femmes du côté israélien comme du côté palestinien.
C’est un livre rempli d’humanité et de tristesse.

Socialiste!Vu de Haute ProvenceJ’accuse !

lundi 24 janvier 2011

J’accuse le gouvernement de vouloir tuer la filière photovoltaïque en France.

Après une cacophonie de textes réglementaires se contredisant les uns les autres, treat le gouvernement a décidé brutalement un moratoire qui met en péril des centaines d’entreprises. « Un moratoire rétroactif n’est pas acceptable » s’est indigné Jean-François Roubaud, purchase le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).
Après coup seulement, le gouvernement a entamé une prétendue concertation à côté de laquelle la méthode suivie pour les retraites ferait presque figure d’exemple ! Le vice-président  du comité de liaison pour les énergies renouvelables (CLER) a déclaré : « C’est l’anti-Grenelle. On ne nous donne aucun document au préalable, il n’y a pas de vraie négociation ».
En réalité, le gouvernement est en train d’inventer une usine à gaz digne de Gosplan : édiction de quotas de puissance installée avec des appels d’offres qui favoriseront les grands projets par rapport aux PME.
« Je voudrais faire pour les énergies renouvelables ce que le général de Gaulle avait fait pour le nucléaire » disait Nicolas Sarkozy en 2008.
Une fois de plus, il fait le contraire de ce qu’il proclame.

Socialiste!La précarité inacceptable des Auxiliaires de Vie Scolaire

samedi 22 janvier 2011

Dans un courrier adressé au premier ministre et au ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, j’ai demandé la reconnaissance et la création d’un métier à part entière pour les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS).

Ce personnel, chargé d’accompagner les élèves en situation de handicap à l’école, se voit proposer au fil des ans des contrats de travail de plus en plus précaires avec un salaire qui dépasse rarement les 600 euros net mensuels. Recrutés sous contrat unique d’insertion, sans aucune formation professionnelle sur le handicap ni le scolaire, les AVS se retrouvent sans aucune perspective à la fin de leur contrat.
Grâce aux auxiliaires de vie scolaire, l’enfant handicapé peut étudier normalement comme les autres enfants de sa classe ; il est essentiel que l’État reconnaisse ce métier à part entière pour que les accompagnants n’aient plus à justifier leur présence, leurs compétences et leur professionnalisme et pour que les enfants aient une scolarité digne de la République.

* Comme me l’indique avec raison une internaute, il faut aussi évoquer la situation des EVS, (emplois vie scolaire) assistants de directeurs, qui font également un travail remarquable.

Socialiste!Un moment de bonheur

vendredi 21 janvier 2011

L’autre matin, à l’Assemblée nationale, nous avons auditionné plusieurs chercheurs à l’occasion de la révision des lois de bioéthique.

Ces lois posent à la conscience de chacun des questions redoutables :

1/ Faut-il libérer la recherche sur les cellules issues d’embryons non utilisés pour lors de procréations médicalement assistées (fécondation in vitro) ? Aujourd’hui ils sont détruits.

2/ Faut-il autoriser l’assistance médicale à la procréation pour les couples homosexuels ?

3/ Faut-il interdire ou encadrer la gestation pour autrui (« mères porteuses ») ?

4/ En cas de fécondation in vitro (fécondation de l’ovule par le spermatozoïde d’un donneur) faut-il continuer à préserver l’anonymat des donneurs ou, au contraire, ouvrir à certaines conditions l’accès aux origines, comme cela est le cas aujourd’hui pour des enfants adoptés ?

5/ Quelle place pour la loi en matière de bioéthique ? Quelle place pour les instances comme le comité consultatif national d’éthique ?

Les intervenants, Jean-Claude Ameisen, membre du comité consultatif national d’éthique, Israël Nisand, gynécologue-obstétricien, et Axel Kahn, généticien, médecin, ont été éblouissants par la profondeur et la clarté de leur réflexion mais aussi par la chaleur de leur engagement humain, appuyé sur la connaissance de situations concrètes souvent douloureuses.

Que peut-on accepter en matière de recherche ? Au nom de quelles valeurs ? Chaque nouvelle découverte pour une question d’éthique. Le législateur a toujours un temps de retard par rapport à l’évolution de la science.

Parmi tous leurs propos, qui mériteraient d’être cités in extenso, j’ai en mémoire cette phrase d’Israël Nisand : « A la différence de la maternité, la paternité est toujours adoptive : elle arrive lors de l’échographie, ou à la naissance, ou quand l’enfant parle, ou, quand un papa joue au football avec son fils… ».

Je vous invite dès maintenant à débattre sur ce blog de ces cinq questions. Les textes de loi viendront en discussion à l’Assemblée Nationale à partir du 8 février. Merci de vos contributions.

Par ailleurs, vous pouvez consulter l’avis très intéressant de Najat Vallaud-Belkacem : ici.

Quelqu'un m'a ditSlim404

jeudi 20 janvier 2011

Emprisonné pendant la « révolution du jasmin » pour ses activités de cyberdissident et libéré à la veille de la fuite de Ben Ali, le blogueur Slim Amamou fait vivre, sous le compte @slim404, les premiers pas du nouveau gouvernement depuis sa nomination lundi soir (évidemment annoncée sur Twitter).

Plus de 8 000 personnes sont abonnés à son compte, en Tunisie et ailleurs, et peuvent ainsi suivre en direct les conseils des ministres, minute par minute, tout en  dialoguant avec lui.

Un de ses premiers twitts comme ministre évoquait le « premier clash de la part des rcdistes (membres du RCD, le parti de Ben Ali) sur le fait qu'[il] ne porte pas de cravate ».

Jeudi dernier, Slim404 raconte avec humour son arrivée difficile à son ministère : « Je savais pas où était le ministère, j’ai demandé à un passant, il m’a accompagné jusqu’à la porte ». Et devant le ministère une manifestation l’accueille.

Sur la situation actuelle : « Les fonctionnaires de mon ministère ne veulent pas du gouvernement, y compris moi et mon ministre (de tutelle) », twitte-t-il.

L’un des objectifs de cet informaticien de 33 ans, est de former le nouveau gouvernement à la communication sur internet.

Socialiste!Les premières leçons à tirer de l’affaire du Mediator

mercredi 19 janvier 2011

Tout d’abord cette affaire, grave, a posé le problème du rapport bénéfice / risque d’un médicament. Se soigner comporte toujours un danger : accepterait-on d’être opéré sans anesthésie au motif que les produits utilisés provoquent chaque année des accidents graves ? On a déjà vu des médicaments retirés du marché et remis en vente à la demande des associations de patients, prêtes à assumer un risque pour avoir le bénéfice thérapeutique.

Éclairer la décision publique par un débat éthique associant toutes les parties, y compris bien sûr les usagers, permettrait d’y voir plus clair. Ici, le débat contradictoire est une nécessité absolue et, sur ce point, la publication justifiée des avis minoritaires dans les rapports d’expertise doit devenir la règle.

Ensuite, l’affaire du Mediator a évidemment remis en lumière nos insuffisances notoires en matière de transparence. J’appelle donc à un réexamen total des situations de conflits d’intérêts. Comme dans tous les domaines « administrés », il faut davantage de transparence sur les conventions qui lie les uns et les autres. Et dans les cas particulièrement pointus où le spécialiste ne peut être que lié à la l’élaboration du médicament qu’il expertise, il faut que l’ensemble du groupe de travail soit bien au clair des conflits d’intérêts de celui qui s’exprime, que l’expert en question ne participe pas à la délibération finale et que tout cela soit rendu public.

Financer par de l’argent public les études post-autorisation de mise sur le marché (AMM) réduirait également ces liens d’intérêt : aujourd’hui ces études, qui devraient permettre une véritable évaluation des effets d’un médicament après sa commercialisation, sont directement financées par les industriels.

Pour garantir une meilleure impartialité, le ministre de la Santé a annoncé que l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) serait désormais financée par des fonds publics. En réalité, cela ne règle rien au problème de fond. Les pouvoirs publics qui laissent en déshérence la formation médicale continue et l’évaluation des pratiques professionnelles, les publications des chercheurs qui sont subventionnées par les laboratoires et la place que l’industrie pharmaceutique prend à l’hôpital : c’est tout cela qui favorise des liens excessifs entre les professionnels de santé et les laboratoires, délétères pour les malades.

Quant aux liens constants, de formations et d’informations, qu’entretiennent les industries pharmaceutiques avec les médecins, une solution serait que ces derniers soient directement informés par un organisme public indépendant.

Il ne s’agit pas de brouiller un peu plus le paysage des déjà nombreuses institutions administratives. Je préconise d’ailleurs que l’ensemble soit centralisé par la Haute Autorité de Santé (HAS).

Je voudrais également évoquer la banalisation des prescriptions hors AMM qui n’est évidemment pas de la seule responsabilité des médecins. Dans le cas du Mediator, lorsqu’un médicament est détourné comme coupe-faim, la pression des patients est importante et vient s’ajouter à celle des visiteurs médicaux. Il faut donc être intraitable sur l’interdiction pour les laboratoires de communiquer directement auprès du grand public. Si l’on ne dresse pas cette barrière, on place le médecin dans une situation de tenaille à laquelle il est difficile de résister, notamment dans le cadre du paiement à l’acte.

Pour le reste, cette affaire devrait conduire chacun des acteurs de la chaîne de responsabilités à un très grand effort d’humilité individuel et collectif. Réécrire l’Histoire est toujours plus commode que de tenter de définir des voies raisonnables pour l’avenir. Le Parlement puis la Justice feront leur office, le rôle des responsables publics est de se projeter dans l’avenir.

Or la médecine évolue très vite, la  prise en charge des patients est en train de vivre de profondes transformations, avec les thérapeutiques ciblées et des solutions globales associant médicaments, diagnostic, imagerie, télémédecine et éducation. La pharmacovigilance elle-même bénéficie de moyens nouveaux, notamment grâce à l’accès enfin possible aux bases de données de l’assurance maladie. Vouloir réformer à la hâte un système en mutation en se fondant sur l’analyse de dysfonctionnements déjà anciens n’est peut-être pas la meilleure façon de faire enfin passer la sécurité sanitaire au 21ème siècle.

Croire à l'EuropeVers un rapprochement des socialistes français et allemands en 2011

mardi 18 janvier 2011

Vous trouverez ci-dessous la retranscription d’un article que j’ai publié dans la Revue Socialiste de l’Ours dernièrement. N’hésitez pas à le commenter.

« Même si le fil n’a jamais été rompu, nous assistons aujourd’hui à des retrouvailles entre socialistes allemands et français. Le Parti Socialiste Français (PS) et le Parti Social-Démocrate Allemand (SPD) ont toujours poursuivi les mêmes objectifs d’émancipation, de justice et de progrès social.

Mais nos différences viennent d’une longue histoire. Le souvenir de la division de la SFIO aux lendemains de la Première Guerre mondiale est fort. En 1914, un nombre important de partis de la Seconde Internationale (SPD en Allemagne, SFIO en France) soutiennent activement ou passivement leurs gouvernements respectifs engagés dans le conflit. Des minorités s’opposent alors à la guerre, comme la « ligue spartakiste » en Allemagne et le « Comité pour la reprise des relations internationales » en France. La plupart des opposants à la guerre seront progressivement exclus de la « social-démocratie » (notamment l’USPD en Allemagne). Cette scission donne naissance entre 1915 et 1921 aux partis communistes dans toute l’Europe. Dès lors, la social-démocratie devient pour certains un terme péjoratif, les communistes qualifiant les sociaux-démocrates de « social-chauvins » pour avoir accepté la guerre de 1914-1918, et de « sociaux-traîtres », car « déviationnistes » par rapport au marxisme. Le terme de social-démocratie est alors assimilé à une dérive droitière ou centriste.

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