Archive pour février 2011

Croire à l'EuropeHistoire d’un Allemand de l’Est

lundi 28 février 2011

L’existence de la RDA, l’Allemagne de l’Est, paraît aujourd’hui appartenir à un lointain passé. Pourtant des hommes et des femmes y ont vécu, ont cru au régime, se sont accommodés avec lui ou l’ont combattu. On se rappelle de deux très beaux films : « La vie des autres » et « Good bye Lenin ».

Comment était la vie pendant ces 40 ans d’existence de la RDA ? Maxim Leo vient de publier chez Actes Sud un très beau livre, qui relate sa découverte de l’histoire de sa famille, pour une part mêlée à la France, depuis ses grands-parents. Les portraits en noir et blanc donnent beaucoup de force au texte. Le récit est fin, sensible, sans pathos. Comment pouvait-on être Allemand de l’Est ?

Socialiste!La multiplication des pratiques abusives des grands groupes à l’égard des sous-traitants

vendredi 25 février 2011

« Des milliers d’actes illégaux chaque jour », « omerta », « chantage », « non-droit » : Jean-Claude Volot, nommé l’an dernier par le gouvernement au poste de médiateur des relations interentreprises, n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les pratiques abusives entre les grands groupes industriels et leur kyrielle de fournisseurs de plus petite taille, contraints de subir selon lui des pratiques iniques et léonines.

Sur les 129 signataires de la charte des bonnes pratiques instituée il y a un an, pas un seul n’a des conditions générales conformes à la loi.

Dans un interview aux Échos, il explique qu’il a recensé « 36 mauvaises pratiques » (baisses de prix imposées unilatéralement, pénalités de retard abusives, etc.) et que « le domaine où la loi est violée de la façon la plus forte est la propriété intellectuelle » : régulièrement, les grands groupes s’approprient les innovations des sous-traitants.

Malgré ces abus flagrants, le médiateur veut « croire que les dirigeants des grands groupes sont sincères », n’a pas saisi la justice et avoue que le gouvernement est « un peu paralysé par le problème » !

Il est pourtant plus que temps de mettre un terme à ses pratiques qui brident l’essor voire la pérennité de certaines TPE/PME alors même que ce sont elles seules qui aujourd’hui créent de l’emploi en France.

Accuser publiquement les grands groupes ne suffit évidemment pas : il faut agir concrètement par la mise en place ou la réalisation effective (si elles existent déjà dans la loi) de sanctions fortes dès le premier abus constaté.

Quelqu'un m'a ditTandem

mercredi 23 février 2011

Ces deux personnages font preuve d’une « infatuation incroyable » lorsqu’ils annoncent un an et demi avant les élections présidentielles de 2012 qu’ils se mettront d’accord le moment venu pour déterminer qui des deux sera candidat. « Ce n’est pas leur affaire, c’est l’affaire des électeurs ».

C’est une citation de Mikhaïl Gorbatchev à propos de l’accord proposé entre Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine pour 2012.

Quelqu'un m'a dit« Clarifications »

mardi 22 février 2011

Je vous invite à lire cet article de ce jour de Robert Solé, paru dans Le Monde :

« MERCI, M. Strauss-Kahn, d’avoir accepté cette interview. Je vous pose d’emblée la question qui est sur toutes les lèvres : serez-vous candidat à la primaire socialiste ?

– Soyons clair : il n’y a pas eu une crise de l’euro en tant que monnaie, mais une crise de la zone euro et plus généralement de la zone européenne. Et je vous rappelle que je suis socialiste.

– Souhaitez-vous accomplir un second mandat à la tête du FMI ?

– Des progrès considérables ont été faits pour une meilleure surveillance, sinon une meilleure organisation du système financier. Et la France me manque.

– Il nous reste très peu de temps. Pourriez-vous répondre par oui ou par non : serez-vous candidat à la présidence de la République ?

– Oui, la reprise existe en Asie et en Amérique latine, avec même des risques de surchauffe. Non, les politiques économiques des Etats ne sont pas assez coordonnées, malgré quelques progrès. Et, chaque matin, en me rasant, je me sens très proche des préoccupations quotidiennes des Français.

– Merci M. Strauss-Kahn.

Robert Solé« 

Vu de Haute ProvenceLes Alpes de Haute-Provence obtiennent la reconnaissance Agenda 21 local France

lundi 21 février 2011

Je me réjouis de la reconnaissance des Alpes de Haute-Provence au titre d’Agenda 21 local France.

Depuis fin 2005, purchase avec le Conseil général, order nous nous engageons dans la démarche Agenda 21 et cette reconnaissance prononcée pour trois ans souligne la qualité du projet porté et animé par le département.

L’Agenda 21 fixe des priorités :

– Agir pour les activités et les emplois dans les bassins de vie, sales
– Promouvoir une agriculture durable et viable,
– Développer un tourisme en équilibre avec les habitants et les milieux,
– Favoriser la prévention et la réduction des déchets à la source,
– Favoriser une mobilité raisonnée dans les territoires,
– Promouvoir une gestion rationnelle de l’eau,
– Réduire l’empreinte énergétique du territoire départemental,
– Renforcer la solidarité avec les personnes isolées et leur insertion sociale,
– Intervenir dans les domaines de l’éducation et de la culture pour sensibiliser le grand public,
– Promouvoir un urbanisme respectueux de l’environnement et plus soutenable,
– Agir au quotidien en tant que collectivité exemplaire,

Cette reconnaissance est pour moi un encouragement à poursuivre l’action engagée dans une dynamique d’amélioration continue.

Socialiste!Le pouvoir ne veut pas de la loi sur la transparence des sondages

mercredi 16 février 2011

La France est boulimique de sondages (trois études par jour !).

C’est d’autant plus préocupant que les sondages sont de plus en plus utilisés comme moyen d’action politique et même de manipulation de l’opinion.

C’est pourquoi la proposition de loi issue du rapport de deux sénateurs Hugues Portelli (UMP) et Jean-Pierre Sueur (PS) et visant à instaurer une plus grande transparence est bienvenue. De quoi s’agit-il ? De publier l’ensemble des questions posées (et pas seulement une sélection), d’indiquer les marges d’erreur, de préciser l’identité de l’acheteur et du commanditaire (parfois caché), de rendre accessibles sur internet les « secrets de fabrication » des sondeurs, c’est à dire les méthodes utilisées pour corriger les résultats bruts.

Le gouvernement a décidé de s’opposer à cette proposition de loi, pourtant adoptée à l’unanimité par le Sénat. C’est ainsi que le pouvoir sarkozien prépare 2012.

Socialiste!Projet de loi bioéthique : pourquoi nous avons voté contre

mercredi 16 février 2011

Les tendances les plus conservatrices semblent l’avoir emporté au sein de la majorité UMP. Deux points de désaccord majeurs pour nous :

1/ Il nous paraît indispensable d’autoriser la recherche sur les embryons. Bien sur il faut l’encadrer très précisément. Le Conseil d’Etat a estimé qu’un régime d’autorisation ne serait pas contraire au principe de protection de la dignité humaine, qui ne s’applique pas aux embryons surnuméraires sans projet parental et destinés à être détruits.

2/ L’assistance médicale à la procréation doit s’ouvrir à toutes les formes de vie familiale. A l’instar des couples mariés, les couples pacsés confrontés à un problème d’infertilité doivent pouvoir en bénéficier. De la même manière, l’assistance médicale à la procréation doit être accessible à toute femme, qu’elle soit célibataire, en couple avec un homme ou en couple avec une autre femme.

Socialiste!Refusons le filtrage du Net et ses conséquences liberticides !

mardi 15 février 2011

Le mois dernier, tadalafil le Parlement a définitivement approuvé le texte de loi dit « LOPPSI 2« . Parmi la cinquantaine d’articles, j’avais déjà souligné ici la possibilité scandaleuse laissée au seul préfet (sans l’avis du juge) d’expulser toute personne vivant dans un logement susceptible de « comporter de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques », visant ainsi les tentes, caravanes, cabanes, etc.

Cette loi contient d’autre motifs d’inquiétudes : l’interdiction de vente à la sauvette, le fichage, l’identification par empreintes génétiques, le développement excessif de la vidéosurveillance et, à l’heure où l’on voit combien cet outil peut aider dans certains pays à un élan démocratique, l’accès à Internet.

Sur ce dernier point, le texte crée en effet à l’égard des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) une obligation de blocage des sites dont la liste sera dressée secrètement et sans contrôle par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC).

Aucun encadrement judiciaire n’est prévu. Rappelons pourtant que le Conseil constitutionnel, dans sa décision du 10 juin 2009 à l’encontre de la loi Hadopi 1, avait émis une réserve à la légalité constitutionnelle du filtrage : que la « juridiction saisie » ne prononce « que les mesures strictement nécessaires à la préservation des droits en cause ». Par ailleurs la Commission européenne a encore rappelé récemment que « les mesures de nature à restreindre la liberté de communication » doivent obligatoirement « être soumis à des garanties procédurales appropriées en conformité avec la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et avec les principes généraux du droit communautaire, y compris la protection judiciaire effective et le droit à un procès équitable ».

Le prétexte est ici de lutter contre la pédophilie. Mais ces sites sont déjà bien cachés sur des réseaux parallèles, les autorités seront incapables de les détecter. En revanche, le gouvernement ouvre une brèche qu’il pourrait exploiter pour étendre le filtrage à d’autres domaines, moins fédérateurs que la lutte contre la pédopornographie. C’est d’ailleurs entre autres parce qu’elles se savent instrumentalisées à des fins de censure, que des associations contre la pédocriminalité se sont opposées au projet de loi Loppsi (en savoir plus en cliquant ici).

Pour garantir aux internautes de continuer à recevoir et distribuer l’information de leur choix, quelles que soient leurs ressources financie?res et sans que le flux de l’information ne soit bloque?, de?grade? ou favorise?,  nous avons, avec les députés socialistes, proposé d’inscrire le principe de la neutralité du Net dans la loi. Notre proposition de loi ne fait pas pour autant du Net une zone de non-droit. Les contenus et les comportements les plus odieux doivent e?tre, la? comme ailleurs, fermement combattus. Ne?anmoins, tout filtrage ou bridage doit e?tre strictement encadre? par l’Autorite? de re?gulation des communications e?lectroniques et des postes (ARCEP) et ne?cessite l’intervention d’un juge inde?pendant, comme l’a explicitement pre?cise? le Conseil constitutionnel et la Commission européenne et en conformité avec la Convention européenne des droits de l’Homme.

Les débats du blogDémocratie participative, démocratie inclusive

dimanche 13 février 2011

Les 3 et 4 février 2011, j’ai participé à Delhi en Inde à un colloque consacré aux limites de la démocratie représentative et à une réflexion autour des concepts de démocratie participative et de démocratie inclusive. Les organisateurs étaient la Fondation Jean-Jaurès et l’Association pour le socialisme démocratique.

Voici un résumé de ce qui s’y est dit, dans la vidéo ci-dessous :

Vu de Haute ProvenceUne bonne nouvelle mais l’État nous doit toujours 75 millions d’euros

samedi 12 février 2011

L’annonce de l’attribution d’une dotation de 2,4 millions d’euros pour les Alpes de Haute-Provence au titre des 30 départements les plus défavorisés est une bonne nouvelle.

Il reste beaucoup à faire pour arriver à une véritable péréquation entre les territoires riches et les territoires pauvres mais surtout, cela n’effacera pas la dette de 75 millions d’euros qui est celle de l’État à l’égard de notre département, accumulée depuis 2002 en raison de transferts de charges non compensées : personnes âgées, handicapés, RMI, RSA, insuffisance de personnel pour les routes et les collèges.