Archive pour mars 2011

Quelqu'un m'a ditSocialiste!C’est parti pour la guerre des Chefs : le PS a 13 mois pour perdre la Présidentielle…

jeudi 31 mars 2011

Ce qui devait arriver arrive. C’est parti pour la guerre des chefs : Le PS a 13 mois pour perdre la Présidentielle. Un appel est lancé pour Martine Aubry, dont son bras droit, François Lamy « était » le premier signataire. Il ne s’agirait pas d’un appel à candidature. Si elle était candidate, il faudrait en tout cas organiser une direction transitoire collégiale et impartiale.
Je lance à mon tour un appel : qu’on arrête les appels.
Si la primaire doit tourner au concours de sondages et de petites phrases, nous sommes mal partis.
S’il y a des idées différentes, il faut le dire.
S’il y a des lignes différentes, il faut trancher.
Nous avons besoin d’un projet pour la France, pas d’un projet pour le PS.

Socialiste!Vu de Haute ProvenceÉlection à la présidence du Conseil général des Alpes de Haute-Provence

jeudi 31 mars 2011

Sur un total de 30 conseillers généraux dont 24 de Gauche, j’ai été réélu ce matin avec 25 voix pour et 5 bulletins blancs.

Dans mon discours, j’ai insisté sur notre volonté de poursuivre une gestion exemplaire en économisant les dépenses de fonctionnement au profit des investissements en faveur de l’emploi, de la solidarité, du développement durable et de la défense des services publics.

Par ailleurs, je continuerai notre action politique et judiciaire pour obtenir de l’État une meilleure compensation des transferts de charges.

Enfin j’ai à nouveau émis le souhait que soit abrogée la loi créant les conseillers territoriaux, recentralisatrice, inefficace, brouillonne et coûteuse, qui aboutirait à la disparition d’un conseiller général sur deux et à une perte de proximité.

Les débats du blogQuelqu'un m'a ditLa laïcité, ce « précieux acquis »

mercredi 30 mars 2011

Dans une très belle tribune commune, les représentants des six grandes religions de France désapprouvent la tenue du débat sur la laïcité tel qu’il est proposé par l’UMP.

Catholiques (Mgr André Vingt-Trois), musulmans (le président du CFCM, Mohammed Moussaoui), protestants (le pasteur Claude Baty), juifs (le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim), bouddhistes (le révérend Olivier Wang-Genh) et orthodoxes (le métropolite Emmanuel) appellent d’une même voix à veiller « à ne pas dilapider ce précieux acquis » (la laïcité), et « pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation ». « Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. (…) Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? ».

Les représentants des six religions réclament de ne pas ajouter « de la confusion dans la période trouble que nous traversons », et affirment que, déjà, les religieux de France militent « ensemble pour une laïcité de bonne intelligence ».

« Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d’opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès. »

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette tribune sur le site Internet de La Croix.

Vu de Haute ProvenceLa scandaleuse suppression de l’unité de recherche de l’Observatoire de Haute Provence

mardi 29 mars 2011

Nous venons d’apprendre la suppression de l’unité de recherche de l’Observatoire de Haute-Provence. Son personnel technique sera rattaché à une unité de service dont la direction sera à Marseille.

Cette décision a été prise avant même que le rapport du comité scientifique de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, viagra sale chargé d’évaluer les enjeux, cialis ait rendu son avis. Notre département perd ainsi son potentiel de recherche qui pouvait être associé au développement, à St Michel l’Observatoire, des énergies renouvelables.

Cette décision qui intervient au lendemain des élections cantonales, témoigne d’un mépris scandaleux pour le développement local.

Quelqu'un m'a ditSocialiste!« Il faut, aussi, avoir le courage de reconnaître que le premier parti de ces élections cantonales, c’est l’abstention »

lundi 28 mars 2011

« Il  faut, buy aussi, ce soir, avoir le courage de reconnaître que le premier parti de ces élections cantonales, c’est l’abstention. Aucun démocrate ne peut s’en réjouir. Il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur. Les citoyens se sentent vraiment dépossédés. Ils expriment  une fatigue profonde à l’égard des méthodes politiques inefficaces et injustes.

Un puissant effort de rénovation de la démocratie doit  être fait. La politique doit être juste et morale. La gauche doit porter une véritable alternative enthousiasmante. Tels sont les défis que nous devrons relever dans les mois qui viennent si l’on veut que les gens reviennent participer pour choisir une autre voie en 2012. »

(Ségolène Royal)

Socialiste!Vu de Haute ProvenceÉlections cantonales et primaires

dimanche 27 mars 2011

Dans les Alpes de Haute-Provence, la majorité départementale de gauche sort renforcée du second tour : le Parti socialiste enregistre un gain de 3 cantons et ne perd aucun des duels face au Front National.

Au niveau national, le taux très élevé de l’abstention est en revanche une très mauvaise nouvelle pour notre pays et je considère qu’il faut en tirer les leçons.

L’opposition doit être visible et la question du leadership au PS doit être réglée le plus tôt possible : les primaires doivent donc avoir lieu avant l’été (et non en octobre prochain). Le Parti socialiste devra tout de suite après négocier un contrat de gouvernement avec nos partenaires de gauche et les écologistes pour montrer aux Français que nous sommes prêts à gouverner ensemble.

Quelqu'un m'a ditLa mentalité japonaise

samedi 26 mars 2011

Je vous invite à lire deux très beaux articles qui décrivent la mentalité finalement peu connue des Japonais.

Le premier, « Se dégager des décombres », est de Philippe Pons, paru dans le Monde.

Extrait : « Lorsque le train passait le long de ce littoral découpé, en surplomb d’une dentelle de rocs, de promontoires et de criques, il ralentissait pour que les voyageurs puissent admirer ce saisissant paysage : une sorte de Bretagne sur le Pacifique. On ne le reverra pas avant quelque temps : la région de Sanriku (les  » trois pays « ) a été ravagée par le tsunami. Ce fut déjà le cas en 1896 et en 1933. Et puis les voyageurs avaient pu goûter à nouveau ce panorama. Un exemple de cette renaissance inlassablement reprise après des désastres au Japon. Aujourd’hui, dans la désolation des villes détruites et des hameaux emportés, il y a une lueur d’espoir : par leur histoire ponctuée de catastrophes naturelles, les Japonais ont cultivé ce sentiment de renaissance.  » Les Japonais  » : tout comme  » les Français « , c’est là une généralisation hâtive relevant d’une approche culturaliste, ahistorique, gommant les diversités sociales et les évolutions. L’utilisation de ce mot ne vise ici qu’à épingler sous un vocable générique quelques traits d’une mentalité collective – d’une attitude devant la vie – partagée, à des degrés divers, par la majorité, qui sourd d’une histoire. On a beaucoup écrit sur le  » fatalisme  » des Japonais – mot bien impropre dans leur cas. Car il y a chez eux une farouche volonté de surmonter l’adversité, de ne pas se résigner à la passivité, à l’opposé du fataliste (…) »

Le second, « Au Japon, on fait partie d’une communauté de destins », est de l’écrivain japonais Akira Mizubayashi qui «habite» la langue française depuis quarante ans. Riche de cette double culture, il décrit les mœurs et coutumes de ses compatriotes, somme d’individus élevés dans l’idée d’une relation fusionnelle.

C’est ici.

Croire à l'EuropeSocialiste!« L’Europe n’est pas entre de bonnes mains »

vendredi 25 mars 2011

Les 4 et 5 mars derniers, le Parti Socialiste Européen (PSE) a adopté une déclaration commune pour une alternative à l’Europe conservatrice d’aujourd’hui. Il s’agit d’une vraie alternative au plan Merkel-Sarkozy.

Au moment où le Portugal, après la Grèce et l’Irlande, connaît de grandes difficultés, il est utile de revenir sur ces propositions nouvelles qui refusent les mesures d’austérité à tous prix.

Les dirigeants de droite de l’Union européenne (UE) sont guidées par la volonté d’institutionnaliser l’austérité et d’affaiblir nos modèles sociaux et nos systèmes de protection sociale. En dépit de tous les signaux observés au cours des 30 derniers mois, ils ne semblent pas vouloir dévier de leur objectif, qui est de faire payer aux citoyens les dysfonctionnements des marchés financiers.

Pourtant, la crise n’incombe ni aux citoyens ni à la protection sociale mais bien à la cupidité, aux politiques irresponsables mises en œuvre ces dernières années par les gouvernements conservateurs de certains États membres et à l’absence de régulation des marchés financiers.

Sous prétexte d’accroître la compétitivité, les gouvernements conservateurs tentent d’imposer à tous les États membres un « Pacte », ou plutôt un diktat ultra-néolibéral d’austérité pure qui empêcherait la sortir de crise.

À l’inverse, les socialistes européens proposent…

– Une véritable politique industrielle européenne, une stratégie de coordination de l’investissement et de la réglementation pour être plus intelligente, plus verte et plus inclusive.

– Des conditions cadres améliorées pour tous les secteurs industriels.

– L’innovation doit être stimulée, l’éducation et la formation améliorées, les infrastructures renforcées et l’énergie et l’efficacité énergétique accrues. Des normes européennes doivent être établies.

– D’investir davantage dans l’activité manufacturière (via l’UE et les États-membres) avec des conditions de travail qui doivent être améliorées et des conséquences de la restructuration industrielle qui doivent être examinées de près.

– La mise en place de politiques spécifiques pour lutter contre le chômage des jeunes et contre la discrimination des jeunes sur le marché du travail.

– L’amélioration de l’intégration des femmes sur le marché du travail, notamment via le développement de l’accueil des enfants.

– La préservation des systèmes nationaux de sécurité sociale et leur renforcement par l’adoption de normes sociales minimales communes. Ces normes minimales doivent, en particulier, garantir un revenu minimum, un salaire décent et la qualité du travail.

– L’intégration des questions sociales dans toutes les politiques et dans tous les programmes européens et nationaux.

– De nouveaux instruments fiscaux, tels que la mise en place d’une fiscalité écologique, permettant de générer des revenus supplémentaires pour l’investissement.

– De réformer fortement le secteur bancaire en imposant aux banques de posséder des parts de capital propre plus élevées, en renforçant le contrôle et la transparence de certains produits financiers, en en interdisant d’autres hautement spéculatifs, en séparant plus clairement les banques d’affaires et de dépôts, et en constituant un véritable fonds de garantie financé par les banques capable de financer les restructurations et la liquidation des instituts en situation critique.

– L’instauration d’une taxe réaliste sur les transactions financières qui génèrerait 200 milliards de revenus supplémentaires par an. Il s’agit d’une taxe juste, qui n’affecterait pas les citoyens, mais uniquement les marchés financiers, et surtout les spéculateurs.

– L’utilisation complète et réelle, dans toute l’Union Européenne, des fonds européens, et en particulier les fonds de cohésion, permettant des investissements la croissance et l’emploi.

– Le soutien financier de la zone euro envers les États membres en difficulté avec pour seul but la relance économique. Dans cette optique, les aides financières déjà attribuées doivent être renégociées, leurs taux d’intérêts diminués et l’échéance pour le remboursement allongée.

– Le renforcement de la cohérence interne de la zone euro au travers d’investissements ciblés et d’une hausse des salaires. Nous devons réduire les écarts qui existent entre les taux d’intérêt des différents États membres.

– La mise en œuvre de règles et objectifs communs qui garantissent un équilibre entre la compétitivité à l’exportation et la demande sur le marché intérieur dans tous les États membres. Les « pays excédentaires » doivent consolider leur demande nationale et les « pays déficitaires » améliorer la productivité de leur économie.

– La mise en place au sein de la zone euro d’un mécanisme, par exemple d’une agence de stabilité qui émettrait des eurobonds, en vue d’une gestion commune d’une partie déterminée de la dette publique et d’investissements transfrontaliers.

– L’amélioration de la coordination des politiques économiques nationales, y compris les politiques budgétaires et fiscales, afin de pouvoir profiter de tous les avantages de l’euro en termes d’emploi et de croissance.

– D’empêcher concrètement le dumping fiscal et une compétitivité négative en imposant un corridor de taux planchers pour l’impôt sur les sociétés.

La mise en œuvre de toutes ces propositions ne devra pas être décidée dans les couloirs bruxellois des conseils européens mais en concertation réelle avec le Parlement européen, seule institution représentative des peuples européens.

Un gouvernement économique démocratiquement légitimé suppose que le Parlement européen ainsi que les parlements nationaux prennent largement part aux grandes décisions qui incombent à un gouvernement économique européen en matière de politique financière, économique et sociale.

L’Union européenne représente une opportunité fantastique pour ses citoyens et ses États membres. La coopération, la solidarité et le budget de l’UE offrent un potentiel considérable pour l’emploi et l’économie. Il existe une autre voie pour l’Europe. Celle fondée sur l’égalité et l’équité, l’emploi et la croissance, et sur une véritable contribution des marchés financiers à la société.

Quelqu'un m'a ditViolences en Corse

jeudi 24 mars 2011

« M. le président de l’Assemblée nationale : La parole est à M. Paul Giacobbi, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Paul Giacobbi : Monsieur le Premier ministre, ma liberté de parole m’a souvent amené à dénoncer les lacunes de l’application des lois dans notre île lorsqu’il fallait les déplorer.

Aujourd’hui, cette même liberté me conduit à témoigner que l’action des forces de l’ordre, sous votre autorité et celle, indépendante, de la justice, s’exerce dans notre île avec une rigueur appropriée, juste, en un mot républicaine.

Ce qui s’est passé dimanche soir dans le village de Saint-André-de-Cotone nous rappelle cruellement que l’on ne peut tout prévenir, mais qu’il est essentiel d’employer les moyens nécessaires pour parvenir dans cette affaire, comme dans les autres, à la manifestation de la vérité.

Les Corses réprouvent la violence autant que les autres Français, et leurs élus savent en débattre avec courage ; ils l’ont encore fait il y a quelques semaines à l’Assemblée de Corse.

Par ailleurs, même s’il se dit que le crime perpétré à l’encontre d’un proche collaborateur, d’un élu fidèle et surtout d’un ami très cher, au soir d’une journée électorale, dans la maison même de la victime, sous les yeux de son épouse, pourrait être un avertissement qui me serait destiné, je ne changerai ni les habitudes d’une vie réglée et limpide ni les orientations de mon action politique, et je continuerai de m’exprimer ici et ailleurs en toute liberté. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Il a fallu d’abominables tragédies pour que la République étende enfin ses lois à la Corse avec égalité et fermeté. Il faudra encore du temps, du courage et de la continuité dans l’action pour ramener la Corse au cœur de la République.

Bien des choses avancent en Corse : le rattrapage de notre retard historique en équipements publics grâce à la contribution décisive de l’État, l’émergence d’une économie moderne, parfois à la pointe du progrès, la mise aux normes les plus exigeantes de nos filières de production, l’affirmation concrète de l’autonomie politique que la loi nous a conférée et qui devra encore progresser, la promotion d’une identité linguistique et culturelle dont nous avons lieu d’être fiers.

Ce sont à ces progrès que la violence s’oppose, avec le silence de la peur qui l’entoure et tous les faux-fuyants qui prétendent la justifier. Ce sont ces progrès que notre République rendra possibles, monsieur le Premier ministre, en continuant d’agir avec détermination. (Applaudissements prolongés sur tous les bancs.) »

Quelqu'un m'a ditSocialiste!François Fillon a, lui aussi, perdu une occasion de se taire

mercredi 23 mars 2011

Lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, il a parlé des « Français d’origine musulmane »… Comme le dit très justement Robert Badinter, « Ça m’a ramené au moins 60 ans en arrière quand il y avait des ‘citoyens français ou non d’origine juive' »