Archive pour mai 2011

Socialiste!Quelle bonne nouvelle !

lundi 30 mai 2011

… La droite de Berlusconi a perdu Milan.

Le parti de Silvio Berlusconi a perdu la Mairie de Milan. Le candidat de la gauche, Giuliano Pisapia, remporte 55,14 % des voix, battant la maire sortante, Letizia Moratti, selon des résultats quasi définitifs diffusés par le site du ministère de l’intérieur.

Socialiste!Le nouveau dérapage de Claude Guéant

samedi 28 mai 2011

Dimanche dernier, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a déclaré : « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés »…

Il a affirmé reprendre simplement les données du rapport du Haut Conseil à l’intégration intitulé «Les défis de l’intégration à l’école».

Pourtant, si le rapport pointe bien les difficultés scolaires des enfants issus de l’immigration, aucune trace d’une tel chiffre dans le rapport.

Comme le rappelle Médiapart, si les chiffres sur la scolarité des enfants d’immigrés existent bien (et depuis longtemps), aucun n’aboutit à un tel résultat.

Le rapport du HCI auquel s’est d’abord référé le ministère de l’intérieur met effectivement en évidence les difficultés scolaires des enfants d’immigrés : « Les enfants de famille immigrée sortent aussi presque deux fois plus souvent du système éducatif sans qualification (11% contre 6% pour les non-immigrés). »
Le redoublement les touche plus souvent que les autres élèves : plus d’un sur quatre a redoublé à l’école élémentaire contre un sur cinq quand aucun ou un seul parent est immigré. En 2002, sept ans après leur entrée au collège, seul un enfant d’immigré sur quatre prépare un baccalauréat général (27% contre 40% des non-immigrés). Ils sont plus souvent dans les voies professionnelles (35% contre 25% des non-immigrés), et technologiques (20% contre 18% des non-immigrés) et ont moins recours à l’apprentissage (6% contre 9%).

Sauf que ces chiffres n’ont aucun sens s’ils ne sont pas mis en perspective. In ne peut pas raisonner en chiffres bruts sans prendre en compte, au moins, la dimension sociale. Or, l’échec scolaire est d’abord l’échec des enfants des milieux populaires, plus que celui des enfants d’immigrés.

En réalité, à caractéristiques sociales comparables des parents, Annick Kieffer, auteur avec Yaël Brinbaum de l’étude La scolarité des enfants d’immigrés de la sixième au baccalauréat, nous indique que l’on observe au contraire un avantage des enfants d’immigrés essentiellement dû à l’investissement très forts des parents.

Selon cette étude, parmi les élèves dont les parents sont ouvriers et employés, 46% ont le bac chez les enfants d’immigrés, contre 40% chez les Français d’origine. Ce chiffre monte à 88% chez les enfants d’immigrés cadres. Ils sont aussi plus nombreux à aller vers une seconde générale.

Mais Claude Guéant ne s’intéresse pas à l’origine sociale. Il compare deux populations (enfants issus de l’immigration et français d’origine) dont les caractéristiques socioprofessionnelles n’ont absolument rien à voir. Qui plus est, dans le cas des enfants d’immigrés, les ségrégations urbaines et scolaires se superposent. Les élèves d’origines maghrébines, par exemple, sont cinq fois plus inscrits en ZEP que les autres.

Attribuer la cause de l’échec aux familles qui ont migré en France lui permet surtout de ne pas remettre en cause les politiques éducatives actuelles et d’à nouveau stigmatiser une population pour masquer les échecs du gouvernement…

Quelqu'un m'a ditSocialiste!« Unité 2012 »

vendredi 27 mai 2011

Hier, une trentaine de blogueurs de gauche ont publié une lettre dans laquelle ils souhaitent que les primaires soient ouvertes à toute la gauche pour garantir l’unité lors de l’élection présidentielle face à la droite de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen.

Même si cette démarche paraît avoir peu de chances d’aboutir, elle mérite d’être soutenue.

Vous trouverez cette lettre ici.

Socialiste!« Il faut que cette campagne soit une campagne pour un talent, une personnalité, une vision »

mercredi 25 mai 2011

Je vous invite à lire l’interview que j’ai accordé hier à RFI :

« Frédéric RIVIERE, vous recevez ce matin le député socialiste Jean-Louis BIANCO.
(…)

Frédéric RIVIERE
Ségolène ROYAL et Martine AUBRY ont tenues hier soir un meeting commun à Poitiers. Quel sens faut-il donner à cette opération, est-ce que c’est la stratégie anti-HOLLANDE qui se met en place ?

Jean-Louis BIANCO
Je crois que ce n’est pas du tout cela, c’est une rencontre qui était prévue de longue date. Pour l’instant on en est au stade du projet. Les socialistes ont adopté dans leur section, dans leur fédération, un projet qui est un projet solide, qui est un projet novateur avec une énorme majorité donc on a été capable de se rassembler. Après cela je crois que la vraie campagne des primaires va commencer. Ce que les gens de gauche, qui veulent participer, il faut rappeler aux Françaises et aux Français qu’on peut participer sans être adhérent du parti socialiste, qu’il en coûte simplement un euro, c’est la personnalité, c’est la force, c’est la vision, c’est ça qui compte et tout ce qui serait des calculs front anti-hollande ou autre chose, serait absolument dérisoire. Il faut que cette campagne soit une campagne pour un talent, une personnalité, une vision et moi j’attends que cela s’exprime et pas une campagne contre.

Frédéric RIVIERE
Cette alliance en quelque sorte entre ROYAL et AUBRY signifie-t-elle que Ségolène ROYAL aurait renoncé à être candidate ?

Jean-Louis BIANCO
Ce n’est pas une alliance, Ségolène ROYAL défend partout depuis des semaines le projet socialiste. Et ma conviction personnelle est que Ségolène ROYAL ira jusqu’au bout de sa candidature pour les primaires parce qu’elle a la conviction qu’elle représente quelque chose, qu’elle a des qualités qui lui permettent de concourir.

Frédéric RIVIERE
Pour Laurent FABIUS, qui a explicitement soutenu la candidature de Martine AUBRY hier, le futur candidat doit avoir des qualités, je le cite, comme une expérience gouvernementale et la capacité de rassembler la gauche et au-delà. C’est tout de même une façon d’essayer de disqualifier François HOLLANDE, non ?

Jean-Louis BIANCO
Bien entendu, mais je crois que chacun des candidats, en tout cas les candidats ou les candidates principales, et peut-être aussi d’autres, ont la capacité de rassembler la gauche et au-delà, ce n’est pas un critère discriminant. Quant au fait d’avoir ou ne pas avoir une expérience gouvernementale, avoir été premier secrétaire du parti socialiste vaut largement une expérience gouvernementale. Et moi je n’aime pas ce genre de méthode ou encore une fois on cherche à disqualifier les uns et les autres. Ce qui m’intéresse c’est ce que Ségolène ROYAL dit et va dire dans les prochaines semaines, c’est ce que François HOLLANDE dit et va dire, c’est ce que Martine AUBRY dit et va dire. Quelle est leur vision ? Quel est leur choix ? Quelle est l’orientation ? Ce n’est pas de distribuer des bons ou mauvais points en fonction de l’expérience de tel ou tel.

Frédéric RIVIERE
Mais vous voyez, vous observez quand même que ce front anti-HOLLANDE se met en place.

Jean-Louis BIANCO
Je ne le crois pas, en tout cas à la base les gens, les sympathisants de gauche, les militants, les électeurs sont très loin de ça. Ils veulent qu’on choisisse, le plus tôt aurait été le mieux, malheureusement il faut encore attendre octobre, et puis que derrière on soit tous unis derrière celui ou celle qui aura gagné la primaire.

Frédéric RIVIERE
Pierre MOSCOVICI disait hier qu’il ne voit pas de candidature du niveau de celle de Dominique STRAUSS-KAHN, est-ce que vous êtes d’accord ?

Jean-Louis BIANCO
Non, bien sûr que non, Dominique STRAUSS-KAHN était le favori des sondages, aujourd’hui François HOLLANDE est le favori des sondages, tout ça ne veut rien dire, ni dans un sens ni dans l’autre. Là aussi disqualifier par rapport au niveau, je crois qu’on a plusieurs personnalités, trois au moins, qui ont tout à fait les capacités, la stature pour espérer atteindre les plus hautes fonctions.
(…)

Frédéric RIVIERE
Est-ce que ça n’est pas tout de même un peu étonnant, le parti socialiste est secoué par ce choc de l’affaire Dominique STRAUSS-KHAN, il a un candidat aux primaires déclaré, qui obtient de très bons scores dans les sondages en termes d’image, en termes d’intention de vote, et on semble que tout est fait pour essayer de le mettre hors course, il s’agit d’une espèce de démarche autodestructrice.

Jean-Louis BIANCO
Je ne crois pas, comme je vous l’ai dit, que tout soit fait pour le mettre hors course, et en plus si certains étaient tentés par ce genre de manœuvre ça ne réussirait pas. Les sondages d’aujourd’hui ne veulent rien dire, ni dans un sens, ni dans l’autre, par rapport à ce que sera le vote aux primaires qui aura lieu au mois d’octobre devant une offre réelle, avec des candidats réels et pas virtuels, avec une vision réelle et pas supposée. Donc c’est une autre époque dans laquelle on va rentrer, c’est un autre vote, c’est une autre phase de la campagne. Et quant à l’affaire STRAUSS-KAHN évidemment c’est un drame humain pour STRAUSS-KAHN, c’est un drame humain aussi pour cette jeune femme si ses propos sont avérés, se trouvaient être la vérité. Mais le fait est que pour l’immense majorité des Français ça ne change rien dans leur vision des socialistes, ça ne change rien dans leur estime des socialistes, et donc ça n’est pas ça qui va handicaper le parti socialiste dans la phase actuelle de cette campagne.

Frédéric RIVIERE
Et qu’est-ce que ça veut dire selon vous la stature d’un président ?

Jean-Louis BIANCO
Je crois que le mot stature est inapproprié, moi je parlerais des qualités, que les trois principaux candidats et peut-être d’autres ont. Il faut une vision de la France, mais j’attends des uns et des autres qu’ils l’expriment, qu’ils la précisent, il faut du sang froid, il faut de la force de caractère, il faut montrer qu’on sait tenir le cap dans les tempêtes. Et encore une fois en disant cela je ne récuse personne, je dis les qualités qui nous sont nécessaires. La stature ça ne veut pas dire grand-chose.

Frédéric RIVIERE
Et la notion de président normal, comme l’a évoqué lui-même François HOLLANDE, tout en disant d’ailleurs hier je crois qu’il fallait des qualités exceptionnelles pour être un président normal.

Jean-Louis BIANCO
Oui je crois qu’il faut arrêter les petites phrases : normal, pas normal, exceptionnel, hors du commun, encore une fois comme dirait Ségolène ROYAL il faut faire la politique par la preuve, il faut que les candidats, les candidates prouvent par leurs propos, par leur engagement la vision qu’ils ont et l’envie qu’ils ont pour la France. Ca n’est pas être normal, pas normal exceptionnel, stature, pas stature, ancien ministre, pas ancien ministre, tout ça ne pèsera rien, je vous le garanti dans le choix des électeurs.
(…)

Frédéric RIVIERE
Oui, est-ce qu’il est nécessaire selon vous que le futur candidat du parti socialiste reprenne à son compte une partie, alors je ne sais pas trop bien ce qu’on met dedans mais une partie du strauss-kahnisme ?

Jean-Louis BIANCO
Je crois que le candidat ou la candidate du parti socialiste et tout le monde est d’accord là-dessus, c’est ce qui a été déclaré, c’est ce qui a été voulu, doit s’appuyer sur le projet du parti socialiste. Il n’est pas ligoté mais c’est la base sur laquelle les orientations personnelles, les priorités doivent être définies, mais ni strauss-khanisme, ni aubrysme, ni hollandisme, ni royalistes, il y a des idées et il y a une vision, il y a des points partagés, des points différents et on verra bien lesquels sont partagés, lesquels sont différents.

Frédéric RIVIERE
Il y a quand même une ligne plus à gauche et une moins à gauche.

Jean-Louis BIANCO
Je ne le crois pas, très sincèrement je ne le crois pas (…) Il y a des différences, mais je ne les qualifierais pas de plus à gauche ou de moins à gauche. Et là aussi il faut que l’expression publique permette d’y voir clair. Je ne vise pas encore une fois Martine AUBRY ou ce qu’on appelle l’aile gauche du parti, mais on n’est pas plus à gauche quand on veut un smic à 1900 euros qu’à 1800 ou à 2000 qu’à 1900. On n’est plus à gauche quand on veut des réformes de structure. Et à mon avis le projet du parti socialiste mérite d’être complété, on est plus à gauche si on veut plus de pouvoir pour les travailleurs dans l’entreprise. On est plus à gauche si on veut des mesures de justice immédiate, moi je préconise la suppression immédiate des bonus, des stock-options et des retraites chapeau, c’est ça être à gauche, ce n’est pas faire des promesses quantitatives.

(…)

Frédéric RIVIERE
Ségolène ROYAL que vous aviez soutenue en 2007 a-t-elle quelque chose de plus que les autres ?

Jean-Louis BIANCO
Je pense, je continue à penser que Ségolène ROYAL à quelque chose de plus que les autres, elle a, ils ont tous une force de caractère, mais je pense qu’elle l’a encore plus, et elle a cette qualité de voir plus claire et plus vite que les autres, et aussi cette qualité de parler mieux que les autres aux jeunes, notamment aux jeunes des cités, aux ouvriers, et ce qui fait que je pense qu’elle a toutes ses chances oui.

Quelqu'un m'a ditQue se passe-t-il en Iran ?

lundi 23 mai 2011

La belle nouvelle du printemps arabe ne doit pas nous faire oublier le mouvement vert né en Iran à la suite de l’élection présidentielle de juin 2009.

La répression, moins visible que dans certains pays arabes, est cependant impitoyable. Le centre iranien des droits de l’homme en Iran a publié sur internet une étude (en persan) recensant 1256 personnes arrêtées depuis un an. La situation des prisonniers ne connaît aucune amélioration. Les décès suspects (le plus souvent par manque de soins médicaux) se multiplient. La répression de journalistes, des blogueurs, des avocats iraniens impliqués dans la défense des droits de l’homme est particulièrement forte.

On évalue à au moins 193 le nombre de prisonniers exécutés depuis le début de l’année.

Dans le même temps une crise publique d’une violence sans précédent est ouverte entre le président Ahmadinejad et l’ayatollah Khamenei, le « guide suprême ». Ce qui ne changera malheureusement rien à court terme.

À l’occasion de la mission que j’ai effectuée à New York et à Washington pour la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, j’ai assisté aux débats du Conseil de sécurité de l’ONU sur la lutte entre le terrorisme et sur l’application des sanctions prises contre l’Iran.

J’ai rencontré des responsables américains (Département d’Etat, National Security Council, élus démocrates et républicains), des chercheurs américains ou irano-américains, et des opposants au régime.

Ces rencontres n’incitent pas à l’optimisme à court terme mais il semble que la détermination de celles et ceux qui veulent un véritable changement soit intacte.

Je vous en parlerai très bientôt plus en détail.

Socialiste!Débat sur Radio Orient

dimanche 15 mai 2011

Je vous invite à écouter l’interview que j’ai accordé la semaine dernière sur Radio Orient. La durée de l’émission étant de 45 minutes, il était agréable de pouvoir s’exprimer longuement sur d’importants sujets, très divers, et d’échanger avec les journalistes Loïc Barrière et Jérôme Anciberro (Témoignage chrétien).

C’est ici.

Quelqu'un m'a dit« En direct du 10 mai 1981 »

samedi 14 mai 2011

Je vous invite à visionner l’interview de François Mitterrand en 1981 par Jean-Pierre Elkabbach et le site commémoratif de l’élection présidentielle de la même année réalisé par Europe 1 !

C’est ici.

Socialiste!« La pluralité des cultures » (intervention de François Mitterrand)

vendredi 13 mai 2011

« (…) Que de fois ai-je entendu dire l’émigration italienne, portugaise, espagnole, c’est facile, c’est le même rameau. Ce n’était pas si facile que cela lorsqu’ils sont arrivés : les parents de Zola ou ceux de Gambetta étaient considérés comme des gêneurs qui venaient prendre la place des paysans ou des commerçants français. Cela aurait été dommage de les renvoyer. Puis on a dit que ce serait beaucoup plus difficile avec des Slaves. Parce que les Slaves, naturellement, écrivent d’une façon bizarre, là-bas, du côté de Byzance. Enfin, ce n’est pas tout à fait du voisinage. Ensuite, qui pense aujourd’hui que les Polonais de France n’ont pas été un enrichissement de tous ordres : ethnique, industriel, commercial, linguistique, culturel pour la France ? Alors, on entend dire quand même, c’est beaucoup plus difficile maintenant avec les Arabes, avec la langue arabe, avec la culture et une religion différentes. Ce n’est pas tellement sûr que les religions des pays que je viens de citer eussent été si semblables qu’elles apparaissent (…) Il y a eu des haines que l’on croyait puisées dans le sang et puis finalement, si l’on écrivait la contre-histoire de tout cela, on s’apercevrait que l’interpénétration dans chacune des zones terrestres où la civilisation islamique et la civilisation chrétienne se sont rencontrées, où les langues romanes ont rencontré la langue arabe, que cette interpénétration a produit des richesses culturelles considérables, remarquables et durables. Et que cela peut être parfaitement assimilé par les uns et par les autres. Regardez de quelle façon la France, à dominante catholique pendant si longtemps, fut impressionnée par la culture biblique, à quel point tout ce qui vient de la civilisation juive, fait partie finalement presque de nos réflexes. Sans doute parce qu’une tradition s’est établie par les rites religieux, par les explications dogmatiques. Nous sommes français, nos ancêtres les gaulois, un peu romains, un peu germains, un peu juifs, un peu italiens, un petit peu espagnols, de plus en plus portugais, peut-être qui sait polonais, et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes. Je reconnais que voici une phrase imprudente. C’est celle-là qui sera épinglée. Et qui incitera à dire vous voyez bien, c’est le Président de la République qui l’a dit. Ils me la répèteront peut-être sans mettre exactement le même sens aux propos que je tiens (…) Je souhaite qu’à travers les générations, les Français qui viendront après moi, fiers quand même de ce qu’ont été ceux d’avant, considèrent que ceux d’après, ceux du siècle prochain seront plus forts, seront plus riches de culture, seront des Français plus proches de l’universel et donc de la compréhension des affaires du monde, s’ils savent admettre et comprendre les autres cultures pour en faire aussi leur propre culture. Cela se lie à des choix politiques en certaines circonstances. Je voudrais bien que ces choix politiques n’altèrent pas ce type de débat, et que puissent siéger dans des assemblées comme celle-ci, des femmes et des hommes dont les conceptions de politique intérieure sont diverses, mais qui sauraient s’allier pour refuser tous les appels de l’inconscient ou de je ne sais quel subconscient mal réglé ou mal dirigé. Qui seraient capables de choisir l’unité de la France à construire plutôt que le regret vain, parfois inintelligent, le refus de vivre dans son temps, ou le rêve de je ne sais quel âge d’or qui n’a jamais existé. Savoir que si âge d’or il y a jamais, c’est celui que nous construirons, celui que vous saurez construire, vous qui vous appliquez à la définition de cultures – plurielles -. Celui que nous construirons, avec les autres et par les autres, pour être davantage encore ce que nous sommes. Merci »

François Mitterrand à la Sorbonne, en 1987. Pour lire le discours complet, c’est ici.

Vu de Haute ProvenceLes Alpes de Haute-Provence montrent l’exemple de l’éco-responsabilité

jeudi 12 mai 2011

« J’éteins mes équipements électriques en quittant le travail, healing je me sers du verso de mes anciens documents comme brouillon, order je limite la climatisation aux journées les plus chaudes, j’évite d’utiliser ma voiture lors de la pause déjeuner… »

Afin de réduire les consommations d’énergie, de papier, et d’eau sur leur lieu de travail, le département des Alpes de Haute-Provence propose aux citoyens le « Guide de l’agent éco-responsable » qui regroupe conseils et astuces, déjà appliqués par les différents services du conseil général, pour un comportement exemplaire.

En effet, depuis 2008 :
– Les agents du conseil général utilisent du papier recyclé,
– Un dispositif d’extinction automatique de l’éclairage la nuit et le week-end a été mis en place,
– Des affiches ont été créées pour éviter les erreurs de tri,
– Des parkings à vélo équipent les bâtiments du Conseil général…

À titre d’exemple, les économies de papier réalisées par les agents du Conseil général ont permis de sauver plus de 164 arbres depuis 2008.

L’éco-responsabilité, c’est l’engagement que nous pouvons tous prendre pour que nos modes de fonctionnement contribuent à préserver les ressources naturelles de la planète.

Vu de Haute Provence« Une ferme photovoltaïque plus verte que verte »

jeudi 12 mai 2011

Je vous invite à lire cet article des Échos, sur l’installation de Solaire Direct, le principal opérateur français d’électricité photovoltaïque, dans les Alpes de Haute-Provence : c’est ici.