Archive pour juillet 2011

Quelqu'un m'a ditLes fours à 75 000 euros de « l’Air Sarko One »

samedi 30 juillet 2011

Au moment où de plus en plus de Français sont obligés de se serrer la ceinture, Nicolas Sarkozy n’a pas lésiné sur la dépense pour équiper l’A330 présidentiel lancé en novembre 2010. Il a fait installé dans l’avion deux fours d’un prix de 75 000 euros pour griller -et non pas seulement réchauffer- les aliments.

La facture totale des travaux nécessaires à l’installation de ces fours s’élève à 2 240 000 euros.

Quelqu'un m'a ditUne « marche aux fleurs » à Oslo pour rendre hommage aux victimes

vendredi 29 juillet 2011

Socialiste!Vu de Haute ProvenceÉleveurs, ne vous trompez pas de bulletin en 2012 !

jeudi 28 juillet 2011

À la suite des nombreuses attaques de moutons par des loups, maintenant à proximité des habitations, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a reçu des élus des départements concernés.

N’étaient invités que des élus de droite. Les élus de gauche n’étaient ni invités ni même informés. J’en déduis, avec mon collègue député PRG des Hautes Alpes, Joël Giraud, qu’il n’y a pas d’attaques de loups dans les circonscriptions de gauche !

Éleveurs, vous savez désormais comment voter aux législatives de 2012 !

Croire à l'EuropeSocialiste!Sauvetage de l’euro : ouf… Mais trop tard et trop peu

vendredi 22 juillet 2011

Trop tard :

– Les gouvernements européens ont perdu 18 mois pour adopter des mesures qui auraient dû l’être dès le début de la crise grecque. Cela a coûté cher en souffrances pour le peuple grec et argent dévoyé dans la spéculation.

Trop peu :

– Vis-à-vis des banques, on en reste à l’incantation sous forme d’appel à leur bonne volonté. Il faut que les banques et les fonds de placement contribuent financièrement au rétablissement de la situation.

– Quant à la spéculation financière, rien a été décidé. Il faut non seulement la combattre mais réellement l’empêcher. Il n’est pas acceptable que les gouvernements démocratiques soient soumis à la loi de la spéculation.

– Rien n’a été fait pour avancer vers un vrai pouvoir économique européen fédéral. Ce serait indispensable si nous voulons demain éviter les répétitions de la crise grecque.

Croire à l'EuropeCrise de l’euro, crise de l’Europe

mardi 19 juillet 2011

Une fois de plus, l’inquiétude grandit en Europe et dans le monde, à la veille du sommet européen de jeudi.

Face à l’urgence, on a improvisé des solutions comme le fonds européen de stabilité. Mais au prix, en particulier pour la Grèce, de plans d’austérité injustes, insupportables et qui, en définitive, rendent impossible la sortie de crise, tout simplement parce que la Grèce, faute de croissance et de solidarité, ne pourra plus payer.

Sous la dictature des agences de notation et des banques, l’Europe, faute de vision et de volonté, mène une politique suicidaire. Comment admettre que les banques et les fonds de placement spéculent sur les obligations qui représentent la dette des États, en vendant deux fois plus cher qu’ils n’ont acheté ? Il faut évidemment que le secteur privé prenne sa part du fardeau de la dette, que ce soit par un abandon partiel ou par un étalement des créances.

Il faut, comme le réclament les socialistes européens, mutualiser la dette des États sous forme d’euro-obligations. Mais le problème est plus grave. Il n’y a pas de pilote de l’Europe. Il n’y a pas de gouvernement économique de l’Europe face à la toute puissance du marché.

Que cela nous plaise ou pas, nous nous en sortirons que par un pouvoir de type fédéral. Dès 2012, il faudra en discuter sérieusement avec nos partenaires pour préserver en même temps l’autonomie des décisions nationales sur les services publics essentiels : éducation, santé, justice, etc.

Quelqu'un m'a ditVu de Haute Provence« Provence : Une réputation bien trompeuse » ?

lundi 18 juillet 2011

Si vous en avez la possibilité, je vous invite à lire cet article « décalé » sur la Provence, paru dans un journal chinois et repris dans le Courrier international de cette semaine : c’est ici.

« Coups de soleil, ennui profond, déplacements peu aisés : une touriste chinoise raconte sa déplaisante expérience dans une région pourtant très prisée des Chinois ! »

Quelqu'un m'a dit« Pousser le jacobinisme jusqu’à contrôler le soleil »

samedi 16 juillet 2011

Je vous invite à lire ce très bon éditorial du « Monde » du 15 juillet 2011. Hélas, l’aveuglement et l’entêtement du gouvernement sont confirmés !

« En décembre 2010, le gouvernement français donnait un coup de frein brutal au développement du solaire sur notre territoire. Hélas ! il poursuit dans cette direction.

Il s’apprête à publier cet été un nouveau dispositif destiné en principe à relancer la filière. L’enjeu est important. La hausse du prix du pétrole, sa raréfaction, les émissions de CO2 liées aux sources fossiles ont conduit Paris à soutenir avec conviction la place des renouvelables.

D’ici à 2020, le solaire, l’éolien et la biomasse devront représenter 23 % de la production d’énergie sur notre territoire.

L’avenir de l’électricité solaire dépend des pouvoirs publics. Non rentable – pour le moment -, elle doit être soutenue avec des crédits d’impôt qui pèsent sur les comptes publics et des tarifs de rachat attractifs qui renchérissent son prix à la consommation. Sa distribution, elle, reste entre les mains d’ERDF, filiale à 100 % d’EDF.

Comment interpréter le schéma retenu par les experts du ministère de l’industrie pour faire – en principe – la part belle au soleil ?

A bien y regarder, tout semble fait pour compliquer, retarder et surtout encadrer. Les professionnels ne s’y trompent pas, qui parlent de « politique de gribouille ». Depuis cinq ans, les entreprises, les plus petites notamment, sont soumises à des réglementations contradictoires qui les empêchent de se développer. Résultat : certaines ont mis la clé sous la porte.

La France va réussir cet exploit d’être un des rares pays à perdre des emplois dans une filière pourtant porteuse d’avenir.

Alors que la grande distribution était partante, pourquoi interdire aux parkings d’hypermarché de profiter du soleil ? On aurait pu imaginer que des véhicules électriques viendraient un jour recharger leurs batteries dans ces grands « garages » pendant que leurs propriétaires font leurs courses.

Bref, quel contraste avec l’Allemagne, dont les PME solaires grandissent chaque jour et gagnent des parts de marché. Que cache donc le mal français ? Trois pistes peuvent être avancées.

En fixant la limite de la puissance du solaire à 500 mégawatts par an jusqu’en 2020, le ministère de l’industrie obtient, certes, de ne pas alourdir le déficit budgétaire. Mais ce choix s’explique aussi par la volonté de préserver la part du nucléaire (80 %) dans la production énergétique de notre pays. Les investissements dans le nucléaire, les projets en cours, notamment l’EPR, peuvent-ils supporter un essor réel des renouvelables ?

Le solaire ne déroge pas non plus au schéma du tissu économique français, dont on sait qu’il manque cruellement d’entreprises moyennes. L’Etat régulateur favorise, pour le photovoltaïque et l’éolien, les grands groupes, aux dépens des petites unités.

Ne faut-il pas voir, enfin, dans le schéma que nous propose un ministère dominé par les ingénieurs des Mines, l’obsession de tout centraliser, le vieux réflexe jacobin d’une élite formée pour tout contrôler ? Y compris les rayons du soleil ! »

Vu de Haute ProvenceLa TNT dans les Alpes de Haute-Provence

jeudi 14 juillet 2011

Dans un courrier adressé à Michel Boyon, le Président du CSA, j’ai demandé que des dispositions immédiates soient prises afin que chaque commune du département puisse bénéficier de l’ensemble des chaînes de la TNT.

Le voici :

« Depuis le 5 juillet dernier, le basculement vers la télévision numérique concerne l’ensemble du département des Alpes de Haute-Provence.

A ce jour, nous constatons des dysfonctionnements sur de nombreuses communes du département dont la ville préfecture de Digne les Bains ainsi que la ville sous préfecture de Barcelonnette. Plusieurs autres communes, dont celles dépendantes de la zone Côte d’Azur qui a basculé le 24 mai dernier, ne reçoivent les chaînes que par intermittence ou pas du tout.

Enfin, les informations transmises par le GIP France Télé Numérique sont, soit incomplètes, soit contradictoires. En conséquence, il m’apparaît indispensable que des dispositions immédiates soient prises afin que les communes concernées puissent bénéficier de l’ensemble des chaînes de la TNT.

Je vous remercie de bien vouloir me faire connaître le plus rapidement possible les moyens que le CSA entend mobiliser à cet effet. »

Socialiste!Afghanistan : les volte-faces de Nicolas Sarkozy

mercredi 13 juillet 2011

Cinq soldats français ont été tués ce matin et quatre autres grièvement blessés dans un attentat à la bombe dans la province de Kapisa. Trois civils afghans ont également été touchés. C’est une triste illustration de l’échec de l’Otan à pacifier le pays depuis son entrée en guerre fin 2001.

Lors d’une visite éclair hier à Kaboul, recipe Nicolas Sarkozy, déjà en campagne pour l’élection présidentielle, a annoncé l’accélération du retrait des 4.000 militaires français présents en Afghanistan. Il l’a fait à la suite -seulement à la suite- du président américain Barack Obama.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy s’était engagé sur le retrait des troupes et, à peine élu, avait répondu favorablement à la demande de George W. Bush d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan, sans même prendre la peine de redéfinir les missions de l’Otan ni consulter le Parlement.

Les offensives déclenchées depuis ont à peine diminué la présence des Talibans, les attentats se sont multipliés, les pertes sont allées en augmentant. Quatre ans plus tard, après que la France a connu sa 69ème victime (cinq soldats tués encore aujourd’hui), Nicolas Sarkozy décide du rapatriement des troupes françaises d’ici à 2014.
Le bilan de cette présence française aux ordres de l’Otan, c’est un enlisement, du temps perdu, un résultat incertain, de trop nombreux morts et plus de 500 millions d’euros dépensés uniquement cette année. Tout cela n’est pas le signe d’une politique cohérente mais plutôt d’une approche maladroite, fluctuante et inconsistante.

Dès 2008, je demandais de fixer un objectif de retrait des troupes avec la mise en place des conditions permettant ce retrait. Aujourd’hui, nous sommes face à un échec militaire, civil, institutionnel et économique. La drogue continue de constituer la très large majorité des revenus du pays, la corruption est immense et les nombreuses promesses de la communauté internationales sont trop rarement concrétisées.

Néanmoins, des solutions existent pour la population afghane. Nous devons -enfin- changer notre stratégie d’intervention et tout remettre à plat. Dans ce cadre, nos objectifs majeurs doivent être le rétablissement de l’autorité de l’État et des services publics, le soutien aux initiatives économiques locales, la fin de l’instrumentalisation des ONG, la construction d’écoles et d’établissements éducatifs et la lutte contre les réseaux de la drogue.

Socialiste!Doit-on craindre un fichage général de la population française ?

mardi 12 juillet 2011

La majorité a beau s’être insurgée contre le risque d’un « fichage politique » à l’occasion des primaires du parti socialiste, elle s’apprête désormais à créer un fichier général de la population française. On n’est plus à un paradoxe près.

Sous couvert de l’objectif affiché de lutte contre les usurpations d’identité, une proposition de loi de la majorité prévoit la création d’une carte d’identité comprenant des données biométriques. Identité et empreintes digitales seront directement liées, ce qui revient à mettre en place un fichage général de l’ensemble de la population.

Cette nouvelle carte ouvre la possibilité d’une reconnaissance faciale des individus. Dans la rue, lors d’une manifestation, sur son lieu de travail, n’importe qui pourra alors être reconnu et identifié par le Ministère de l’Intérieur.

En outre, une nouvelle fonctionnalité permettra au détenteur d’une carte d’identité biométrique de réaliser des transactions commerciales sur internet et de gérer ses relations avec l’e-administration. Or, est-ce vraiment là le rôle d’une carte d’identité ? En cas de perte ou de vol de la carte, les abus liés à l’usurpation d’identité seraient encore plus graves pour les personnes concernées. L’usurpateur pourrait en effet réaliser des transactions en ligne grâce à la carte de la personne volée.

On peut s’interroger sur le choix de la majorité de faire passer une telle mesure par une proposition de loi. A la différence des projets de loi, les propositions de loi sont dispensées de l’avis du Conseil d’Etat et de l’obligation de fournir une étude d’impact. La majorité n’a pas non plus jugé utile de consulter la Commission nationale informatique et liberté (CNIL).

L’usurpation d’identité est un problème réel, dont les conséquences peuvent être graves pour les personnes touchées. Néanmoins, on peut s’interroger sur le caractère disproportionné d’une mesure qui revient à ficher 65 millions de français pour un problème qui ne concerne que quelques dizaines de milliers de personnes. L’usurpation d’identité sert-elle de prétexte à la constitution d’un fichier général de la population ? Il est légitime de s’interroger sur les utilisations futures d’un tel fichier.