Archive pour novembre 2011

Socialiste!Les dépenses de campagne du candidat – président

mercredi 30 novembre 2011

La loi dit que toute dépense engagée ou effectuée par le candidat ou pour son compte en vue de l’élection est une dépense électorale qui doit figurer au compte de campagne du candidat et ce un an avant la date du 1er tour de l’élection en cause (depuis le 1er avril 2011 pour l’élection présidentielle).

A cette obligation s’ajoute celle de ne pas utiliser les moyens de la collectivité publique à des fins d’élection sous peine là aussi de graves sanctions.

Avec Nicolas Sarkozy rien ne se passe normalement et il fait tout ce qu’un candidat « ordinaire » ne peut pas faire. Il dépense sans compter – la moyenne du coût d’un déplacement présidentiel est de l’ordre de 100 000 euros en France métropolitaine – et il utilise les moyens de l’Etat avec force voitures, viagra sale fonctionnaires, patient communicants…

La mise en scène de toutes ses sorties est extrêmement coûteuse avec parfois la location d’un chapiteau, viagra sale la construction d’un escalier particulier ou l’aménagement d’une voie d’accès ! rien que ça !

Qui paie quoi lorsque la visite se poursuit par un meeting rassemblant des milliers de militants et sympathisants UMP ?  On nous dit qu’il n’est pas officiellement candidat mais personne ne s’y trompe, il est chaque jour plus candidat que président.

Socialiste!Le scandale des étudiants étrangers expulsés

mardi 29 novembre 2011

J’ai reçu hier le collectif du 31 mai. Pourquoi le 31 mai ? Parce que c’est la date d’une circulaire scélérate co-signée par MM. Guéant et Bertrand. Que prévoit cette circulaire ? Limiter les possibilités de rester en France pour les étudiants étrangers alors même qu’ils sont titulaires d’un diplôme et d’un contrat de travail. C’est d’abord inhumain : comment interrompre brutalement une vie, une carrière professionnelle. C’est ensuite stupide : c’est priver la France de personnes qui seront des relais entre notre pays et leur pays d’origine, des ambassadeurs du rayonnement de la France. Et pourtant, Nicolas Sarkozy avait dit le 9 juillet 2007 : «  Nous voulons que la France devienne un pays qui attirent les meilleurs étudiants du monde entier. Pour cela, elle doit changer ses modalités d’accueil ». C’est réussi !

Devant ce scandale, le Président de la Conférence des grandes écoles a déclaré : « C’est un coup porté à la réputation du pays ». Les présidents d’université, les entreprises protestent également. Mais M. Guéant ne bouge pas. Àcourir derrière le Front National, la droite ne sera jamais gagnante.

Quelqu'un m'a ditQu’est-ce qu’un « islam modéré » ?

lundi 28 novembre 2011

Je vous invite à lire ce très intéressant article de Joseph Confavreux sur le site Mediapart : c’est ici.

Extrait : « Plutôt que de chercher un label de «modération», le vrai critère serait de se demander, explique Stéphane Lacroix, professeur à Sciences-Po et spécialiste de l’Arabie saoudite et de l’Egypte, «si ces partis reconnaissent toute la légitimité du système démocratique et sont prêts à jouer le jeu politique sans avoir l’intention d’en changer les règles. En Tunisie, Ennahda me semble avoir été très clair, là-dessus, sauf à leur faire un procès d’intention. Les écrits de Ghannouchi à ce sujet remontent à de nombreuses années, il ne s’est pas converti à la démocratie après la révolution. Les Frères musulmans, en Egypte, sont plus tiraillés et ne disposent pas d’un tel travail idéologique. Mais ils s’opposent aux salafistes, pour qui la démocratie est une impiété, et affirment que le système démocratique est celui qui s’approche le plus de l’Islam. Par rapport à Ennahda, ils cultivent l’ambiguïté, peut-être pour ratisser plus large. Mais je pense qu’ils ne pourront échapper au mouvement de l’histoire».« 

(…) « En Iran, un parti se revendiquant de l’islam avait fait, en 1979, alliance avec des forces progressistes et marquées à gauche. Avant de les liquider deux ans plus tard. La référence est-elle encore pertinente, si l’on regarde l’alliance qui dirige la nouvelle Tunisie ? «Pas du tout, juge Olivier Roy. La route est cahoteuse, mais nous sommes face à un processus historique irréversible. La culture du « guide » est finie. Tout le monde veut des élections et le pluripartisme. Avant les élections en Tunisie, tous les journaux français nous expliquaient que les gens n’iraient pas voter, alors que le taux de participation a été nettement supérieur à ce qu’il est dans les pays occidentaux ! C’est toujours cette vieille idée que la démocratie n’est pas faite pour ces gens-là. Mais il y a un changement de génération qui modifie en profondeur la société, comme l’avaient déjà montré des démographes comme Philippe Fargues ou Emmanuel Todd. En quelques années, les trois grands paradigmes que sont la culture politique, la dimension socio-démographique et la pratique religieuse ont été bouleversés. On ne peut donc plus penser avec les cadres de pensée d’il y a trente ans.»« 

Quelqu'un m'a dit« Ahmad Harara, héros tragique de la révolution égyptienne »

jeudi 24 novembre 2011

Je vous invite à lire cet intéressant article sur le blog de la journaliste Hélène Sallon, du Monde : c’est ici.

Il n'y a pas que la politique!Socialiste!Danielle Mitterrand

mercredi 23 novembre 2011

Je me rappelle de Danielle Mitterrand qui, infatigable, militait avec le sourire. C’est une leçon. Lorsque François Mitterrand était président de la République, elle veillait à ne pas être une femme d’influence ni un ministre des Affaires étrangères bis, mais ne lâchait rien. Sa façon de répondre aux courriers à l’Élysée était la preuve de sa conviction : elle écrivait scrupuleusement et refusé les formules toutes faites.

Entre Danielle et François Mitterrand, il y avait un grand respect, une grande affection, elle l’accompagnait peu dans les voyages officiels car elle détestait le protocole, mais entre elle et lui il y avait quelque chose que je n’hésite pas à appeler de l’amour.

Danielle Mitterrand s’était aussi prise d’affection pour Mazarine, la fille du président et d’Anne Pingeot, au point d’insister pour qu’elle intègre le conseil d’administration de l’Institut François Mitterrand.

Vous pouvez également visionner ma réaction sur iTELE en cliquant ici.

Quelqu'un m'a ditSocialiste!Marine Le Pen…

lundi 21 novembre 2011

Je vous invite à lire le décryptage du programme de Marine Le Pen réalisé sur le site de rue89. On le sait, le FN surfe sur « l’insécurisation » physique, économique et sociale et sur le « diktat du marché ».
Mais les réponses de la candidate frontiste sont évidemment dangereuses : en plus d’être xénophobes et liberticides, elles sont ravageuses pour les classes populaires et moyennes pourtant ciblées.
La gauche doit donc répondre efficacement à la fois à la demande de protections et à la question démocratique (je vous renvoie vers mon essai à la fondation Jean Jaurès, « 2012, la démocratie jusqu’au bout« ).

Pour lire l’article de rue89, cliquez ici.

Et pour aller plus loin, vous pouvez lire l’article de Médiapart sur le FN et les classes populaires en cliquant ici.

Les débats du blogDeuxième génération

samedi 19 novembre 2011

On sait les très grandes difficultés que rencontrent les oppositions en Russie: pourtant des hommes et des femmes se battent, élus, militants des droits de l’Homme ou de l’écologie, chanteurs, écrivains…

C’est l’occasion de voir deux destins croisés, celui de deux « héritières ».

D’un côté Maria Gaïdar, arrière petite file de l’écrivain Arkadi Gaïdar et fille de l’économiste libéral qui a théorisé le passage brutal à l’économie de marché et aux privatisations, Egor Gaïdar. Elle fait partie de l’Union des forces de droite, lutte contre la corruption, la montée des violences xénopobes, pour la liberté d’expression. Elle est aujourd’hui vice-gouverneur d’opposition de la région de Kirov.

De l’autre côté, Xenia Sobtchak, fille de l’ancien maire de Leningrad, Anatoli Sobtchak, grande figure des années Eltsine, incarnant, au début (…), la démocratie et la liberté. Mais c’est lui qui a formé, entre autres, Poutine et Medvedev. Xenia Sobtchak est « jet-setteuse », une sorte de Paris Hilton russe…

Les débats du blogSocialiste!Ce qui change dans la diplomatie internationale

lundi 14 novembre 2011

1) On se rappelle que l’intervention aérienne décidée par le Conseil de sécurité de l’ONU en Libye n’a été possible que parce que la Russie et la Chine n’ont pas fait usage de leur droit de veto, ce qui a constitué une surprise. Surprise d’autant plus grande que le texte de la résolution s’appuyait sur une sorte de droit d’ingérence quand un régime fait tirer sur son propre peuple, construction sympathique mais pas évidente. Or la Russie et la Chine détestent tout ce qui peut ressembler à de l’ingérence, c’est à dire à une « atteinte à la souveraineté ». Leur abstention s’explique sans doute par leur souci de jouer un rôle positif dans le nouvel ordre international qui s’esquisse (il y avait d’ailleurs eu initialement deux positions contradictoires entre Poutine et Medvedev).

2) Une nouvelle étape aussi  inattendue vient d’être franchie par la Ligue arabe, qui suspend la Syrie de l’organisation. La Ligue arabe avait tendance depuis très longtemps à se contenter de communiqués prudents et insipides. Ce résultat est dû à l’action du Qatar, dont la diplomatie est très active depuis quelques années, en dépit de sa toute petite taille. Le secrétaire général de la Ligue, qui a été pendant les derniers mois ministre des Affaires étrangères d’Égypte après la chute de Moubarak a aussi joué un rôle important.

Pourquoi rapprocher ces deux évènements ? Parce qu’ils sont l’un et l’autre inespérés et témoignent d’une évolution intéressante des postures et des rapports de force. Mais il reste un long chemin à parcourir pour que la « communauté internationale » mérite vraiment son nom.

Quelqu'un m'a dit« Viva la revolucion » ?

samedi 12 novembre 2011

Soutien remarqué au terroriste Carlos de la part d’Hugo Chavez :

« Indépendamment de ce pourquoi il est accusé, Illich a été  le digne héritier des plus grandes luttes menées pour la cause des peuples ».

Socialiste!Plan de rigueur : pas crédible et injuste

mercredi 9 novembre 2011

Avec son nouveau plan de rigueur (de « 7 à 8 milliards d’euros environ »), la droite continue de cibler les classes moyennes et populaires et répartit (très) inéquitablement l’effort.

La revalorisation de la plupart des prestations sociales sera gelée à 1% pour 2012, indexée non plus sur l’inflation mais sur la croissance. La TVA à taux réduit (5.5%) sera relevée à 7% et le passage à l’âge légal de la retraite va être avancé d’une année. Dans le même temps, les niches fiscales ne seront réduites que de 2.6 milliards d’euros… d’ici 2016.

Au-delà du « bricolage » que constituent ces plans de rigueur successifs (après celui de Nicolas Sarkozy cet été), tout est fait pour épargner les plus riches, rien pour relancer l’économie. Comment oublier le nécessaire soutien à la croissance pour créer des emplois et engranger de nouvelles rentrées fiscales ?

Quant aux économies à faire, nous aurions pu récupérer 8 milliards d’euros (et même davantage) autrement !

– Supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires (destructrice d’emplois) : 4.5 milliards d’euros.

– Revenir sur les allégements d’ISF : environ 2 milliards d’euros.

– Revenir sur des niches fiscales improductives comme la niche « Copé » : au moins 2.5 milliards d’euros