Archive pour décembre 2011

Brèves de JoggingAnne Sinclair femme de l’année

samedi 24 décembre 2011

Ce n’est pas oublier le courage d’Anne Sinclair dans les épreuves qu’elle a traversées que de s’interroger sur ce choix. N’ y-a-t-il aucune femme, en France ou dans le monde, qui ait contribué à la solidarité, à l’innovation, à la fraternité ?

Finalement c’est un choix très typique de la société d' »information » dans laquelle nous vivons, un choix très « people ». Comme dit mon beau-frère Jean-Paul, Anne Sinclair est la femme du fait divers de l’année…

Socialiste!L’ancien chancelier Gerhard Schröder vole au secours de Nicolas Sarkozy

vendredi 23 décembre 2011

Gerhard Schröder aurait déclaré, à l’occasion d’un échange téléphonique avec Nicolas Sarkozy, que les réformes entreprises par celui-ci allaient dans le bon sens.
Sans doute n’a-il pas lu les textes communs PS/SPD,ou ceux du Parti socialiste européen, qui disent exactement le contraire. Sans doute n’a t-il pas lu non plus la déclaration conjointe que viennent d’adopter les syndicats français et allemands, qui portent sur l’action de Schröder le jugement suivant : « les réformes du marché du travail ont conduit au développement d’un secteur de plus en plus large de bas salaires, favorisé par la diminution du taux de couverture des conventions collectives et l’absence d’un salaire minimum ».
Après sa magnifique « retraite-chapeau » comme employé de la société russe Gazprom, sans doute juge-t-il aussi que la politique de son ami Poutine « va dans le bon sens ».

Socialiste!Le scandale des étudiants étrangers expulsés (suite)

jeudi 22 décembre 2011
Où en est-on de la scandaleuse circulaire du 31 mai ? Co-signée par MM. Guéant et Bertrand, elle prévoit de limiter les possibilités de rester en France pour les étudiants étrangers alors même qu’ils sont titulaires d’un diplôme et d’un contrat de travail.

Désormais, même le Medef estime que la mise en oeuvre de cette circulaire risque de menacer « la compétitivité de la France », « son rayon­ne­ment à l’étranger » et « l’attractivité des entreprises ».

Près de 1.000 étudiants se sont vus refuser un visa leur per­met­tant de travailler en France. Pourtant, de par leurs diplômes, la connaissance des marchés de leur pays et les langues qu’ils parlent, ils ne sont même pas en concurrence sur des postes avec des chômeurs français.
Exemple typique : Eric Decalf, Pdg de la société Additeam, explique avoir essuyé en octobre un refus pour un « ingénieur en informatique de gestion tunisien » qu’il souhaitait recruter : « On va perdre un marché », s’est-il désolé.

Les étudiants étran­gers ont défilé dimanche dernier avec les sans-papiers pour pro­tes­ter contre la poli­tique d’immigration de Claude Guéant, lors d’une mani­fes­ta­tion pari­sienne qui a réuni plusieurs milliers de personnes.
« Etudiants étrangers indignés = diplômés, recrutés, expulsés » ou encore « Etudiants du monde entier, Vous n’êtes plus les bienvenus » était-il écrit sur leur banderole.
Dernièrement, les sénateurs socialistes ont déposé la résolution suivante :

« Vu les débats afférents à la discussion dudit article à l’Assemblée nationale et au Sénat en première lecture, [le Sénat] :
– Considère que l’accueil d’étudiants étrangers renforce l’attractivité de notre culture et de notre modèle universitaire tout en participant du dynamisme économique de notre pays,
– Estime qu’il demeure essentiel pour la République française de favoriser l’emploi de ces mêmes étudiants étrangers sur son territoire tout en facilitant leur circulation fréquente avec leurs pays d’origine, organisant ainsi l’émergence d’un modèle séduisant auprès des étudiants étrangers qui sont chaque année plus nombreux à quitter leurs pays d’origine pour aller suivre un cursus universitaire dans les pays anglo-saxons,
– Souhaite que le gouvernement prenne en compte, pour mener sa politique migratoire, les nécessités du rayonnement international de la France ainsi que l’importance des étudiants étrangers dans la croissance future de l’économie française, dans la diffusion de la culture française ainsi que dans la vitalité de la recherche de la France,
– Invite le Gouvernement à respecter la lettre et l’esprit de l’article 311-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit 

d’asile. »

Socialiste!Vu de Haute ProvenceJe refuse la dictature des marchés imposée par les agences de notations

mercredi 21 décembre 2011

Dans un courrier adressé à l’agence Fitch, j’ai refusé l’offre de notation du département des Alpes de Haute-Provence, m’opposant ainsi à la mise sous tutelle de la collectivité par les marchés.

J’y souligne le manque de légitimité de ces agences qui font prévaloir l’intérêt des marchés sur l’intérêt général et y dénonce la place exorbitante qui leur est faite par les marchés et par certains responsables politiques.

Je m’y interroge sur leur indépendance et leurs compétences, rappelant les appréciations erronées ou manipulations autour de la situation de la Grèce, recommandée aux investisseurs jusqu’en 2009, ou de Lehman Brothers, dont la note n’a jamais été dégradée jusqu’à sa faillite.

Je demande donc que des décisions soient prises le plus rapidement possible, pour interdire à ces agences de noter les Etats et les collectivités nationales. C’est une mesure de salut public car on ne peut tolérer plus longtemps que quelques officines portent atteinte à la souveraineté des Etats et alimentent des mouvements spéculatifs dont les citoyens sont en définitive des victimes.

Vous pouvez également retrouver mon intervention sur France Info en cliquant ici.

Croire à l'EuropeQuelqu'un m'a ditGestion de la crise européenne : le jugement de VGE

mardi 20 décembre 2011

Devant  les  étudiants  de  l’Institut  Catholique  de  Paris,  Valéry  Giscard  d’Estaing  s’est  lâché.

Il juge  « comiques » les  gesticulations  de  Nicolas  Sarkozy  et  Angela  Merkel  pour  faire adopter un nouveau traité. « Chimère », que de vouloir parvenir à un accord d’ici à mars 2012. Très critique sur la règle d’or : « Comment voulez-vous qu’une Cour de Justice décrète des sanctions … à la première récession venue, la règle d’or explosera en vol car il faudra une relance budgétaire pour stimuler les investissements … ».

À méditer pour le sauveur de la France, de l’Europe et de la planète … Nicolas Sarkozy.

Croire à l'EuropeLa mort d’un juste

lundi 19 décembre 2011

Vaclav Havel vient de mourir …

Je me souviens de sa lettre de 1975 au dirigeant communiste Gustav Husak, où il dénonçait « le règne de la peur, du mensonge et de la corruption ».

Je me souviens de sa venue à l’ambassade de France le 9 décembre 1988 lors de la visite de François Mitterrand à Prague, alors que le régime n’était pas encore tombé. Il nous avait dit, avec son humour si caractéristique : « J’ai emporté une petite valise avec ma brosse à dents et mon pyjama, parce que je ne sais pas si je ne vais pas être arrêté en sortant d’ici ».

Je me souviens de son installation au Hradcin, le palais présidentiel, où il était comme un enfant découvrant les longs couloirs, les nombreuses salles, et où il se déplaçait … en trottinette ! Pour égayer le lieu, il avait accroché des tableaux modernes peints par ses amis.

Je me souviens de conseillers en jeans et à queue de cheval.

Je me souviens de son premier discours de Président, le 1er janvier 1990, ou il disait :

« Chers concitoyens,
« Depuis quarante ans, vous avez toujours entendu le premier jour de l’année, de la bouche de mes prédécesseurs, le même discours, avec seulement quelques variantes : comment notre pays fleurissait, combien nous avions fabriqué de nouveaux millions de tonnes d’acier, combien noussomme tous heureux, combien nous avons confiance en notre gouvernement et quelles belles perspectives s’ouvrent devant nous !
« Je suppose que vous ne m’avez pas proposé à ce poste pour je vous mente à mon tour. Notre pays ne fleurit pas. Le grand potentiel créateur et spirituel de nos nations n’est pas utilisé commeil se doit. Des branches entières de l’industrie produisent des choses qui n’intéressent personne, tandis que ce dont nous avons besoin nous manque toujours. L’Etat, qui s’appelle Etat des ouvriers, humilie et exploite les ouvriers. Notre économie arriérée gaspille une énergie rare. Le pays qui pouvait être fier, autrefois, de l’érudition de son peuple dépense tellement peu pour l’enseignement qu’il se trouve aujourd’hui à la soixante-douxième place mondiale dans ce domaine.
« Mais cela n’est pas encore l’essentiel. Le pire est que nous vivons dans un milieu moral pourri. Nous sommes malades moralement parce que nous sommes habitués à dire blanc et à penser noir. Nous avons appris à ne rien croire, à ne pas prêter attention l’un à l’autre, à ne nous occuper que de nous-mêmes. Des expressions comme l’amour, l’amitié, la pitié, l’humilité ou le pardon ont perdu leur profondeur et leur dimension et ne signifient, pour nombre d’entre nous, qu’une sorte de particularité psychologique aussi désuète que des salutations oubliées du temps passé, un peurisibles à l’heure des ordinateurs et des fusées cosmiques ».

Face à tous les totalitarismes, face à toutes les lâchetés, n’oublions pas la leçon de Vaclav Havel.

Quelqu'un m'a ditSarko-girouette

dimanche 18 décembre 2011

Je vous invite à lire l’article d’Hélène Bekmezian, paru dans Le Monde et qui retrace l’évolution du discours de Nicolas Sarkozy et du gouvernement concernant le « triple A »… Intéressant !

C’est ici.

« Triple A : du catastrophisme à la résignation

En l’espace de six mois, le gouvernement français a changé de discours sur le risque d’une dégradation de la note de la France. Désormais, l’abaissement de la note du pays semble acté, au moins en paroles, dix jours après la mise sous surveillance, par Standard & Poor’s, des pays de la zone euro.
A la fin du mois de juin, alors que la menace d’une dégradation plane sur les Etats-Unis, la majorité choisit d’attaquer le Parti socialiste sur le thème de l' »irresponsabilité économique ». Voulant défendre son bilan, au moment où les candidats socialistes se lancent dans la primaire, Nicolas Sarkozy insiste sur son devoir de mener des réformes économiques.

« Je n’ai pas été élu pour que la France connaisse un jour les problèmes de la Grèce, de l’Irlande ou du Portugal », dit-il alors, faisant référence aux graves crises budgétaires que traversent ces pays. De son côté, le conseiller de l’Elysée, Franck Louvrier, commente : « Avec les socialistes, on aurait perdu notre note AAA. »

« LA NOTE AAA EST DEVENUE NOTRE TRÉSOR COLLECTIF »

Début août, le gouvernement français se crispe encore un peu plus quand l’agence Standard & Poor’s passe des mots aux actes et abaisse la note de la dette publique des Etats-Unis, qui se retrouvent alors privés de leur AAA pour la première fois depuis la création de cette agence en 1941.

Deux jours plus tard, le 10 août, l’économiste Jacques Attali joue les Cassandre en indiquant que, « contrairement à ce que tout le monde dit », la France a été « explicitement désignée » par Standard & Poor’s comme pays pouvant perdre son AAA. L’entourage du ministre de l’économie, François Baroin, se précipite alors pour démentir : « Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences, Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s ont confirmé qu’il n’y avait pas de risque de dégradation. »

« [Nicolas Sarkozy] ne peut plus changer de ligne : préserver la note AAA de la France coûte que coûte. Celle-ci est devenue notre trésor collectif », estime le surlendemain l’essayiste Alain Minc, proche du président. Puis, le 19 août, le premier ministre, François Fillon, dans une tribune publiée dans Le Figaro, présente à nouveau l’éventuelle perte de la note suprême comme un véritable danger : « Certains préconisent la création d’obligations européennes, les ‘eurobonds’, qu’ils présentent comme une panacée. Mais ils oublient de dire que cela renchérirait le coût de la dette française et pourrait même remettre en cause sa notation », écrit-il alors, tout en assurant que seule la « règle d’or » budgétaire pourra sauver les finances publiques.

« UN ACQUIS EXTRÊMEMENT PRÉCIEUX »

Début octobre, c’est cette fois pour plaider en faveur de la refonte du Fonds européen de solidarité financière (FESF) que la perte du triple A est présentée comme un vrai péril. Une source proche de l’Elysée explique alors au Monde qu' »il y a quelques semaines, en pleine campagne contre les banques françaises, notre triple A aurait été en danger si nous avions recapitalisé tout seuls ». Mais « en cas de plan européen, l’effort sera conjoint, et la situation est différente. »

Puis, le 17 octobre, nouveau coup de semonce de l’agence Moody’s : « Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note de la France], au regard des progrès effectués par le gouvernement. » Le lendemain, François Fillon affirme que la note française « est un acquis extrêmement précieux qu’il ne faut en aucun cas fragiliser et c’est un acquis […] qui n’est pas intangible ».

De son côté, François Baroin assure également que la France mettrait « tout en œuvre » pour conserver sa note. « Nous serons là pour conserver ce triple A. C’est une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, dit-il alors. Nous prendrons toutes les mesures, donc il n’y a pas d’inquiétude. Tout est mis en œuvre depuis trois ans pour ne pas être dégradés. »

SARKOZY : « SI NOUS PERDONS LE TRIPLE A, JE SUIS MORT »

Le 17 octobre, la majorité relance la charge contre François Hollande. Il « n’a pas la carrure », accuse le ministre de l’intérieur, Claude Guéant. « Avec Hollande, c’est le concours Lépine de la dépense, des impôts et des déficits », ironise-t-il. « Notre objectif, c’est la crédibilité, la responsabilité », assure la ministre du budget, Valérie Pécresse, qui reproche aux socialistes de refuser de voter la règle d’or et d’inquiéter les agences de notation par un projet trop dispendieux.

Si le programme du PS était mis en œuvre, cela « vaudrait à la France de voir sa note dégradée en deux minutes », affirme même François Baroin, le 19 octobre, lors de la convention « riposte » de l’UMP, consacrée au « décorticage » du projet « irréaliste » du PS.

Le 23, selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait même dit : « Si nous perdons le triple A, je suis mort. »

Puis, début décembre, le climat se détend, quand l’Allemagne, jusqu’alors unanimement considérée comme un havre de paix au milieu des turbulences de la zone euro, se retrouve à son tour menacée de dégradation de sa note AAA par Standard & Poor’s.

« LE TRIPLE A, CE N’EST PAS UN TOTEM »

Le premier acte officiel du changement de discours est joué le 6 décembre par François Fillon, invité au journal télévisé de France 2. « Les agences de notation, c’est très important, mais ce n’est pas le seul élément qui doit conduire le gouvernement dans ses choix », dit-il alors. « Le triple A, c’est une façon de payer moins cher la dette, ce n’est pas un totem », explicite alors l’entourage du premier ministre.

Dans un entretien accordé au Monde, le chef de l’Etat assure lui aussi que la perte du triple A ne serait « pas insurmontable ».

Le 14 décembre, c’est au tour du ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, de monter au front, expliquant dans un entretien aux Echos que la dégradation de la note française « ne serait pas une bonne nouvelle, bien sûr, mais ce ne serait pas non plus un cataclysme ». « Les Etats-Unis, qui ont perdu leur triple A, continuent d’emprunter sur les marchés à de bonnes conditions », argumente-t-il.

Enfin, le lendemain, M. Fillon, lors d’une visite officielle au Brésil, minore encore plus l’impact d’une dégradation : « Les marchés et les agences de notation ont leur logique. Ils sont dans l’immédiat, dans l’instantané. Mais ce qui importe, ce n’est pas leur jugement d’un jour, c’est la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l’Europe, que la France ont décidé d’adopter. »

Hélène Bekmezian »

Quelqu'un m'a dit« Évaluations »… (Le Monde)

vendredi 16 décembre 2011

Croire à l'EuropeNicolas Sarkozy et Angela Merkel « n’ont rien de neuf à proposer »

mercredi 7 décembre 2011

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel « n’ont rien de neuf à proposer » et leur accord se limite à des « mesures symboliques » a déploré le président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE) au Parlement européen, l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt.

Il a ajouté : « le moteur franco-allemand d’intégration européenne a des ratés. Je redoute une panne fatale (…) L’unité de façade entre les dirigeants français et allemand masque mal leurs divergences profondes et persistantes (…) Leur accord est le plus petit dénominateur commun mais en aucun cas en plan global vers l’Union économique, fiscale et budgétaire (…) Le rejet pur et simple de tout mécanisme de mutualisation des dettes relève de l’aveuglement et du court-termisme ».

Croire à l'EuropeQuelqu'un m'a dit« Halte à la germanophobie »

lundi 5 décembre 2011

Alain Juppé et François Fillon ont raison : halte a la germanophobie.

Il y a un responsable politique français et un seul qui a fait preuve d’une scandaleuse germanphobie.

C’est celui qui a declaré : « La France n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité ni de génocide ».

C’était Nicolas Sarkozy dans son discours du 17 avril 2007.

Qu’attendez vous, MM. Fillon et Juppé pour l’appeller à démissionner ?