Archive pour janvier 2012

Quelqu'un m'a ditLe « FT » ou la critique du capitalisme pur

lundi 30 janvier 2012

Je vous invite à lire cet intéressant article paru dans Le Monde : c’est ici.

Socialiste!Toulon, François Hollande et Ségolène Royal

mercredi 25 janvier 2012

Oui, au Bourget dimanche, lors de ce fabuleux discours, il aurait suffit que François Hollande salue, comme à la convention d’investiture, « notre valeureuse candidate porteuse de tant d’idées nouvelles ». Il ne l’a pas fait. C’est d’autant plus dommage qu’elle s’était magnifiquement désistée en sa faveur lors des primaires.

Mais revenons à la campagne : hier soir à Toulon, François Hollande a une nouvelle fois réalisé une prestation formidable et a d’ailleurs cité celle qui, en 2007, portait les couleurs du PS puis de toute la gauche.

Répondant à l’attaque de Sarkozy, il a déclaré : « classes moyennes, faites confiance à la gauche, la droite vous a déjà trahie ! »

En septembre 2008, le président-candidat sortant avait prononcé à Toulon un discours offensif sur la crise qui démarrait. Et puis, en décembre 2011, il était revenu sur « les lieux de son crime » (dixit François Hollande) pour annoncer un traité européen… de renoncement

François Hollande l’a redit : « Ce qu’il [Sarkozy] n’a pas fait, nous le ferons ! » Pour le prouver, nous demandons aux Français de lui faire confiance en avril et mai prochains !

Socialiste!François Hollande : une première étape brillamment franchie

lundi 23 janvier 2012

Le discours du Bourget était juste, souvent beau, parfois émouvant. Il était clairement ancré à gauche : « mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ».

Il comportait des mesures précises et compréhensibles.

Beaucoup d’idées aussi reprises de Ségolène Royal, notre dernière candidate à l’élection présidentielle, comme la banque publique d’investissement, la réforme bancaire, le retour du drapeau et des thèmes de la sécurité et de la nation.

Les retours sont très bons.

Mais ce n’est qu’un début, continuons le combat !

Socialiste!Quel partage sur Internet ?

vendredi 20 janvier 2012

Le site de partage de fichiers sur Internet, Megaupload, 13e site le plus visité au monde, a donc été fermé par le FBI, 7 personnes employées risquent jusqu’à 60 ans de prison, 20 mandats ont été délivrés.

Ce site (il en existe de nombreux similaires, déjà largement utilisés) est basé à Hong-Kong mais possède également des serveurs aux États-Unis et dans d’autres États. On se prend à rêver d’une telle efficacité de collaboration judiciaire (surprenante et qui questionne) entre pays pour des motifs autrement plus graves…

Rappelons que Megaupload (dont les créateurs ne sont visiblement pas exempts de critiques) permettait à un internaute de mettre en ligne n’importe quel type de fichier dans la limite de 1 Go. Certains fichiers étaient des copies de films (qui pouvaient donc se diffuser massivement), mais cela n’était théoriquement pas de la responsabilité de Megaupload qui n’était qu’un hébergeur.

Néanmoins, ce site pourrait avoir marchandé des biens (fichiers vidéos/films en particulier) qui ne lui appartenaient pas, ce qui est évidemment condamnable en droit. Mais comme le rappelle La  Quadrature du Net, si « les énormes profits engrangés par Megaupload grâce à une centralisation des œuvres soumises au droit d’auteur sont difficilement défendables », on constate, et c’est riche en enseignements, qu’après « avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd’hui la guerre ».

Hasard du calendrier, tout cela se fait dans le contexte de l’examen au Congrès américain de la loi SOPA (Stop Online Piracy Act), considérée par de très nombreuses associations et internautes comme liberticide et dangereuse pour l’Internet libre. Cette loi va encore plus loin que le dispositif Hadopi et la Maison Blanche a d’ailleurs transmis un communiqué très critique à son égard :

« Même si nous pensons que le piratage depuis des sites étrangers est un problème sérieux qui appelle une réponse législative sérieusenous ne soutiendrons pas une législation qui réduit la liberté d’expression, amplifie les risques dans le domaine de la cyber-sécurité ou sape un Internet dynamique et innovant. »

Pour s’opposer à ce texte législatif, de très nombreux sites, parmi les plus visités au monde, ont fait un impressionnant « black out » le 18 janvier dernier. Ainsi, volontairement, certains plateformes de blogs ne fonctionnaient plus, Google était en noir en signe de deuil, Wikipedia en anglais, un des 10 sites les plus visités au monde, était totalement fermé avec pour seul titre accessible : « Imagine a World Without Free Knowledge ».

Hier, la réaction (prévisible) à la fermeture de Megaupload a été immédiate : des internautes du célèbre collectif Anonymous ont bloqué l’accès à des sites phares comme justice.gov, fbi.gov, hadopi.fr ou encore universalmusic.com (puisque ces mesures de rétorsions sont considérés en partie comme la conséquence du lobbying de l’industrie musical et du film).

Aujourd’hui, le site Numerama écrivait : « Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque « victoire » contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que Megaupload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire. »

Ce matin, Nicolas Sarkozy s’est félicité de la fermeture de Megaupload par voie de communiqué. Il est pourtant très rare qu’un chef d’État applaudisse une opération de police d’un autre État et se réjouisse d’une affaire judiciaire étrangère. Comme le rappellent Numerama et Frédéric Martel sur son blog, on note que, dans ce communiqué, le président français ne respecte pas la présomption d’innocence (à l’inverse du communiqués des autorités américaines) et commet une erreur notable de qualification juridique : en France, la contrefaçon n’est pas un crime mais un délit. Surtout, Nicolas Sarkozy en profite pour appeler à renforcer l’Hadopi pourtant largement considéré comme un échec.

À l’inverse, hier à Nantes, François Hollande a appelé avec raison à la suppression de la loi Hadopi et à son remplacement par un texte équilibré maintenant des possibilités d’accès à la culture sur Internet et respectant les auteurs / créateurs et leurs droits.

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène

Socialiste!À vous

mercredi 18 janvier 2012

« En mai, l’agence de notation, c’est vous ! »

Najat Vallaud-Belkacem

Socialiste!Le sommet social : l’emploi, une priorité, vraiment ?

mardi 17 janvier 2012

Créé en 2008, Pôle emploi avait comme objectif de suivre 60 chômeurs par conseiller. Aujourd’hui,comme le révèle le Parisien, les chiffres officiels sont de 115 dossiers par agent. La réalité est probablement pire encore. Alors que le nombre de chômeurs augmente, le budget de l’emploi diminue. Et au moment même où le gouvernement parle d’améliorer le suivi et la formation des chômeurs !

Quelqu'un m'a ditLe QG de campagne de Nicolas Sarkozy

lundi 16 janvier 2012

Quelqu'un m'a ditSocialiste!Affaire de l’IGS : le témoignage d’une des victimes

dimanche 15 janvier 2012

Je vous invite à réécouter sur France Info le témoignage de Zohra Medjkoune, link  une des victimes de cette incroyable et scandaleuse affaire.

Le 30 mai 2007, discount cette fonctionnaire est à son poste à la préfecture de police de Paris lorsque des policiers de l’IGS débarquent dans son bureau. En l’espace de quelques minutes, mind elle se retrouve accusée de corruption. On lui reproche d’avoir accepté des cadeaux en échange de la délivrance de titres de séjour. Il lui faudra quatre ans pour être blanchie et obtenir un début de justice. À ce jour, elle n’a pas été réintégrée malgré sa demande.

Cliquez ici.

Quelqu'un m'a ditSocialiste!La dégradation de Sarkozy

samedi 14 janvier 2012

La France vient donc de perdre son triple A. Comme l’a rappelé François Hollande, les agences de notations ne sont évidemment pas la référence ultime pour juger les politiques conduites par les États et on peut déplorer que l’Europe ne se soit pas dotée d’une agence publique indépendante pour évaluer la capacité des pays de la zone euro à rembourser leurs emprunts.

Mais la dégradation a le risque de renchérir le cout de notre emprunt pour l’année qui vient : 180 milliards d’euros doivent être recherchés sur les marchés. Tout écart de taux d’intérêt aura donc pour conséquence d’alourdir la charge des intérêts d’emprunts et de forcément déséquilibrer davantage le déficit budgétaire.

Ce sont les Français qui risquent de payer la conséquence de cette dégradation.

Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A, un objectif de sa politique, avait-il dit, une obligation pour son gouvernement.

Alors qu’ils minimisent désormais cette dégradation, rappelons quelques-unes des déclarations des membres du gouvernement, de Nicolas Sarkozy lui-même et de ses proches… :

– Alain Minc (le 28 octobre sur Europe 1) : « Nicolas Sarkozy est accroché au AAA de la France de manière totale, il joue sa peau d’une certaine façon. C’est un choix profond. Il ne peut pas se permettre une dégradation. »

– Le 17 octobre, François Fillon assurait que ce triple A était « un acquis extrêmement précieux qu’il ne faut en aucun cas fragiliser et c’est un acquis […] qui n’est pas intangible ».

– En écho, le ministre des finances, François Baroin, s’employait à rassurer les Français : « Nous serons là pour conserver ce triple A. C’est une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, ose-t-il alors. Nous prendrons toutes les mesures, donc il n’y a pas d’inquiétude. Tout est mis en œuvre depuis trois ans pour ne pas être dégradés. »

– 6 décembre : « Si on perd le triple A, je suis mort » : Nicolas Sarkozy à des proches.

Depuis 2007, nos déficits ont été considérablement augmentés en raison de politiques fiscales injustes et inefficaces. La dette atteint un record historique -612 milliards de dette supplémentaire depuis 2007- et notre compétitivité a été également affaiblie avec un déficit commercial de 75 milliards d’euros.

C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France.

Cliquez ici pour écouter ou lire l’intervention de François Hollande.

Socialiste!Vu de Haute ProvenceVœux

vendredi 13 janvier 2012

Mesdames, Messieurs,

Pour beaucoup de nos compatriotes la vie est dure. Je voudrais que la vie soit belle. À chacune et chacun d’entre-vous je souhaite que sur la grande balance du temps les joies l’emportent sur les peines. Je vous souhaite bonheur et santé.

D’abord, notre département. Nous l’aimons. Nous le savons beau. Nous le voulons fort. C’est pourquoi nous nous battrons pour un développement équilibré du territoire, où aucune commune, aucun canton ne sera oublié, où le développement du Val de Durance sera accompagné par celui du reste du département, et en particulier, du bassin dignois, tout simplement parce que nous croyons en l’avenir de notre ville préfecture.

Nous continuerons à nous battre pour le désenclavement de Digne les Bains et du département. Que de temps perdu ! Il faut désormais que l’État dise vite, et précisément, ce à quoi il s’engage financièrement.

Nous continuerons à nous battre pour la défense des salariés d’Arkema. Le traumatisme subi depuis quelques années par le carrefour Durance – Bléone et par ses habitants est terrible. Le repreneur qu’on nous annonce ne présente aucune garantie sur les emplois ni sur l’investissement à long terme.

En dépit de toutes les difficultés, nous continuerons à réaliser de grands investissements sur nos routes et dans nos collèges. Mais aussi le bâtiment François Cuzin, (9,4 millions d’euros), qui rassemblera en un même lieu d’ici la fin du mois de mars le centre médico-social, la maison départementale des personnes handicapées et la direction de l’éducation, de la jeunesse, de la culture et des sports. Nous lançons les travaux pour le pont du Chaffaut (6,4 millions d’euros), qui sera mis en service fin 2013. Je proposerai également à mes collègues de construire une nouvelle médiathèque départementale, si possible dans le centre de Digne.

Je souhaite qu’en 2012 soit abrogée l’actuelle loi sur les collectivités locales, que nous gardions donc nos trente conseillers généraux, que la nécessaire révision de l’intercommunalité se poursuive, en respectant les choix et les volontés des élus, et en prenant le temps nécessaire. Bien sur, il faudra une nouvelle étape de la décentralisation, au bénéfice des départements et des régions. Songez que le budget de l’ensemble des régions françaises représente seulement 30 milliards d’euros, moins qu’un seul Land allemand comme le Bade-Würtemberg qui « pèse » 40 milliards d’euros !

Ensuite, la France. Dans les discours politiques, trop de mots sont usés à force d’être répétés. Il faut reconquérir la confiance des citoyens. Développer la démocratie à tous les étages : démocratie participative, démocratie locale, démocratie sociale, démocratie parlementaire. Respecter les citoyens.

Mais la question centrale, c’est celle du chômage et du pouvoir d’achat.

Jean-Paul Delevoye, ancien ministre UMP, Président du Conseil économique, social et environnemental le dit : « 12 à 15 millions de personnes ont des fins de mois extrêmement difficiles ». Douze à quinze millions de personnes !

Par contre les dividendes des entreprises du CAC 40 vont bien, merci : les grandes entreprises vont verser 37 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Les grands patrons vont bien, merci. Leurs revenus ont été multipliés par trois en dix ans. Ils ont : le salaire fixe, plus le salaire variable, plus les stocks options, plus les actions gratuites, plus les avantages en nature, plus les jetons de présence, plus les parachutes dorés, plus les retraites chapeau…

Ça ne peut plus durer !

Je souhaite que le politique reprenne la main sur la finance, et je propose que soient nommés dans chaque banque des représentants de la Nation, chargés, sans se mêler de tout, de vérifier que l’argent va aux familles et aux entreprises, en particulier aux petites entreprises, et non à la spéculation. Je souhaite la construction d’une Europe plus démocratique, capable de se protéger face aux concurrences inégales, capable de s’unir politiquement sans remettre en cause la souveraineté des Nations.

Alors, oui, nous pourrons faire renaître l’espoir !

« Je souhaite que vous continuiez à croire en la vie et à croire en vous »

C’est de Moncef Marzouki – Président de la République Tunisienne.

Merci